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  • Groupe : Sleepy Sun
  • Album : Maui Tears
  • Sortie2014
  • Label : Dine Alone Records
  • Style : Rock psychédélique/ Stoner
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Si vous allez à San Francisco et que vous y croisez Sleepy Sun, alors vous constaterez que le psychédélisme de l’époque y est resté.

En effet, par le biais de ce beau digipack, c’est un album de neuf titres d’un peu plus de trois quart d’heure américain d’un rock stoner bien enfumé que nous propose le combo.

Alors si vous êtes dans l’espoir de vous faire brutaliser les neurones, il vous faudra patienter une future chronique car pour l’heure, nous allons nous enfoncer dans un nuage kaléidoscopique qui planera un bon moment.

Des grattes bien gonflées au fuzz puissant, de la wah wah qui dure, des passages planants et de la mélodie entêtante.

A ce titre, nous pouvons déjà saluer « Galaxy Punk » qui s’avère être la plus catchy de cet album.

Un son bien saturé mais aussi un couplet aussi accrocheur que le refrain. On navigue en pleines années 60/70 avec cette ambiance assez T Rex et glam rock.

Si l’on prend « Words », rassurez vous, les substances feront toujours effet car l’on reste dans le psychédélisme mais le morceau est proposé en semi folk au rythme lancinant. Ce titre bien posé diffère des autres et ce clavier de fin appuie bien l’atmosphère flottante.

On retrouve une touche similairement posée sur « Outside » avec la présence d’une guitare folk encore et l’on pourrait penser à du City and Colour qui balancerait un morceau complètement seventies. La voix se voit emplie de reverb et les airs de guitares prennent des airs blues/country.

« The Lane » se fait également pleine de nostalgie avec cette rythmique jazzy/rumba. Les guitares bien éthérées définissent un aspect atmosphérique pour l’ambiance qui se fait plus légère et les lignes de basse sont bien présentes et groovent à cœur joie.

« Everywhere Waltz » possède plus d’une facette aussi, et elle les dévoile progressivement en incorporant au fur et à mesure du parcours une hypnose psyché menée par cette ligne de basse qui bourdonne bien et ces sons de guitares dissonantes. Le titre est bien approprié à ce morceau dans lequel on retrouve une rythmique de valse qui oscille sur le jazzy.

On prend part à deux parties : l’une plus brute avec les lourdes guitares, puis l’autre où celles ci se font plus discrètes de par leurs arpèges plus légers.

L’hypnose évoquée ci dessus se profile dès les notes de basse et le chant accompagné de choeurs enfume le reste.

Le voyage intersidéral s’opère parfaitement sur le long morceau éponyme « Maui Tears ».

Le démarrage sonne doom toujours avec cette basse qui guide rythmiquement le titre, puis le ton général se fait rock, avec un long break jam où la guitare s’amuse à rendre le titre encore plus inspiré par Morphée et Dionysos car il enivre l’auditeur qui s’abandonne et plonge dans l’oubli. Des flûtes viennent s’ajouter puis un harmonica. Avec Sleepy Sun, chacun en a pour son compte.

Découvrant Sleepy Sun avec cet album, l’envie qui se présente après son écoute approfondie est de découvrir leurs précédentes productions.

Et si c’est votre cas également, il est certain que vous ressentirez ce besoin, d’autant plus si vous êtes friands des 70’s.

Un album très sympathique de ces américains.


Tracklist:

  1. The lane

  2. Words

  3. Everywhere Waltz

  4. Outside

  5. 11:32

  6. Thielbar

  7. Slowdown

  8. Galaxy Punk

  9. Maui Tears