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Archives mensuelles : octobre 2016

saga

  • Groupe : Saga
  • Album : Live in Hamburg [2CD]
  • Sortie : Septembre 2016
  • Label : Ear Music
  • Style : Prog Rock
  • Site Web : www
  • Note : 16.5/20

Voici un nouvel album live des Canadiens de Saga. Ce groupe de Rock Progressif, très apprécié de Groleg et moi-même, aime se montrer sur scène et ainsi pouvoir proposer aux fans des doubles CD ou DVD.
Je me souviens de Detours paru en 1999 et qui était déjà sur 2 disque pour près de 2 heures de show. Mais mon concert préféré reste The Chapters Live (2005), plus court (80 minutes), mais retraçant tout l’univers de Saga, tous ces chapitres qui jusqu’à présent étaient étalés un peu partout et de façon aléatoire sur les albums du groupe.
Les prestations ont toujours été de qualité et je regrette fortement de ne jamais avoir vu les Canadiens en concert.

Ce Live in Hamburg fait suite au Live in Munich en 2014.  Il tient lui aussi sur deux disques et étrangement ne fait pas là part belle au dernier album paru en 2014 puisque seulement deux titres y figurent.
Ne leur en tenons pas rigueur, la discographie des Canadiens étant large au possible, il faut bien laisser de la place à leur ‘bientôt’ 40 ans d’existence !

Donc forcément nous avons le droit à un véritable best of du groupe. Le son est je trouve excellent, très clair et sans bidouillage. Un peu comme si nous étions dans la salle en faite. J’aime ce son lors des enregistrements live, cela donne un coté vraiment naturel à la chose. Le suppute que le DVD/Bluray possède lui aussi ce son si particulier.

Le père Michael Sadler est toujours aussi performant, malgré les années qui passent. Le groupe possède vraiment un talent incroyable. La qualité des compositions est en tout point une réussite, même en live. « Scratching the Surface » est une composition d’anthologie. C’est d’ailleurs Jim Gilmour qui s’occupe du chant pour l’occasion. Mais la pépite de ce Live in Hamburg est sans nul doute « Don’t Be Late » avec une version de onze minutes au compteur (où l’on y croise un solo de feu signé Mike Thorne). Chaudement demandé par le public, ce titre est tout simplement ce que représente le mieux Saga. Technique, mélodie, émotions… Saga nous offre tout avec cette composition.

Je ne sais quoi vous dire de plus à propos de ce Live in Hamburg.
Qu’il est à conseiller en priorité aux fans du groupe, mais ça vous deviez vous en douter.
Pour les petits curieux, je préfère tout de même conseiller The Chapters Live, malgré ses 11 ans ce double CD n’a pas pris une ride et se veux être un best of idéal.


Tracklist:
01-01 (Goodbye) Once Upon A Time
01-02 Someone Should
01-03 You’re Not Alone
01-04 Hot To Cold
01-05 On The Loose
01-06 On My Way
01-07 Scratching The Surface
01-08 Time To Go
01-09 I’ll Be

02-01 Don’t Be Late
02-02 Wildest Dreams
02-03 Ice Nice
02-04 Humble Stance
02-05 Careful Where You Step
02-06 Wind Him Up
02-07 The Flyer

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Salut ! Comment tu vas ?

Très bien et toi ?

 

De même ! Nous sommes ici pour parler du nouvel album d’Evergrey, dont la sortie est prévue pour le 9 septembre prochain. Quand le groupe a-t-il commencé à composer l’album et à travailler dessus ?

Je crois que nous avions commencé à travailler dessus en octobre dernier. Nous avons tout fait plutôt lentement, nous avons pris les choses comme elles venaient. Du moins avant d’enregistrer, et au bout d’un moment on s’est dit « ok, on est à deux mois du début de l’enregistrement, on devrait se bouger un peu … ». Donc c’était vraiment très stressant mais c’était génial. Nous avions commencé en octobre et nous sommes entrés au studio à Göteborg en mars de cette année du coup.

 

Que représente l’illustration de l’album ? Et qui en est l’auteur ?

C’est un brésilien nommé Carlos qui l’a fait, et c’est la première fois que nous travaillons avec lui. Il était incroyable. Il a tout de suite su ce que nous voulions, ce que nous recherchions, il nous a tout de suite cernés. L’illustration quant à elle est très représentée tout au long de l’histoire de l’album. C’est un concept album. Et sur l’image on suit un peu tout ce que traverse le personnage principal de l’histoire. C’est un concept album en partie sur le côté sombre de l’amour puisque le personnage se fait quitter par la femme qu’il aime ou l’homme qu’il aime. Et on l’a placé dans un monde « interstellaire » sur une planète isolée et déserte pour qu’il se retrouve très seul. Donc l’album part de cette rupture et du moment où il commence à vivre avec toutes ces émotions ; la frustration, le bon, le mauvais et la façon dont on doit se relever après une rupture difficile ou quand on se rend compte que le profond amour qu’on ressent pour une personne n’est plus réciproque. Tout ce genre de choses. En gros, ce que représente l’illustration est le positif et le négatif.

 

L’album met donc en scène un personnage très tourmenté … Et j’imagine qu’on peut faire le rapprochement entre ces humeurs changeantes et les oiseaux noirs d’un côté et blancs de l’autre …

Oui exactement, c’est tout à fait ça.

 

Et quelle est la signification du titre de l’album ?

Fondamentalement ça signifie tout ce tourbillon d’émotions, tout ce trop-plein d’émotions que le personnage ne peut pas contrôler, donc comme une tempête ou un orage. Un coup tu te sens bien, un coup tu te sens mal, un jour tu ne comprends pas vraiment ta situation, tu ne sais pas pourquoi tant de choses t’arrivent … Et là en l’occurrence le personnage n’imaginait pas que son ou sa bien aimé(e) pouvait le quitter et il ne comprend pas ce départ. Il ne sait pas quoi faire. Il sait seulement qu’il ne peut pas « récupérer » cette personne car l’amour n’est plus partagé.

 

Et pourquoi avoir choisi de conclure l’album avec son morceau éponyme ?

Parce que dans l’histoire à la fin il se rend compte qu’il faut aller de l’avant, qu’il peut penser à nouveau aux bons moments mais qu’il faut continuer à avancer dans la vie. C’est la fin de l’histoire.

 

D’ailleurs je trouve ce morceau (ndlr : « The Storm Within ») particulièrement atmosphérique en comparaison au reste de l’album …

Oui !

 

Tu trouves aussi ? Tu peux m’en dire plus là-dessus ?

Oui je trouve aussi. Alors en réalité, pour la petite histoire, ce morceau est venu de nulle part. On l’a écrit lors de sessions de composition tout à fait banales. Tom nous avait fait écouter le riff de guitare principal et on a commencé à imaginer des choses dessus, on voulait créer une sorte de voyage dessus. Au début nous n’avions que la musique, les paroles ont été écrites plus tard, et elles coulaient de source en réalité. Nous ne savions pas vraiment ce qu’il se passait avec ce morceau, mais il était tellement épique et il collait tellement bien avec la fin de l’album qu’on l’a fait jusqu’au bout. Et j’ai une petite anecdote d’ailleurs sur ce titre ! Quand j’étais au boulot j’ai reçu quelques mix envoyés du Danemark pour ce morceau. Je les ai donc écoutés au travail et la fin d’un d’entre eux était vraiment très atmosphérique, je trouvais que ce « bruit » qui la composait était vraiment beau. La chanson s’est ensuite terminé et j’ai regardé mon téléphone elle était bien finie, mais le bruit, lui, continuait. J’ai regardé derrière moi et je me suis rendu compte que ce bruit que je trouvais si beau et génial était celui du camion du boulot … Je ne me suis jamais senti aussi stupide de toute ma vie. J’étais tellement heureux d’être seul à ce moment-là ! Et je me suis dit que celui qui avait fait ce mix était un génie, mais le vrai génie était en réalité mon camion ! (rires). Donc j’ai décidé d’enregistrer ce bruit avec mon portable directement et je l’ai envoyé aux gars qui mixaient l’album, ce qui fait que le bruit est dans l’album (rires).

 

C’est énorme !!! Une des meilleures anecdotes que j’ai jamais entendues ! (rires)

(rires). Oui c’est énorme et vraiment en y repensant je me sentis vraiment con sur le moment ! Dieu merci j’étais seul !!! (rires).

 

(rires). En plus c’est mon morceau préféré de l’album ! C’est encore mieux maintenant que je connais son histoire ! (rires) […]. Est-ce que vous avez prévu de réaliser des clips vidéo pour cet album ?

Oui ! Notre premier clip va être réalisé le 27 juillet et il sera pour le morceau « Distance ». Ensuite on en fera deux de plus, très rapprochés du premier et je pense qu’ils seront pour les morceaux « The Impossible » et « The Paradox Of The Flame ». Et nous avons prévu aussi un travail avec Floor Jansen.

 

Avez-vous eu de bons retours de l’album ? De la part de musiciens ou du reste du monde ?

Oui ! Nous avons fait écouter l’album à quelques-uns de nos amis à la maison, d’autres ont eu le lien son et la plupart des gens ont l’air de vraiment l’apprécier. Et ça fait vraiment du bien. Mais d’un autre côté je me fous des critiques car je suis très confiant par rapport à cet album, j’en suis vraiment très fier. Je suis très fier de tout ce que nous avons fait pour arriver à ce rendu. Et c’est un bonus que les gens l’aiment aussi.

 

Et donc tu pourrais décrire l’album et quelques mots ?

Musicalement parlant c’est un album très froid et sombre, et en même temps agressif, catchy … Avec parfois des passages atmosphériques. C’est de loin l’album le plus progressif et technique que nous avons fait. Et sûrement le plus sombre aussi d’ailleurs.

 

Petite question qui n’a rien à voir avec le reste … Est-ce que tu aimes le metal français ?

Oui !!!

 

Quels groupes ?

Gojira bien-sûr, mais aussi One Way Mirror ! Et d’autres mais je ne suis plus sur d’où ils viennent alors je ne vais rien dire (rires).

 

(rires) […] Quel est ton meilleur souvenir en France ?

… La nourriture. J’adore la nourriture française. Et aussi en 2006 nous avons fait une tournée et nous avons joué à l’Elysée Montmartre, et je crois que moins de deux heures après le show nous avons joué un autre concert à La Locomotive, c’était en acoustique il me semble et c’était génial mais tellement stressant ! Sinon nous avons vraiment de bons souvenirs quand nous étions passés au Bataclan en première partie d’HammerFall en … 2011 je crois … C’était génial !

 

Pour en revenir au groupe, quel morceau d’Evergrey recommanderais-tu à quelqu’un qui découvre le groupe ?

Du nouvel album ?

 

Oui !

Je recommanderais le premier morceau, « Distance » je pense car c’est une sorte de résumé de l’album à lui seul. Il a tous les différents ingrédients de l’album, tout est concentré en un morceau. Donc je choisirais celui-là pour commencer.

 

Ce dernier album est un chef-d’œuvre … Quels sont les prochains objectifs d’Evergrey après une telle réussite ?


Merci ! […]. Déjà nous aimerions faire plus de shows en tête d’affiche. Nous allons faire une tournée avec Delain prochainement pendant six semaines je crois, donc je pense que nos propres shows en tête d’affiche commenceront l’année prochaine.

 

Peux-tu dire quelques mots en français ?

Non … (rires) … Mmmh … « Merde » ! Et mmh … « Je m’appelle Jonas … excusez-moi ! ».

 

C’est trop mignon !

Non c’est horrible ! (rires). Je ne sais pas parler français ! Je commence à apprendre un peu d’italien grâce à YouTube et je pense que je ferai de même avec le français par la suite ! […].

 

[…] Tu veux ajouter quelque chose pour conclure cette interview ?

Merci à toi d’avoir réalisé cette interview, merci aux gens qui nous soutiennent également ! Et surtout, n’hésitez pas à écouter l’album, il va sortir en septembre. J’espère qu’on se verra tous en France en octobre !

 

deadacid

  • Groupe : Dead Acid People
  • Album : Mocker Fuzzers
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Stoner Rock
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

Les parisiens de Dead Acid People se sont formés en 2014 et ils viennent ici nous proposer leur premier album de huit titres pour un peu moins de 40 minutes d’un rock bien ancré stoner fuzzy old school.

A l’écoute des morceaux, on retrouve ces ambiances assez grunge/stoner et même rock/noise des années 90.

Un son bien lourd avec des grattes fuzz, un chant bien rock, des passages planants comme sur « Sell Me To The Dust » par exemple.

Le son et l’ambiance sont assez vintage dans l’ensemble et varient au gré des morceaux qui diffèrent rythmiquement mais également en matière de concentration d’énergie.

On a par exemple « Happiness » et cette basse bien en avant qui ne sera pas sans rappeler l’atmosphère que l’on peut retrouver dans la scène post-punk/ batcave avec en plus une accentuation de la mélancolie qui règne dans ce titre.

« Burn Out » a un potentiel groovesque et accrocheur de haut niveau.

Dès l’intro et cette basse puissante, nous voici secoués à une amplitude de 800 sur l’échelle de Groovechter. Ce refrain mélodique, lui, vous accroche comme le plus cher des Van Gogh c’est à dire avec le plus grand soin pour que vous y prêtiez/laissiez l’oreille.

Un break down tempo fait bien planer puis le groove refait surface, signant ce retour très efficacement.

« Burning Man » gonfle également le ton avec ces guitares bien lourdes à la Fu Manchu. Mid tempo, elle enferme un côté assez bluesy dans l’idée au départ puis une accélération vient injecter une dynamique.

« Blood Red Ride » semble avoir été composé pour faire remuer l’auditeur et doit amener une bonne pêche en concert sur ce fond de rock’n’roll capricant. Encore une fois, Dead Acid People tape bien fort en matière d’accroche.

Bien prometteur ce premier album qui ravira les amateurs de rock très stoner fuzzy, aux nostalgiques du groove des 90’s, et il se laisse écouter sans encombre. Prenant, fuzzement lourd, chapeau.


Tracklist :

01. Ashes
02. Sell Me To The Dust
03. Happiness
04. Blood Red Tide
05. Burn Out
06. Let’s Go
07. Burning Man
08. Weirdy Jimmy

kosmos

  • Groupe : Kosmos
  • Album : Le Voyage
  • Sortie : 2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Black Metal Progressif
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Dirigeons nous aujourd’hui sur des contrées obscures black metal avec le 4eme album du projet français Kosmos qui au fil de huit titres nous emmène dans un voyage d’un peu plus de 40 minutes d’un black aux tons progressifs et atmosphériques.

Fort d’un artwork bien agencé par xOv, l’oeuvre proposée renferme un ésotérisme bien présent.

Introduit par « Revelations » avec un début rituel, les mélodies arrivent petit à petit sur un blast qui déjà hypnotise, renforcé ensuite par des sons cristallins de gratte, puis le rythme s’accélère ensuite emmenant avec lui un aspect épique et mélancolique.

C’est ensuite « Light » qui s’impose dès l’ouverture bien lancinante, avec cette alliance vocale et musicale qui dégagent un aspect glacial.

Des breaks accélérés viennent porter plus de puissance et l’on découvre ensuite des nappes atmosphériques qui assurent des ambiances assez intrigantes.

Le morceau rayonne déjà d’idées intéressantes, un pont aux arpèges et aux rythmes plus complexes viennent finaliser ce qui s’avère déjà comme un solide titre.

Les dissonances et la lourdeur démarrent « Thriving Wisdom » qui ensuite propose un jeu de cassures de rythmes et l’on s’achemine progressivement vers un aspect plus violent où le blast fait rage. Le ton des riffs revient lui sur cet ambiance épique que l’on trouve beaucoup chez Kosmos.

Les variations sont riches et elles permettent l’accroche constante de l’auditeur qui se retrouve plongé dans une certaine méditation à l’écoute de ce black techniquement bien balancé.

« An Angel Behind Each Star » donne dans l’accrocheur dès le début. Le rythme puis le riff restent aisément en tête qui se voit remuante et l’on appréciera également les nappes de clavier planantes comme il se doit. Le démarrage se fait donc dans cette entraînante lourdeur et l’aspect progressif étant, on retrouve ces touches plus légères et complexes qui injectent une certaine originalité dans ce black riche. Le riff solo qui nous emmène à l’issue du titre, le fait naturellement arrivant de nulle part mais agrippant l’esprit pour ne le relâcher qu’en fin de parcours.

« Divine Sword Anthem » débute sur ce ton assez folk avant qu’un tonnerre d’énergie puissant, brutal mais encore une fois mélancolique dans l’enchaînement des notes.

On retrouve dans le black de Kosmos un sens des structures barrés comme l’on pourrait pense pour Fleurety ou encore Ved Buens Ende également avec cette présence de riffs dissonants et de passages aux rythmes labyrinthiques.

« Mountains Are Talking » vient instrumentalement imposer une certaine légèreté au voyage en cours et la mélancolie est ici à son apogée. Planant et prenant, le morceau progresse vers une orchestration qui prend aux tripes.

« Shamanic Visions » revient sur cette lancinante rythmique qui contribue à l’aspect hypnotique encore une fois soutenu par ces dissonantes guitares et cette lourde basse.

Les vocaux sont toujours aussi perçants , rythmiquement, une accélération insuffle de l’énergie puis l’on revient dans l’hypnose.

L’aventure se termine avec « Le Voyage » toujours richement constitué de variations de thèmes. Les dissonants arpèges, le rythme mid tempo : un ensemble qui s’ancre facilement en mémoire, accélération avec une double affirmée pour alourdir, nappes de claviers orchestrant le tout et solo qui permet d’accompagner l’auditeur dans cette expérience qui déjà se termine.

Kosmos maîtrise son art de manière bien confirmée et parvient à nous maintenir dans son voyage avec haleine.

Technique et prenant, ce projet ne sera pas sans déplaire aux amateurs de formation telles que Blut Aus Nord ou même Smohalla.


Tracklist :

01. Revelations
02. Light
03. Thriving Wisdom
04. An Angel Behind Each Star
05. Divine Sword Anthem
06. Mountains Are Talking
07. Shamanic Visions
08. Le Voyage

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  • Groupe : Antalgia
  • Album : Twisted Dreams Of Dark Commander
  • Sortie : Septembre 2016
  • Label : M&O Music
  • Style : Progressive Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15.5/20

 


Quelques années de scène et un premier album plutôt bon, ont permis à Antalgia de se faire une petite place sur la scène métal. Faut dire que leur tournée en Europe soutenant le 25e anniversaire de Therion « Fleurs du Mal Tour« , leur a été bénéfique.

Avant tout, appelons que toute chronique reste subjective et que seule une écoute pourra vous fournir un avis propre. Car oui, ce que je vais aimer, vous allez le détester et vice-versa. 

4 ans que nous attendions une suite au déjà très bon Perception of Reality. Qu’en est-il de cette nouvelle mouture ? Et bien ce Twisted Dreams Of Dark Commander est sympa mais ne casse pas 3 pattes à un canard. J’avais préféré son prédécesseur Perception of Reality qui m’avait donné une sensation de fraicheur. Twisted Dreams Of Dark Commander me parait musicalement plus épais. Dans le son surtout. Plus lourd, moins digeste parfois, les instruments sont souvent trop mis en avant occultant presque la belle voix de Bella Dianez. Dommage car telle une plume, son chant est léger et doux. Elle aurait mérité un meilleur calibrage et ce dès le premier titre « Endless Game« . Le refrain est super entrainant mais quelque peu gâché par la guitare trop avancée. 

Pourtant le bon gros son ça le fait et le groupe l’a bien compris car du début à la fin ça déboite presque tout le temps (« The Seventh Day« ). Heureusement ils ont su intégrer quelques passages plus calmes (« Staves of Time« ) et surtout la voix de belle rouquine, qui propose un bel éventail de capacités qui s’adapte très bien au son distillé.

Musicalement, Antalgia fait preuve d’une belle technicité musicale, et on pourrais parfois le rapprocher d’un Mastercastle dans le son et la construction. On trouve aussi de beau passage de gratte (« The Enemy Inside« ). 

Twisted Dreams Of Dark Commander se laisse bien écouter mais j’avoue que les instrus trop mis en avant me font mal au crane au bout d’un moment. Je rêve d’une ballade douce avec la voix de Bella. Peut-être dans un prochain album ?

 


Tracklist :

01. Endless Game
02. Embrace the Storm
03. The Valley of Broken Dreams
04. The Dark Commander
05. Absinthe in Paradise
06. Staves of Time
07. The Seventh Day
08. When the Lights Go Down
09. Temples of Sand
10. The Enemy Inside

 

images

Heiiiii ! Comment tu vas ?!

Très bien merci ! Et toi ?

Très bien ! Très heureuse d’être ici avec toi pour parler du petit dernier de Kissin Dynamite, nommé Generation Goodbye. Tout simplement, quelle est cette génération qui fait l’objet du titre ?

C’est notre génération. Cet album est un reflet de notre génération. Nous avons tellement de possibilités avec notre génération, par exemple on a les smartphones, la musique sur internet, YouTube, on a tout. On pourrait croire qu’on est au paradis mais ce qui est bizarre ce que tout le monde est nerveux ou anxieux, personne ne sait plus quoi penser ni quoi croire, et on n’est pas aussi heureux qu’on devrait l’être avec toutes ces choses-là. Nous demandons juste pourquoi cela se passe comme ça. Et le truc c’est que je pense que tout le monde sait ce qu’il est possible de faire. Au lieu de comparer ce que vivent les autres à nos propres expériences, nous devrions profiter de chaque moment. Et surtout, il ne faut jamais être dépendant de toutes ces technologies, de toutes ces possibilités car ça n’apportera que du mal au final. Voilà, c’est notre message.

C’est donc un message pour la jeunesse.

Yep, parce qu’on est les premiers réellement à avoir grandis avec tout ça, Facebook, YouTube, les smartphones etc. C’est normal pour nous. Mais ce n’est pas naturel pourtant, tout ça a été créé par les humains. Donc des fois c’est bien de se détacher un peu de tout ça, de s’asseoir dans la forêt par exemple, sans rien. On en sera aussi heureux. Ça peut paraître un peu spirituel dit comme ça mais simplement, il ne faut pas être dépendant de toutes ces choses. Mais, je dois quand même reconnaître que c’est une bonne chose, toute cette technologie. En tant que groupe, on l’utilise tous les jours par exemple. C’est important pour la promo et c’est génial, on n’est pas en mode vieux conservateurs. Mais l’utilisation de cette technologie est importante, il ne faut pas en abuser. Pas trop de ci, pas trop de ça, c’est toujours la même chose.

Combien de temps avez-vous travaillé sur l’album ?

Nous avons immédiatement commencé à écrire des morceaux après la composition de Megalomania et en parallèle de la tournée. Si nous avions des idées, évidemment, nous les gardions. Donc on pourrait dire qu’on a travaillé sur ce dernier album pendant deux ans ou un an et demi. C’est juste assez de temps pour être relax, il ne faudrait pas être sous pression pendant trop longtemps quand on compose un album. On a pris notre temps, ce qui fait que le travail ressort comme on le voulait. On pense que c’est mieux de faire un album à fond tous les deux ans plutôt que d’en faire un tous les ans et, forcément, moins travaillé.

L’illustration de l’album est assez explicite. Mais y-a-t-il une signification cachée ? Un double sens ?

Oui il y a quelques petites choses cachées dans cette illustration. Tout le sens ne nous est pas servi sur un plateau d’argent. Bon, je ne vais rien révéler car je veux que tout le monde cherche. Je vais juste donner un indice : c’est par rapport aux nombres. Maintenant, à chacun de se faire sa propre signification !

Je chercherai !!! […] Comment trouves-tu le public français ?

Comme je le disais dans les précédentes interviews et c’est sincère, le public français est assez frénétique je pense. Les français deviennent complètement fous quand la musique leur plaît. Et encore une fois je dis ça honnêtement, pas seulement pour donner une bonne image ou quoi que ce soit. Mais voilà, c’est ce qu’on a ressenti vis-à-vis du public français après avoir joué plusieurs fois dans votre pays.

Quelle était l’inspiration ou les thèmes principaux dans cet album ?

Tout ce qui concerne notre société, notre génération et toutes ces choses étranges qui y sont reliées. L’esprit des gens, le fait qu’ils refusent de voir la réalité en face et leur vie telle qu’elle est. Ce « thème » est plus ou moins présent dans tout l’album. Mais, même si ça en a l’air, ce n’est pourtant pas un concept album, on ne voulait pas en faire un. C’est simplement que ça coule de source grâce à cet unique thème général.

Kissin Dynamite a travaillé avec Udo Dirkschneider en 2010 il me semble … Avec qui aimerais-tu travailler à présent ?

Le problème c’est que tous nos bons vieux héros sont soit décédés soit retirés du monde de la musique, ou de leur groupe … Lemmy vient de mourir, David Bowie bien qu’il ne soit pas un rockeur est vraiment cool aussi et très bon musicien … Beaucoup de choses bizarres sont en train de se passer avec AC/DC et je pense qu’il ne reste pas vraiment de temps pour travailler avec eux, on peut seulement leur dire au revoir … Sinon on aimerait vraiment beaucoup travailler avec Alice Cooper. Je ne sais pas si c’est possible mais je peux au moins en rêver. Et Bruce Dickinson aussi, c’est un rêve !

Y-a-t-il des invités sur Generation Goodbye ?

Oui nous avons une invitée en effet, elle s’appelle Jenni Haben, elle est la chanteuse du groupe gothique allemand Beyond The Black. Hannes, notre chanteur, la connais depuis quelques années, deux je crois, et il a fait un duo avec elle sur son album il me semble. Donc elle a voulu faire la même chose sur le nôtre.

Quel est ton meilleur souvenir en France ?

Quand on a joué au Hellfest. C’est énorme le Hellfest ! Ce n’est pas juste un bon festival, on voit que les créateurs ont voulu faire une belle atmosphère, ils ont mis ces décorations en metal rouillé et ça donne vraiment l’impression d’être en enfer ! (rires). Et on a joué avec des groupes comme Def Leppard et Whitesnake, et ça c’était incroyable. De très bonnes journées.

Est-ce que le groupe a eu de bons retours, de bonnes critiques sur le dernier album ?

Oui, par exemple il y a quelque chose dont je suis très fier. Nous avons un track by track qui est en train d’être fait et qui va être publié sur Facebook dans les jours qui suivent, où nous demandons à des musiciens de parler de nos morceaux. On a eu des musiciens comme Doro Pesch, Jenni, ou encore Schmier de Destruction par exemple !!! Ça fait vraiment du bien d’entendre que les collègues aiment ce que nous faisons.

Avez-vous été inspirés par des groupes en particulier pour cet album ?

Nous sommes inspirés par des groupes de manière générale, pas spécialement pour cet album. Par exemple des groupes old school comme Iron Maiden, mais aussi évidemment du glam comme Poison et Mötley Crüe. Mais nous nous inspirons aussi de choses plus modernes, après tout, nous vivons en 2016, c’est de notre temps, nous ne voulons pas sonner comme les groupes du début des années 80. Donc nous combinons ce côté old school avec des choses plus modernes.

Je comprends mieux ces sonorités électro dans Megalomania ! […]. Quels sont les prochains objectifs du groupe ?

Tout d’abord nous allons jouer dans des festivals et on va essayer d’y foutre le feu ! Et ensuite nous avons notre tournée en tête d’affiche dans toute l’Europe en automne, d’ailleurs nous allons jouer à Paris et à Nantes. Je ne sais plus quand mais on va y jouer ! Et l’année prochaine nous avons une autre tournée en tête d’affiche au printemps il me semble. Et tout doucement nous allons composer de nouvelles chansons pour faire un nouvel album, petit à petit. Ça va devenir de plus en plus gros.

Tu veux dire quelque chose aux fans ?

Oui ! J’espère que vous aimez le nouvel album, si vous l’avez déjà écouté du moins ! Sinon, je vous le recommande, c’est un album plutôt bon je pense ! Et si vous voulez nous voir en live, venez à Paris et Nantes, nous allons jouer beaucoup de morceaux !

morost

  • Groupe : Morost
  • Album : Solace In Solitude
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Death progressif/Groove Metal
  • Site Web : www
  • Note : 14.5/20

Dans le grand foutoir de ma musicothèque ultra variée comprenant moult genres, j’ai rarement vu un nom aussi évocateur que Solace in Solitude pour nommer le travail de Morost dans cet album !
Album autoproduit, le groupe nous offre 7 titres pour un total de 40 minutes, qui, en dehors de l’introduction et de la conclusion instrumentale, rend donc 5 titres d’une longueur assez consistante d’au minimum 6 minutes, voire plus de 9 minutes pour le plus long morceau « Mitos » ! Autant dire que l’aspect progressif du groupe s’affiche un minimum via la longueur de ses morceaux.

Mais que vaut donc cette autoproduction slovène ?

Loin des ambitions superfétatoires, l’album met grandement en avant une ambiance contrastuelle, clair-obscurale, dont l’aspect sombre et froid laisse parfois place à quelque chose de lumineux, de réconfortant. Oui, c’est ce qu’insinue le titre de l’album, traduit littéralement « Réconfort dans la Solitude« .

L’album commence donc avec une introduction musicale à l’ambiance peu commode, qui est plutôt en retrait du reste de l’album. (D’ailleurs, l’outro est sensiblement la même chose que l’introduction, mais avec des moments supplémentaires). Arrive donc le seconde titre « Human Debris » qui nous plonge directement dans le vif du sujet: une diction gutturale précise (le chanteur Jonas Savšek faisait autrefois parti d’un projet Black Metal et cela se retrouve bien dans son chant), des lyrics faisant office d’observation et de critique sociale ainsi que de sentiments tortueux, de guitares rythmiques et imposantes guidées par une basse plus profonde, suivies par une batterie jaugée au millimètre près et accompagnée par un clavier apportant un effet de lumière crépusculaire au tout. Et c’est ainsi que l’album progresse au fur et à mesure de ses morceaux, jouant sur une de ses grandes forces, l’équilibre; car c’est tout un jeu de placement qui s’installe, tout est à sa place, tout est dosé convenablement afin d’apporter ce qu’il faut pour donner vie à cette ambiance; de passer d’une musique violente et concentrée à une mélodie plus posée, plus mélancolique et apaisante.

Au final, une belle pièce qu’est ce premier album autoproduit venant tout droit de Slovénie: On y trouve une ambiance unique, une qualité musicale indéniable, un équilibre rare et remarquable pour un premier assaut; et il suffit de laisser son oreille sur le morceau « Mitos » pour retrouver la quintessence de leur force ! Une bonne découverte en soi, loin de mes écoutes habituelles et qui ne m’a pas laissé stoïque. C’est avec une oreille intéressée que je reste à l’écoute des futurs projets de ce groupe fort prometteur !

 


Tracklist:

  1. Introversion
  2. Human Debris
  3. A Predicament In Time
  4. Thorp Afield
  5. Mitos
  6. Regrets
  7. Degression

gloomy-grim

  • Groupe : Gloomy Grim
  • Album : The Age Of Aquarius
  • Sortie : 2016
  • Label : Murdher Records/ Satanath Records
  • Style : Horror Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 19/20

Est il bien nécessaire de présenter Gloomy Grim, pilier du black metal lugubre qui sévit déjà depuis 1995 ?

Le groupe finlandais a toujours su se démarquer avec ses ambiances bien particulières, ces atmosphères malsaines et originales tirées droit de films d’horreur.
On se rappelle notamment de leur premier album Blood, Monsters, Darkness qui déjà à l’époque avait fait parler de lui.

Le style a su évoluer avec l’incorporation d’un vrai batteur, mais le combo a toujours su conserver sa propre identité.
Les atmosphères varient, donc, au fur et à mesure des morceaux, et Gloomy Grim propose ici une bonne dose brute de décoffrage avec par exemple « A Lady In White » démarré par ces notes de piano toujours également fidèles au poste pour poser cet aspect mélancolique.
Les échanges instrumentaux se font ensuite plus vifs avec une rythmique agressive, la voix quant à elle est toujours aussi habitée et l’on se plaît à constater qu’ Agathon vocifère avec encore plus de hargne au vu des cris hystériquement perçants que l’on retrouve. Un break plus ambiant avec la présence de chœurs (encore d’ailleurs l’un des points forts et typiques à ces finlandais) et l’on notera également le break hispanisant qui vient injecter encore plus d’originalité.
Un lourd panel d’ambiances cauchemardesques se voit imposé sur « One Night I Heard A Scream », et la partie la plus planante/inquiétante fera frissonner tout auditeur qui se respecte. Les orchestrations renforcent l’entité de Gloomy Grim, vocalement, les forces infernales s’expriment en growls ou en hurlements encore plus endommageant qu’un pic à glace.

Le ton martial est récurrent dans cet album, tel un appel à la guerre contre les culs bénis et l’agressivité en est accrocheuse. Suivez l’exemple de « The Rise Of The Great Beast ». Mélancolie portée par le piano, chant qui fait appel au Malin et mélodies de grattes oppressantes qui pèsent lourd.
Des racines thrash démarrent « Germination » qui alterne également sur des breaks très caverneux, massifs et incantatoires.
« The Mist » est également costaud en matière d’efficacité. On retrouve dans ce titres les bonnes vieilles touches d’antan, aux claviers inquiétants et cette rythmique stable qui en hypnotisera plus d’un.
« Time » est le titre au démarrage le plus théâtral et donc doté de plus de passages orchestraux flippants qui triturent bien le cerveau. La rythmique est lancinante et l’ampleur du titre se fait telle qu’une violence sans remord émane ici. Des variantes plus thrash viennent casser le trip mais injectent une pêche empoisonnée. Le final du titre avec ces violons maladifs est puissant.
« Trapped In Eternal Darkness » fait office de conclusion, au piano et la mélancolie encore s’en dégage avec ferveur. Le titre apparaît comme la bande son finale et fatale de votre cauchemar.

Et bien il aura fallu attendre huit ans pour cet album, et l’on retrouve Gloomy Grim en pleine forme, encore plus anticlérical qu’avant. De plus le groupe a su conserver leur identité originale. Rien à prouver de plus, les amateurs de lugubre et de malsain apprécieront.


Tracklist :

01. The Rise Of The Great Beast
02. Germination
03. A Lady In White
04. Beyond The Hate
05. One Night I Heard A Scream
06. The Shameful Kiss
07. The Mist
08. Time
09. Light Of Lucifer Shine On Me
10. Trapped In Eternal Darkness

volker

  • Groupe : Volker
  • Album : S/T
  • Sortie : 2016
  • Label : Kaotoxin
  • Style : Cold/Dark Rock
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


Avec un line-up composé d’anciens membres d’Otargos, Regarde Les Hommes Tomber et de la belle Jen Nyx ex-Noein (et d’anciens membres de Demented et Lifestream dans un précédent line-up), Volker est un projet qui donne déjà l’eau à la bouche. Produit par Kaotoxin, le super groupe nous livre un aperçu de leur Rock sombre dans un EP de 4 morceaux pour un total d’11 minutes qui promettent du lourd.

L’EP commence avec une rapide et angoissante introduction sobrement intitulé « 375-405 » qui nous montre d’un doigt squelettique qu’on n’a pas affaire à un album de rock façon Oasis, ce qui m’a personnellement rassuré (J’aime le morbide).
Vient ensuite le second morceau nommé « Bitch » qui commence d’office sous une musique lourde et rythmée. C’est d’ailleurs la chanson la plus énervée de l’EP mais aussi la plus rock: Le refrain est entrainant, Jen Nyx nous gratifie, en plus de sa voix roque et cassée, quelque passages gutturaux qui font plaisir (Et qui feront aussi plaisir aux fans de Noein), la guitare d’Ulrich W. est la basse de M. Pliszke se marie à merveille et la batterie survitaminée de John A. rythme le tout à la perfection ! Un son qui plaira notamment aux fans de Roxy Saint ou de Djerv.
Le troisième morceau intitulé « Pavor Nocturnus » est lui plus lent que le précédent mais d’autant plus torturé : la chanteuse nous offre une démonstration plus large de ce qu’elle peut faire, entre gutturaux, claires et hurlements déchirants. La musique est parfaitement menée, s’accordant à laisser une place plus importante au chant mais un passage plus Metal au milieu de la chanson permet aux musiciens de se lâcher un peu plus.
Le dernier morceau (mon coup de coeur) « Zombie Heart » est la plus rythmée de l’EP : Alchimie parfaite entre la voix de Jen Nyx, les profondes paroles, une guitare rythmée qui a droit à quelque trémolo, une basse harmonisante et d’une batterie frénétique qu’on ne cesse d’entendre; ce morceau est certainement le plus varié de l’EP, proposant une belle perspective et conclusion à cet EP.

Maitrisé, puissant, frais & Rock & Roll, le line-up est d’envergure à ce All-Star Band dont la sortie de leur premier album est prévu pour cet année. Autant dire que Volker va faire parler de lui et ça ne sera clairement pas volé !


Tracklist:   

01. 375-405
02. Bitch
03. Pavor Nocturnus
04. Zombie Heart

azz-nirna

  • Groupe : Azziard/ Nirnaeth
  • Album : Dramatis Personae (split cd)
  • Sortie : 2016
  • Label : Kaotoxin
  • Style : Black Metal
  • Site Web Azziard : www
  • Site Web Nirnaeth: www
  • Note : 12/20

Un autre petit split de chez Kaotoxin, ça ne se refuse jamais tant la réputation du label n’est plus à douter. Et à l’honneur de ce split, ce sont les groupes Azziard et Nirnaeth qui s’assemblent pour ce Dramatis Personae, deux groupes ayant fait leurs parcours dans le Black Metal français depuis plus de 10 ans. Chaque groupe est invoqué le temps d’un morceau, ce qui est assez frugale mais suffisant pour se faire une idée de leurs messes noires.

En premier temps, c’est Azziard qui s’y colle avec son titre « Unus Mundus » (Jamais je ne pigerais cette tendance Blackeuse à mettre du latin quand ils le peuvent…) et autant dire que la formule est intéressante: C’est puissant, violent, chaotique. Le groupe jouit d’une étiquette de War Metal et ça se ressent pleinement, par la rapidité de la musique, des riffs et des blast-beats, des trémolo de guitare… On a là un bon rituel à la violence qui se fait sentir de toute part et qui ne manque pas de plaire aux misanthropes confirmés.

Vient ensuite le tour de Nirnaeth avec son titre « Nihil in Me« , qui lui propose un Black Metal plus orthodoxe, plus « classique » avec quelque touches de Thrash par-ci par-là. C’est aussi violent, le chant est torturé, la batterie démoniaque et les cordes sont sataniques. Tout les brûleurs d’églises et adorateurs du Démon sauront trouver bonheur dans ce sombre morceau transpirant le souffre.

N’étant clairement pas fan ni même très sensible à la formule Black, j’ai une préférence pour le morceau d’Azziard, moins traditionnel et plus violent que celui de Nirnaeth, mais en tout cas, le travail et l’aspect daron de ces deux groupes sont clairement présent dans cet split qui va surement plaire aux fans de Black Metal !

 


 

Tracklist:

  1. Azziard : Unus Mundus
  2. Nirnaeth: Nihil In Me