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varego

  • Groupe : Varego
  • Album : Epoch
  • Sortie2016
  • Label : Argonauta Records
  • Style : Post Sludge Progressif
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Varego, quatuor de Arenzano, petite bourgade de la commune de Gênes, en Italie. un des poulains de l’écurie d’Argonauta Records, nous revient, après son ep « Blindness of the sun » qui avait Jarboe en featuring sur un titre ( rien que ça..) pour un second album qui ravira les amateurs de progressive-post-sludge.

Alors, si l’introduction sonne comme un riff de post-rock que n’aurait pas renié un Explosions in the Sky, ne vous arrêtez pas à cela. On peut dire que l’album début vraiment à 2:15 lorsque avec son agressivité caractéristique Varego nous délivre son étrange mixture sonore. Les riffs sont incisifs, s’imbriquant les uns aux autres pour former un patchwork auditif unique dans son genre. Si on pense de temps à autres à des groupes tels que Mastodon, Baronness, il serait tout simplement stupide de limiter les transalpins à ces deux groupes tant, à mon avis, l’élève a dépassé les maîtres sur ce « Epoch ».

La grande force de ce second méfait est la manière dont est construit l’album. Chaque morceau à sa propre identité, lorgnant du post metal, au sludge, en passant vers le doom et des passages nettement plus psychédeliques. Varego fait la musique qu’il aime, et ça se ressent fortement. Hors de question de tomber dans la facilité en composant des chansons plates et vide, que du contraire, il vous faudra du temps pour assimiler toutes les subtilités des six titres.

D’après les informations distillées sur le communiqué de presse, les paroles sont influencées par Asimov, Lovecraft, Dick. J’aurais vraiment aimé pouvoir les lire, car cela doit incontestablement relever le niveau général de cet Epoch qui est vraiment une excellente découverte pour ma part.

Le message est clair, si vous ne vous retrouvez plus dans les nouvelles productions de Mastodon et autres, donnez une chance à Varego. Ils le méritent amplement.


Tracklist :

  1. Alpha Tauri
  2. Phantasma
  3. Flying King
  4. The Cosmic Dome
  5. Swarms
  6. Dominion
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suma-the-order-of-things-700

  • GroupeSuma
  • Album : The Order Of Things
  • Sortie2016
  • Label : Throne Records/Argonauta Records/Init Records/Tartarus Records
  • Style : Post Noisy Doom
  • Site Web : www
  • Note: 20/20


Ceux qui me connaissent un minimum savent à quel point j’apprécie, que dis-je, j’aime Suma. Et c’est avec grande impatience que j’attendais ce nouvel album du quatuor de Malmö. Si le groupe nous a gratifié d’un split avec mes compatriotes d’Ultraphallus et d’une tape live à Moscou c’est tout ce que nous avons eu à nous mettre sous la dent depuis la sortie de leur troisième lp « Ashes » en 2010. C’est donc en soi un petit événement que d’avoir 7 nouveaux titres pour 57 minutes de Post-Noisy-Doom.

Point de vue line up, changement de taille. Dr Jovan, qui assurait le chant sur les trois premiers albums et la tripotée de splits est parti. La conséquence directe est que Johan devient dès lors bassiste chanteur. Et un nouveau membre fait son apparition. Rick qui distille ses drones, samples et autres éléments ambiants.

Une fois n’est pas coutume, commençons cette critique par le son global de l’album. Avec 3 albums sur quatre, le groupe a fait le voyage jusqu’à Portland chez le sieur Billy Anderson. Et, il fallait s’y attendre,le son est massif, écrasant, étouffant.

L’album est disséqué en deux parties. 3 chansons assez courtes plus atmosphériques et quatre morceaux qui sont la bande originale de l’apocalypse. Ni plus, ni moins.

« The Sick Present » ouvre l’album. Une intro de 4 minutes immergeant l’auditeur dans l’univers de ce « The Order of Things ».

Avec « Bait For Maggots ». Le sentiment de mal être est instantané. Johan vocifère tout du long mais de manière sournoise, la voix, reléguée au second plan laisse la guitare de Peter et la batterie d’Erik s’exprimer à plein rendement. On a ce sentiment d’être en pleine mer, sur un bateau tanguant par la force des flots. La nausée est proche, mais Suma, en guide spirituel est plus que jamais présent pour continuer à nous maltraiter.

« RPA », véritable titre opaque commence par cette batterie si caractéristique. La frappe est lourde, sèche. C’est puissant. Moins linéaire que « Bait For Maggots », on dirait une version dézinguée des Melvins.

On pourrait croire que « Being And/Or Nothingness » apaise un peu ce ressenti pesant qui nous envahit depuis la première seconde. C’est atmosphérique oui. Mais c’est une atmosphère d’un putain de cauchemar. Le voix viennent de partout, les textures sonores mangent le crâne. Pas de doute, nous sommes dans l’antre de la folie.

Nous entamons le morceau le plus long de l’album. « Education for Death ». On est pris à la gorge, et la sensation d’étranglement est de plus en plus perceptible au fur et à mesure que le morceau se dévoile. La sensation d’emprise est incroyablement puissante. Le titre, d’une construction impeccable, se pose, crescendo la tension monte. Jusqu’aux trois dernières minutes qui font encore monter la tension d’un cran. La violence vient de tout côté. Je suppose que c’est , toute proportion gardée, la même réaction que l’on a lorsqu’on se retrouve en plein tsunami sans savoir que faire. On est débordé, acculé de toute part.

« Disorder of things », a le tempo le plus soutenu de l’album. C’est cependant toujours aussi crasseux. Le cris venus d’on ne sait où se mêlent à cette bouillie ( dans le sens très classe du terme ) sonore. La fin ambiante sert de tremplin pour le titre final  « The Greater Dying ». La guitare claire, presque post-rock ( le delay y est pour beaucoup), fourmille. La torpeur ambiante est mise à mal lorsque la batterie d’Erik nous fait ouvrir un œil avant de nous balancer un pattern qui va nous bercer. C’est qu’on a prit cher durant les précédents titres. La voix se veut moins assassine, malgré la profondeur qui en découle. On se sent dériver, on ne peut résister à ce riff qui se répète inlassablement. On perd littéralement pied lors des trois dernières minutes où les longs fondus de guitare, de cymbales et bruits ambiant en tout genre finissent par nous faire perdre connaissance.

Ce n’est jamais facile de revenir après une absence si longue. Suma le fait haut la main et nous offre ici l’album de la maturité. J’espère juste qu’il y aura un nouvel album avant 2024, parce que putain, des claques comme ça j’en veux chaque année. Album de l’année en ce qui me concerne.


Tracklist :

  1. The Sick Present
  2. Bait for Maggots
  3. R.P.A.
  4. Being And/Or Nothingness
  5. Education For Death
  6. Disorder Of Things
  7. The Greater Dying
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mtamer

  • Groupe : Mountain Tamer
  • Album : Mountain Tamer
  • Sortie2016
  • Label : Argonauta Records
  • StyleStoner/Garage/ Psyché
  • Site Web : www
  • Note: 15/20


Jamais il ne m’a été aussi compliqué de faire une chronique que celle de ce trio de Santa Cruz. Non pas que l’album soit insipide, loin de là même. Mais il y a des albums qu’on aime, sans vraiment dire pourquoi. Alors j’aurais pu, pour commencer, faire une blague pourrie à partir du nom, mais bof, ça faisait un peu téléphoné. On va donc s’intéresser directement à ce qui nous importe le plus, la musique.

Pour un premier album, une telle maturité est assez rare. Les compositions, si elles restent dans la mouvance Heavy Rock Psyché, ont chacune leur identité propre. Ce qui a pour avantage de surprendre l’auditeur dans ce magma psyché,stoner, doom, classic rock.

« Mind Burner » qui ouvre l’album, est une pépite de classic rock. Le tout accompagné de lignes de basses aussi chaudes qu’une nymphomane n’ayant pas forniqué durant une semaine. C’est brûlant. Dégoulinant. Le solo me fait penser à du Nebula. Parfait.

« Knew » est plus rock, les lignes vocales rappellent des groupes rock uk des débuts 2000. La musique est burnée. Limite doom.

« Dunes of the mind », avec son intro que n’aurait pas renié Kyuss plonge directement l’ambiance désertique qui en ressort. Le son est vintage comme je l’aime. La basse s’en donne à coeur joie avec des riffs pas si éloigné d’un Scott Reeder des grands jours.

« Vixen », plus long titre de l’album est une chansons lascive, limite vicieuse. L’ambiance y est chill tout en étant soutenue. On se laisse transporter aux fur et à mesure que les riffs s’enchaînent. Bonheur.

« Wolf  In The Streets» me fait à nouveau penser à cette scène rock garage uk du début des 2000’s. C’est énergique, ça reste dans le crâne.

« Sum People » et « Satan’s Waitin » tapent quant à eux dans la scène neo psyché américaine, ça m’a directement fait penser à The Black Angels. Terrible d’efficacité.

On termine par « Pharaohsite », tempo rapide, guitares aiguisées, batterie claquante. Une chanson parfaite pour terminer ce disque.

Si vous aimez vous faire surprendre ( bon après les gaziers n’ont pas inventés l’eau chaude hein…) tout en écoutant un bon disque de Psyche stoner rock burné, jetez une oreile sur ce Moutain Tamer vous n’en serez pas déçu.


Tracklist :

  1. Mind Burner
  2. Knew (feat. Emily Pegoda)
  3. Dunes Of The Mind
  4. Vixen
  5. Wolf In The Streets
  6. Sum People
  7. Satan’s Waitin’
  8. Pharaohsite
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witchwood-handf

  • Groupe : Witchwood
  • Album : Handful Of Stars
  • Sortie2016
  • Label : Jolly Roger Records
  • StyleClassic Rock Psyché
  • Site Web : www
  • Note: 13/20

Witchwood est né des cendres de Buttered Bacon Biscuits et de son leader Ricky Dal Pane ( compositeur, chanteur et guitariste ). Après avoir sorti, en 2015, un album remarqué « Litanies from the Woods ». Ils sont de retour, toujours sur Jolly Roger Records, avec ce nouvel album composé d’une introduction, de 3 nouvelles compositions, deux reprises et pour finir une réinterpretation de « Handful of stars » ( qui donne donc son nom à ce nouvel album ) qui était présent sur « Litanies from the Woods ».

Dès les premières notes, on comprend directement à quoi on a à faire. Ce mélange de riffs classic rock, ce côté progressif et psychédélique cet orgue Hammond, cette flûte, pas de doute, on tape bien dans le rock 70’s. Mais ce n’est pas un rock 70’s qui sent la naphtaline, loin de là. On sent que les fondations ont été remises au goût du jour.

La maîtrise technique n’est pas à démontrer, mais les musiciens garde ce côté catchy qui fait que les titres proposés ne s’adressent pas uniquement aux musiciens en quête de prouesses techniques dénuées de feeling et d’âmes.

Quant aux reprises, « Flaming Telepaths »’ de Blue Öyster Cult et « Rainbow Demon » d’ Uriah Heep ; Elles sont assez proches des titres originaux, tout en gardant cette touche Witchwood. Un bon moment de redécouverte de titres qui ont parfois tendance à être oubliés.

En conclusion si vous avez envie de vous faire un petit trip dans le psyche-prog des 70’s, ce second album des italiens ne vous décevra pas.


Tracklist :

  1. Presentation: Under the willow
  2. Like a Giant in a cage
  3. A grave is the river
  4. Flaming Telepaths (Blue Öyster Cult)
  5. Rainbow Demon (Uriah Heep)
  6. Handful of stars ( Alternate version)
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kvelertak_nattesferd

  • GroupeKvelertak
  • Album : Nattesferd
  • Sortie2016
  • Label : Roadrunner
  • Style : Black’n’roll vintage
  • Site Web : www
  • Note: 20/20

Accordons nous en ce jour un instant norvégien. Celui qui vous souffle dans la nuque ce vent frais en provenance de la terre des Vikings, là où sévit le blizzard.

Kvelertak sera le guide de ce trajet. Formés en 2007, les nordiques proposent ici leur troisième album.

Nous avions pu déjà goûter avec les deux précédents aux joies d’un black métal avec ces tournures à la Turbonegro ultra catchy, mais il faut avouer que le terme black metal est relativement réducteur pour ce groupe dans la mesure où c’est principalement la voix qui est dans cette lignée. Notons d’ailleurs que le hurleur en fait de même dans le groupe Djevel.

Pour ce troisième album, les norvégiens tentent une approche différente.

Rassurez vous, ils n’ont rien perdu, ni baclé leur force accrocheuse, bien au contraire, mais au sein de cet album, le plaisir démesuré de l’auditeur sera de découvrir une boule à multifacettes des plus vintage.

Alors, dès les premières notes de « Dendrofil For Yggdrasil », il est certain que l’on aura tendance à se dire que, ça y est, Kvelertak ne donne plus que dans le pur black aux touches un peu plus rock notamment sur la seconde partie dudit titre.

Le début est une puissante rafale de blasts, d’un chant bien hargneux et de mélodies boostées aux amphétamines dans la plus pure tradition nordique. Ensuite, la situation évolue et l’on s’achemine sur une tournure plus rock catchy à la Satyricon pour ne citer qu’eux et le final,lui, part sur des contrées plus planantes.

Le plaisir est déjà bien haut dès le départ et l’on voit que Kvelertak continue de bien maîtriser son art déjà plaisant sur les deux précédents opus, mais que dire de la suite ?

La suite, comme mentionné ci dessus est un cocktail explosif de titres plus accrocheurs les uns que les autres.

Et là les amateurs de vintage, de bon gros heavy/rock 70’s se régaleront pleinement.

Pour exemple, on adorera le côté très Thin Lizzy de « 1985 » (-n’hésitez d’ailleurs pas à vous mater le clip-) avec ces mélodies qui vrombissent et savent vous englober le cerveau, on pourra apprécier également pleinement la tournure à la Kiss de « Svartmesse » avec ce début qui fera taper du pied et headbanguer tout le monde puis ces choeurs du refrain qui reste en tête et se reprend avec aisance. Parlons encore de « Ondskapens Galaske » et ses faux airs d’ ACDC qui vous obligeront à sauter sur place avec la main qui mécaniquement fera le signe de la bête.

Excellente note aussi pour le titre éponyme « Nattesferd » avec ce son fuzzy qui plaira pleinement aux fans de Queens Of The Stone Age qui donnerait dans le psychédélique des familles. Dansant, enivrant, la qualité est à son comble pour ce morceau qui s’avère être le plus accrocheur de cette galette.

Pour « Heksebrann », nous avons le morceau le plus long qui avoisine les neuf minutes mais également le morceau où le psychédélisme est le plus trempé. Le morceau se veut progressif, laisse monter le dynamisme, le vintage est forcément toujours au rendez vous avec cette longue séquence instrumentale du départ.

L’énergie s’impose toujours aussi, les mélodies agrippent toujours autant, et la gigue encore d’actualité.

On pourrait citer plusieurs superlatifs pour décrire l’excellence de cette galette tant les morceaux savent pousser à la pleine appréciation.

Pour cela on pourra encore citer « Bronsegud (Ssq) » et ce rock’n’roll diabolique à souhait. L’auditeur possédé verra sans doute chacun de ses membres s’activer au charme des riffs, du rythme et de ce chant toujours aussi déjanté. Que celui qui n’aime pas ce titre ne se dise pas fan de rock’n’roll parce qu’ici ça bouge, ça tape, ça remue partout et l’on s’y laisse prendre.

« Berserkr » revient prouver que les gaillards sont originaires des terres du black metal, avec ce début foudroyant bien evil qui alterne ensuite avec des passages plus heavy Maidenien.

« Nekrodamus » est le titre qui vient clore ce chef d’oeuvre, et les mélodies du départ sonnent bien folk black metal d’où dégouline la sauce nordique des 90’s. Le morceau est plus posé que ses prédécesseurs et permet de clore

Un troisième album qui ne déçoit pas du tout, bien au contraire. Certains groupes peuvent au cours des albums perdre de leur intensité, de leur charme acquis dès le début, ce n’est aucunement le cas de Kvelertak qui sait se bonifier avec l’âge.

Adorateurs de vintage, nostalgiques de bon vieux rock qui tâche aux vocaux puissamment vociférés, cette perle est pour vous.


Tracklist :

  1. Dendrofil For Yggdrasil

  2. 1985

  3. Nattesferd

  4. Svartmesse

  5. Bronsegud (Ssq)

  6. Ondskapens Galakse

  7. Berserkr

  8. Heksebrann

  9. Nekrodamus

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  • Groupe : Drama/Perdition Winds
  • Album : Split Ep
  • Sortie2015
  • Label : Satanath Records/ Black Plague Records
  • Style : Black Metal 
  • Site Web Drama : www
  • Site Web Perdition Winds: www
  • Note: 15/20

Rendons nous désormais entre deux terres pour un split d’un black metal des plus glaciaux.

Aujourd’hui, c’est encore une sortie de chez Satanath Records (en collaboration avec Black Plague Records) sur laquelle nous allons nous attarder, et ce split regroupe les russes de Drama qui ont malheureusement splitté depuis et les finlandais de Perdition Winds.

C’est naturellement en toute obscurité que Drama démarrent les hostilités avec « Create Your Death ».

Obscurité donc, néanmoins, on peut constater la mise en avant du travail mélodique sur ce premier morceau joué sur un rythme mid-tempo. L’ambiance qui se dégage de ce titre met l’accent sur la mélancolie et l’on saurait rapprocher facilement ce genre de titre à du bon vieux Rotting Christ des familles. Pas de brutalité donc dans ce titre d’ouverture, plutôt un travail d’ambiance où prédominent les mélodies.

« Gloria Mortis » enchaîne ensuite de manière plus brute où le blast énergise le démarrage, puis les rythmes évoluent. On reste principalement dans un rythmique mid-tempo, mais diverses variations mélodiques savent poser du relief au titre. On reste dans un black métal relativement abordable qui saura ravir les amateurs de doom/death mélodique dans la mesure où l ‘aspect mélancolique sait faire la force du combo russe.

Lorsque Perdition Winds s’en mêlent,c’est une toute autre ambiance. Sur ce long titres de treize minutes environ, nulle place à la mélancolie ou à l’abordable.

Le son déjà se fait nettement plus agressif, plus cradingue. L’ambiance est nettement plus maladive dès le départ, le blast excelle dans sa furie, les mélodies sont incisives et vocalement de furieux borborygmes gutturaux posent un peu plus de poisse à l’ensemble.

Les parties évoluent, chose normale pour éviter l’ennui dans ce long titre, les parties s’alourdissent et ont une emprise malsaine sur l’auditeur captif de l’ambiance putride qui règne ici .

Deux formations différentes et deux approches différentes du black métal. D’un côté mélodique et mélancolique et de l’autre beaucoup plus lugubre et corrosif, ce split proposé par Satanath Records et Black Plague Records s’avère destructeur mais agréable.


Tracklist :

  1. Drama: Create Your Death
  2. Drama: Gloria Mortis
  3. Perdition Winds: Cult Of Kain