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Salut Joacim ! Comment tu vas ?!

Joacim : Très bien ! C’est toujours super d’être ici … Je veux dire, j’adore être à Paris, même si je n’ai jamais eu le temps de voir quoi que ce soit … En général j’envoie des mails à des amis pour leur dire que je suis à Paris en train de boire du champagne (rires).

 

(Rires) … On est là pour parler du dernier album d’HammerFall (qui est excellentissime, soit dit en passant). Pendant combien de temps avez-vous travaillé dessus ?

Joacim : Il me semble que nous avons commencé à composer la plupart des titres en septembre de l’an dernier, car la dernière tournée était très longue. Pendant qu’on tournait on écrivait. On essayait de trouver les bonnes combinaisons. En gros, ça fait un an qu’on travaillait dessus, et qu’on l’a achevé.

 

Pourquoi avoir choisi ce titre très typique d’HammerFall ? Qu’est-ce qui était fait pour durer ?

Joacim : Je pense qu’il y a un double sens ici. HammerFall en tant que groupe, ça fait vingt ans qu’on joue et qu’on compose … Je pense que ça prouve suffisamment qu’HammerFall est un groupe qui est fait pour durer très longtemps. Et en même temps, nous avons cet album avec dix morceaux très puissants avec de très fortes compositions, ce qui créer une unité dans ce travail, qui, en lui même, est crée pour durer. Puis il y a Hector aussi, notre mascotte, tout est très solide.

 

De quoi est parti Built To Last ?

Joacim : D’une feuille blanche sans rien dessus. C’était la seule chose qu’on avait. Ensuite, c’était à nous d’être créatifs, donc à moi et Oscar de trouver quelque chose. C’est la partie la plus cruciale et la plus difficile. Tu t’assois, tu n’as rien, à part une date de sortie. Dans un an à partir d’aujourd’hui, tu vas sortir un album. C’est ça qui crée toute cette pression et tout ce stress.

 

L’illustration a-t-elle une signification particulière ?

Joacim : Non pas vraiment, je ne crois pas. Tu sais, nous avons simplement crée quelque chose qui allait bien avec l’album lui-même. Nous avons presque donné carte blanche à Andreas Marschall ici, pour qu’il nous crée quelque chose. Nous ne faisons jamais de concept album, chaque chanson est individuelle, donc nous voulons une bonne grosse illustration bien puissante pour représenter tout ça. Donc non, je ne pense pas qu’il y ait une signification particulière à cette illustration.

 

Et qui réalisait les illustrations d’HammerFall jusqu’à présent ?

Joacim : Nous avons deux gars. L’un est donc Andreas Marschall, qui vient d’Allemagne et qui a crée Hector, notre guerrier. Il a fait les premiers, deuxièmes et troisièmes albums. Ensuite, nous avons travaillé avec un gars qui vient d’Amérique, Sam. C’est un des artistes principaux de WOW (World Of Warcraft). Il a aussi fait le single de « Hammer High » qui va sortir dans deux semaines (ndlr : l’interview a eu lieu en septembre 2016.). C’est l’artwork de Sam Wise. Et donc pour l’album actuel c’est Andreas.

 

Tu as dit que tu n’avais aucune idée de quoi faire réellement avant de réaliser un album, qu’est-ce qui a donc inspiré ce dernier album ?

Joacim : Notre carrière je pense. Elle est tellement longue, cela veut objectivement dire que nous faisons des choses biens. Nous écrivons et composons la musique que les gens aiment écouter, ils viennent nous voir en concert. En fait, c’est simple. C’est comme ça que nous avons commencé, au début, on écrivait la musique qu’on aimerait écouter et acheter, si nous étions fans. Je pense que c’est ça l’inspiration. Et la vie elle-même aussi, on aime raconter de belles et bonnes histoires, faire de bonnes chansons avec de belles mélodies. On espère faire quelque chose qui ferait bouger les gens, on espère changer leur vie, en quelque sorte.

 

Ca a marché pour moi en tout cas, HammerFall a changé ma vie ! … Est-ce que le groupe souhaitait accomplir quelque chose avec cet album ?

Joacim : J’en suis ravi !!! … Je pense que le but, l’accomplissement, c’était de maintenir le statut du groupe. Et même d’amener HammerFall dans le futur. Maintenant nous avons un nouveau label qui croit réellement en nous, qui pense qu’il y a un futur avec HammerFall … Si nous pouvons partir en tournée et remplir les salles de la même manière que pour la tournée précédente, ça me va. C’est un superbe voyage qui j’espère, va durer longtemps encore.

 

En parlant de ça, pourquoi avoir changé de label ? Tu ne voulais pas renouveler avec Nuclear Blast ?

Joacim : Nous avions fini avec Nuclear Blast. Je veux dire, le contrat était fini. Nous leur avons parlé d’une éventuelle possibilité marketing mais, nous ne sommes pas stupides, en même temps nous avions parlé avec d’autres labels potentiels. Et Napalm (ndlr : Napalm Records) nous a proposé un plan très solide pour un futur avec HammerFall. Pour certaines raisons, Nuclear Blast ne proposaient pas tout ça. Peut être qu’il nous considéraient comme acquis. Nous avons fait le nécessaire pour avancer en choisissant Napalm.

 

Y-a-t-il des invités sur cet album ?

Joacim : Pas vraiment. C’est le groupe seulement. Bon, nous avons des choeurs avec des chanteurs tout a fait « normaux » et / ou venant de différents groupes, par exemple In Flames. En fait, c’est flopée de bons vieux amis. A part ça, non, il n’y a pas d’invités sur cet album.

 

Aimerais-tu travailler avec quelqu’un en particulier ? D’un autre groupe ou même de quelqu’un d’inconnu …

Joacim : Pas en ce moment car j’ai trop de choses à faire. En ce moment, je suis très occupé à tout faire avec HammerFall, et moi personnellement je fais aussi beaucoup de choses en Suède, je travaille avec des théâtres par exemple. Je fais tellement de choses ! Bien sur ce serait génial si j’avais l’opportunité de travailler avec quelqu’un que j’admire … Par exemple, j’aimerai composer un ou deux morceaux avec James Michael, ça ce serait cool. Mais à part ça, je suis plutôt satisfait d’où j’en suis en ce moment.

 

Qui t’as toujours inspiré, en tant que musicien ?

Joacim : Je dirai que c’est plutôt une période qui m’inspire. Cette période c’est les eighties. Tout des eighties, de 1981 à 1989. Sinon, je suis évidemment un très gros fan de Heavy Metal, il y a donc des artistes qui m’inspirent plus que d’autres, par exemple Kai Hansen, j’adore son travail. Jeff Tate (Queensryche) m’inspire aussi énormément avant qu’il commence à jouer du saxophone. Après ça j’étais un peu « non, c’est assez » (rires). Rob Halford est une grande source d’inspiration, Biff Byford également. Biff devient encore meilleur au fil des albums et au fil de temps, alors que certains chanteurs deviennent pire, plus mauvais au fil du temps ! Biff est l’opposé de ça. Et je pense personnellement que je deviens meilleur au fil des albums aussi, peut être que je suis les traces de Biff ! Ce qui n’est pas une mauvaise chose.

 

Je te préfère toi à Biff !

Joacim : Un des plus beaux compliments qu’on m’ait jamais fait ! Je suis flatté !

 

Ca vient du cœur ! … Quelles sont les principales différences entre Built To Last et les albums précédents ?

Joacim : Je pense que c’est la continuité de ce que nous avions fait précédemment. Nous sommes revenus d’une longue pause que l’on a eu avant (r)Evolution. Je pense que cet album est plus solide que le précédent. Avec (r)Evolution nous expérimentions quelque chose avec de nouveaux éléments. Je dirai que oui, cet album est plus solide, ce n’est pas si lointain du précédent mais je pense qu’on a prit toutes les bonnes choses du précédent et qu’on les a mises dans Built To Last. Nous avons été capables de créer un album très varié. C’est très difficile de dire que ça ou ça est différent. Chacun de nous rendons nos performances meilleures. Donc ce n’est pas une grosse différence, ce serait un étape de franchie.

 

J’ai personnellement toujours pensé que Infected était très différent de ce que vous aviez l’habitude de faire, et non pas que par son illustration très lointaine des « classiques » d’HammerFall. Mais musicalement, il est beaucoup plus lourd, et moins mélodique que les autres je trouve.

Joacim : Je pense que l’artwork était la plus grosse différence. Mais dans la tête des gens, quand ils ont vu l’artwork ils se sont dit « ah non, ce n’est pas HammerFall, ça ne sonnera pas comme du HammerFall ». Pourtant, l’album lui-même a certaines des compos les plus puissantes qu’on ai jamais fait je trouve. Peut-être que si on avait changé l’illustration les gens se seraient dit « oh c’est pas mauvais en fin de compte ! » (rires).

 

Le groupe lui-même est différent des autres, de part les paroles je trouve. Vous vous passez très bien des thèmes communs, vous avez votre propre style et ça fait effet. Peux-tu dire quelque chose sur ce « HammerFall Style » ?

Joacim : En fait, j’essaye juste de mettre ce que je ressens. Quand on a fini avec la compo, la mélodie, les instruments, j’essaye de sentir ce qui pourrait aller le mieux avec ça. C’est comme peindre quelque chose. Tu as un page blanche. Tu fais les contours de ce qui deviendra des détails mais c’est toujours noir et blanc. Ensuite tu regardes, et tu te demandes quelles couleurs seraient les meilleures sur ce que tu as fait. Les couleurs sont les paroles. Si le morceau est metal, très lourd, ça ne peut pas être sur l’amour. Ni sur la politique. J’utilise simplement mon imagination pour écrire des histoires que je trouve bonnes pour les morceaux en question. Ensuite c’est à celui qui écoute, c’est à toi de décider pour toi-même de ce que cette chanson raconte. Je te donne simplement des indices quant à la bonne direction. Mais au final, c’est celui qui écoute qui décide.

 

Peux-tu dire quelques mots à propos de ce dernier album dont tu sembles être très fier ?

Joacim : Oui, j’en suis très fier. Et j’espère que les fans l’aimeront aussi et en seront aussi fiers. J’espère qu’ils n’écouteront pas les premières secondes de chaque chansons et diront « bon, ça sonne comme tout ce qui a été fait avant », tu sais, genre « c’est HammerFall, ça sonne comme HammerFall ». Si tu écoutes l’album, tu vas sûrement être surpris, car c’est très énergique, puissant et même si on est plus vieux, ça fait toujours cette impression de nouveau groupe tu vois. Des vieux hommes avec des jeunes cœurs, si tu vois ce que je veux dire.

 

Que penses-tu du public français ?

Joacim : Il devrait être plus gros. Le public français est très enthousiaste, très énergique et surtout dévoué. C’est toujours génial de jouer en France. Mais on a besoin de plus de gens.

 

C’est pour ça que vous n’allez pas jouer en France pour cette tournée ? (ndlr : l’interview a eu lieu avant l’annonce des nouvelles dates européennes).

Joacim : Nous recherchons des salles. C’est toujours le problème quand on part en tournée, on a une grosse production, on a beaucoup de matériel, et on ne peut pas tout utiliser dans certaines salles. La dernière fois on avait joué au Trabendo, et on ne pouvait rien utiliser. Je pense même que beaucoup de gens ne nous ont pas vu sur scène. On ne se sentait pas bien, ni pour les fans, ni pour nous. Je suis désolé mais nous ne pouvons pas jouer dans une salle comme ça encore une fois, nous avons besoin d’une plus grosse salle avec une plus grande scène. Nous sommes très déçus pour les fans car ils viennent, ils sont heureux de nous voir et au final ils se disent « tiens, quelque chose se passe là bas, y a une bonne atmosphère ». Nous voulons donner un show complet.

 

Quels sont les prochains objectifs d’HammerFall ?

Joacim : Ouuuh … Boire du bon champagne, profiter de la vie … Mon objectif est simplement de profiter de ce voyage avec cet album, de faire une bonne tournée, de passer des bons moments avec mes amis. A la fin, ce n’est que de la musique, et je ne suis pas indispensable. J’essaye juste de rendre la vie meilleure à certaines personnes.

 

Peux-tu dire quelques mots en finnois ? …

Joacim : Saatana voi vittu ! (rires).

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Bonjour Steve ! Comment vas-tu ?

Steve : Je vais très bien ! Je suis très content d’être là aujourd’hui.

Le dernier album de Marillion est un chef d’oeuvre, je l’ai trouvé magnifique. Combien de temps le groupe a mis pour le réaliser ?

Steve : Au total on a du travaillé sur cet album pendant neuf mois je pense. Ca faisait plus longtemps que ça entre cet album et le précédent mais avec les tournées et tout ça, on a travaillé dessus seulement quelques mois.

Qui a écrit les paroles ?

Steve : C’est Steve qui a écrit les paroles pour cet album. Auparavant ce n’était pas seulement lui, mais pour cet album tout est de lui.

L’illustration de l’album semble très classique en comparaison avec celles des précédents. Est-ce que le groupe voulait faire quelque chose de différent ?

Steve : Oui, en fait on a plusieurs manières de travailler. Et tout dépend du type de chanson qu’il y a, si c’est plutôt comme des cinématiques ou très épisodique. Et dans cet album par exemple il y a de très longs morceaux comme « El Dorado », « The Leavers », qui est le morceau le plus long de l’album d’ailleurs, et « The New Kings ». Je pense qu’on voulait vraiment se concentrer sur le contenu des morceaux, plutôt que sur la complexité de l’illustration.

Je trouve drôle que le titre ne soit pas du tout joyeux et optimiste, alors que l’album est très doux et beau. Je ne pense pas être la seule qui s’attendait à entendre quelque chose de beaucoup plus sombre ! Et j’ai été également très surprise par rapport au titre et au fait qu’il y ait un juron dedans …

Steve : C’est vrai que le titre est très négatif en comparaison avec le reste. Je trouvais ça bien qu’il exprime ces sentiments de tristesse et de malheur, plutôt que forcément l’atmosphère des morceaux. Et pour le choix du titre, au début nous n’étions pas tous d’accord. Peter n’aimait pas trop qu’il y ait une insulte dedans par exemple. Mais nous l’avons finalement choisi car avec le contexte de l’album et des paroles, cela ne posait aucun problème, c’était lié.

Et pourquoi l’avoir crée sous forme d’acronyme ?

Steve : C’était aussi pour souligner un thème très présent dans l’album, qui est la peur. F.E.A.R n’est pas seulement « Fuck Everyone And Run », c’est aussi un thème très vaste que nous avons exploité dans notre travail. Sans parler du morceau « Living In Fear » qui est plus que représentatif de ce que je suis en train de dire, puisqu’il parle de surmonter une / des peur(s).

Peut-on dire que F.E.A.R est un concept album ?

Steve : Pas vraiment, je ne dirai pas que c’est un concept album.

L’album se compose de deux séries de cinq morceaux et une série de quatre morceaux, peut-on dire que c’est une histoire avec ses chapitres ?

Steve : Oui tout à fait ! C’est tout à fait ça. Cet album a une approche cinématique. Il y aussi le fait que lorsque tu fais un disque en Amérique, tu es payé en fonction du nombre de morceaux présents sur l’album. Tous les musiciens ont ce souci et c’est pour cette raison que tout est divisé, très souvent. Et de toute façon, on a toujours aimé faire des sections comme ça.

Pour moi, l’album est basé sur le concept de l’évolution : on a l’El Dorado, les « Leavers » et ensuite les « New Kings », donc, une nouveauté. Tout semble être en mouvement constamment, tout semble évoluer et progresser. Peux-tu m’en dire plus ?

Steve : Tout à fait. Pour ce qui est de « The Leavers », cela représente le fait d’être un musicien, le fait que la vie est une succession de choses sans fin. Voyager partout, aller de salles en salles, rouler de nuit à travers les pays. Dans un sens, tu perds un peu tes repères, à force de faire ça tout le temps. Ca montre aussi le fait que nous les musiciens serions incapables de travailler dans un bureau entre quatre murs, car ce qu’on vit est une forme de liberté, nous sommes en mouvement constamment. Dans un sens, nous vivons dans deux mondes. Parfois sur la route, notre famille nous manque, mais une fois qu’on rentre à la maison, après un certain moment, voyager, faire des concerts, être sur la route manque également, ce sont deux choses vitales.

Qu’est-ce que le groupe a cherché à accomplir avec cet album ?

Steve : Nous cherchons à dominer le monde !!! (rires). Nous voulons simplement faire du mieux que nous pouvons. C’est notre dix-huitième album studio, et nous voulons vraiment faire au mieux afin que ça reste en mémoire à la fin de notre carrière. Je ne dis pas que cet album est mieux que les autres ou quoi que ce soit, nous essayons simplement de nous surpasser à chaque fois.

Penses-tu que cet album est le plus abouti ?

Steve : Oui, je pense que dans un sens c’est l’album le plus complet que nous ayons fait. Il est très important dans notre carrière.

Y-a-t-il des invités sur cet album ?

Steve : Non, pas vraiment. Nous avons des musiciens professionnels en ce qui concerne les instruments à cordes par exemple, mais pas de guests « connus », si je puis dire. Ces musiciens sont très importants dans l’album car ils amènent un souffle nouveau à la musique, ils apportent leur petite signature.

Passons à quelque chose d’un peu plus personnel maintenant. Mon père a vu Marillion dans les années 80 en live, et aujourd’hui sa fille fait l’interview du groupe. Quel effet ça te fait de voir que le groupe réuni encore et toujours plusieurs générations ?

Steve : C’est fantastique ! C’est génial ! Bon ça me fait prendre un petit coup de vieux mais bon (rires). Non non je plaisante. J’essaye toujours de faire de mon mieux pour ne pas me sentir vieux car c’est ce qui fait le charme de ce métier aussi, le fait de ne pas avoir besoin de grandir. Et de voir les enfants des fans attirés par notre musique montre qu’on est toujours là et qu’on fait encore de la bonne musique !

Quels sont les prochains objectifs du groupe ?

Steve : Accomplir cette prochaine tournée comme il se doit ! Elle commencera d’abord avec des shows aux Etats-Unis et au Canada, et ensuite nous serons en Europe. Et nous jouerons trois dates en France, dont une à l’Elysée Montmartre. Ca va être génial, Paris est une de mes villes préférées. Chaque concert ici est magique.