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Salut ! Tu vas bien ? Tu es content d’être ici ?

Salut ! Oui très bien ! Et oui je suis toujours très content d’être ici. Je suis ici souvent en réalité, je passe beaucoup de temps à Paris.

 

[…] Nous sommes ici pour parler du nouvel album de New Model Army … Premièrement, pourquoi l’avoir nommé Winter ?

Le titre vient d’un morceau. Ça faisait longtemps que nous écrivions des paroles comme si quelque chose allait arriver, en particulier après 2008 quand la crise s’est produite, tout le monde pouvait voir comment le système financier et le monde marchent, tout le monde s’est rendu compte que tout était corrompu et foutu. Mais rien n’a été fait pour changer ça. Depuis ce temps-là, c’est allé de pire en pire, sur toute sorte de choses et pour tout le monde je crois. Et j’ai lu quelque part cette phrase : « nous entrons dans l’époque des conséquences ». Ça m’a beaucoup parlé, j’ai peur de cette époque des conséquences, j’ai peur de ce qui va arriver, j’ai envie que le temps s’arrête. Et l’hiver, c’est pour moi quand tout s’arrête. Tu sais quand la première neige tombe à Paris et que tu as l’impression que tout s’arrête … J’adore ça.

 

Et que représente l’illustration de l’album ?

Elle vient de l’artiste qui travaille avec nous depuis le début du groupe. Elle est aussi poète et écrivaine. Elle et moi avons en quelques sortes crée le groupe, bien qu’elle n’en ait jamais fait partie. Elle a réalisé toutes nos artwork. Elle a aussi fait un album elle-même, nommé The Crow, qui va sortir le mois prochain. Et quand nous avons vu l’artwork de son album on a trouvé ça génial. Elle a été très gentille avec nous elle nous a dit qu’on pouvait prendre cette illustration pour nous … Et elle a fait un autre corbeau pour son propre album. Parce que, cette illustration va vraiment bien avec notre album pour moi, je trouve que ça colle parfaitement avec notre travail. Et c’est elle qui a tout fait, nos illustrations, notre merch, nos t-shirts … Elle a tout fait. Elle a vraiment quelque chose de spécial et ça se reflète dans son travail, c’est unique, propre à elle.

 

Quelle était l’idée de base pour cet album ? Quelle était sa première inspiration ?

Musicalement, je pense que c’était une réaction au précédent album. Il y a trois ans nous avons fait l’album Between The Dog And Wolf, qui était un grand album, vraiment très beau, très sophistiqué. Nous l’avons construit comme une cathédrale, dans un vrai studio. Ça a eu beaucoup de succès. Et par la suite nous avons refait ça avec l’album Between Wine And Blood qui est une sorte de mini-album. Ensuite on s’est dit « ok nous avons fait ça, maintenant, faisons le contraire ».

 

Et pendant combien de temps avez-vous travaillé dessus ?

Pendant environ un an. Ce n’est pas très normal pour nous, parfois nous prenons plus de temps que ça pour faire un album.

 

Et vous avez reçu de bonnes critiques dessus ?

Oui, beaucoup de très bonnes critiques. Étonnamment.

 

Pourquoi trouves-tu ça étonnant ?

Je ne sais pas … C’est sympa que les gens l’aiment, mais nous ne pensons jamais à ça quand nous composons un album. Nous ne nous demandons jamais si les gens vont l’aimer ou non. Nous essayons simplement de faire quelque chose qui nous semble bien. Et ensuite nous le donnons. Bien sûr si nous faisons quelque chose et que les gens apprécient c’est génial, ça fait du bien. Mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle nous faisons ça.

 

As-tu voulu accomplir quelque chose avec cet album ?

Simplement la suite de voyage je crois … Je pense que nous voulions faire l’opposé du précédent album. C’est vraiment ça je crois. Nous voulions faire quelque chose d’excitant et avec beaucoup d’émotions. Et tu sais tout ce qui s’est passé dans le monde l’an dernier n’était pas bon et pour nous, dans nos vies personnelles, ça n’a pas été tout rose non plus donc il n’a jamais été question de faire un album joyeux. Nous l’avons fini en février ou en mars, quelque chose comme ça, et je n’ai pas voulu le réécouter de suite. Je l’ai réécouté le jour suivant le Brexit. Et je me suis dit … « oui, c’est le son du moment ».

 

Qui est l’auteur des paroles ?

C’est moi qui ai écrit les paroles, et nous avons fait la musique tous ensemble.

 

Je les trouve très belles … […]. L’album commence par un morceau nommé « The Beginning », c’est le début de quoi ?

Le premier vers est assez personnel, il a été écrit par ma mère. A la fin de sa vie, sa mémoire est « retournée en arrière ». A la toute fin, elle ne pouvait se rappeler de rien à part de sa plus tendre enfance. Elle ne savait plus qui étaient ses enfants … Oui, sa mémoire est vraiment retournée en arrière. Et c’était très étrange d’être spectateur de ce processus. Pendant 10 ans c’est arrivé lentement. Voilà d’où vient cette chanson.

 

Et qu’est-ce qui a inspiré « Eyes Get Used To Darkness » ?

C’est une chanson surtout sur la peur de ce qui arrive … La toute dernière phrase de ce morceau résume bien ce qu’il est. C’est ce principe de regarder au-delà de ce qui va arriver. Donc à la fin c’est presque optimiste.

 

Que voudrais-tu que les fans sachent sur cet album ?

Ils n’ont rien à savoir. Ils ont juste à l’écouter. Il faut qu’ils prennent du temps pour écouter, il faut qu’il se mette dans une pièce noire silencieuse ou dans une voiture … Les voitures sont très bien pour ça d’ailleurs je trouve, tu peux mettre la musique à fond, être tranquille et seul … Ça devrait être comme ça qu’on devrait regarder un film. Je veux dire, je ne fais pas de la musique de fond, de la musique d’ambiance … Je n’aime pas la musique dans les cafés ou les supermarchés … Si je veux écouter de la musique, je veux l’écouter correctement, je veux vraiment l’écouter … Et si je ne veux pas en écouter, je n’en écoute pas du tout.

 

Va-t-il y avoir une tournée pour cet album ?

Oui, nous commençons notre tournée dans trois semaines et nous ne sommes d’ailleurs pas encore très préparés. Mais c’est bon de ne pas être trop préparé je trouve et de laisser les choses couler. C’est toujours très excitant de jouer des morceaux en live pour la première fois. Donc oui, nous commençons à tourner début octobre et jusqu’à décembre il me semble. Ensuite nous recommençons en mars. Mais nous ne jouerons que deux fois en France, à Strasbourg et à Paris en décembre. Et comme je l’ai dit, nous revenons en mars et nous rejouerons ici.

 

lethaeos

  • GroupeLethaeos
  • Album : Pillar Of Hope
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metal Hybride
  • Site Web : www
  • Note: 18/20

Pour aujourd’hui, direction les Hauts de France, comme on dit maintenant, et plus précisément sur la Côte d’Opale.

Boulogne sur Mer nous envoie Lethaeos pour ce premier album. Le nom ne vous parle peut être pas encore, chers lecteurs, et pourtant nous avions déjà eu à faire à leurs méfaits par le biais d’un deux titres efficace dans nos pages, mais à l’époque, il fallait compter sur eux sur le nom de Defragment.

Changement de nom et de line up, le combo de ces solides gaillard(e)s vient donc en imposer avec cette première galette d’un metal hybride et puissant.

Le ton est donné dès le départ avec « It Comes », sombre et intriguant où Lethaeos prévient déjà que ça va être tout noir au long du cd. A peine le constat fait, nul ne sera capable de leur répondre ‘Ta Gueule’ tant la déflagration se fait impitoyable dès « They Conspire ».

Et là, on pénètre dans leur monde, ou c’est plutôt eux qui s’imposent à vous avec des riffs puissamment balancés, une rythmique qui démarre sur les chapeaux de roues à coups de blast et de roulement décalés, la basse vient alourdir et générer le groove et le chant gutturalise à souhait.

Déjà avec ce morceau l’on constate une grande richesse au niveau des variations de riffs, de rythmes, de vocaux (qui propose un éventail divers entre un chant death bien grave, des passages plus black, d’autres plus éraillés avec ce côté At The Gates, puis un chant clair nettement maîtrisé.

Chaque morceau est capable de vous faire traverser une multitude de paysages, et la force de leur metal consiste également à faire passer leur art d’un style à un autre sans accroc et en toute fluidité.

On vogue sur un death groovy, un djent Meshuggesque, des ambiances dynamiques à la Fear Factory/ Strapping Young Lad, des passages plus black metal mais également quelques petits clin d’œil assez southern metal comme sur « Visceral » où le passage groove sent parfaitement le bourbon.

Les cinq sbires occupent chacun un rôle vital à ce rendement efficace des titres tant chaque instrument est bigrement carré, se complète avec l’ensemble et l’on sent qu’un travail titanesque a été apporté à l’oeuvre finale.

Pillar Of Hope est un véritable voyage, un trajet que l’on fait en plusieurs étapes. Le groupe, si l’on prend par exemple « Impure Wind Whistles » arrive tant à vous faire voguer par ce groove, à vous hypnotiser par les riffs et rythmes répétitifs, saccadés, à vous alléger l’esprit par ces passages plus atmosphériques et épiques, mais également à vous brutaliser sur les moments plus black metal où les blasts s’enchaînent.

Inclure un chant clair dans du métal extrême n’est jamais tâche facile tant ce chant doit réussir à coller au style et conserver néanmoins un côté obscur sous peine de rendre trop « léger ». Or, ici, les passages se font en toute fluidité, adhèrent bien et l’on ne pourra que saluer le rendu et la richesse vocale déployée ici.

On saluera aussi un titre comme « Waves Of Sand » et son début tonitruant. Ce titre pulse à mort, envoie de l’énergie qui éclabousse, et les parties lourdes sont headbangables à foison.

De la folie ce morceau, tant les enchaînements ne s’arrêtent jamais de proposer d’autres facettes.

C’est massif, dissonant, hystérique.

« Few Pale Stars » allie cette obscurité abyssale à des atmosphères plus épiques. Un bon gros passage black metal apporte un plus dans la folie ambiante, et les soli bien dingues viennent inciser encore plus l’auditeur. Mention spéciale également au final du morceau qui monte bien en puissance pour maintenir ce dynamisme des plus accrocheurs.

« Pillar Of Hope » est un titre qui lui se démarque des autres avec une constante rythmique mid-tempo. Le titre se voit mettre l’accent sur l’aspect émotif avec l’alliance de chant clair et un plus death. On peut penser à ce titre à une approche à la Cult Of Luna ou encore certains passages Gojiresques. Le titre vient trancher l’album, cependant il est un excellent interlude qui poursuit parfaitement bien « Few Pale Stars » et introduit « Painless I Leave This World » avec brio.

Non seulement muni d’un son fort correct, d’un artwork excellent, l’album Pillar Of Hope est un puits sans fond d’idées parfaitement maîtrisé d’un point de vue techniques mais aussi concernant les ambiances. Lethaeos envoient du gras pour cet hybride délice, et avec ce premier album ils se forgent une image déjà de sérieux challengers de la scène metal. Le style est gargantuesque et ils sont de véritables Caterpillar de l’espoir.


Tracklist :

  1. It Comes (Intro)

  2. They Conspire

  3. Visceral

  4. Impure Wind Whistles

  5. Waves Of Sand

  6. Few Pale Stars

  7. Pillar Of Hope

  8. Painless I Leave This World

cities-of-mars-celestial-mistress

  • GroupeCities Of Mars
  • AlbumCelestial Mistress
  • Sortie2016
  • LabelSuicide Records
  • StyleFuzzy Doom
  • Site Web : www
  • Note: 17/20

La Suède est un pays fascinant à plus d’un titre. Spécialement lorsqu’il s’agit aux nordiques et leur rapport à la musique. A croire qu’il y a un gène spécialement dédié aux suédois qui leur prodigue une capacité de créer et de composer tout style musical proche de la perfection et ce peu importe la scène dans laquelle ils évoluent. Je ne compte pas les groupes suédois qui parviennent dès la première écoute à me scotcher, me laissant la bouche ouverte totalement pantois (je vais vous éviter l’épisode où il m’arrive, également, de baver).

Cities of Mars ne déroge pas à cette règle, et parvient avec seulement 3 titres (approchant les 27 minutes tout de même), à nous emmener dans leur univers fantastique. Fantastique, car Celestial Mistress à l’instar de leur premier EP Cyclopean Ritual/The Third Eye  nous conte l’histoire de Nadia, une agent du KGB qui est partie en mission sur Mars en 1971 afin de ramener une ancienne civilisation à la vie. Un récit qui est en parfaite adéquation avec le « Fuzzed out Sci-fi Doom » que nous délivre C.O.M (à ne pas confondre avec Church Of Misery hein).

Le groupe nous vient de Gothenburg et est composé de Danne Palm ((ex-Marulk & Monolord)), Christoffer Norén (ex-Benevolent) et Johan Küchler. L’album a été enregistré et mixé par Esben Willems au Berserk Audio ( qui est connu pour avoir,entre autre, produit et enregistré les trois premiers Monolord ). Le travail réalisé sur cet E.P est remarquable. J’ai, très honnêtement, rarement entendu un album aussi bien produit. La cover, elle aussi est incroyablement réussie. Après autant d’éléments positifs, il ne reste plus qu’à voir si l’élément principale ,qu’est la musique en elle même, répond à nos attentes.

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, la réponse est un grand oui.

Doom, Cities of Mars l’est assurément. Mais le cantonner à ce style serait injuste tant les influences Post-Hardcore, Grunge, Et parfois même Post-Metal viennent agrémenter le tout de façon très homogène. On pense à un mix de groupes entre Suma, The Sword (premier album), Alice in Chains, Black Sabbath, Sleep, mais le tout avec une identité qui est vraiment propre au trio suédois.

Durant ces trois titres, vous allez être plongé dans le désespoir, la peur, les angoisses de Nadia (Notre agent du KGB), tantôt par les riffs acérés , par les ambiances éthérées, par la batterie incisive et puissante, par ces voix criées, sombres, qui combattent en duel, par ce mur de Fuzz qui vous accule au point de vous faire suffoquer, par cette basse tout en rondeur qui joue son rôle à la perfection en proposant des plans originaux… Et par tellement d’autres choses qu’il est tout simplement impossible de reproduire avec de simples mots.

Vous l’aurez compris ces trois titres vous enivreront à vous en faire perdre toute notion de réalité.

Le plus surprenant c’est la maturité qu’a déjà ce groupe et ce seulement avec deux méfaits à son actif. Ce qui pousse à croire que si ils continuent dans cette voie, ils n’auront aucun problème, à l’instar d’un Monolord, à s’installer en figure de proue de la scène Doom européenne.

 


Tracklist :
01. Gaze Of Leviathan
02. Beneath A Burning Sun
03. Celestial Mistress

sludge

  • Groupe : Sludgehammer
  • Album : The Fallen Sun
  • Sortie : 2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Thrash/Death/Groove Metal
  • Site Web : www
  • Note : 13,5/20

Si nous devions faire une liste des villes canadiennes les plus affluentes, Toronto serait forcément dans le lot. Berceau de nombreuses personnalités tel le « rappeur » Drake, le catcheur Edge, les « acteurs » Stephen Amell ou Keanu Reeves ou même la princesse de l’EBM Jennifer Parkin du groupe Ayria (Un de mes groupes préférés, je profites de cette occasion pour la citer !), Toronto ne manque pas de ressource. Et si les gars du groupe Sludgehammer sont à rajouter sur cette liste ?

Existant depuis 2013, le groupe nous propose son premier LP The Fallen Sun composé de 11 titres pour un total de 55 minutes groovy et rythmées qui vont faire bouger les têtes à l’ancienne ! Car si il y a quelque chose de mystique dans ce groupe, ça doit bien être cet aspect old-school. Les sonorités sont assez conventionnelles, on est bien loin de l’originalité du progressif ou du djent, mais c’est tellement bien foutu que ça en est génial ! Avec une dominance Thrash très 80s et Heavy façon Iron Maiden, le groupe s’amuse et se moque d’être avant-gardiste; mais il nous propose tout de même une pléthore de sonorité dans laquelle le groupe s’affirme et s’essaye à merveille.

Le groupe joue assez subtilement avec la variante du Death Metal par exemple; les lyrics sont une critique sociale jonchée de délire horrifique à la Evil Dead, le chanteur Chris Szarota varie entre un chant clair très énergique et des gutturaux maitrisés tout le long du LP et certains titres sont clairement à dominance Death, notamment « Ectogenesis », le très énervé « Revolting » ou encore le très très lourd « Casualties » ! On retrouve aussi quelque sonorité Heavy et Power dans le titre « Black Abyss » qui possède une superbe introduction mélodique au piano et aux violons.

Les guitares de Jeff Wilson et de Tyler Williams résonnent à merveille peu importe le titre, d’ailleurs il y a un magnifique solo de guitare dès le premier titre « Demons From The Woodwork », Dan Ayers guide tout le monde avec sa basse et accompagne le chanteur sur le vocal et Fernando Villalobos suit parfaitement tout ce petit monde mais se permet d’exploser de temps à autre, comme sur « Revolting » où il est omniprésent.

Sludgehammer fait parti de ces groupes sans pression, ceux qui font de la musique pour le fun, qui s’amuse à créer et à jouer sur scène. Leur premier LP est un succès, une belle pièce old-school qui montre une synergie des membres du groupe et un bel éventail de variation sonore, clairement à recommander à tout les fans de Thrash et de Death 80’s qui cherchent à rajeunir leur musicothèque !
A noter, pour finir, que le groupe sera en tournée en Novembre 2016 un peu partout en Europe, et que ce Celestial Mistress va sortir en 10  ». Un excellent cadeau à demander pour les fêtes de fin d’années.


Tracklist :

01. Demons From The Workwood
02. Intestines Entwined
03. The Black Abyss
04. Ectogenesis
05. Carrion Eater
06. Consuming Afterbirth
07. Carnivorous Forest
08. Utopian
09. Revolting
10. Organ Harvester
11. Casualtis

miiles-of-october

  • GroupeMissiles Of October
  • Album : Better Days
  • Sortie2016
  • LabelPogo Records/Ebus Music/Trummer Pogo Records/Skate Pizza Records
  • StyleStoner punk sludge noise
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

Les personnes qui s’intéressent à la scène belge, et plus particulièrement bruxelloise, savent à quel point la majorité des groupes ont incompréhensiblement une renommée confidentielle. Pour moi c’est un réel mystère, car bon nombre de ces groupes proposent des albums de qualité et très régulièrement avec une identité qui leur est propre. Ce qui est clairement le cas de ce Better Days, le second LP, de ce trio nous venant tout droit de la capitale belge.

Il faut dire que les membres de M.O.O ne sont pas nés de la dernière pluie. Bob Seytor (Contingent), Mathias Salas (Frau Blucher and the drunken horses) et Lionel Beyet ([P.U.T]). Rien que ça.

En toute franchise, la première fois que j’ai écouté ce Better Days, je n’ai pas accroché. Je sentais le potentiel mais je n’avais pas l’emballement ne suivait pas. Cependant, au fur et à mesure des écoutes, l’album se révèle. A ma décharge, il faut bien avouer que ce mélange de punk, noise rock, stoner n’est pas des plus accessible et nécessite plusieurs écoutes.

Et puis, petit à petit, tu te dis que la guitare dissonante et le travail des deux voix sur « No Brain No Headache » ( je me demande si c’est un hommage à l’ancien webzine ou pas…) sont vraiment bien foutus. Que le côté punk du titre éponyme ne peux t’empêcher de taper du pied et de secouer la tête. Que le travail sur la wha wha d’ « Everyday » est simplement mortel. De même que le côté planant de ce même morceau qui apporte un peu de répit dans ce vortex de violence. Que « Looser Man », qui est ce que je considère comme le « hit » de ce Better Days. Cette chanson fourmille de bonnes idées et est incroyablement catchy. Que le travail des voix (rappelant volontairement ou non Vandal X), sur « Blah-Blah-Blah » est des plus réussi.

C’est donc vraiment un album plein que nous livre Missiles Of October. Si jamais vous aimez Jesus Lizard, Lightning Bolt, Vandal X, Dazzling Killmen… Donnez la chance à cet album. Vous ne le regretterez pas.


Tracklist :

  1. State Of Crisis
  2. No Brain, No Headache
  3. Satisfaction In Nothing
  4. Better Days
  5. Everyday
  6. Looser Man
  7. Chainsaw
  8. Problems
  9. Blah-Blah-Blah
  10. Two Feet In Sludge

 

zombie-sam-self-conscious-insanity_imagelarge

  • Groupe : Zombie Sam
  • Album : Self Conscious Insanity
  • Sortie : 2013
  • Label : Coroner Records
  • Style : Horror Rock/ Industriel
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

The Zombies, White Zombie, Rob Zombie… Depuis quelque temps, les zombies tentent d’envahir nos jours et chacun jusqu’ici a laissé une trace dans le domaine de la musique et/ou du cinéma. Venant tout droit d’Italie, une autre créature s’est réveillée, son nom ? Zombie Sam ! Producteur de musique et de soundtrack pour le 7ème art, Zombie Sam désire s’initier dans nos cerveaux par le biais de son projet éponyme. Son premier album sortit tout droit d’outre-tombe, Self Conscious Insanity se présente comme étant un album très axé Horror-Rock / Indus inspiré en grande partie par un esprit Halloween, l’univers de Tim Burton et son goût pour les contes merveilleux.

Alors, est-ce que Zombie Sam a véritablement les crocs ou est-il bon pour retourner dans son cercueil ?

Pour 13 titres d’une durée totale de 42 minutes, Zombie Sam nous montre son univers en variant les sonorités, entre clavier et effet électronique fantomatique, guitares aux riffs heavy et chant très catchy. Le premier titre « A Hollow Tale » jouit de guitares très rythmées, d’une ambiance très enfantine (des gna-gna-gna, des la-la-la, des coups de xylophone…), un refrain catchy et rythmé, de quelque passage pop-commercial comme on en entend dans les groupes de Metalcore les plus douteux et d’effet électronique rappelant quelque titres de Deathstars. D’ailleurs, le second morceau « Woman in White » est très axé Rock mais rappelle pas mal aussi ce bon vieu Marilyn Manson. Le titre « A Beautiful Zombie » et « The End, for Now… » eux rappellent indéniablement l’univers Burtonien: Le premier son comporte des bruits de squelette en percussion qui fait très Noces Funèbres et les lyrics s’en rapproche assez; quand à l’autre qui est sans parole elle rappelle pas mal l’éternel Étrange Noël de Mr.Jack par le biais des instruments.

Le morceau « The Awake » est un mystère qu’on pourrait croire à une blague tellement il n’est pas en accord avec le reste de l’album: Fini les sonorités rock, le côté Indus, on a là titre affreusement Pop qui pourrait rappeler Dido avec son talent en moins. Et puisque j’entame les aspects négatifs de l’album, continuons ainsi. Malgré les diverses sonorités, on ne fait que survoler ce qui a l’ombre d’une bonne idée. Les titres n’innovent en rien et même si il y a un certain mélange des genres, on ne peut s’empêcher de dire que l’album fait très commercial tellement c’est catchy, j’ai même hésité à rajouter la notion Pop-Rock à l’album… Mais pour ne pas finir sur une mauvaise note pour l’analyse, les 3 musiques sans paroles sont sans doute ce que l’album a de mieux à offrir, certainement le plus maîtrisé (donc assez proche du métier de Zombie Sam) et le moins orgueilleux.

Au final ce premier album de Zombie Sam est à demi-teinte. On a une belle volonté de vouloir marier des sonorités mais il s’en retrouve que les éléments Pop-catchy dominent et brisent toute l’originalité de l’album ce qui est très énervant car on a une bonne volonté mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a une forte envie commerciale derrière. Cependant l’univers de Zombie Sam est clairement maîtrisé: les contes d’Halloween sont plaisants, les références à celui de Burton sont maîtrisées. Zombie Sam a donc de bonnes idées mais il devrait voir plus dans l’originalité et moins dans le catchy, plus s’inspirer de la palingénésie, de l’art et de son univers, sur les émotions et calmer sa satyriasis débridée car on ne peut passer outre un mauvais ressenti de vouloir plaire à tout le monde et surtout aux porte-feuilles, ce qui ne passe pas chez moi car je ne suis pas un homme facile.


Tracklist :

  1. A Hollow Tale
  2. Woman in White
  3. Never Betray
  4. Family Portrait
  5. Through the Looking Glass
  6. Retry
  7. The Awake
  8. Brake the Fate
  9. A Beautiful Zombie
  10. Stay Away From Me
  11. Unreal
  12. The End, For Now…
  13. A Hollow Tale [Orchestral Version]

a-dream-of-poe-3

  • Groupe : A Dream of Poe
  • Album : An Infinity Emerged
  • Sortie : Novembre 2016
  • Label : Solitude Productions
  • Style : Doom / Doom Lancinant 
  • Site Web : www
  • Note : 19/20

Je ne devais pas chroniquer cet album aussi rapidement, mais la curiosité (qui est parfois bonne conseillère) m’a poussé à aller écouter ce nouvel album du duo Portugais de A Dream of PoeA Waltz for Apophenia est déjà leur troisième LP, le précédent ayant tout juste un an (Octobre 2015). A ce titre, ce nouvel album clôt la trilogie du concept débuté avec The Mirror of Deliverance (2011).

Alors quoi de neuf ?
La musique interprétée ici se veut toujours aussi lente que possible, avec un riff toujours aussi plombé. On retrouve quelques growls de ci de là qui avaient totalement disparues ou presque sur The Mirror of Deliverance , et la voix claire qui représente environ 85% du chant est d’une pureté et d’une douceur rare.

L’album ouvre sur « La Mort Blanche ». Le début du titre est d’une beauté incroyable. Le son et cette beauté vocale donnent le ton. C’est du Doom ! Guitare acoustique/voix font un travail tout simplement magique. Le riff électrique et la rythmique qui arrivent ensuite ne font qu’enfoncer le clou. Dès le premier morceau, A Dream of Poe m’a conquit. Du Doom simple, lancinant, très mélodique, rien de tel pour faire voyager et laisser son imagination voguer.
« Abyss, my Lover » nous plonge contrairement au premier titre, dans un univers plus sombre. Le Doom proposé ici est plus dark. On retombe sur des influences plus proches de My Dying Bride, sauf que ce chant si aérien, donne vraiment une identité unique au duo. Les quelques voix extrêmes présentes sont toujours contre-balancées par un air  ou une voix aérienne.

Des voix extrêmes il y en a, mais elles sont rares (du moins sur les premiers titres). Mais je ne sais pas si ce sont elles qui apportent le coté morbide que l’on ressent parfois, ou c’est tout simplement les riffs de guitares très plombées. C’est lent, très lent. Certains diront que cela l’est peut-être trop. Que ces gens aillent au diable, le Doom se doit être le plus lent possible. Ici on doit friser les 60 BPM, voir moins par moment comme sur « Pareidolia » notamment. C’est exquis.
Je n’oublierai pas non plus de vous parler des quelques soli de guitares placés ici et là très adroitement, souvent à des moments inattendus, comme sur « Pareidolia ». Celui-ci d’ailleurs je l’ai pris pleine face alors que je somnolais en écoutant la chanson.

« Abyss, the Destroyer » débute quant à lui de façon très lente et monte progressivement en puissance, avec un rythmique que l’on qualifierai d’excité juste avant l’extase du solo de guitare, tout autant inattendu que celui de « Pareidolia« 

A Waltz for Apophenia est un album assez long, pour 8 titres, ça flirte assez souvent avec les  sept ou huit minutes, avec en apogée, « A Valsa dos Corvos » et ses dix minutes cinquante. Ce titre, mixe d’ailleurs à merveille les deux univers du duo. Lenteur et douceur, ainsi que brutalité et chaleur. Et puis ce break, piano/voix qui fait dresser les poils… Succulent, magique ! Il aurait presque fallu en rester là… C’est juste dommageable que le titre reprenne sur un riff en béton armé. 
Enfin, « World’s End Close » vient clôturer l’album et la fameuse trilogie. Pour un final, je peux vous dire que c’est musclé ! 

Du grand A Dream of Poe ! Ce troisième album est sans aucun doute leur meilleur. Les amateurs de Doom ne pourront que succomber aux talents du duo. Vocalement c’est splendide et musicalement il n’y a vraiment rien à redire. C’est du très très bon travail. Bravo les gars !


Tracklist :

01. La Mort Blanche
02. Abyss, My Lover
03. Pareilodia
04. Vultos II
05. Abyss, The Destroyer
06. The Voice of Fire
07. A Valsa dos Corvos
08. World’s End Close

uforia-fightorflight-albumfront

  • Groupe : Uforia
  • Album : Fight Or Flight
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Hard Rock Alternatif
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

Nous voici aujourd’hui au Canada pour cette chronique d’Uforia qui nous propose un Ep de 5 titres d’une vingtaine de minutes et il s’agit ici de leur troisième production.

En tout premier lieu, force est de constater que le rock heavy/grungy du combo est vraiment très abordable pour tout auditeur lambda.

En effet l’ambiance est bien rock avec des côtés plus pêchus par moment, et les canadiens incluent également quelques parties de grattes bien seventies, un peu psyché rock’n’roll comme sur « Is Anybody Living ? » .

Les mélodies instrumentales et vocales se complètent bien et d’ailleurs vocalement, on pourrait faire un rapprochement avec le chant d’ Incubus voire même quelques intonations du chant clair que l’on retrouve chez The Dillinger Escape Plan.

Les morceaux sont souvent appuyés de chœurs sing-a-longesques comme à la fin du titre en question conclu par une mélodie mélancolique au piano.

« Fight or Flight » se fait accrocheur par sa rythmique très dansante, rock’n’roll et le refrain avec encore une fois les chœurs restent en tête. Un bon passage à la gratte apporte même ce côté 70’s à nouveau. C’est assez planant puis l’on revient à cet air catchy.

« Wake Me » démarre à l’acoustique, et pour le coup, concernant cette ballade, on pensera à Silverchair. Un jeu de questions/réponses entre ce couplet posé légèrement aux arpèges et ce refrain qu’il lorsqu’il démarre injecte une énergie avec les guitares plus lourdes. Une ballade aux variations plus brutes dont l’assemblage dégage un concentré d’émotions.

Les émotions sont également mises en avant sur « Overthrow » qui se démarque de ses comparses puisqu’ici le côté acoustique dure tout le long du titre. L’ambiance est toujours principalement rock très abordable et le groupe sait maîtriser à nouveau cette patte catchy.

« Radiation » appuie quant à elle sur l’ambiance rock psychédélique avec d’excellentes mélodies et soli de gratte qui renvoient directement à l’époque, et le boulot rythmique,lui, bien balancé.

Un EP frais et sympathique pour tout amateur de (hard) rock accrocheur, et c’est du Canada qu’il nous arrive. Jetez y donc une oreille.


Tracklist:

  1. Fight or Flight

  2. Radiation

  3. Wake Me

  4. Overtgrow

  5. Is Anybody Living ?

maxdmyz-the-hate-plane

  • Groupe : MaxDmyz
  • Album : The Hate Plane
  • Sortie : 2014
  • Label : Renegade Records
  • Style : Metal
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

Existant depuis 2000, MaxDmyz est un groupe qui a connu une véritable évolution au fur et à mesure de ses enregistrements. Aujourd’hui, son dernier album en date The Hate Plane sorti en 2014 est ce que le groupe a de meilleur à nous offrir (d’un point de vue studio, je vous conseille vivement d’aller les voir en live si vous en avez l’occasion) et autant vous dire que cet album, en 13 titres pour un total d’une heure, propose une panoplie rarement entendue.

Le premier morceau, « Cyanide » est une bonne introduction à l’œuvre de MaxDmyz: une lourde sonorité oscillant entre Heavy et Thrash de près de 3 minutes, le chanteur Twister nous montre déjà ses capacités en passant d’un chant clair très caractéristique du Heavy à des gutturaux de Death Metal, le batteur Jamie est archi-présent, le guitariste Roger Kirchner nous gratifie d’un bon solo en plus de ses lourds riffs, le bassiste A’Zedd pose une superbe rythmique qui met tout le monde d’accord et le claviériste Vortex est lui plus discret dans ce morceau mais agit tout de même dans l’ombre !

« Grieve » (disponible sur le net) est lui plus long, plus dans le Thrash et l’Indus, donnant moult moment tantôt plus Indus et plus Thrash mais aussi des moments plus calme et une sorte de Breakdown. On y trouve aussi un petit solo en fin morceau.

« Hate Injustice » est lui une grosse critique sociale n’épargnant aucun domaine, que ce soit politique, religieux, morale ou même de langage, tout en prend pour son grade. Twister possède d’ailleurs un bon flow sur ce morceau, qui possède des passages Nu-Metal.

« Nothing Ever Change » propose le début le plus bourrin de l’album avec le batteur Jamie qui implose, accompagné par la guitare de Roger et de la basse d’A’Zedd. Un superbe morceau qui joue superbement bien sur l’équilibre, entre les riffs lourds de guitare, le chant de Twister et la batterie au grisou.

« Void » est lui unique dans l’album: Le clavier se fait déjà plus entendre et une voix féminine accompagne le chanteur dans une envoûtante mélodie faisant office d’hymne au Néant.

« A.K.A » est un morceau d’un amour sombre sous le ciel de Camden, dans des sonorités plus Thrash.

« All » montre des instruments supplémentaires, notamment un violon. Le morceau le plus calme et le plus triste de l’album dans une sonorité plus Heavy dans laquelle Twister joue entièrement le personnage malade de la chanson.

« Zog Choffin » rappelle énormément les meilleurs morceaux de Pantera, le clavier s’entend bien à la fin du morceau.

« Side With Satan » est un morceau très Heavy aussi dont la thématique est notre cher Satan. La cohérence entre les titres et les morceaux est aussi indéniable chez eux.

« Turncoat Soul » est un autre titre qui m’a rappelé Pantera par sa guitare au début, mais qui évolue par quelque chose de plus violent par la suite, plutôt Thrash.

« First Coming« , dernier titre original (les deux derniers étant des remix) montre plus de sonorité que les derniers titres, il propose bien quelque chose de plus Thrash, plus Heavy, plus lourd et lent qui fait headbanger.

Le titre « Hate Injustice(Thrash) » et le dernier titre est « Grieve » remixé par Bixie Lix, concluent l’album avec un titre electro très dansant.

Cet album de MaxDmyz est fastidieux, le travail y est varié,de quantité et on sent que le groupe possède de la maturité tant par les sujets évoqués que par ses sonorités diverses qui tournent autour de nombreux genres. Fan d’Heavy, de Thrash, de musique Metal en général, je vous conseille vivement cet album qui possède tout ce qu’il faut pour faire plaisir l’oreille affamée !


Tracklist :

  1. Cyanide
  2. Grieve
  3. Hate Injustice
  4. Nothing Ever Change
  5. Void
  6. A.K.A.
  7. All
  8. Side With Satan
  9. Zog Choffin
  10. Turncoat Soul
  11. First Coming
  12. Hate Injustice (Thrash)
  13. Grieve Bixie Lix remix

amaranthemaximalismcover

  • Groupe : Amaranthe
  • Album : Maximalism
  • Sortie : Octobre 2016
  • Label : Spinefarm Records
  • Style : Pop / Rock / Electro
  • Site Web : www
  • Note: 16/20

 


Avant de me lancer dans cette chronique et de vous parler de ce nouvel album sachez que je ne suis pas un grand fan de métal, je suis plus rock/punk rock et que le ressenti et mon avis sur cet album ne mettra pas forcément tout le monde d’accord surtout pour les puristes.

Voici donc le 4ème album d’Amaranthe qui sortira le 21 octobre 2016. L’album a été enregistré aux studios Top Floor de Göteborg, en Suède, avec le producteur Jakob Herrman et masterisé par Svante Forsback. Et de ce côté-ci le travail de son est impeccable, un vrai travail de professionnel, le son des instruments au mélange des voix (3 chanteurs !) est géré du début à la fin.

Venons-en maintenant aux titres proposés dans cet album intitulé Maximalism. C’est surement l’album le plus varié du groupe. Car pour ceux ou celles qui ne le savent pas encore, Amaranthe est un groupe avec un style bien particulier qui mélange métal, rock, pop et électro. D’ailleurs le titre « Limitless » en est un parfait exemple. Dans ce titre nous nageons dans quasi uniquement de l’électro avec un brin de métal vers le deuxième couplet.

Le groupe a déjà dévoilé officiellement un premier titre « That Song » accompagné d’un clip.

Ici aussi on remarquera un style bien plus pop-rock que métal. Si vous aimez ce titre sachez que la plupart des titres de cet album sont plus orienté métal/électro mais tout aussi entrainant que celui-ci. Les refrains vous donnerons envie de bouger, ce qui pour ma part m’a étonné, quand on m’a vendu Amaranthe comme un groupe de métal. Pour le côté métal les riffs sont aussi plus variés que les précédents opus accompagné de plus de solo ce qui franchement ne fait pas de mal.

Au final les puristes de métal ne s’y retrouverons pas mais pour les moins fans comme moi, ce groupe nous permet de mettre un premier pied dans ce style musical et de commencer à l’apprécier. C’est un véritable coup de cœur et pour rappel le groupe sera en concert en France le 3 novembre dans la salle « Petit bain » qui est une péniche ! (première partie : Smash into pieces et Sonic Syndicate).

 


Tracklist :

01. Maximize
02. Boomerang
03. That Song
04. 21
05. On The Rocks
06. Limitless
07. Fury
08. Faster
09. Break Down And Cry
10. Supersonic
11. Fireball
12. Endlessly