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7weeks

 

 

Salut Jeremy ! J’ai quelques questions à te poser sur A Farewell To Dawn, le dernier album de 7Weeks … […]. Pendant combien de temps le groupe a-t-il travaillé dessus ?
Jeremy : Alors je crois qu’on a commencé à bosser dessus en juin 2015, et on l’a enregistré en décembre, donc on est sur 6 mois.

Pourquoi l’avoir appelé A Farewell To Dawn ? Y-a-t-il une signification particulière ?
Jeremy : Il n’y a pas forcément de signification particulière mais on pensait que ça retranscrivait bien l’atmosphère de l’album, de manière générale.

Qu’est-ce qui a inspiré l’album ?
Jeremy : Bonne question ! C’était plus l’état et les sentiments dans lesquels on pouvait être sur le moment, avec en plus des idées purement musiciennes, par exemple « j’ai trouvé tel riff », « tel truc va bien avec telle ligne d’accord » etc. Et pour la première fois, il y a un texte inspiré de l’actualité. Il y a une ambiance assez mélancolique sur cet album, mais qui a toujours été présente en réalité sur les albums de 7Weeks, de manière générale. C’est rare qu’on ait des trucs vraiment super joyeux.

Et de quoi est parti l’album ?
Jeremy : C’est intéressant ! Alors, ce qu’on voulait faire c’était ce qu’on faisait avant, c’est-à-dire ce son heavy mais en mettant en avant tous les côtés synthétiques encore plus, donc tout ce qui est clavier, programmation etc. L’idée de base était vraiment ce trio de basse, batterie et clavier.

Qui est à l’origine de l’illustration ?
Jeremy : Alors le graphiste c’est Lionel, un mec de Limoges. Il a travaillé avec nous pour la première fois sur l’artwork. C’était quelqu’un d’autre qui avait fait les trois précédentes.

Que représente-t-elle ?
Jeremy : C’est une tâche de Rorschach, tu sais les trucs de psy là. Après, c’est lui qui est sorti avec ça en réalité. Nous on lui a passé l’album, il a envoyé plusieurs propositions, il s’est inspiré de la musique, il a fait ses propositions et ensuite nous on lui a dit ça ça le fait, ça ça ne le fait pas, essaye de faire ça comme ça, et c’est arrivé à ce résultat en fait.

Y-a-t-il des invités sur l’album ?
Jeremy : Oui, il y a Shanka qui est le guitariste de No One Is Innocent. Là on a produit l’album avec Francis et François était venu en tant que guest pour tout ce qui était programmation et clavier sur plusieurs titres.

Je trouve ça étonnant que le morceau éponyme de l’album soit un instrumental …
Jeremy : Oui, je trouve que ce morceau représente bien l’album, « malgré » que ce soit un instrumental. Il retranscrit bien cette ambiance propre à l’album dont je te parlais tout à l’heure. Enfin nous on trouve qu’il la retranscrit bien. Et en plus, un truc tout bête, c’est tout simplement que je trouve que A Farewell To Dawn ça sonne bien comme titre d’album, plus que d’autres titres présents.

Que raconte « King In The Mud » ?
Jeremy : Alors si tu traduis littéralement c’est le roi au pied de glaise en fait. Ce morceau parle d’une espèce de force de la nature qui peut sembler imperturbable et invincible et qui au fur et à mesure s’enfonce, se défait et s’effrite. Tu peux faire un parallèle avec des personnes qui sont très fortes dans la vie, du moins d’apparence, et qui au final sont plus en difficultés, c’est une question d’apparence en gros.

Que signifie le titre « Ohka » ?
Jeremy : Ohka c’est des petits avions téléguidés que les japonais avaient mis au point pendant la 2nde Guerre Mondiale.

Dans quelle ambiance composes-tu de la musique ?
Jeremy : On compose vraiment à deux avec Julien. Du point de vue de l’ambiance dans laquelle on travaille c’est simplement qu’on part d’une idée brute et qu’on se met à la travailler par la suite et à y réfléchir. Généralement, les textes viennent après la musique. Ça arrive qu’ils viennent avant mais c’est plus rare.

Tu as besoin de t’évader ou de faire quelque chose particulier dans ces moments la ?
Jeremy : Tu sais il n’y a pas vraiment de recette. La compo ça demande du travail aussi, il faut de l’inspiration mais ça demande aussi beaucoup de travail. Et non on est restés enfermés chez nous à Limoges pour cet album. Pour le précédent on s’était enterrés au fin fond de la campagne Limousine donc là c’était différent, alors que là on était vraiment dans Limoges. Ce qui était différent pour ce dernier album c’est qu’on ne tournait pas, chose qui n’était jamais arrivé. On était sur une période sans concert assez longue de 6 à 8 mois, ça nous a permis aussi de prendre du recul et d’être moins dans le speed. C’était peut-être ça l’ambiance du truc.

Pour revenir au groupe lui-même, d’où vient le nom « 7Weeks » ?
Jeremy : A la base on avait pensé à s’appeler Stone Train, mais après c’est Julien qui avait proposé ça, il y a déjà un moment. Et moi personnellement j’aime bien le fait d’avoir un 7 au milieu dans lettres dans le logo, je trouve ça cool un chiffre au milieu des lettres. Et j’aime bien aussi ce truc de donner une durée, en l’occurrence « sept semaines », pour une musique qui est intemporelle et pas forcément figée dans le temps.

Quels sont les prochains objectifs du groupe ?
Jeremy : Là on va partir en tournée donc maintenant l’objectif c’est de défendre l’album sur scène. On a déjà commencé la tournée puisqu’on était le 8 octobre dernier à La Laiterie à Strasbourg. Là ce week-end on joue à Dommarien, dans l’est de la France, on va faire une date à Limoges aussi, on joue le 9 décembre à Paris au Petit Bain etc. Donc ça c’est juste pour la sortie de l’album, il n’y a pas beaucoup de dates, on avait vraiment limité. Le gros de la tournée sera sur 2017.