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  • Groupe : Sleepy Sun
  • Album : Maui Tears
  • Sortie2014
  • Label : Dine Alone Records
  • Style : Rock psychédélique/ Stoner
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Si vous allez à San Francisco et que vous y croisez Sleepy Sun, alors vous constaterez que le psychédélisme de l’époque y est resté.

En effet, par le biais de ce beau digipack, c’est un album de neuf titres d’un peu plus de trois quart d’heure américain d’un rock stoner bien enfumé que nous propose le combo.

Alors si vous êtes dans l’espoir de vous faire brutaliser les neurones, il vous faudra patienter une future chronique car pour l’heure, nous allons nous enfoncer dans un nuage kaléidoscopique qui planera un bon moment.

Des grattes bien gonflées au fuzz puissant, de la wah wah qui dure, des passages planants et de la mélodie entêtante.

A ce titre, nous pouvons déjà saluer « Galaxy Punk » qui s’avère être la plus catchy de cet album.

Un son bien saturé mais aussi un couplet aussi accrocheur que le refrain. On navigue en pleines années 60/70 avec cette ambiance assez T Rex et glam rock.

Si l’on prend « Words », rassurez vous, les substances feront toujours effet car l’on reste dans le psychédélisme mais le morceau est proposé en semi folk au rythme lancinant. Ce titre bien posé diffère des autres et ce clavier de fin appuie bien l’atmosphère flottante.

On retrouve une touche similairement posée sur « Outside » avec la présence d’une guitare folk encore et l’on pourrait penser à du City and Colour qui balancerait un morceau complètement seventies. La voix se voit emplie de reverb et les airs de guitares prennent des airs blues/country.

« The Lane » se fait également pleine de nostalgie avec cette rythmique jazzy/rumba. Les guitares bien éthérées définissent un aspect atmosphérique pour l’ambiance qui se fait plus légère et les lignes de basse sont bien présentes et groovent à cœur joie.

« Everywhere Waltz » possède plus d’une facette aussi, et elle les dévoile progressivement en incorporant au fur et à mesure du parcours une hypnose psyché menée par cette ligne de basse qui bourdonne bien et ces sons de guitares dissonantes. Le titre est bien approprié à ce morceau dans lequel on retrouve une rythmique de valse qui oscille sur le jazzy.

On prend part à deux parties : l’une plus brute avec les lourdes guitares, puis l’autre où celles ci se font plus discrètes de par leurs arpèges plus légers.

L’hypnose évoquée ci dessus se profile dès les notes de basse et le chant accompagné de choeurs enfume le reste.

Le voyage intersidéral s’opère parfaitement sur le long morceau éponyme « Maui Tears ».

Le démarrage sonne doom toujours avec cette basse qui guide rythmiquement le titre, puis le ton général se fait rock, avec un long break jam où la guitare s’amuse à rendre le titre encore plus inspiré par Morphée et Dionysos car il enivre l’auditeur qui s’abandonne et plonge dans l’oubli. Des flûtes viennent s’ajouter puis un harmonica. Avec Sleepy Sun, chacun en a pour son compte.

Découvrant Sleepy Sun avec cet album, l’envie qui se présente après son écoute approfondie est de découvrir leurs précédentes productions.

Et si c’est votre cas également, il est certain que vous ressentirez ce besoin, d’autant plus si vous êtes friands des 70’s.

Un album très sympathique de ces américains.


Tracklist:

  1. The lane

  2. Words

  3. Everywhere Waltz

  4. Outside

  5. 11:32

  6. Thielbar

  7. Slowdown

  8. Galaxy Punk

  9. Maui Tears

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  • Groupe : Rückwater
  • Album : Bonehead
  • Sortie2016
  • Label : Inverse Records
  • Style : Stoner rock alternatif
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Rückwater arrive fraîchement de Finlande et le combo nordique ne donne pas dans le black metal mais dans un stoner rock alternatif avec une touche grungy assez prononcée.

Pour ce 3eme Ep, le groupe nous laisse découvrir six titres de ce stoner rock varié où plusieurs groupes viendront à l’esprit de l’auditeur attentif.

On y trouvera ici et là quelques zestes d’Alice In Chains, de Soundgarden, de Dozer, d’Acrimony et j’en passe.

Si déjà à la lecture de ces noms, votre esprit se voit intrigué alors vous ne serez pas déçu par « Bonehead » qui nous délivre un sentiment agréable à l’issue de l’écoute.

Rückwater sait alterner des passages rock’n’roll assez bluesy comme sur « Once More With Feeling » et son début qui vous emmène par ce riff magique dans un bayou bien poisseux.

Le son lourd des grattes fait bien le boulot, la rythmique accroche tout au long et l’ensemble avec ces vocaux bien énergiques posent une ambiance presque hard rock stoner 70’s.

Petit instant pêchu et barré pour « No Gain » qui déborde donc d’énergie avec des structures qui ne seront pas sans rappeler Queens Of The Stone Age avec ces choeurs, ces riffs décalés et saccadés ainsi que pour les riffs liés des parties encore plus patate.Un esprit très rock’n’roll ici encore qui pourra plaire aussi aux amateurs de The Zico Chain.

En évoquant ci dessus Alice In Chains, vous ne serez pas surpris de cette allusion à l’écoute de « Labyrinth » et encore plus de son refrain toujours aussi prenant.

L’ambiance bluesy fait son retour sur la première partie posée du titre.

Suite à quoi, le ton se durcit pour nous offrir un passage lourd et bigrement dansant tant le groove en déborde.

Le chant hausse le ton avec une maîtrise certaine et le titre s’avère comme le plus accrocheur de ce Ep avec ces deux excellentes nuances proposées.

Les choses se fortifient avec ce qui est le morceau le plus sévèrement burné de cet Ep « Super Frustration ».

Le morceau se démarque radicalement des précédents dans la mesure où ici l’ambiance est plutôt dans un thrash/punk déchaîné où les vocaux laissent place à quelques gutturalisations bien barbares.

Le morceau est court et pulse à foison et les finlandais prennent plaisir et se lâchent à grands coups de riffs répétitifs et de rythmique dynamique.

« Bonehead » revient sur des sentiers plus tranquilles mais ne délaisse pas pour autant un côté rock’n’roll des familles. L’ambiance sonne assez hard rock 70’s avec cette force de riffs catchy et de rythme qui forcent au headbang.

On pourra penser à Kiss pour ce côté très abordable mais entraînant ou encore des français de Zoe.

L’instant finlandais se termine sur « Flame Doesn’t Cast A Shadow » qui, lui aussi, se démarque de l’ensemble des titres proposés jusqu’ici.

Nettement plus progressif que ses prédécesseurs, le titre dépasse les neuf minutes.

Plusieurs parties composent ce morceau.

Dès le début, le chant se fait plus posé et rock/grunge et pour l’ensemble musical on se dirige sur ce que l’on pourrait approcher d’un grunge/rock progressif.

C’est ensuite qu’un psychédélisme envahit la pièce avec des dissonances planantes avant de terminer sur un passage totalement instrumental tout aussi progressif.

L’atmosphère est plus détendue, le down tempo prend le contrôle accompagné par des arpèges légers.

Les saturations des guitares et leur son fuzzy s’empare de l’ensemble et monte en puissance au fur et à mesure de l’avancement. Des passages noise s’ajoutent à la fête histoire d’emmener l’auditeur toujours plus en hauteur pour l’y maintenir jusqu’à la fin du voyage.

Un troisième Ep très varié et entraînant qui saura ravir les amateurs de stoner rock, de rock’n’roll, de grunge.

Vingt cinq minutes environ qui passent naturellement dans une ambiance intéressante.


Tracklist:

  1. Once More With Feeling
  2. No Gain
  3. Labyrinth
  4. Super Frustration
  5. Bonehead
  6. Flame doesn’t cast a shadow

 

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  • GroupeMorkulv
  • Album : Where Hollowness Dwells
  • Sortie2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Horror Raw Black Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Pour la chronique suivante, nous nous aventurerons dans les sombres contrées espagnoles pour faire les frais des méfaits des infernaux Morkulv

Ce sont déjà deux âmes expérimentées en diverses tortures qui composent ce duo dans la mesure où nous y retrouvons Funedeim de Svipdagr, The Funeral Rites et Alldead puis Wulfheim de Wulfheim, Umbra et Svartden.

Avec cet unique album sorti en 2014 sous la bannière de Satanath Records, le duo propose un black metal axé sur des ambiances horrifiques et maladives avec la présence (ou devrais je dire l’omniprésence) du clavier qui s’impose comme étant l’un des éléments clés de cette atmosphère inquiétante.

L’intro « Prologue-Mork » offre dès son départ un aperçu du flippant moment qui sera à subir dans une ambiance qui ne sera pas sans rappeler Denial Of God après quoi s’enclenche donc un black metal ultra raw au son de gratte old school à souhait, la voix, quant à elle se fait aussi grinçante que tranchante et l’atmosphère qui règne possède un plus avec cet aspect putridement noisy.

Plusieurs passages s’allient dans cette barbarie espagnole

Certains se font bien martiaux dans la rythmique comme pour « Red, dark…infinite » ou « Prayer-The Fear », alors que d’autres posent une certaine mélancolie comme « The Quiet Voice ».

Vous l’aurez compris, l’agressivité du combo ne se pose pas tant dans un florilège de blasts incessants mais bel et bien plus dans un travail dirigé sur des ambiances plus oppressantes les unes que les autres.

Le clavier en est un élément incontournable et l’on pourrait aisément faire le lien avec les premiers Emperor ou encore Tartaros en nettement plus cru.

Morkulv enchaîne donc au gré des morceaux un festival d’ambiances instrumentales déroutantes abordées sous divers aspects : brutaux, angoissants ou plus épiques (comme pour « The Lake Of The Dead » et ses airs de Bathory).

Les morceaux sont également, pour certains, constitués de breaks plus atmosphériques qui savent mettre l’emphase sur une tournure mystérieuse, lugubre et emplie de suspense.

Les adorateurs d’art maléfique seront également charmés par un morceau comme « Oath-The Unseen » qui sait également reprendre une forme épique évoquée ci dessus et aussi par « Iron Throb » qui s’impose comme le titre le plus varié tant sur un aspect vocal qu’instrumental tout en conservant sa force nauséeuse.

Un très bon album très dérangeant proposé par deux esprits pernicieux.

Les espagnols savent retranscrire un état cauchemardesque que les plus possédés apprécieront pleinement.


Tracklist:

  1. Prologue-Mork
  2. Red, dark…infinite
  3. The quiet voice
  4. Prayer-The fear
  5. Where hollowness dwells
  6. The lake of the dead
  7. The shadow traveler
  8. Conjuration- A blood ritual
  9. Oath- The unseen
  10. Iron throb
  11. Epilogue- Ulv
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Faites chauffer le houblon, ce soir la machine Airbourne vient poser ses flightcases dans notre cher Aeronef de Lille, accompagné des anglais de Leogun et les australiens de Palace of The King. Si les deux derniers noms ne nous parlent absolument pas, autant dire que la venue du rejeton d’AC/DC dans la métropole Lilloise allez faire des vagues, et pas que.


Les anglais ouvrent avec une certaine surprise puisque, personnellement, nous n’étions pas au courant avant de jeter un coup d’œil aux réseaux sociaux 1h30 avant le début du concert. Soit, ça fera une nouvelle découverte supplémentaire !

Avec un peu de retard, le Power Trio de Grande-Bretagne arrive sur les planches Lilloises, et avec un set d’un peu plus d’une demi-heure au compteur, ils offriront une mise en bouche Rock’n’Roll teinté de Blues qui n’est pas sans rappeler un certain Zeppelin. Une des meilleures premières parties proposées en concert depuis fort longtemps, qui a bien fait frissonner l’Aeronef en ce début de soirée avec le son qui promettait, bien que les lights soient un peu en deçà de la presta offerte.


Place au Palace ! Venu défendre leur album sorti dans le milieu de l’année chez Listenable (cocorico) ils accompagnent Airbourne dans leur raid européen.

Dans la continuité du premier groupe mais dans une teinte plus Hard Rock, le sextuor australien débarque à grands coups de tambourins et de riffs lourd sur scène. Si leur musique n’est pas spécialement inspirante pour nous, elle aura au moins le mérite de faire le taf et de faire bouger la salle et la chauffer comme il faut pour la très grosse tête d’affiche de la soirée.


Si c’était déjà couru d’avance qu’Airbourne allait remporter les suffrages ce soir, la question qui nous venais à l’esprit était jusqu’à quelle point ? Et bien tout simplement comme jamais à l’Aeronef.

Si le groupe n’a rien a envié à la violence d’Obituary ou encore de Behemoth, il aura fait exploser le thermomètre ce soir comme pas permis, car si la première moitié du show était acceptable, la lourdeur de la température dans la salle pour la fin du show était au point de l’insupportable. Et c’est ça qui fait l’ambiance des concerts d’Airbourne ! De la grosse guitare, de la bière et des litres de sueur, du coup on profitera d’un show énormissime des Australiens, où tout était simplement parfait avec un son qui volait au dessus des 100 décibels.


Excellente soirée en perspective, l’attente en valait carrément la peine, surtout avec une date qui afficha sold-out. Seul petit bémol ; le merch d’Airbourne dispo seulement en début de soirée, en général c’est à la sortie que l’on prends le merchandising … Pas avant.

Encore merci à Candice d’A Gauche de La Lune pour l’accréditation.

Toutes les photos disponibles sur le site de nos amis de France Metal Asso : http://france-metal.fr/12122016-lillelaeronef-leogun-palace-of-the-king-airbourne/

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  • GroupeNaat
  • AlbumNaat
  • Sortie2016
  • Label : Argonauta Records
  • Style : Post Core Doom Instrumental
  • Site Web : www
  • Note: 19/20

Il y a des albums comme ça, des albums où dès que tu entends les premières notes, tu ne sais pas vraiment pourquoi mais une alchimie se crée directement et tu te sens devenir amoureux au fur et à mesure que les secondes s’égrainent. Tu crains ,par contre, que ça ne soit qu’un écran de fumée et que l’intensité retombe aussi vite qu’elle est apparue. Tu as envie de croire au coup de foudre mais tu as peur d’être berné. Déjà que ta vie sentimentale n’est pas au top, si en plus la musique commence à te faire des coups de pute comme l’ont fait les femmes que tu as aimée, tu t’en remettras difficilement. Heureusement, le doute est rapidement dissipé. Bien sur comme dans tous les couples il y a des petites choses qui te dérangent chez l’autre. Mais rien qui ne puisse contraindre tes sentiments de devenir de plus en plus fort.

C’est exactement ce qui est en train de se produire avec ce premier album de ce quatuor de Gênes ( décidément…) sorti sur Argonauta Records ( décidément…). Si comme moi vous êtes intéressé par le post-core-doom-instrumental, vous filerez également le parfait amour avec Naat.

Si le style peut s’avérer casse gueule, ces Genovesi, parviennent à vous happer dans leur univers dès le premier accord de « Vostok », le titre d’ouverture. A la puissance rythmique viennent s’ajouter des mélodies imparables. Le mélange parfait entre douceur et rage brute.

Mais ce n’est rien comparé à « Falesia », avec une première partie ayant approche plus post rock , vous donnant l’impression de virevolter au son des guitares profondes, avant de vous faire tomber dans le vide de cette fameuse falaise, et ce en vous rattrapant une seconde avant le crash lors des mélodies croisées dont eux seuls ont le secret ( le travail sur les guitares est juste fabuleux). Du grand art.

« Temo » et « Bromo », deux interludes ambiant, calmes le jeu avant de reprendre de plus belle.

C’est sur « T’mor Sha » et son intro psyché-kraut que commence l’ultime morceau de ce Naat. Un morceau épique ( dans tous les sens du terme), profond, poétique, hypnotique. Qui se conclut par un riff répété inlassablement ( d’ailleurs la structure de ce morceau me fait penser à « The Sacrifice » morceau de fin du premier album de Cult of Luna ). Du très grand art.

C’est en tout cas un réel plaisir que de sentir à nouveau des papillons dans le bas du ventre, et d’avoir l’impression que tu viens de retrouver ton premier amour. Mais que cette fois, tu ne lâcheras plus et le gardera bien précieusement à tes côtés.


Tracklist :

  1. Vostok
  2. Falesia
  3. Temo
  4. Baltoro
  5. Bromo
  6. Dancalia
  7. T’mor Sha
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  • GroupeMarianne Toilet And The Runs
  • Album : Eargasms For Your Genitals
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Sex Comedy Rock
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Bon, lorsque j’ai vu le nom du groupe, le titre de cet ep et la pochette ( une liqueur visqueuse blanchâtre sortant de l’oreille d’une personne ayant de gros problèmes d’acné ), il y avait de fortes chances pour que ce soit un album d’un groupe de pornogrind.

En lisant le communiqué de presse, on décrit ce quatuor de Boston comme un groupe de « sex comedy rock ». Le terme m’étant étranger, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Après avoir vu les photos du groupe, un guitariste pimp whitetrash, un batteur déguisé en dinosaure rouge, une bassiste lolita, et un chanteur drag queen ressemblant à Divine ( l’icône de John Water, qui a entre autre joué dans entre Pink Flamingos et Hairspray ), je me suis dit, voilà encore un groupe de guignols qui mise tout sur le look et non sur la musique.

Encore une fois, j’avais faux sur toute la ligne. Les chansons sont bonnes.MTTR délivre un rock’n’roll catchy. On pense à Tenacious D, B-52s ( dans les duels de voix masculin/féminin), ou à des groupes punks accrocheurs. Mais la musique de Marianne et ses sbires ne serait rien sans ses textes sur des sujets aussi variés que «  refuser le fait d’être gay », « Perdre ses parties génitales lors d’un accident de jardinage » ou tout simplement sur le sexe en général. Bref, le genre d’album que vous éviterez d’écouter en compagnie de vos enfants ou de vos parents.

« Eargasms » ne révolutionnera pas l’histoire du rock, mais les 6 titres proposés sont agréables à écouter et doivent l’être encore plus en live. Le côté théâtrale des concerts doit encore apporter un plus à ces titres grivois qui pourraient devenir des hymnes paillards dans les campus ricains.

Un ep dégoûtant, pervers, mais surtout très fun. A cependant ne pas mettre entre toutes les mains.


Tracklist :

  1. …In the beginning
  2. Fifi
  3. Frat Guy
  4. Gentleman & Scholar
  5. Lawnmowing
  6. The Blumpy

 

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  • GroupeGoodbye, Kings
  • Album : Vento
  • Sortie2016
  • Label : Argonauta Records
  • Style : Post Rock Magistral
  • Site Web : www
  • Note: 18/20

Goodbye, Kings, nous vient de Milan, et s’est formé fin 2012 avec pour vision de faire une musique instrumentale. Pouvant être classé dans la sphère Post Rock, il serait absurde de se limiter à cette simple étiquette qui au final, ne veut pas dire grand-chose, tant la variété de la musique Post Rock est aussi vaste que le désert du Kalahari.

Avant de sortir cet album sur Argonauta Records, deux démos sont sorties en autoproduction, de même qu’un premier album « Au cabaret Vert » , concept se basant sur Toulouse Lautrec et sur les poèmes de Rimbaud et Masaoka Shiki. Sur ce « Vento », le concept est le vent ( vous avez vu je suis polyglotte…). Concept très intéressant, qui n’est pas chose aisée de mettre en musique. C’est pourtant avec brio que s’en sortent ces romains, qui par leurs backgrounds différents parviennent à offrir une musique éthérée, céleste, onirique et incroyablement personnelle.

Si l’ambiance générale du disque reprend les codes chers au post-rock , la longueur moyenne des morceaux avoisinent les dix minutes, les textures sont répétitives, l’absence totale de voix, Goodbye Kings se permet de sortir des sentiers battus en mixant des éléments Post Metal, des riffs limites sludge, des soupçons de jazz, des rythmes tribaux. Ce qui a pour conséquence direct de proposer un album à mille visages.

L’album s’ouvre sur « How do dandelions die », titre ambiant, où les textures sonores s’enchevêtrent . Pour commencer, le souffle du vent, accompagné d’un synthé et d’une batterie. La guitare vient se poser, la puissance monte, l’intensité est perceptible. Emmenant l’auditeur tel un pappus porté par le vent. Une magnifique mise en bouche.

« Fujin vs Raijin », début de manière tribale, l’ombre de Neurosis plane. La guitare est incisive. On sent que le combat entre les jumeaux antiques japonais bat son plein. Au milieu de l’opposition, l’accalmie. Le piano nous envoûte par une mélodie incroyablement subtile. Le tout soutenu par la guitare qui répète un riff à l’infini, pendant que le piano se lâche complètement. Un des meilleurs morceaux que j’ai pu entendre depuis bien longtemps.

« Shurhùq », démontre tout le talent du pianiste. Qui nous offre ici une interlude jazzy qui n’est pas sans rappeler l’immense Keith Jarrett. « Tri State Tornado », la piste suivante, nous offre un mix jazz et post rock. Encore une fois, le sens de la mélodie est présent. Le tout sans tomber dans la mièvrerie.

Le reste de l’album nous propose des titres tout aussi magnifiques, avec une mention spéciale pour « The Bird whose wings made the wind », qui est à lui seul la vision que je me fais de la poésie. Ce mélange de guitare acoustique, avec des longues plages ambiants, avant que la machine ne se mette tout doucement en marche afin d’arriver à une explosion de sons et d’émotions. Ce qui a pour effet direct de me faire hérisser les poils. Magique.

Bref, vous l’aurez compris, pour un style de musique que l’on dit mort depuis quelques années, certains groupes parviennent encore à largement tirer leur épingle du jeu et à nous proposer quelque chose de magnifique. Messieurs, je n’ai qu’une chose à dire, chapeau bas.


Tracklist :

  1. How do dandelions die ?
  2. Fujin vs Raijin
  3. Shurùq
  4. The Tri-State Tornado
  5. 12 Horses
  6. If Winter Comes…
  7. The bird whose wingsmade the wind
  8. Blue Norther
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  • Groupe : Nihilistinen Barbaarisuus
  • Album : Madness Incarnate
  • Sortie2016
  • Label : Symbol Of Domination Productions
  • Style : Black Metal Atmosphérique/Ambient
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Un passage aux USA avec Nihilisten Barbaarisuus (qui en finnois signifie barbarité nihiliste) actifs depuis 2012. Précédemment, le groupe a déjà sorti 2 albums, 2eps puis un single et c’est sous la bannière de Symbol Of Domination que nous les retrouvons aujourd’hui.

Concernant le genre, le combo propose un black metal à l’atmosphère des plus glaciales avec des passages plus atmosphériques voire ambient.

Le froid domine donc pour cet Ep et ce dès « Traversing the frozen North » à l’aspect très cristallin où le son et les mélodies de guitares glacent le sang. Cette ambiance est d’ailleurs décuplée sur « Immaculate Deconception », nettement plus brutale où les effets sonores paraissent telle un blizzard qui s’abat sur nous.

Le deuxième titre en question voit cette agressivité atténuée par un break léger où dominent les arpèges, et l’on revient à ce fatal souffle de givre nuancé par des parties plus heavy.

« Virgin Essence » poursuit dans cette atmosphère mais propose néanmoins un aspect plus dansant. Les claviers soutiennent bien les mélodies, leur permettant de glisser aisément dans une fluidité naturelle. La rythmique ralentit pour poser un aspect plus épique.

Le chant, tout au long des titres, (sauf pour « Comte Sponville ») est typiquement black metal et bien éraillé.

Pour « Comte Sponville », justement, l’ambiance est à l’instrumentale avec des tons folk aux riffs répétitifs. La mélodie du début se fait posée, puis les accélérations la font évoluer vers quelque chose de plus épique. Pas de gros son ici, juste des arpèges mélodiques pour apaiser l’atmosphère et espérer le dégel qui vous permettra de retrouver vos esprits.

Une sortie intéressante, où les ambiances glaciales dominent, un black métal mélodique et atmosphérique qui saura plaire aux amateurs du genre.


Tracklist :

  1. Traversing the frozen North
  2. Madness Incarnate
  3. Virgin Essence
  4. Immaculate Deconception
  5. Comte Sponville

 

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  • GroupeChenille ( öOoOoOoOoOo )
  • AlbumSamen
  • Sortie : Novembre 2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleMetal / Bordel / Post Rock /8Bits / Rock / Pop / Nawak Metal / J’ai pas tout compris
  • Site Web : www
  • Note: 12.5/20

Vous avez pu lire pas mal de choses concernant ce Samen de Chenille, via des news ou via les chroniques d’autres webzines. Concernant l’histoire de cette formation, sa genèse, d’autres l’ont fait, je ne vais pas revenir dessus. Concernant les chroniques des autres, forcement, le choix et commentaire des chroniqueurs  cela correspond aux goûts de chacun.

Fan et toujours amateur de Pin Up Went Down (désolé je suis obligé de mentionner ce groupe) et des albums sortis je me suis posé beaucoup de questions concernant Samen et son contenu. Sans être réellement la suite de Pin Up, Chenille ne peut éviter la comparaison avec ce précédent projet de Asphodel. On n’y coupera pas je vais beaucoup parler de PUWD dans cette chronique, même si certains regretteront la mise en avant de cette formation issu du passé.

Alors que dire de öOoOoOoOoOo ? Et bien clairement je suis très très déçu. La note en atteste, mais je ne dirai pas que le disque est mauvais et clairement je n’ai pas du tout compris où veut en venir le duo. Ce sont mes goûts, que personne ne viennent m’insulter ou dénigrer mon ressenti face à ce Samen. Je préfère être clair d’entré de jeu, ce disque, je le ressens comme deux personnes ne sachant concrètement pas dans quelle direction aller ou bien voulant trop en faire.

Cet album n’est qu’un enchevêtrement incompréhensible de belles choses (il faut bien l’avouer) -certains moments sont magiques et incroyablement touchant et d’une force émotionnels rares-. Mais aussi de choses beaucoup moins belles. Le hic, ces enchevêtrements n’ont ni queue, ni tête !
Les compositions sont découpées en de nombreux passages n’allant pas les uns et l’autre ensembles. On peut comparer autant de fois que l’on veut Chenille et Samen à MR.Bungle et son Disco Volante ou à la folie d’une Lady Gaga sous acid, mais ici il ne s’agit que d’un bric à brac de sonorité tantôt Pop, tantôt brutal ou bien encore Post Rock sans oublier le Chiptune. Mais oui autant claquer ça et là des sonorités 8bits c’est hyper tendance…
Sur le papier tout semble pourtant intéressant, surtout avec la formidable Asphodel au chant, le résultat est pourtant bien au dessous de toutes mes espérances et seuls quelques titres sortent leur épingle du jeu. J’ai beau être ouvert d’esprit, tout par concrètement en couille. Certaines compos étant totalement n’importe quoi.

Pour faire simple, j’ai l’impression que le disque n’est qu’une vaste supercherie commerciale avec un peu de tout, histoire de plaire à tous, même si c’est totalement sans dessus dessous. Et j’irai même jusqu’à dire que ce disque n’a pas d’âme, qu’il est donné en pâture à des fans en manque de sonorités barrées. Diablo Swing Orchestra, Unexpexted, Mechanical Poets, PUWD, Julien Doré ou Lady Gaga sans oublier Mr Bungle et une NES/Game Boy/Atari/Amiga -rayez la mention inutile- et 6:33, vous mettez tout cela dans une boite et vous secouez fort, très fort, jusqu’à entendre Asphodel growler/hurler et vous voilà avec Samen.

Mais bon, comme dit beaucoup haut, cherchez bien, il y a de belles choses et de bons moments. « Rules of the Show » est un titre très intéressant, mais on se demande pourquoi il  y a cette partie brutale qui intervient. Surtout la première ! « Fucking Freaking Futile Freddy » se montre bien plus cohérente. Le pur Nawak Metal qui tient la corde. Mais la pépite de l’album est « No Guts = No Masters ». C’est barré, dansant, vocalement magique et c’est je pense un bel hommage à Mike Patton et Mr Bungle. Il y a du Pranzo Oltranzista la dedans. J’ai aussi tout particulièrement apprécié « Purple Taste Like White ». Sa délicatesse, son coté Post Rock et aérien, c’est sans doute le titre le moins barré du disque, mais il n’empêche qu’au final c’est comme ça que j’apprécie le plus la musique du groupe. Une pure merveille mélodique. Enfin, dernier coup de cœur pour « Chairleg Thesis », une compo
« I Hope you Sleep Well » certains moments y sont superbes, le début principalement. Je n’ai pas du tout accroché aux parties hurlées alors que refrain est très beau.

Un feu d’artifice un peu trop complexe dont les couleurs se mélangent au gré du vent donnant un résultat confus, voilà ce que je retiens de Samen.
Baptiste Bertrand (ex-Human Vacuum – groupe de Néo/Fusion limite Nawak) tous instruments et  Asphodel (ex-Pin-Up Went Down, Penumbra…) voix, ainsi que Aymeric Thomas (Pryapisme) batterie ont donc donné vie à une chenille qui via cet album se mut en papillon. Un beau papillon aux couleurs un peu étrange, dont visiblement je n’ai rien compris à la métamorphose. Une chose est certaine, ça m’a donné envie de me refaire une partie de la longue discographie de Mike Patton… mais c’est peut-être ça le but de ce disque.


Tracklist :
01. Rules Of The Show
02. Fucking Freaking Futile Freddy
03. Meow Meow Frrru
04. No Guts = No Masters 03:36
05. Bark City (A Glimpse Of Something)
06. Purple Tastes Like White
07. I Hope You Sleep Well
08. Well-oiled Machine
09. Chairleg Thesis
10. Fumigène
11. LVI
12. Hemn Be Rho Ðie Samen

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  • Groupe : The Bottle Doom Lazy Band
  • Album : Lost’N’Drunk
  • Sortie2015
  • Label : Emanes Metal Records
  • Style : Doom Traditionnel
  • Site Web : www
  • Note: 17/20

Un passage dans le Poitou avec l’une des références du doom français The Bottle Doom Lazy Band. Déjà 11 ans qu’ils sont actifs et ils proposent cet album sorti en 2015 sous la bannière du très bon label nordiste Emanes Metal Records.

Une fois la lecture de l’album lancée, tout amateur de doom traditionnel aura le sourire et cette furieuse envie d’aller s’en chercher une au frigo se fera inévitable.

Le groupe balance lourdement ces ondes enivrantes et enfumées par ces morceaux massifs telle une quinzaine de fûts de vin, mais aux effets planants et euphorisants.

C’est « Smiling Tomb » qui ouvre l’orgie sur une tonalité sombre et Sabbathesque, le chant de Ben est fidèle à lui même ; théâtral et incantatoire, puis le rythme tenu par Guyome de Pulmonary Fibrosis (dont nous reparlerons prochainement) est lourd à souhait.

Les riffs de grattes sont également une force du groupe avec la rythmique hypnotique, les soli qui agissent sur le cerveau comme l’atteinte de votre pic d’alcoolémie avec cette wah wah et cette basse fuzz qui tourbillonnent de façon éthérée.

Le rythme s’accélère et les temps marquent un groove très efficace. On remarquera déjà chez The Bottle Doom Lazy Band cette force à monter en puissance de manière progressive.

Nous évoquions ci dessus le terme ‘traditionnel’ en parlant du doom joué par les poitevins, cet adjectif est on ne peut plus approprié à « Welcome to the nearest grave » où retentit le son entêtant de la cornemuse.

Ses notes mélancoliques introduisent et guident même ce titre où les guitares se font planantes, distordues et où la wah wah injecte une sérieuse dose de psychédélisme et le chant poursuit son office.

Folklorique et enfumé, ce titre laisse petit à petit la brume s’installer dans votre cerveau.

L’hécatombe continue avec « Lost’n’drunk » et ce voyage solitaire au cœur de l’éthylisme se fait hypnotique par cette ambiance aussi oppressante que cradingue et le groove vient ensuite endiabler l’auditeur.

Dansant, boogie aux soli seventies : la formule prend très bien et l’on se fait aisément happer par cette machine en marche.

Le titre allie parfaitement l’occulte et sombre au plus festif et les effets seconds n’en sont que plus appréciables.

Le down tempo poursuit son méfait sur « Endless Crusade » fidèle aux titres antérieurs avec toujours ce labyrinthe sombre aux riffs répétitifs qui relèvent de la sorcellerie et toujours ce chant qui oue énormément dans la touche personnelle de TBDLB.

Le titre prend aux tripes d’un point de vue tant musical que vocal, un peu à la manière du dernier whisky que vous vous êtes enfilé à 5h du mat’ : il vous chamboule l’intérieur prenant soin de vous importuner le cerveau.

« Too old » vrombit dès son départ tel un moteur qui se met progressivement en route et le titre possède une puissance accrocheuse.

Les riffs vous resteront forcément en tête mais ils vous pousseront aussi à headbanguer tout en planant.

Le morceau est tant lourd que psychédélique et le final assomme d’autant plus de par cette rythmique qui balance massivement un côté percutant usant de la double pédale avec hargne.

C’est donc « Practice a last rite » qui viendra vous achever de manière épique et intrigante sur son départ et au fur et à mesure du titre, c’est un véritable tourbillon qui vous emporte, impuissant, au fond du gouffre et dans sa noirceur abyssale.

Bien poisseux, lugubre, avec toujours des soli qui agiront sur vous tel un buvard gobé par inadvertance.

Les dissonances ne vous laisseront pas indemne, la basse,quant à elle, vous aura soigneusement englobé le cerveau après que ses vibrations vous auront fait imploser.

Une belle embuscade en guise de titre final, un belle façon de vous laisser sur le carreau froid et humide, la bile vous dégoulinant sur la joue.

Un bien bon album proposé par le combo poitevin, une belle excursion dionysiaque, du doom traditionnel dans son plus beau costume qui rendra heureux les adorateurs du style qui se doivent donc de posséder cette galette dans leur musicothèque.


Tracklist :

  1. Smiling Tomb
  2. Welcome to the nearest grave
  3. Lost’n’drunk
  4. Endless crusade
  5. Too old
  6. Practice a last rite