Quoi de neuf ?
Archives
Calendrier
novembre 2016
L M M J V S D
« Oct   Déc »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Archives mensuelles : novembre 2016

grill

  • Groupe : Grill
  • Album : Grill
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metal Extreme Barré
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

L’Australie a toujours ce don de nous proposer des groupes qui savent se démarquer dans le milieu metal de par soit une certaine folie, soit une originalité, soit les deux.
Et Grill ne manque pas à la règle avec ce Ep 4 titres de vingt minutes qu’ils nous proposent ici.

Démarrant les hostilités par un sample tiré d’Alien illustrant donc le titre « Alien Abortion », les australiens proposent un death technique mais aussi complètement barré. La basse en impose dès le début, les rythmes de batterie sont effrénés, le chant death n’hésite pas à balancer de l’accélération démentielle un peu à la manière des espagnols d’Uncreation. Vient ensuite un passage plus lourd et groovy après quoi le blast revient. Le chant s’alourdit, balance même du ‘bree’ bien graveleux. Un sample fait son retour en guise d’interlude et l’on termine sur un boogie death metal où le pig squeal s’impose mais également (-et oui fausse fin annoncé-) sur les sprints dérangés de la basse et de la gratte.

« Anal Leprosy » démarre et ravage déjà tout sur son passage. Le début tape violemment, rentre dans le lard, booste avant qu’un break jazzy basse/batterie à la Cause For Effect n’arrive, et la suite est un mélange inattendu de styles. Notamment pour le passage épique au solo de gratte qui apporte une ambiance heavy et l’on s’aventure sur un death/thrash ‘cervicalement’ endommageant. Retour ensuite au trip jazzy pour terminer sur un tabassage en bonne et due forme.
Sur « Deformed » , un clavier vient poser une touche encore plus originale. Départ oriental technique avec la double pédale qui déroule avant qu’un bon vieux thrash aux riffs d’époque et chœurs viennent accrocher l’auditeur. La constance du titre se fait donc dans cette lignée thrash 80’s qui ravira les nostalgiques, et l’on en vient à un passage lourd down tempo . Lorsque la voix s’en mêle, on ne sera pas sans penser à Chuck Schuldiner, puis l’ambiance diffère encore ensuite pour passer à un passage encore plus massif. L’ambiance orientale fait son retour sur la final un peu à la manière d’ Al Namrood.

On constate donc qu’il se passe énormément de choses au sein d’un morceau de Grill et ce sera encore le cas sur « Mutilated Witches Kunt ». On part sur un doom death assez 90’s entrecoupé d’accélérations aux blasts. Les riffs saccadent alors que la double marque lourdement les temps, et l’on arrive ensuite vers un black metal symphonique appuyé par les claviers.

Et bien voilà, la richesse originale vient aujourd’hui d’Australie et Grill est un groupe à ajouter à la liste des plaisants groupes envoyés par le continent océanien.
Les ouverts d’esprit apprécieront mais il est quasi certain que les moins aventuriers y trouveront leur compte.

 


Tracklist :
01. Alien Abortion
02. Anal Leprosy
03. Deformed
04. Mutilated Witches Kunt

desolate-pathway

  • Groupe : Desolate Pathway
  • Album : Of Gods And Heroes
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • StyleDoom Traditionnel Epique
  • Site Web : www
  • Note: 12/20

Combattants en armures pointant leurs armes vers Poséidon, mers tumultueuses, tridents, et autres fables mythologiques sont à l’ordre du jour sur le dernier album de Desolate Pathway. Il faut avouer que la mythologie grecque nous offre un contenu inépuisable pour un album de Trad-Doom.

Soyons direct, le doom traditionnel n’est pas le genre qui se renouvelle le plus. Et ce n’est pas ce Of Gods and Heroes qui va changer la donne. Formé par Vince Hempstead , ex guitariste du groupe culte Pagan Altar et de Mag à la batterie , le duo en est déjà à son deuxième Lp, propage de manière plus que correct ce qu’avait commencé Bedemon, Pagan Altar, Candlemass, et tous les autres pionniers du genre.
Ce qui est marrant avec cet album, c’est que les 4 premiers titres sont limite inutiles. Pas très inspirés, on a l’impression qu’ils sont la pour remplir l’album. Dommage, car si on ne persévère pas, l’auditeur risque de manquer le titre « Into The Realms Of Poseidon« , qui lui est un des meilleurs titres que j’ai pu entendre dans le genre. Des riffs me rappelant Cathedral, un côté vraiment épique accompagné par une ligne vocale en parfaite adéquation avec le thème.
Les titres suivant sont de relativement bonnes factures. Tous les ingrédients sont là pour que l’auditeur rentre dans le monde des monstres et des dieux imaginés par D.P. ( c’est là que les fans de porno ont un rictus au coin de la bouche).

Au final,Il ne manque plus qu’à Desolate Pathway d’être plus constant dans ces compositions et de nous offrir un album plein pour devenir un groupe incontournable.

 


Tracklist :

  1. The Old Ferryman
  2. The Perilous Sea
  3. Medusa’s Lair
  4. Into The Realms Of Poseidon
  5. Enchanted Voices
  6. Gods Of The Deep
  7. The Winged Divinity
  8. Trojan War

apocalyptica

Retour à l’Aeronef après la branlée monumentale d’il y a 2 semaines avec le Battle of The Bays Tour mais cette fois-ci dans une autre ambiance et une réduction de groupes : ce soir ce sont nos Frenchies de Dagoba qui vont ouvrir pour le monstre Finlandais Apocalyptica. Deuxième date française de cette tournée, on a pu voir que Dagoba avait eu une demi-heure au 106, et ce soir pas d’exception à la règle : on est donc parti pour trente minutes de French Metal. Le temps de se remémorer les bons sketchs des années 90 avec les collègues et on est vite parti dans le pit photo.


dsc_2198

Pas de fioritures, il fallait frapper vite, très fort et efficacement, sans risque mais le pari sera tenu pour les Marseillais, avec un son aux p’tits oignons et des lights bien sympathiques, le groupe va foutre un bordel monstre dans la salle Lilloise encore une fois ; grand coup de circle-pit, Wall of Death et on en passe.

Le combo a tenu ses promesses, surtout que l’attente du nouveau line-up se faisait de plus en plus attendre chez nous après le passage au Métaphone en Avril. Et si on savait déjà que Bastos ferait largement le taf, le p’tit nouveau JL a montré qu’il était aussi bien capable de tenir une scène que ses prédécesseurs. Un line-up tout frais qui a clairement fait comprendre que Dagoba va encore écumer les scènes pour encore un sacré moment.

Setlist : Bram Stoker’s Dracula, Eclipsed, Black Smokers (752° Fahrenheit), When Winter…, The Sunset Curse, I, Reptile, The Things Within.

dsc_2185


dsc_2264

Un léger rêve d’ado qui se réalise ce soir : voir Apocalyptica. Si à l’époque où je commençais à écouter sérieusement des guitares électriques saturées, un pote me prêta un CD en me disant que ce groupe faisait rien comme les autres (ndlr : pour les curieux c’était Plays Metallica by Four Cellos) et effectivement, rien que le titre m’a mis la puce à l’oreille.

Instant flash-back terminé, et c’est avec  » Reign of Beer  » que le groupe entame son set. Rien à dire si ce n’est que d’entrée de jeu les quatre violoncellistes auront également un bon son malgré quelques pets ici de-là mais vite rétabli et un jeu de light complétement top. En tout cas, si ce dernier ne me parle pas plus que ça, la suite en mode  » classic  » va tout de suite faire mouche avec la cover de Refuse/Resist. Et c’est avec celle-ci que l’ambiance du concert d’Apocalyptica va se maintenir tout le long du concert avec des musiciens qui arpentent la scène de gauche à droite avec leurs instruments ou le public qui pogotera dans la fosse du début à la fin. On aura également le droit à l’intervention du  » chanteur  » presque officiel d’Apocalyptica sur quasiment tout les titres où il y a de la voix tels que  » I’m Not Jesus « ,  » Not Strong Enough  » ou encore  » Path. « 

dsc_2322

Après Moutain King, on aura le droit à un jeu de light Bleu/Blanc/Rouge et un medley de La Marseillaise/L’Ode à la Joie ainsi qu’un morceau d’Edith Piaf dont le nom m’échappe. Viens le temps des rappels avec Path, I Don’t Care et finalement le groupe finira sur  » One  » de Metallica, histoire de finir en apothéose sur un concert haut en couleur.

Setlist : Reign of Beer, Refuse/Resist, Grace, I’m Not Jesus, House of Chains, Master of Puppets, Inquisition, Bittersweet, Till Death, Shadowmaker, Not Strong Enough, Riot, Seek & Destroy, Moutain King, Medley Edith Piaf/La Marseillaise/Ode à la Joie, Path, I Don’t Care, One

Encore une fois ce fût une splendide soirée passé à l’Aeronef, rien à redire alors concluons de façon la plus simple, rendez-vous l’année prochaine pour de nouveaux concerts !

dsc_2324

Retrouvez toutes les photos de cette soirée chez nos amis de France Metal Asso : http://france-metal.fr/06112016-lille-laeronef-apocalypticadagoba/

Merci à Perrine d’A Gauche de la Lune pour l’accréditation.

lune_400x400

14702295_1426545217375260_6296735456441210514_n

 

Après la date Grind/Death de la veille, mes péripéties m’amènent ce soir dans la ville de Oignies, vers la salle du Métaphone pour une date qui va tenir ses promesses ; les locaux de God of Death avec les brésiliens de Krisiun VS les suédois de Dark Funeral. Après un avant-goût d’apocalypse sur la route, (l’autoroute sous la pluie pendant près de deux heures et être bloqué sur l’A1 annonçait le chaos de ce soir ?) l’arrivée vers la salle se fera un peu plus au calme.


dsc_1962

Et c’est à peine arrivé après avoir dis bonjour au copain et préparer son appareil que God of Death entame leur set. Quatre gaillards qui déboulent sur scène et ils nous enverrons leur Death Metal bien Old School dans la gueule qui rappelle un peu la période Altar of Madness de Morbid Angel ou encore le côté South of Heaven de Slayer pour la touche Thrash mais avec sa patte personnelle. Avec un son pas dégueu qui a permis de profiter des compositions du groupe mais des lights pas exceptionnelles non plus, l’entrée en bouche était fort sympa et on verra bien ce que l’avenir réserve à un groupe qui n’avait quasiment plus aucune activité depuis quelques années mais qui revient sur la scène. On en aurait presque oublié l’évincement pur et simple sans raison de Deserted Fear sur la tournée sans raison !

dsc_1991


dsc_2036
Changement de continent, changement de style et ce sera le Death Thrash de Krisiun qui va prendre d’assaut la scène de Oignies. Connaissant le groupe avec quelques titres de-ci de-là, je savais à quoi m’attendre et pourtant ! La bande de frangins m’aura étonné encore plus que ce à quoi je m’attendais ; une communication plus qu’excessive avec un public déjà chauffé à blanc pour les motiver comme il faut, et la mayonnaise prend pour que la sueur coule à flot autant que la violence dans la pit.

Gonflé à bloc, pas statique pour un sou, des merci en français à foison et des mecs souriants qui expriment un bonheur absolu, Krisiun est le groupe qui aura marqué les esprits ce soir-là, notamment avec sa petite reprise de  » Ace of Spades  » qui fait mouche de vous savez qui avant de finir son set sur un de leurs morceaux qui mettra à bout des metalheads bien fatigués. Remerciements en français dans le texte par dizaine encore une fois, des tapes dans les mains des premiers rangs qui dure et le groupe s’en va. Krisiun, ou une valeur sûre pour toute castagne même pour les enfants qui ne savent pas mosher.

dsc_2047


dsc_2108

Changement de décor et d’ambiance pour accueillir la tête d’affiche de ce soir en la présence de Dark Funeral. Artifices Black Metal avec un énorme backdrop à l’effigie du dernier album, pentagramme inversé et croix de Saint-Pierre en fer qui s’embrase légèrement en bas et après une certaine attente, l’arrivée du groupe en mode guerrier du Moyen-Âge et corpsepaint … l’imagerie typique qui fait toujours son effet et ne laisse personne dans l’indifférence.

dsc_2139

Début du concert et … problème de guitare d’entrée de jeu avec un roadie qui galère avec Lord Ahriman et provoquera la colère de ce dernier au point de se faire frapper sur scène. Après ce morceau passé, Ahriman reviendra sur scène et le concert peut enfin commencer à son vrai potentiel sonore. N’étant pas trop familier avec la musique des Suédois, je décide de ne pas rester trop longtemps devant la scène et me pose quelque part afin de profiter comme tout le monde, et le peu qu’il ressort c’est que malgré une froideur implacable, le groupe subjugue une foule qui, pourtant, a eu son défouloir comme il fallait dans la soirée. Parfait pour finir la soirée  » au calme  » avec une ambiance qui ne cessera de décoller au fil des morceaux, avec un final sur le titre éponyme du dernier album qui fera atteindre le spectacle à son climax.

dsc_2154

La salle de Oignies nous a encore gâtée ce soir avec une soirée sous le signe de la croix inversée et on ne peut que se régaler de telle programmation. Le Nord-Pas-de-Calais bouffe sévèrement niveau date, et on a hâte de découvrir quelles surprises nous réservent la suite de l’aventure avec début 2017. En attendant rendez-vous à nouveau au Métaphone en Décembre pour le Warm Up du Gohelle Fest !

14980612_520248451505382_5890356296700743627_n

Retrouvez les photos du concert chez nos amis de France Metal : http://france-metal.fr/04112016-oignies-le-metaphone-god-of-death-krisiun-dark-funeral/

Encore merci à Justine pour l’accréditation.

9-9bis_large

  • Groupe : Noise Emission Control
  • Album : Désordre et Mépris
  • Sortie : 2016
  • Label : Auto-Productions
  • Style : High Energy Rock
  • Site Web : www
  • Note : 18,5/20

 


 

En 2014, lorsque je suis allé voir Tagada Jones aux 4 écluses à Dunkerque, il y avait 2 groupes qui ouvraient pour eux et parmi ces 2 groupes, il y avait Noise Emission Control que je ne connaissais, alors, que de nom sans m’y être vraiment intéressé …. Honte à moi et très grosse erreur de ma part ! Ben oui, car ce soir là, je me suis pris une énorme claque dans la tronche, mais de celle qui fait un bien fou. Leur High Energy Rock, comme ils qualifient leur musique, m’avait tout simplement enthousiasmé et ils avaient gagné là un nouveau fan.

Après 2 démo, le groupe avait sorti son 1er album éponyme il y a 4 ans, et 4 ans ça fait long de nos jours. Alors pour nous faire patienter encore un peu, en attendant la sortie d’un prochain album (prévu pour 2017), N.E.C. nous propose ici un EP 5 titres intitulés Désordre et Mépris. 5 titres, 15 minutes, 5 ambiances différentes, mais 5 brûlots qui vont vous saccager le bulbe, vous mettant K.O dès le 1er titre intitulé : « Hurlez ».

Aucun temps mort, pas de prisonniers, N.E.C. est impitoyable, vous écoutez, vous encaissez les coups et vous vous retrouvez, les yeux hagard, la bave aux lèvres, meurtris par les riffs, laminé par la section rythmique, et achevé par la voix agressive et percutante de Fred.
Les cinq compos s’enchainent : « Hurlez », « L’An Pire », « Désordre et Mépris », « Computer » et « Le Style » sans qu’un seul ne se détache vraiment, tant ils tous aussi bons les uns que les autres. Mêlant Hard Rock burné, Metal et Hardcore, on y décèle également quelques touches de Punk, voire de Stoner. Ce cocktail explosif Made in Noise Emission Control est ultra efficace et bougrement jouissif. On peut penser, par moments, à Tagada Jones (Et c’est un compliment venant de ma part, j’vous l’dit !), mais un zeste plus Rock.

Bref, on ne s’ennuie pas une seconde et la galette est vite avalée, trop vite même. Ce qui est le défaut des EP lorsqu’ils sont excellents. En tout cas après l’écoute on se dit : « Puta** ! vivement l’album ! » et ça c’est plutôt bon signe, non !

Désordre et Mépris vaut vraiment le détour et personne ne devrait passer à côté de ça. Qu’on se le dise, Noise Emission Control est de retour et il revient très fort avec toujours autant de rage, ça va faire mal !

Autre chose aussi, si N.E.C. passe par chez vous, courez-y, vous ne serez certainement pas déçu, éclate totale assurée !

 


Tracklist :

01. Hurlez
02. L’An Pire
03. Désordre et Mépris
04. Computer
05. Le Style

2016_11brutalrampage

Même pas deux semaines se sont écoulées depuis notre passage à Dunkerque pour aller voir Oddism et l’Esprit du Clan qu’on y retourne pour une date Death/Grind Extrême avec pas moins de cinq groupes ce soir ! Autant dire que cette date des plus ambitieuses (sûrement là plus ambitieuse que j’ai pu voir dans cette salle d’ailleurs) était, en prévision, là pour marquer les esprits, mais on y reviendra au long du live-report.


dsc_1639

A peine arrivée devant la salle, il ne fait aucun doute que Frakasm était attendu vu les sweats qui trainaient à droite à gauche. Groupe Lillois étant à son quatrième concert, il a sorti récemment un deux titres et vient prendre d’assaut Dunkerque ce soir. Vu le running order, il fallait frapper fort, vite et efficacement pour offrir une entrée digne de ce nom. Ce que le groupe fera plus ou moins, pour deux bonnes raisons : le groupe tend plus vers un Death/Thrash Metal que vers les formations Brutal de ce soir et deuxièmement les influences se font clairement sentir tant ça tend vers du Cannibal Corpse ou du Slayer par moment. Mise en bouche toute fois efficace, ce jeune groupe n’en est qu’à ses débuts, affaire à suivre ! Par contre, point d’orgue des lights ce soir qui ne seront jamais vraiment exceptionnelles ce soir, même sur les groupes placés plus haut sur l’affiche.

Setlist : Intro, Hirosaki, O.P.W., Reaper’s Return, Cerebral Torture, Intro, Inferi Gloria

dsc_1603


dsc_1666

Quelques minutes de répit et voilà que les Allemands de Pighead déboulent sur scène dans un noir complet, qui sera quasi-permanent tout le long de leur set. Après Frakasm, la salle s’est vidée petit à petit, laissant quelques personnes à droite à gauche … donc audience réduite pour la suite du concert. Le groupe n’en démordra pas et enverra un Death Brutal à qui en veut. Efficace, mais beaucoup trop répétitif, l’attente se fait un peu longue au bout de quelques morceaux et on profitera de cela pour prendre l’air cinq minutes avant l’arrivée des Brésiliens de NervoChaos. Un nouvel album défendu à audience réduite ce soir donc.


dsc_1755

Toujours après un enchaînement rapide, les Brésiliens de NervoChaos monte sur scène et là, c’est à peu de chose de près les mêmes propos que pour Frakasm : un Death Metal qui n’a pas grand chose à voir avec l’extrême violence des autres groupes mais bon, on fait avec. Si l’on a pas un excellent souvenir d’un certain album qui se trainait beaucoup trop en longueur et qui se perdait dans les méandres de toutes les sorties de 2006 malgré du guest de qualité (Krisiun, Dark Funeral, Napalm Death entre autre) le groupe aura su proposer un show qualitatif de leur dernière sortie et a visiblement appris de ses erreurs depuis. Pas spécialement dans les attentes de ce soir, mais un mauvais souvenir oublié.

dsc_1689


dsc_1804
Alors là Mesdames & Messieurs, on va partir en mode complétement nawak vu le groupe : Rectal Smegma. Du Porn Gore Grind aux 4Ecluses, bordel de merde. Comme quoi, tout peut arriver ! Si le genre n’est pas à prendre au sérieux de base pour pouvoir totalement comprendre le message implicite, il y aura légèrement plus de monde qui remplira la salle pour un show proche du bordel musical Taïwanais plus qu’autre chose.

Déjà on commence par un problème au micro qui fait durer l’attente un sacré moment et le groupe se verra jouer avec un peu de retard, mais vu la longueur des morceaux on se demande ce qu’il manquait ou pas en fin de soirée, le backdrop qui ne tient pas … bref. Mais quand le son commence à déboulé comme le taboulé dans les 4Ecluses, on zouke comme jamais aux sons des gars musclés des Pays-Bas avec un son qui oublie totalement la guitare et le chant au dam d’une batterie et d’une basse sur-mixé. Danseur du dancefloor du jeudi soir, bonsoir, le fun était totalement de mise pendant ce petit quarante-cinq minutes.

dsc_1796


dsc_1886

Fin du moment Zumba, et voilà que Gorgasm débarque sur scène. La salle s’est à nouveau rempli convenablement et le groupe s’en donne à coeur joie. Étant étranger à la musique du groupe, même le nom me disait absolument rien, je ne savais pas à quoi m’attendre et ce fût également l’une des bonnes surprises ce soir ; Gorgasm c’est Brutal, ça tâche super gras et il n’y a pas eu tant de bavures que ça hormis les lights qui, encore une fois, était plus que limite. Les Américains ont finalement réussi à faire monter (enfin) la pression ce soir en faisant bouger la salle comme il fallait. Il était temps, au bout du cinquième groupe.

dsc_1913


Ce soir, la salle des 4Ecluses a clairement fait la date la plus ambitieuse de son histoire en terme d’extrême en ramenant des groupes qui, non seulement d’être rare de passage chez nous, propose un genre que l’on voit trop peu dans la région. Même si la populace n’était, encore une fois, pas au rendez-vous, la salle était déjà un peu plus remplie comparé deux semaines auparavant. Le rendez-vous est dors et déjà pris début Janvier avec une gigantesque date qui réunira un plateau d’anthologie : Nightland, Carach Angren ainsi que Fleshgod Apocalypse.

Retrouvez toutes les photos de cette soirée chez nos amis de France Metal Asso : http://france-metal.fr/03112016-dunkerqueles-4-ecluses-brutal-rampage-2016/

Encore merci à Aurélien pour l’accréditation.

430199_341565375894796_1512088012_n

temperance-the-earth-embraces-us-all

  • Groupe : Temperance
  • Album : The Earth Embraces Us All
  • Sortie : Septembre 2016
  • Label :  Scarlet
  • Style : Metal Melodique avec des touches Prog
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

N’y allons pas par quatre chemins, ce nouvel album de Temperance est du déjà entendu. Amateurs de Ancient Bards, de feu Oratory, de Delain ou même de Nightwish ce disque est fait pour vous. Mais si vous commencez à être blasé par le style où trône le groupe de Tuomas Holopainen, vous risquez fortement de faire ici une étonnante découverte. Et c’est bien fortuit car si on aime le Metal Mélodique et un minimum le prog ce troisième opus des Italiens se révèle vraiment sympa.
Il n’y a pas ici de génie, mais les onze titres proposés s’avèrent être d’un niveau plus qu’agréable. Le chant est bon, sans être exceptionnel, la partie technique est elle aussi d’un bon niveau et les compositions se laissent écouter sans peine.

Et si on faisait les présentation, avant de continuer?
Temperance c’est Chiara Tricarico (RavenWord) au chant, Marco Pastorino (Secret Sphere,  Virtual Symmetry…) à la guitare et au chant ; Liuk Abbott (The Ritual, ex-Bejelit) à la basse, Giulio Capone (5th Element, Betoken, Wild Steel,  ex-Pandaemonium) à la batterie et aux claviers. Le groupe existe depuis 2013 et a donc déjà enfanté trois albums. Ils sont rapides et gagnent manifestement beaucoup d’expériences au fils des productions. Le mixage et la prod sont comme l’ensemble, cohérent,  sans mettre un instrument plus en avant qu’un autre.

Le premier morceau, « A Thousand Places » donne pour ainsi dire le ton. C’est mélodique et le groupe n’a pas poussé à fond le bouton ‘symphonique’ comme le fait Nightwish ou Kamelot. On se rapproche plus d’un Elvenking avec les violons et tout le bazar, mais aussi de groupes plus progressifs grâce aux claviers qui confèrent un esprit DGM du début. Le chant féminin croise le chant masculin, pour se démarquer de Nightwish, notez bien que c’est plutôt loupé. Bref, c’est dommage car par moment il y avait sans doute bien mieux à faire, comme par exemple éviter de nous sortir l’immanquable passage façon Opéra. Idem sur l’intro du titre suivant, totalement pompé sur Nightwish. Heureusement Temperance s’arrête là.  D’ailleurs j’ai beaucoup pensé à Dragonland sur cette composition, allez savoir pourquoi. « Unspoken Words » remet le couvert avec les violons. Je dois admettre que si la touche de personnalité doit venir de quelque part c’est bien d’ici. C’est l’un des meilleurs titres de l’album. C’est d’ailleurs le premier auquel j’ai vraiment accroché. Refrain impeccable, le duo est aussi plus percutant. C’est un excellent single, un peu à la sauce The Murder of My Sweet, presque Rock.
L’autre tube de The Earth Embraces Us All c’est ce morceau, chanté en Italien, « Maschere ». On sent la demoiselle nettement plus à l’aise (même si le chant anglais est bon). Le titre est vraiment plus orienté Hard Prog que Metal Mélodique. Les claviers sont plus mis en avant et la rythmique se veut moins énervée. Que c’est beau l’italien…. Dommage que le titre soit si court.

Si la plupart des chansons tournent autour des trois ou quatre minutes, Temperance nous offre tout de même deux belles compos dépassant les huit minutes et même les treize pour la dernière de l’album.  « Advice from a Caterpillar » se démarque nettement des titres de l’album. Ici nous sommes réellement sur quelque chose de plus Progressif. Le titre est long, plus technique, avec de superbes passages à tiroirs dont ce beau passage Jazz que l’on entend au 2/3.
Quant à « The Restless Ride » avec  ses treize minutes tient il toute ses promesses ? Une fois de plus le groupe s’éloigne de ses racines proches de Nightwish et propose une musique fraîche et intéressante. Le titre semble être décomposé en deux morceaux distincts l’un plus prog l’autre plus orchestral. Le groupe prouve ici qu’il maîtrise assez bien les rythmiques dynamiques et variées. Les bonnes idées fusent et on se dit que le combo Italiens tient peut-être enfin les compositions qui dans un futurs proches -je n’en doute pas-  les propulserons au devant de la scène comme peut l’être actuellement le groupe Australien Divine Ascension (dans un style cependant bien plus dur).

Un disque, qui n’est pas dénué de défaut, mais qui reste cependant dans la moyenne haute.


Tracklist :
01. A Thousand Places
02. At the Edge of Space
03. Unspoken Words
04. Empty Lines
05. Maschere
06. Haze
07. Fragments of Life
08. Revolution
09. Advice from a Caterpillar
10. Change the Rhyme
11. The Restless Ride

13433312_1080294782041316_2040644151915137383_o

 

Sortez les küttes, les treillis et autres artifices Thrashy car ce soir, le  » Battle of The Bays Tour  » est de passage dans la métropole Lilloise avec King Parrot, Prong, Exodus et Obituary, rien que ça ! Quel bonheur donc de retrouver les amis du Nord sous le signe d’une grosse date des familles, surtout certains que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois.


dsc_1220

On commence ce soir avec King Parrot, jeune groupe fondé en 2010 en Australie qui va balancer d’entrée de jeu une sorte de crossover entre du Thrash, du Punk et du Hardcore sans jamais se cantonner à un style en particulier. Si le chanteur nous fait penser vaguement à un cousin débile de Phil Anselmo, il a méchamment la niaque sur scène et n’hésitera pas à descendre à plusieurs reprises dans le public pour envoyer de la flotte à qui en voudra. Après leur passage l’an dernier avec Weedeater et The Lumberjack Feedback, qui, semble t-il, en à ravi plus d’un, le groupe a encore une fois raflé les applaudissements d’entrée de jeu et à su chauffer la salle avec plaisir. Un groupe avec une ascension à surveiller.

dsc_1260


dsc_1301

Si le nom de Prong me parle déjà un peu plus que celui de King Parrot, bien que sans plus, les morceaux défilant aléatoirement dans mes playlists de ce groupe ne me laissait pas indifférent face à des rythmiques foutrement efficace et il me tardait de savoir ce que le groupe valait en live. On va pas se le cacher plus longtemps du coup, la branlée est totale et absolue. Que ce soit le frontman charismatique qui capte l’attention des premiers rangs (avec un faux air à la Robb Flynn) ou des morceaux qui font des ravages dans la fosse, le trio américain montre qu’il est à la hauteur et qu’il ne font pas tâche en tant que première partie avant les deux têtes d’affiches qui annonçaient une guerre sans précédent.


Si jusqu’à maintenant l’affiche semblait cohérente musicalement, faire monter sur scène Exodus avant Obituary semble un peu impromptu. Chez le deuxième groupe on a quelques passages mid-tempo sur les morceaux offrant quelques instants de répit mais fatalement un concert un peu plus reposant, le côté rentre-dedans d’Exodus ayant beaucoup moins voir aucune partie de ce type aurait clôturé la soirée de façon la plus brutale possible. M’enfin bon, ne chipotons pas plus et profitons du show XXL qui va laisser des traces ce soir.

Gary mais où est-tu ? En studio avec un autre groupe ? Pour ceux qui n’ont pas vraiment suivi, en ce moment il s’agit de Kragen Lum qui remplace Mister Holt qui continue à sillonner les routes avec Slayer. Et si Prong ne passe pas souvent voir jamais dans le Nord Pas de Calais, le dernier passage d’Exodus remonte à … une date inconnue également. Mais qu’importe, car même si la bande de Zetro ne nous vient pas si souvent, l’avis de démolition de l’Aéronef aurait du être déposé tellement un groupe à si peu souvent retourner une salle comme ça, si le matos photographie était offert ou bien était résistant à tout type de choc, on y serait allé, dans le pit d’Exodus ! Mention spéciale à  » War is my Sheperd  » où du sang a giclé dans le pit (Sur  » Bonded By Blood  » ça aurait était si cocasse !)


On arrive enfin au terme de cette gigantesque soirée Thrash/Death avec l’arrivée d’Obituary sur la scène Lilloise. Un an et quelques mois se sont écoulés depuis leur dernier passage nordique avec le Gohelle Fest et entre temps, le groupe nous a pondu un album live (qui sortait la veille de ce concert soit dit-en passant) qui a rejoint les mains des afficionados ce soir-là, comportant un nouveau morceau « Loathe » jouais ce soir et également une autre tournée avec le DeathCrusher Tour qui rassemblait avec eux les mecs de Voivod, Carcass et Napalm Death. Pas le temps de niaiser donc.

Les accords de « Internal Bleeding » met de suite les points sur les  » i  » pour nous faire comprendre que ce soir, Obituary est là pour finir le sale boulot et démolir ce qu’il reste de la salle de l’Aeronef. Même si le rentre-dedans d’Exodus présageait un soupçon de repos connaissant les morceaux de la tête d’affiche, il n’en fût finalement rien ; ce soir c’est avec un son clean, même si l’on ne va pas s’aventurer à dire proche du son studio, que le groupe va offrir une très belle performance à la hauteur de sa réputation…

… Quoi qu’un peu lourde à la longue, vu les têtes qui commençaient à partir à droite à gauche, ce sera à partir de ce nouveau titre que l’Aero se videra petit à petit, même si le public s’en donne à coeur joie dans le pit. Encore une fois ; choix réellement judicieux d’avoir choisi Obituary, moins rentre-dedans qu’Exodus en tête d’affiche ? La question se posera pour toujours chez nous.

Cepedant, au vu de la prestation que le band a donné ce soir, on peut imaginer que les vrais fans d’Obituary sont restés pour leur groupe, et cela jusqu’au bout du concert, au vu de la violence du pit, des cris d’encouragements ainsi que des headbangs dans toute la salle. Une dévotion qui fait la part belle pour un groupe qui avait encore à reprouver quelque chose après une reformation au début des années 2000, des albums moyens (Xecutioner’s Return ou Darkest Day) voir franchement pas terrible (Frozen in Time) et qui rattrape le temps perdu avec des tournées proches du non-stop et un album qui a remis les pendules à l’heure sur la scène Death Metal.

Le concert se finira donc avec le mythique « Slowly We Rot » des Floridiens et au final, qu’est-ce qu’on retiendra de cette soirée ? A 95% que du positif, les deux seuls points négatifs si l’on peut avancer un tel mot pour une soirée aussi réussie, c’est qu’elle ne fût pas complète, chose aberrante pour une telle affiche et aussi la lourdeur de fin de soirée avec Obituary. En tout cas, on aimerait avoir, pas non plus tout les week-ends puisque ce serait un sacré coût, mais plus souvent ce genre d’affiche qui, parfois, a un peu de mal à passer par chez nous.

Retrouvez les photos de King Parrot et Prong chez nos amis de France Metal Asso : http://france-metal.fr/22102016-lille-laeronef-battle-of-the-boys-europe-tour-2016/

logo-aero-062c
Encore merci à Danièle pour l’accréditation, et encore désolé pour le manque de photos sur Exodus et Obituary avec mon boîtier qui a décidé de me faire une erreur de logiciel.

les4ecluses-espritduclan

 

La reprise des concerts est enfin là après les festivals de cet été pour moi ! Sans joie dissimulée, je me rends aux 4Ecluses pour l’un des passages de la tournée de reformation du Clan, que beaucoup attendaient avec impatience. Ce soir, c’est Oddism qui ouvrira pour chauffer la salle, groupe originaire du Nord mais plus du côté urbain de Lille que des ports Dunkerquois, il se définisse comme faisant parti de la mouvance Mathcore (le terme me déstabilisera toujours) et ce soir était la bonne occasion de pouvoir profité de leur présence afin de découvrir ce que le groupe proposait.


D’entrée de jeu, nous serons plongés dans une ambiance froide qui régit le monde musical d’Oddism, mais entendait par-là l’ascension d’une montagne pour au final se prendre une avalanche sur le coin de la gueule arrivé en plein milieu du parcours. Si les concerts d’Oddism devraient être imagées, on pense que celle-là sera l’allégorie qui colle le mieux : ambiance Doomesque pour ensuite se prendre un raz-de-marée de riffs en pleine face qui vous déboîtera la mâchoire aussi sec à grands coups de rythmiques cassées propres au style et posés ici et là de façon efficace.
Même si le public était inhabituellement peu nombreux pour l’entrée, le chanteur n’en démordera pas en descendant dans le public histoire de faire bouger un peu tout ça avec un circle-pit de 6/7 joyeux lurons ou encore à faire un slam avec une audience réduite. Peu importe le nombre présent, Oddism sont clairement là pour s’éclater sur scène ainsi que nous donnés leur vision des choses, chose rare aujourd’hui dans le business.

N’hésitez donc plus à les chopper sur la route car ils sont en pleine tournée en ce moment, qui plus est si vous êtes fan de groupe de cette mouvance ou de mouvance proche comme le Post-Hardcore. Au final les seules choses que l’on pourra déplorées sont une crash qui ne sonnait pas tellement vu son état et la batterie qui était un poil trop fort.

14963141_836816083128048_9139123762515289235_n

Depuis 2012, j’attendais fortement de pouvoir retrouver Arsène et son crew sur scène après le fort souvenir du JP Fest. C’est après quatre ans d’attente et un fort remaniement de line-up (Bastos chez Dagoba, Shiro qui part et laisse Arsène seul au chant, Clem qui était présent depuis le début au poste de bassiste partira également) qu’on a l’occasion de pouvoir mettre l’oreille sur un nouveau disque et de nouvelles représentations en salle (et en festival ?) d’EDC.
La setlist va piocher dans les hits du groupe à travers toute la discographie, même si dernier album oblige on aura une majorité de titres du Chapitre VI. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant, car même si les nouveaux titres passent très bien en live, le groupe a tout fait pour que les anciens soient également représentatifs de ce qu’était et ce qu’est toujours le groupe aujourd’hui ; une masse compacte d’énergie bouillonnante et une humanité sans limite provocatrice. Si la question se posait sur l’efficacité du groupe quand au changement de line-up, surtout au chant, elle ne se pose plus une fois vu en live ; l’Esprit du Clan est de retour pour faire brûler les planches et refoutre le bordel en France.

dsc_1117

Setlist : Celeste, Et Caetera, Rat des Villes, Phénix, On Rase Pas Les Murs, Le Dernier Homme, Dans Cette Fournaise, Le Temps Assassine, La Théorie des Armures, Fils de Personne, Le Roi Est Mort, Hymne au Silence, Mesdames&Messieurs, Circus Frénésie, L’Art est Grand, Révérence.

Malgré une soirée un peu morose de monde (de visu environ 80 personnes) la soirée fût tout de même réussie et on passa un bon moment entouré des amis et de bonne musique, un décollage en douceur pour les concerts Metal de notre salle Dunkerquoise, en espérant qu’il y ais plus de monde sur les prochaines dates qui annoncent des têtes d’affiches assez impressionnantes.

dsc_1094

Retrouvez également toutes les photographies chez nos amis de France Metal Asso : http://france-metal.fr/21102016-dunkerqueles-4-ecluses-lesprit-du-clan-oddism/

Encore merci à Aurélien pour l’accréditation.

430199_341565375894796_1512088012_n

7weeks

 

 

Salut Jeremy ! J’ai quelques questions à te poser sur A Farewell To Dawn, le dernier album de 7Weeks … […]. Pendant combien de temps le groupe a-t-il travaillé dessus ?
Jeremy : Alors je crois qu’on a commencé à bosser dessus en juin 2015, et on l’a enregistré en décembre, donc on est sur 6 mois.

Pourquoi l’avoir appelé A Farewell To Dawn ? Y-a-t-il une signification particulière ?
Jeremy : Il n’y a pas forcément de signification particulière mais on pensait que ça retranscrivait bien l’atmosphère de l’album, de manière générale.

Qu’est-ce qui a inspiré l’album ?
Jeremy : Bonne question ! C’était plus l’état et les sentiments dans lesquels on pouvait être sur le moment, avec en plus des idées purement musiciennes, par exemple « j’ai trouvé tel riff », « tel truc va bien avec telle ligne d’accord » etc. Et pour la première fois, il y a un texte inspiré de l’actualité. Il y a une ambiance assez mélancolique sur cet album, mais qui a toujours été présente en réalité sur les albums de 7Weeks, de manière générale. C’est rare qu’on ait des trucs vraiment super joyeux.

Et de quoi est parti l’album ?
Jeremy : C’est intéressant ! Alors, ce qu’on voulait faire c’était ce qu’on faisait avant, c’est-à-dire ce son heavy mais en mettant en avant tous les côtés synthétiques encore plus, donc tout ce qui est clavier, programmation etc. L’idée de base était vraiment ce trio de basse, batterie et clavier.

Qui est à l’origine de l’illustration ?
Jeremy : Alors le graphiste c’est Lionel, un mec de Limoges. Il a travaillé avec nous pour la première fois sur l’artwork. C’était quelqu’un d’autre qui avait fait les trois précédentes.

Que représente-t-elle ?
Jeremy : C’est une tâche de Rorschach, tu sais les trucs de psy là. Après, c’est lui qui est sorti avec ça en réalité. Nous on lui a passé l’album, il a envoyé plusieurs propositions, il s’est inspiré de la musique, il a fait ses propositions et ensuite nous on lui a dit ça ça le fait, ça ça ne le fait pas, essaye de faire ça comme ça, et c’est arrivé à ce résultat en fait.

Y-a-t-il des invités sur l’album ?
Jeremy : Oui, il y a Shanka qui est le guitariste de No One Is Innocent. Là on a produit l’album avec Francis et François était venu en tant que guest pour tout ce qui était programmation et clavier sur plusieurs titres.

Je trouve ça étonnant que le morceau éponyme de l’album soit un instrumental …
Jeremy : Oui, je trouve que ce morceau représente bien l’album, « malgré » que ce soit un instrumental. Il retranscrit bien cette ambiance propre à l’album dont je te parlais tout à l’heure. Enfin nous on trouve qu’il la retranscrit bien. Et en plus, un truc tout bête, c’est tout simplement que je trouve que A Farewell To Dawn ça sonne bien comme titre d’album, plus que d’autres titres présents.

Que raconte « King In The Mud » ?
Jeremy : Alors si tu traduis littéralement c’est le roi au pied de glaise en fait. Ce morceau parle d’une espèce de force de la nature qui peut sembler imperturbable et invincible et qui au fur et à mesure s’enfonce, se défait et s’effrite. Tu peux faire un parallèle avec des personnes qui sont très fortes dans la vie, du moins d’apparence, et qui au final sont plus en difficultés, c’est une question d’apparence en gros.

Que signifie le titre « Ohka » ?
Jeremy : Ohka c’est des petits avions téléguidés que les japonais avaient mis au point pendant la 2nde Guerre Mondiale.

Dans quelle ambiance composes-tu de la musique ?
Jeremy : On compose vraiment à deux avec Julien. Du point de vue de l’ambiance dans laquelle on travaille c’est simplement qu’on part d’une idée brute et qu’on se met à la travailler par la suite et à y réfléchir. Généralement, les textes viennent après la musique. Ça arrive qu’ils viennent avant mais c’est plus rare.

Tu as besoin de t’évader ou de faire quelque chose particulier dans ces moments la ?
Jeremy : Tu sais il n’y a pas vraiment de recette. La compo ça demande du travail aussi, il faut de l’inspiration mais ça demande aussi beaucoup de travail. Et non on est restés enfermés chez nous à Limoges pour cet album. Pour le précédent on s’était enterrés au fin fond de la campagne Limousine donc là c’était différent, alors que là on était vraiment dans Limoges. Ce qui était différent pour ce dernier album c’est qu’on ne tournait pas, chose qui n’était jamais arrivé. On était sur une période sans concert assez longue de 6 à 8 mois, ça nous a permis aussi de prendre du recul et d’être moins dans le speed. C’était peut-être ça l’ambiance du truc.

Pour revenir au groupe lui-même, d’où vient le nom « 7Weeks » ?
Jeremy : A la base on avait pensé à s’appeler Stone Train, mais après c’est Julien qui avait proposé ça, il y a déjà un moment. Et moi personnellement j’aime bien le fait d’avoir un 7 au milieu dans lettres dans le logo, je trouve ça cool un chiffre au milieu des lettres. Et j’aime bien aussi ce truc de donner une durée, en l’occurrence « sept semaines », pour une musique qui est intemporelle et pas forcément figée dans le temps.

Quels sont les prochains objectifs du groupe ?
Jeremy : Là on va partir en tournée donc maintenant l’objectif c’est de défendre l’album sur scène. On a déjà commencé la tournée puisqu’on était le 8 octobre dernier à La Laiterie à Strasbourg. Là ce week-end on joue à Dommarien, dans l’est de la France, on va faire une date à Limoges aussi, on joue le 9 décembre à Paris au Petit Bain etc. Donc ça c’est juste pour la sortie de l’album, il n’y a pas beaucoup de dates, on avait vraiment limité. Le gros de la tournée sera sur 2017.