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  • Groupe : Temperance
  • Album : The Earth Embraces Us All
  • Sortie : Septembre 2016
  • Label :  Scarlet
  • Style : Metal Melodique avec des touches Prog
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

N’y allons pas par quatre chemins, ce nouvel album de Temperance est du déjà entendu. Amateurs de Ancient Bards, de feu Oratory, de Delain ou même de Nightwish ce disque est fait pour vous. Mais si vous commencez à être blasé par le style où trône le groupe de Tuomas Holopainen, vous risquez fortement de faire ici une étonnante découverte. Et c’est bien fortuit car si on aime le Metal Mélodique et un minimum le prog ce troisième opus des Italiens se révèle vraiment sympa.
Il n’y a pas ici de génie, mais les onze titres proposés s’avèrent être d’un niveau plus qu’agréable. Le chant est bon, sans être exceptionnel, la partie technique est elle aussi d’un bon niveau et les compositions se laissent écouter sans peine.

Et si on faisait les présentation, avant de continuer?
Temperance c’est Chiara Tricarico (RavenWord) au chant, Marco Pastorino (Secret Sphere,  Virtual Symmetry…) à la guitare et au chant ; Liuk Abbott (The Ritual, ex-Bejelit) à la basse, Giulio Capone (5th Element, Betoken, Wild Steel,  ex-Pandaemonium) à la batterie et aux claviers. Le groupe existe depuis 2013 et a donc déjà enfanté trois albums. Ils sont rapides et gagnent manifestement beaucoup d’expériences au fils des productions. Le mixage et la prod sont comme l’ensemble, cohérent,  sans mettre un instrument plus en avant qu’un autre.

Le premier morceau, « A Thousand Places » donne pour ainsi dire le ton. C’est mélodique et le groupe n’a pas poussé à fond le bouton ‘symphonique’ comme le fait Nightwish ou Kamelot. On se rapproche plus d’un Elvenking avec les violons et tout le bazar, mais aussi de groupes plus progressifs grâce aux claviers qui confèrent un esprit DGM du début. Le chant féminin croise le chant masculin, pour se démarquer de Nightwish, notez bien que c’est plutôt loupé. Bref, c’est dommage car par moment il y avait sans doute bien mieux à faire, comme par exemple éviter de nous sortir l’immanquable passage façon Opéra. Idem sur l’intro du titre suivant, totalement pompé sur Nightwish. Heureusement Temperance s’arrête là.  D’ailleurs j’ai beaucoup pensé à Dragonland sur cette composition, allez savoir pourquoi. « Unspoken Words » remet le couvert avec les violons. Je dois admettre que si la touche de personnalité doit venir de quelque part c’est bien d’ici. C’est l’un des meilleurs titres de l’album. C’est d’ailleurs le premier auquel j’ai vraiment accroché. Refrain impeccable, le duo est aussi plus percutant. C’est un excellent single, un peu à la sauce The Murder of My Sweet, presque Rock.
L’autre tube de The Earth Embraces Us All c’est ce morceau, chanté en Italien, « Maschere ». On sent la demoiselle nettement plus à l’aise (même si le chant anglais est bon). Le titre est vraiment plus orienté Hard Prog que Metal Mélodique. Les claviers sont plus mis en avant et la rythmique se veut moins énervée. Que c’est beau l’italien…. Dommage que le titre soit si court.

Si la plupart des chansons tournent autour des trois ou quatre minutes, Temperance nous offre tout de même deux belles compos dépassant les huit minutes et même les treize pour la dernière de l’album.  « Advice from a Caterpillar » se démarque nettement des titres de l’album. Ici nous sommes réellement sur quelque chose de plus Progressif. Le titre est long, plus technique, avec de superbes passages à tiroirs dont ce beau passage Jazz que l’on entend au 2/3.
Quant à « The Restless Ride » avec  ses treize minutes tient il toute ses promesses ? Une fois de plus le groupe s’éloigne de ses racines proches de Nightwish et propose une musique fraîche et intéressante. Le titre semble être décomposé en deux morceaux distincts l’un plus prog l’autre plus orchestral. Le groupe prouve ici qu’il maîtrise assez bien les rythmiques dynamiques et variées. Les bonnes idées fusent et on se dit que le combo Italiens tient peut-être enfin les compositions qui dans un futurs proches -je n’en doute pas-  les propulserons au devant de la scène comme peut l’être actuellement le groupe Australien Divine Ascension (dans un style cependant bien plus dur).

Un disque, qui n’est pas dénué de défaut, mais qui reste cependant dans la moyenne haute.


Tracklist :
01. A Thousand Places
02. At the Edge of Space
03. Unspoken Words
04. Empty Lines
05. Maschere
06. Haze
07. Fragments of Life
08. Revolution
09. Advice from a Caterpillar
10. Change the Rhyme
11. The Restless Ride