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  • Groupe : Plasticzooms
  • Album : S/T
  • Sortie : 2017
  • Label : Vinyl Junkie
  • Style : Post-Punk/ J-Rock / Electro-Rock
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

Découvert par pur hasard lors d’un concert dans une convention à Bruxelles cette année, Plasticzooms est un groupe japonais de 3 membres composé de l’excentrique Sho Asakawa, le mystérieux guitariste Tom Takanashi et le bassiste blond péroxydé, sosie asiatique de Drago Malfoy Jun « JOHN » Yokoe et ce petit monde est accompagné du batteur Shota Kanbayashi pour les concerts.

Le groupe propose une musique aux sonorités 70’s punk, 80’s post-punk, new wave, gothique et rock teinté d’un peu d’électro. Tout ce cocktail se retrouve condensé dans leur nouvel album éponyme autour de 10 titres pour une durée d’une quarantaine de minutes d’authenticité, car la première chose qui vient en l’esprit à l’écoute de cet album c’est l’aspect de l’univers, à la fois sobre et excentrique, stylé, maitrisé et envoûtant !

De la lourde introduction électro « Frontal Attack » au Punk-Rock de « The Future » à la merveilleuse mélodie pop de « Minds » ou de la pop-rock « U12« , il semble difficile de ne pas apprécier ne serait-ce au moins qu’une seule de leurs chansons tant la musique est variée sous l’égide Plasticzooms.

« Frontal Attack » est une introduction efficace et lourde qui entre l’auditeur directement dans cette univers. D’un début fortement électro assez 70s, le synthé est rejoint par les cordes, lourdes en riffs qui s’allient parfaitement à l’ambiance discothèque, qui montent ensemble vers la dernière moitié du morceau pour laisser Sho infiltrer ses mots de débauche.

Le deuxième morceau « The Future » est lui plus axé J-Rock avec tendance Post-Punk 80s qui donne la niaque et conforte l’auditeur sur le talent de ces hommes: Sho pousse bien sa voix sur les derniers moments, les musiciens sont créatifs, talentueux et s’harmonisent bien ensemble !

« Quite Clearly » est un morceau rock sonnant très 90s, qui peuvent rappeler lors de certains moment les morceaux les plus rocks de Savage Garden.

Le 4ème morceau « Minds » (npdc: coup de cœur personnel, rarement une chanson m’a fait autant d’effet) est une mélodie lente, pop, catchy, au refrain entêtant dans laquelle le vocaliste est grandement en avant et montre tout son talent, avec une mélodie qui colle parfaitement aux paroles.

« Highway » fait parti de ces sons qui font voyager, à tendance rock new-wave qui rappelle les derniers albums de Depeche Mode. D’ailleurs le 8ème morceau « Smoke Motion » se rapproche pas mal des anciens morceaux de Depeche Mode tant par la voix de Sho se rapprochant pas mal de Dave Gahan, mais ajoutant à cela un synthétiseur sonnant très Yello.

« U12 » est une ballade pop-rock tournant assez 80s qui est d’une extrême sobriété et d’un pacifisme remarquable tant les sonorités, les riffs et le chant sont doux.

 Le 7ème titre « Night & Hurt » est un titre sombre et dynamique qui rappelle à sa manière la musique gothique de The Crüxshadows.

 

Le 9ème morceau « Veiled Eyes » est un condensé de tout ce que l’album nous a offert auparavant: électro, riff lourd, sonorité new-wave, sombre et énergique.

Le final de l’album « Breitenbach » est une mélodie apportant quelque sonorité funk et un au revoir classique et classieux.

Une multitude de sonorités avec des artistes polyvalents à l’univers unique, que demander de plus dans cet album et à ce groupe si ce n’est de continuer dans cette voie ? Le travail est remarquable, autant sur le plan des instruments de JOHN et Tom que par le vocaliste Sho. Une excellente découverte et un coup de cœur que cet album !
Le groupe est actuellement en tournée européenne jusque fin Avril.


Tracklist:

  1. Frontal Attack
  2. The Future
  3. Quite Clearly
  4. Minds
  5. Highway
  6. U12
  7. Night & Hurt
  8. Smoke Motion
  9. Veiled Eyes
  10. Breitenbach

 

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  • Groupe : Make Me A Donut
  • Album : Olson
  • Sortie : 2013
  • Label : Tenacity Music
  • Style : Progressif Metal / Deathcore
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

Groupe originaire de Suisse, Make Me A Donut pond son premier album Olson en 2013 après un EP qui n’a clairement pas fait l’unanimité. Album de 8 titres pour une trentaine de minutes, Olson démontre que MMAD est donc un groupe de Deathcore qui a pour particularité d’ajouter des éléments mélodiques et progressifs à leurs chansons. Rythme cassé par des riffs rapides, changement de tempo, passage de chant clair à des gutturaux de deathcore que tous connaissent, des breakdowns taillés au scalpel s’ajoutant tel une prune sur le nez… MMAD possède plusieurs cordes à son arc et n’hésite pas à l’exposer !


Au niveau des instruments, la basse est excellente et rajoute véritablement de la lourdeur aux morceaux, les guitares font très bien le taff et la batterie suit bien tout ce beau monde sans transcender, un peu en retrait si on compare la place des instruments entre eux. En ce qui concerne le chant, même si le chanteur Isaïe Massy possède la puissance, on peut reprocher un chant clair presque juste voir un tantinet souffrant.


Les faiblesses de cet album (parce que nul n’est exempt de défaut), est une tendance du groupe à vouloir en faire trop, ce qui peut donner des impressions de cafouillages dans certains passages progressifs, mais aussi un attrait qui tire vers un Deathcore basique et monotone malgré tout ces ajouts qui font de la musique de MMAD une particularité.

Le groupe a sorti un deuxième album en 2015 et sera présent au festival Euroblast qui se déroule en fin Septembre 2017.


Tracklist :

  1. Baseness
  2. Algorithms of Omniscients
  3. Haunting Seeds
  4. Nemesis
  5. We Are Vendetta
  6. Psychic Crystallization
  7. Revelations
  8. Olson
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Salut Joacim ! Comment tu vas ?!

Joacim : Très bien ! C’est toujours super d’être ici … Je veux dire, j’adore être à Paris, même si je n’ai jamais eu le temps de voir quoi que ce soit … En général j’envoie des mails à des amis pour leur dire que je suis à Paris en train de boire du champagne (rires).

 

(Rires) … On est là pour parler du dernier album d’HammerFall (qui est excellentissime, soit dit en passant). Pendant combien de temps avez-vous travaillé dessus ?

Joacim : Il me semble que nous avons commencé à composer la plupart des titres en septembre de l’an dernier, car la dernière tournée était très longue. Pendant qu’on tournait on écrivait. On essayait de trouver les bonnes combinaisons. En gros, ça fait un an qu’on travaillait dessus, et qu’on l’a achevé.

 

Pourquoi avoir choisi ce titre très typique d’HammerFall ? Qu’est-ce qui était fait pour durer ?

Joacim : Je pense qu’il y a un double sens ici. HammerFall en tant que groupe, ça fait vingt ans qu’on joue et qu’on compose … Je pense que ça prouve suffisamment qu’HammerFall est un groupe qui est fait pour durer très longtemps. Et en même temps, nous avons cet album avec dix morceaux très puissants avec de très fortes compositions, ce qui créer une unité dans ce travail, qui, en lui même, est crée pour durer. Puis il y a Hector aussi, notre mascotte, tout est très solide.

 

De quoi est parti Built To Last ?

Joacim : D’une feuille blanche sans rien dessus. C’était la seule chose qu’on avait. Ensuite, c’était à nous d’être créatifs, donc à moi et Oscar de trouver quelque chose. C’est la partie la plus cruciale et la plus difficile. Tu t’assois, tu n’as rien, à part une date de sortie. Dans un an à partir d’aujourd’hui, tu vas sortir un album. C’est ça qui crée toute cette pression et tout ce stress.

 

L’illustration a-t-elle une signification particulière ?

Joacim : Non pas vraiment, je ne crois pas. Tu sais, nous avons simplement crée quelque chose qui allait bien avec l’album lui-même. Nous avons presque donné carte blanche à Andreas Marschall ici, pour qu’il nous crée quelque chose. Nous ne faisons jamais de concept album, chaque chanson est individuelle, donc nous voulons une bonne grosse illustration bien puissante pour représenter tout ça. Donc non, je ne pense pas qu’il y ait une signification particulière à cette illustration.

 

Et qui réalisait les illustrations d’HammerFall jusqu’à présent ?

Joacim : Nous avons deux gars. L’un est donc Andreas Marschall, qui vient d’Allemagne et qui a crée Hector, notre guerrier. Il a fait les premiers, deuxièmes et troisièmes albums. Ensuite, nous avons travaillé avec un gars qui vient d’Amérique, Sam. C’est un des artistes principaux de WOW (World Of Warcraft). Il a aussi fait le single de « Hammer High » qui va sortir dans deux semaines (ndlr : l’interview a eu lieu en septembre 2016.). C’est l’artwork de Sam Wise. Et donc pour l’album actuel c’est Andreas.

 

Tu as dit que tu n’avais aucune idée de quoi faire réellement avant de réaliser un album, qu’est-ce qui a donc inspiré ce dernier album ?

Joacim : Notre carrière je pense. Elle est tellement longue, cela veut objectivement dire que nous faisons des choses biens. Nous écrivons et composons la musique que les gens aiment écouter, ils viennent nous voir en concert. En fait, c’est simple. C’est comme ça que nous avons commencé, au début, on écrivait la musique qu’on aimerait écouter et acheter, si nous étions fans. Je pense que c’est ça l’inspiration. Et la vie elle-même aussi, on aime raconter de belles et bonnes histoires, faire de bonnes chansons avec de belles mélodies. On espère faire quelque chose qui ferait bouger les gens, on espère changer leur vie, en quelque sorte.

 

Ca a marché pour moi en tout cas, HammerFall a changé ma vie ! … Est-ce que le groupe souhaitait accomplir quelque chose avec cet album ?

Joacim : J’en suis ravi !!! … Je pense que le but, l’accomplissement, c’était de maintenir le statut du groupe. Et même d’amener HammerFall dans le futur. Maintenant nous avons un nouveau label qui croit réellement en nous, qui pense qu’il y a un futur avec HammerFall … Si nous pouvons partir en tournée et remplir les salles de la même manière que pour la tournée précédente, ça me va. C’est un superbe voyage qui j’espère, va durer longtemps encore.

 

En parlant de ça, pourquoi avoir changé de label ? Tu ne voulais pas renouveler avec Nuclear Blast ?

Joacim : Nous avions fini avec Nuclear Blast. Je veux dire, le contrat était fini. Nous leur avons parlé d’une éventuelle possibilité marketing mais, nous ne sommes pas stupides, en même temps nous avions parlé avec d’autres labels potentiels. Et Napalm (ndlr : Napalm Records) nous a proposé un plan très solide pour un futur avec HammerFall. Pour certaines raisons, Nuclear Blast ne proposaient pas tout ça. Peut être qu’il nous considéraient comme acquis. Nous avons fait le nécessaire pour avancer en choisissant Napalm.

 

Y-a-t-il des invités sur cet album ?

Joacim : Pas vraiment. C’est le groupe seulement. Bon, nous avons des choeurs avec des chanteurs tout a fait « normaux » et / ou venant de différents groupes, par exemple In Flames. En fait, c’est flopée de bons vieux amis. A part ça, non, il n’y a pas d’invités sur cet album.

 

Aimerais-tu travailler avec quelqu’un en particulier ? D’un autre groupe ou même de quelqu’un d’inconnu …

Joacim : Pas en ce moment car j’ai trop de choses à faire. En ce moment, je suis très occupé à tout faire avec HammerFall, et moi personnellement je fais aussi beaucoup de choses en Suède, je travaille avec des théâtres par exemple. Je fais tellement de choses ! Bien sur ce serait génial si j’avais l’opportunité de travailler avec quelqu’un que j’admire … Par exemple, j’aimerai composer un ou deux morceaux avec James Michael, ça ce serait cool. Mais à part ça, je suis plutôt satisfait d’où j’en suis en ce moment.

 

Qui t’as toujours inspiré, en tant que musicien ?

Joacim : Je dirai que c’est plutôt une période qui m’inspire. Cette période c’est les eighties. Tout des eighties, de 1981 à 1989. Sinon, je suis évidemment un très gros fan de Heavy Metal, il y a donc des artistes qui m’inspirent plus que d’autres, par exemple Kai Hansen, j’adore son travail. Jeff Tate (Queensryche) m’inspire aussi énormément avant qu’il commence à jouer du saxophone. Après ça j’étais un peu « non, c’est assez » (rires). Rob Halford est une grande source d’inspiration, Biff Byford également. Biff devient encore meilleur au fil des albums et au fil de temps, alors que certains chanteurs deviennent pire, plus mauvais au fil du temps ! Biff est l’opposé de ça. Et je pense personnellement que je deviens meilleur au fil des albums aussi, peut être que je suis les traces de Biff ! Ce qui n’est pas une mauvaise chose.

 

Je te préfère toi à Biff !

Joacim : Un des plus beaux compliments qu’on m’ait jamais fait ! Je suis flatté !

 

Ca vient du cœur ! … Quelles sont les principales différences entre Built To Last et les albums précédents ?

Joacim : Je pense que c’est la continuité de ce que nous avions fait précédemment. Nous sommes revenus d’une longue pause que l’on a eu avant (r)Evolution. Je pense que cet album est plus solide que le précédent. Avec (r)Evolution nous expérimentions quelque chose avec de nouveaux éléments. Je dirai que oui, cet album est plus solide, ce n’est pas si lointain du précédent mais je pense qu’on a prit toutes les bonnes choses du précédent et qu’on les a mises dans Built To Last. Nous avons été capables de créer un album très varié. C’est très difficile de dire que ça ou ça est différent. Chacun de nous rendons nos performances meilleures. Donc ce n’est pas une grosse différence, ce serait un étape de franchie.

 

J’ai personnellement toujours pensé que Infected était très différent de ce que vous aviez l’habitude de faire, et non pas que par son illustration très lointaine des « classiques » d’HammerFall. Mais musicalement, il est beaucoup plus lourd, et moins mélodique que les autres je trouve.

Joacim : Je pense que l’artwork était la plus grosse différence. Mais dans la tête des gens, quand ils ont vu l’artwork ils se sont dit « ah non, ce n’est pas HammerFall, ça ne sonnera pas comme du HammerFall ». Pourtant, l’album lui-même a certaines des compos les plus puissantes qu’on ai jamais fait je trouve. Peut-être que si on avait changé l’illustration les gens se seraient dit « oh c’est pas mauvais en fin de compte ! » (rires).

 

Le groupe lui-même est différent des autres, de part les paroles je trouve. Vous vous passez très bien des thèmes communs, vous avez votre propre style et ça fait effet. Peux-tu dire quelque chose sur ce « HammerFall Style » ?

Joacim : En fait, j’essaye juste de mettre ce que je ressens. Quand on a fini avec la compo, la mélodie, les instruments, j’essaye de sentir ce qui pourrait aller le mieux avec ça. C’est comme peindre quelque chose. Tu as un page blanche. Tu fais les contours de ce qui deviendra des détails mais c’est toujours noir et blanc. Ensuite tu regardes, et tu te demandes quelles couleurs seraient les meilleures sur ce que tu as fait. Les couleurs sont les paroles. Si le morceau est metal, très lourd, ça ne peut pas être sur l’amour. Ni sur la politique. J’utilise simplement mon imagination pour écrire des histoires que je trouve bonnes pour les morceaux en question. Ensuite c’est à celui qui écoute, c’est à toi de décider pour toi-même de ce que cette chanson raconte. Je te donne simplement des indices quant à la bonne direction. Mais au final, c’est celui qui écoute qui décide.

 

Peux-tu dire quelques mots à propos de ce dernier album dont tu sembles être très fier ?

Joacim : Oui, j’en suis très fier. Et j’espère que les fans l’aimeront aussi et en seront aussi fiers. J’espère qu’ils n’écouteront pas les premières secondes de chaque chansons et diront « bon, ça sonne comme tout ce qui a été fait avant », tu sais, genre « c’est HammerFall, ça sonne comme HammerFall ». Si tu écoutes l’album, tu vas sûrement être surpris, car c’est très énergique, puissant et même si on est plus vieux, ça fait toujours cette impression de nouveau groupe tu vois. Des vieux hommes avec des jeunes cœurs, si tu vois ce que je veux dire.

 

Que penses-tu du public français ?

Joacim : Il devrait être plus gros. Le public français est très enthousiaste, très énergique et surtout dévoué. C’est toujours génial de jouer en France. Mais on a besoin de plus de gens.

 

C’est pour ça que vous n’allez pas jouer en France pour cette tournée ? (ndlr : l’interview a eu lieu avant l’annonce des nouvelles dates européennes).

Joacim : Nous recherchons des salles. C’est toujours le problème quand on part en tournée, on a une grosse production, on a beaucoup de matériel, et on ne peut pas tout utiliser dans certaines salles. La dernière fois on avait joué au Trabendo, et on ne pouvait rien utiliser. Je pense même que beaucoup de gens ne nous ont pas vu sur scène. On ne se sentait pas bien, ni pour les fans, ni pour nous. Je suis désolé mais nous ne pouvons pas jouer dans une salle comme ça encore une fois, nous avons besoin d’une plus grosse salle avec une plus grande scène. Nous sommes très déçus pour les fans car ils viennent, ils sont heureux de nous voir et au final ils se disent « tiens, quelque chose se passe là bas, y a une bonne atmosphère ». Nous voulons donner un show complet.

 

Quels sont les prochains objectifs d’HammerFall ?

Joacim : Ouuuh … Boire du bon champagne, profiter de la vie … Mon objectif est simplement de profiter de ce voyage avec cet album, de faire une bonne tournée, de passer des bons moments avec mes amis. A la fin, ce n’est que de la musique, et je ne suis pas indispensable. J’essaye juste de rendre la vie meilleure à certaines personnes.

 

Peux-tu dire quelques mots en finnois ? …

Joacim : Saatana voi vittu ! (rires).

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Bonjour Steve ! Comment vas-tu ?

Steve : Je vais très bien ! Je suis très content d’être là aujourd’hui.

Le dernier album de Marillion est un chef d’oeuvre, je l’ai trouvé magnifique. Combien de temps le groupe a mis pour le réaliser ?

Steve : Au total on a du travaillé sur cet album pendant neuf mois je pense. Ca faisait plus longtemps que ça entre cet album et le précédent mais avec les tournées et tout ça, on a travaillé dessus seulement quelques mois.

Qui a écrit les paroles ?

Steve : C’est Steve qui a écrit les paroles pour cet album. Auparavant ce n’était pas seulement lui, mais pour cet album tout est de lui.

L’illustration de l’album semble très classique en comparaison avec celles des précédents. Est-ce que le groupe voulait faire quelque chose de différent ?

Steve : Oui, en fait on a plusieurs manières de travailler. Et tout dépend du type de chanson qu’il y a, si c’est plutôt comme des cinématiques ou très épisodique. Et dans cet album par exemple il y a de très longs morceaux comme « El Dorado », « The Leavers », qui est le morceau le plus long de l’album d’ailleurs, et « The New Kings ». Je pense qu’on voulait vraiment se concentrer sur le contenu des morceaux, plutôt que sur la complexité de l’illustration.

Je trouve drôle que le titre ne soit pas du tout joyeux et optimiste, alors que l’album est très doux et beau. Je ne pense pas être la seule qui s’attendait à entendre quelque chose de beaucoup plus sombre ! Et j’ai été également très surprise par rapport au titre et au fait qu’il y ait un juron dedans …

Steve : C’est vrai que le titre est très négatif en comparaison avec le reste. Je trouvais ça bien qu’il exprime ces sentiments de tristesse et de malheur, plutôt que forcément l’atmosphère des morceaux. Et pour le choix du titre, au début nous n’étions pas tous d’accord. Peter n’aimait pas trop qu’il y ait une insulte dedans par exemple. Mais nous l’avons finalement choisi car avec le contexte de l’album et des paroles, cela ne posait aucun problème, c’était lié.

Et pourquoi l’avoir crée sous forme d’acronyme ?

Steve : C’était aussi pour souligner un thème très présent dans l’album, qui est la peur. F.E.A.R n’est pas seulement « Fuck Everyone And Run », c’est aussi un thème très vaste que nous avons exploité dans notre travail. Sans parler du morceau « Living In Fear » qui est plus que représentatif de ce que je suis en train de dire, puisqu’il parle de surmonter une / des peur(s).

Peut-on dire que F.E.A.R est un concept album ?

Steve : Pas vraiment, je ne dirai pas que c’est un concept album.

L’album se compose de deux séries de cinq morceaux et une série de quatre morceaux, peut-on dire que c’est une histoire avec ses chapitres ?

Steve : Oui tout à fait ! C’est tout à fait ça. Cet album a une approche cinématique. Il y aussi le fait que lorsque tu fais un disque en Amérique, tu es payé en fonction du nombre de morceaux présents sur l’album. Tous les musiciens ont ce souci et c’est pour cette raison que tout est divisé, très souvent. Et de toute façon, on a toujours aimé faire des sections comme ça.

Pour moi, l’album est basé sur le concept de l’évolution : on a l’El Dorado, les « Leavers » et ensuite les « New Kings », donc, une nouveauté. Tout semble être en mouvement constamment, tout semble évoluer et progresser. Peux-tu m’en dire plus ?

Steve : Tout à fait. Pour ce qui est de « The Leavers », cela représente le fait d’être un musicien, le fait que la vie est une succession de choses sans fin. Voyager partout, aller de salles en salles, rouler de nuit à travers les pays. Dans un sens, tu perds un peu tes repères, à force de faire ça tout le temps. Ca montre aussi le fait que nous les musiciens serions incapables de travailler dans un bureau entre quatre murs, car ce qu’on vit est une forme de liberté, nous sommes en mouvement constamment. Dans un sens, nous vivons dans deux mondes. Parfois sur la route, notre famille nous manque, mais une fois qu’on rentre à la maison, après un certain moment, voyager, faire des concerts, être sur la route manque également, ce sont deux choses vitales.

Qu’est-ce que le groupe a cherché à accomplir avec cet album ?

Steve : Nous cherchons à dominer le monde !!! (rires). Nous voulons simplement faire du mieux que nous pouvons. C’est notre dix-huitième album studio, et nous voulons vraiment faire au mieux afin que ça reste en mémoire à la fin de notre carrière. Je ne dis pas que cet album est mieux que les autres ou quoi que ce soit, nous essayons simplement de nous surpasser à chaque fois.

Penses-tu que cet album est le plus abouti ?

Steve : Oui, je pense que dans un sens c’est l’album le plus complet que nous ayons fait. Il est très important dans notre carrière.

Y-a-t-il des invités sur cet album ?

Steve : Non, pas vraiment. Nous avons des musiciens professionnels en ce qui concerne les instruments à cordes par exemple, mais pas de guests « connus », si je puis dire. Ces musiciens sont très importants dans l’album car ils amènent un souffle nouveau à la musique, ils apportent leur petite signature.

Passons à quelque chose d’un peu plus personnel maintenant. Mon père a vu Marillion dans les années 80 en live, et aujourd’hui sa fille fait l’interview du groupe. Quel effet ça te fait de voir que le groupe réuni encore et toujours plusieurs générations ?

Steve : C’est fantastique ! C’est génial ! Bon ça me fait prendre un petit coup de vieux mais bon (rires). Non non je plaisante. J’essaye toujours de faire de mon mieux pour ne pas me sentir vieux car c’est ce qui fait le charme de ce métier aussi, le fait de ne pas avoir besoin de grandir. Et de voir les enfants des fans attirés par notre musique montre qu’on est toujours là et qu’on fait encore de la bonne musique !

Quels sont les prochains objectifs du groupe ?

Steve : Accomplir cette prochaine tournée comme il se doit ! Elle commencera d’abord avec des shows aux Etats-Unis et au Canada, et ensuite nous serons en Europe. Et nous jouerons trois dates en France, dont une à l’Elysée Montmartre. Ca va être génial, Paris est une de mes villes préférées. Chaque concert ici est magique.

 

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  • Groupe : Idensity
  • Album : Serenity
  • Sortie : 2011
  • Label : Auto production
  • Style : Progressif Melodic Death Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

Groupe français crée en 2008, Idensity est un groupe qui a su s’installer sur la scène française avec ses deux albums Serenity et Chronicles sorti en 2013. Ayant pour influence Opeth, Nevermore ou encore Devin Townsend, le groupe propose dans son premier album un large éventail de sonorités où les 6 membres du groupe ont chacun leurs places même si la violoniste semble plus en retrait même si elle gère quasiment seule l’introduction « Let’s Introduce… » d’une ambiance très film gothique. Le groupe joue énormément avec les tempos qui varient pas mal tout le long de l’album.Des tempos lents mais jamais rapide, ce qui est étonnant surtout vue la présence de la double pédale ! Une autre spécificité du groupe se trouve être dans le chant, qui, d’un guttural passant crème, varie à un chant clair atypique qui rebute lors des premières écoutes mais qui se fait aimer au fur et à mesure des écoutes.

 

Dès que le second morceau « The Hatred » se fait retentir, pourtant lourd au niveau de la batterie et des cordes, on ne peut qu’être surpris qu’à la première écoute du chant clair du vocaliste Christophe Ferreira. Au niveau des lyrics, on a un beau song-writing, des textes assez recherchés mais un peu cliché parfois, avec pour thème l’amour, la haine, le surpassement de soi, la mélancolie dans le titre « New Year’s Eve » ou encore la mort voire la paralysie du sommeil dans « Night Terror » (qui, heureusement, n’as rien à avoir avec le film de Tobe Hooper)… Le tout dans une atmosphère assez sombre.

Une bonne galette qui dévoile l’univers particulier d’Idensity, qui, même si influencé en grande portion par Opeth, se démarque totalement et possède une touche particulière que seuls eux semble maitriser. Un travail d’une grande Idensité en somme et qui, comparé au deuxième album Chronicles, rassure sur la qualité musicale du groupe et sur cette touche si unique dont ils ont le secret !


Tracklist :

  1. Let’s Introduce
  2. The Hatred
  3. Night Terror
  4. New Year’s Eve
  5. Man in the Masses
  6. Ocean of Sand
  7. Do not Forget
  8. Nevermore
  9. Serenity
  10. Picture
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  • Groupe : Magoa
  • Album : Topsy Turvydom
  • Sortie : 2013
  • Label : Klonosphere/ Season of Mist
  • Style : Metalcore
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

Magoa est un de ces groupes français qui montent en puissance dans la scène Metalcore française au fil des dernières années. Avec un récent album nommé Imperial disponible depuis mi-Octobre, une petite rétrospective s’impose sur leur précédent album Topsy Turvydom sorti en 2013.

 

Album d’une dizaine de titre pour un total de 40 minutes, Magoa nous offre une pléthore de sonorités allant du Metalcore-catchy façon Bring Me The Horizon (le côté fragile en moins) accouplé à du rock ‘n roll comme dans les titres « Max Bet« , « Party Time » ou « Eat You Alive« , des effets électro comme dans l’introduction « Ailleurs« . Le principal mot pour donner le ton de l’album serait « Entertainment« , ça sonne tout public mais attention, cela ne veut pas dire que cela joue sur la qualité de l’album : Topsy Turvydom pourrait d’office faire fuir les anti cores par des sonorités qu’on a déjà entendu trop souvent le genre comme dans « Betraying Grace » (qui sonne un peu trop BMTH justement), cependant cet aspect Rock ‘n Roll rend la chose toutefois plus sympathique et renforce grandement l’aspect catchy et entêtant des morceaux de Magoa au point ou même si l’on est pas grandement fan de Core, ça peut plaire car c’est loin du cliché que l’on a l’habitude de trouver (expérience personnelle qui parle).

Au final un beau morceau de 2013 qu’est cet album, qui laisse entendre que Magoa mérite sa montée dans la scène française avec une force divertissante maitrisée, sans tomber dans les clichés du genre et que le nouvel album, Imperial, mérite son écoute qu’on soit fan ou non de Metalcore !


Tracklist :

  1. Ailleurs
  2. Wall of the Damned
  3. Max Bet
  4. Betraying Grace
  5. Party Time
  6. Eat You Alive
  7. Estamos Locos
  8. Broken Record
  9. Forgotten Saints
  10. There is no Tomorrow
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  • Groupe : The Silverblack
  • Album : The Grand Turmoil
  • Sortie : 2015
  • Label : Sliptrick Records
  • Style : Industrial
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

Groupe de Metal Industriel Italien crée par Alesso NeroArgento (qui travaille et collabore avec bon nombre de musicien italien tel que The Stranded ou encore Zombie Sam) et Claudio Ravinale (chanteur de Disarmonia Mundi, The Stranded et 5 Star Grave), The Silverblack est une groupe qui mélange sonorités metal industrielles catchy, synthé omniprésent et une variation entre agressif et atmosphérique. Dans ce deuxième album The Grand Turmoil, le groupe présente beats industriels, assaut rock’n’roll, passage metal énervé et une dimension complexe et profonde dans les thèmes évoqués.

L’album commence d’entrée de jeu avec le titre éponyme, « The Grand Turmoil« , qui est une introduction puissante, bruyante et agressive dans laquelle The Silverblack joue ses cartes en main, sans bluff : puissant beat électronique, bonne basse et batterie, guitare lourde, effet d’écho/repeat cybernétique sur le vocal… On peut y sentir l’ombre de Sybreed dans ce morceau d’ailleurs.

Vient ensuite « Anymore« , une chanson plus électro que metal qui se veut très catchy, presque pop, qui est en total contradiction avec le morceau précédent. On aime ou on n’aime pas.

« King-Size Vandalism » est un son plus agressif que le précédent qui montre un Silverblack plus énergique, un NeroArgento plus énervé et un son moins catchy que le précédent.

Le titre suivant « Retaliation » , lui, offre une plus grande place à l’autre vocaliste Claudio Ravinale, une voix plus grave. Cette chanson est plus lente, avec des beats et des basses plus lourdes mais toujours avec un refrain catchy. Par la voix de Claudio et les effets de synthétiseur il est très dur de ne pas ressentir Deathstars, la présence de Whiplasher Bernadotte fortement présente. Et il s’en va de même pour le prochain morceau « Make It Worth The Grime« , qui lui est plus rapide mais aussi pour le 7ème son « Attic Hime« , plus rythmée avec des beats qui font très EBM rappelant la sonorité des anciens sons rythmés d’Unheilig.

Ce deuxième album de The Silverblack est ce qu’on pourrait appeler un pari réussi: ils mélangent assez bien les notions du Metal Industriel en prenant ses composantes unes par unes, mettant à leurs manières et de façon catchy ce qu’ils en dégagent, le tout en montrant des inspirations multiples. Le fan de Metal Industriel façon KMFDM, Ministry n’y trouvera peut-être pas son compte, mais il peut plaire à un public plus large, fan d’EBM, Electro ou même de musique catchy en général !


Tracklist :

  1. The Grand Turmoil
  2. Anymore
  3. King-Size Vandalism
  4. Retaliation
  5. Make It Worth The Grime
  6. As Good As Dead
  7. Attic Hime
  8. Pyromanservant
  9. Great Expectations
  10. Might Get Worse Before It Gets Better
  11. Fragmentary Blue
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  • Groupe : Tagada Jones
  • Album : La Peste et le Choléra
  • Sortie : 2017
  • Label : Enragé Production
  • Style : Metal / Hardcore / Punk
  • Site Web : www
  • Note : 18,5/20

 


Alors c’est vrai que je suis fan de Tagada Jones et que j’aie aimé leur dernier album studio Dissident. Aussi, je n’ai pas pu résister à l’envie de chroniquer leur nouvelle galette lorsque j’ai appris la sortie de La Peste & le Choléra. Mais n’allez pas croire pour autant que j’aurais été tendre dans mes propos (et la note) si l’album ne m’avait pas plu, Holà ! Que nenni.

– Alors dis donc mon bon Ian, qu’en est-il de ce nouveau breuvage des Tagada ? Content, pas content ? Bon, pas bon ? Dis-nous tout !

Hé bien mes ami(e)s je vous le dis : mieux que bon et plus que content, une vraie réussite c’t’album. Il déchire la race de ta mère sur son scooter (Hooo ! ça fait d’jeuns ça, non ?). On y retrouve le groupe au mieux de sa forme, nous atomisant les esgourdes à coup de Harcore/Metal/Punk hargneux saupoudré de l’acidité des textes de Niko, qui excelle dans ce domaine.

C’est vrai que depuis la sortie de Dissident, beaucoup de choses se sont passé sur notre belle planète et apparemment ça a vraiment énervé les potos de Tagada, mais énervé grave. Cela se ressent à l’écoute de leurs nouvelles compos, plus brutales, plus couillues que sur les précédents albums, véritable ‘décalquage de tronche’ en règle. Bon, je tiens à vous rassurer, tous les ingrédients qui font qu’on aime leur musique est là, quelques titres à tendance plutôt Punk (« Mort Aux Cons », « Le Monde Tourne à L’Envers », « Pas De Futur »), des « Hohoho Hohohoho », des refrains fédérateurs scandés en cœur, mais avec en plus une bonne dose de Metal bien présente, qui fait que chaque compo est un véritable uppercut dont vous aurez du mal à vous relever.

Le groupe nous balance quelques ogives Metalo-Nucléaires comme « La Peste & le Choléra », « Envers et Contre Tous », « Guns », « Narcissique » et « Enfants des Rues » qui nous rappelle que les Tagada savent encore nous botter les fesses sévères. Ils nous offrent également avec « Vendredi 13 », une compo qui évoque les tristes événements du 13 novembre 2015, ce titre d’ouverture nous mets tout de suite dans le bain et nous rappelle, justement, qu’il ne faudra, surtout, ne jamais oublier. On y trouve, bien sûr, les futurs hits qui feront un malheur en live, feront suer et s’époumoner des milliers de fans tous acquis à leur cause, tels que « Mort aux Cons », « Je Suis Démocratie », « Pertes et Fracas » (entre autres). Et pour clôturer cet excellent opus, ils poussent même le vice à nous pondre un morceau très différent du reste de l’album, voir de leur style habituel avec « Le Point de Non Retour », beaucoup plus sombre et plus lourd, sur lequel Job, le batteur, fait un superbe boulot (musicalement, l’atmosphère du titre me fait penser à du Coheed & Cambria, bizarre non ?).

Les textes, toujours aussi importants, sont corrosifs et tranchants à souhait, n’épargnant rien ni personne, ils tapent là où ça fait mal, dénonçant toutes les traitrises (et les traites) de notre société, disant bien haut ce que beaucoup (trop d’ailleurs) pensent tout bas. C’est vrai que c’est dernier temps, Niko a eu de quoi trouver l’inspiration (malheureusement serait-on tenté de dire, car forcément si nous vivions dans un monde de Bisounours où tout était merveilleux, des groupes comme Trust, Beru ou Tagada Jones n’aurait pas lieu d’être), bref sur La Peste & le Choléra, les paroles sont autant efficaces que la musique (après on adhère ou pas, comme avec les casseroles).

Cet opus put la colère et la rage, ça suinte par tous les pores. Tagada Jones nous a pondus là, un de ses meilleurs albums, avec des titres dévastateurs qui feront mouche en live, raviront les fans (et en fédérera beaucoup d’autres) et vous feront réfléchir par la même occasion. De plus, cerise sur le gâteau, l’artwork est vraiment superbe.

Le groupe a fêté ces 20 ans, mais une chose est sûre, ils ont toujours la hargne et une bonne paire de ‘Cojones’, toujours l’envie de crier à qui veut l’entendre que c’est la merde ici bas, bordel et ils nous le balancent avec furie en pleine gueule, mais qu’est-ce que ça fait du bien (leur musique hein ! pas la merde). Jetez-vous sur cet album histoire de vous mettre une bonne claque (aux mauvaises odeurs) et tous en cœurs nous scanderont :

«Mort aux cons …. Et longue vie au Tagada Jones ».

Putain, c’est trop bon, je m’en vais me le remettre !

 


Tracklist :

01. Vendredi 13
02. La Peste et le Choléra
03. Pertes et Fracas
04. Envers et Contre Tous
05. Guns
06. Mort aux Cons
07. Le monde Tourne à L’Envers
08. Narcissique
09. Enfant des Rues
10. Pas de Futur
11. Je Suis Démocratie
12. Le Point de Non Retour