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black-antlers

  • GroupeBlack Antlers
  • Album : Demo III
  • Sortie2013
  • Label : Symbol Of Domination Productions
  • Style : Black /Ambient
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

C’est une collaboration entre un américain et un croate qui est l’oeuvre Black Antlers et c’est sur cette démo sortie en 2013 proposé par le label Symbol Of Domination Productions que nous allons nous attarder aujourd’hui.

Quatre titres pour environ vingt minutes d’un black metal très raw auquel vient s’allier une part très ambient.
On tape ici dans le purement underground avec dès le départ « Pure » qui introduit à la guitare folk afin de poser une douce touche avant que ne débute l’acharnement.
Parce que dès les premières notes de « Wert Des Lebens », on se rend bien compte que l’auditeur traversera un instant très lugubre.
Démarrage incantatoire avant que le black bien raw bien violent ne vienne sacrifier cet instant qui semblait jusqu’alors posé.
Une batterie démoniaque tabasse sur les riffs très ‘lames de rasoir’ et les vocaux bien mis en avant (un peu à la manière des premiers albums de Beherit) varient entre le très haut perché et perçant à vous endommager les tympans, le plus grogné, puis des variations plus graves.
Sur « Erasing Hate », l’intro ambient est intrigante avant que n’interviennent des riffs mélancoliques rendant le corps du morceau très Dsbm avec ces vocaux grinçants des plus torturés.
Le rythme, ensuite, s’acharne telle une attaque de démence et l’on revient à cette funéraire valse avant de terminer écrasé et étouffé par tant de hargne.

Et l’on termine doucement, sur une piste folk/ambient un peu à la Kraina Bez Wiatru, avec cette guitare acoustique et ces lourds rythmes, cet ensemble refermant de façon paisible et soporifique la page de ces vingt minutes alternant une cruelle haine et une ambiance atmosphérique.
Une démo qui ravira les amateurs d’ultra underground, à ceux qui ne regarderont pas la qualité sonore mais l’esprit des décombres, les dérangés en quête d’une bande son où le cerveau s’y retrouvera anéanti et aux amateurs de schizophrénie sonore.

 


Tracklist :
01. Pure
02. Wert Des Lebens
03. Erasing Hate
04. Inner Peace

wheel-of-smoke

  • GroupeWheel Of Smoke
  • Album : Mindless Mass
  • Sortie2016
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock Psychédélique
  • Site Web : www
  • Note: 12/20

Wheel of Smoke (à moins que ce soit We Love Smoke ?) commence à se faire une sérieuse réputation sur la scène stoner-alternative. C’est que l’air de rien les louvanistes (de Louvain, en Belgique, ville connue également pour brasser la Stella Artois, breuvage maltés dont vous êtes friands, ne dites pas le contraire, petits coquins), en sont déjà à leur quatrième offrande.

W.O.S a coutume de ne pas s’inscrire dans un carcan musical bien circonscrit. Et c’est encore le cas sur ce Mindless Mass qui donne au terme éclectisme tout son sens. Comme à son habitude, W.O.S s’adresse aussi bien aux fanas des 70’s qu’au fans des 90’s. Si vous aimez le rock psyché, le stoner, le grunge, le post prog vous trouverez de quoi vous sustenter dans ce Mindless Mass.
Ici, les riffs bien lourds et gras partouzent allègrement avec des passages plus mélodiques. On sent que le groupe est la pour se faire plaisir et non pour chercher à agrandir sa fan base (pas comme certains groupes prêts à se prostituer musicalement afin de faire un peu plus de dates ou de vues sur youteub), et ça fait plaisir.

Après, je vais être franc, même si je trouve qu’il y a des bonnes idées, et que la production est plus que valable, je doute écouter souvent ce Mindless Mass, et privilégierai Signs of Saturn, leur seconde galette qui à mon humble avis était plus inspirée.

Pour conclure, si vous avez l’occasion de voir le groupe sur scène, n’hésitez pas à vous déplacer, car si il y a bien un endroit où la musique de W.O.S prend tout son sens c’est sur les planches.

 


Tracklist :

  1. Degeneration
  2. Ruins
  3. Bad Shepherd
  4. Unnamed
  5. Synchronicity
  6. No More Tv
  7. Feral

doomcult

  • Groupe : Doomcult
  • Album : End All Life
  • Sortie2016
  • Label : Morbid Syndicate
  • Style : Doom Metal
  • Site Web : www
  • Note: 14/20


Lorsque j’ai lu le communiqué de presse concernant cet album, j’ai eu des frissons qui m’ont parcouru tout le corps ( je dis bien TOUT le corps). En effet, on annonce que ce nouveau one man band néerlandais est influencé par la trilogie mythique du Peaceville Records de la grande époque, c’est à dire Anathema, My Dying Bride, Paradise Lost. Autant dire les trois groupes majeurs qui m’ont fait apprécier, que dis je, adorer le doom et ses dérivés. Alors cet album tient il ses promesses ? Autopsie.

L’album s’ouvre sur « Angel ». Les guitares sont mélodiques, vraiment typique du Paradise Lost de « Shades of God » et « Icon ». On se laisse emporter, c’est mélancolique sans être guimauve. Vient ensuite le chant. Et la je suis interloqué, ce n’est ni une voix claire, ni une voix gutturale. C’est le cul entre deux chaises et c’est déstabilisant. Sur les couplets, ça me choque, cependant sur les refrains c’est plus convaincant. Voyons le reste.
« Master », deuxième plage, commence à nouveau très bien. Musicalement ça tient la route. On est en territoire connu. Il y a de bonnes idées. La voix posée, limite parlée, me déstabilise à nouveau. Par contre lorsque celle ci devient plus « criée », je deviens petit à petit conquis. C’est que je commence à bien m’y faire dis donc.
« Ravens » et « Wrath », respectivement 3ième et 4ième titres, sont moins « doom », plus « dark metal ». Le tempo est plus rapide, les guitares moins mélodiques. Ça se laisse écouter, mais ce n’est pas trop mon trip. Les initiés par contre se régaleront.
« Hammer », « Dawn » et le titre éponyme  « End All Life » terminent l’album comme il a commencé. Le chant me semble nettement plus maîtrisé que sur les premiers titres. Le travail des mélodies des guitares est vraiment très bon. Sur « End All Life », on ressent l’influence Anathema et ça, ça fait plaisir les amis.

En conclusion, pour un premier album c’est vraiment très prometteur. Un certain travail sur les parties vocales et à faire, de même que sur la production ( qui est parfois limite tout en étant écoutable ) . mais je suis persuadé que dès le second album ces soucis de jeunesse seront effacés.

 


Tracklist :

  1. Angel
  2. Master
  3. Ravens
  4. Wrath
  5. Hammer
  6. Dawn
  7. End All Life

 

ribbons

  • Groupe : Ribbons Of Euphoria
  • Album : S/T
  • Sortie2016
  • Label : Satanath Records
  • Style : Rock Psychédélique
  • Site Web : www
  • Note: 14/20


De Grèce, nous avons plus souvent l’habitude d’entendre parler de sa scène Metal Extrême ( Septic Flesh, Nightfall, Rotting Christ et tant d’autres ), mais nettement moins de sa scène psyché prog. C’est pourtant dans cette catégorie qu’officie R.O.E. . Avec des influences telles que Jethro Tull, Deep Purple, Cream, Grand Funk Railroad, voir les débuts de Black Sabbath, apprêtez vous à faire un voyage dans les 70’s.


Guitare fuzz, orgue Hammond, flute occasionnelle ( l’épique « A Jester and The Queen »), voix atypique de Stavros Zouliati, structures musicales oscillant entre le prog rock, le blues inspiré, et le rock le plus acide, production vintage, percussions sur fond de jazz rock à la Santana ( Sur le titre d’ouverture « Incidence of Truth »), pochette crayonnée en noir et blanc, pas de doute, nous avons fait un bond en arrière de plus de 40 ans.


5 titres, 5 trips hallucinés composent ce premier album éponyme. 5 titres d’une incroyable maturité qui par leurs identités propres surprendront l’auditeur et le prendront par la main pour une visite guidée revisitée des groupes qui ont écrit l’histoire du rock. Un beau témoignage au passé qui ne sonne pas obsolète pour autant.

 


Tracklist :

  1. Incidence Of Truth
  2. A Jester And The Queen
  3. The Druids Are Rising (to the forefront once more)
  4. Smokin’ and Spittin’
  5. Mindful Of Dreams

indivia

  • Groupe : Indivia
  • Album : Horta
  • Sortie2016
  • Label : Argonauta Records
  • Style : Stoner/Doom instrumental
  • Site Web : www
  • Note: 18,5/20

Une des raisons qui motive à écrire des chroniques pour un webzine c’est le fait de pouvoir découvrir des groupes sur lesquels tu es passé totalement à côté vu le nombre incalculable de sorties à la semaine. Vous avez donc aisément compris que Indivia est une découverte en ce qui me concerne.

Indivia est un trio instrumental nous venant de Padoue en Italie. Le groupe s’est formé en fin 2012, en 2014 le groupe sort son premier ep Belladonna en autoproduction. Et donc en 2016 sort Horta, sur Argonauta Records ( qui est décidément très actif ces derniers temps ).
Oh, j’ai oublié de vous préciser que les transalpins officie dans un Stoner Doom instrumental de haute volée. Alors oui, les influences de groupes cultes tel Black Sabbath, Sleep, Bongzilla voire même Karma To burn se font ressentir. En ce qui me concerne c’est plus un point positif qu’une tare.

Dès l’intro de « Dharma » et de son riff de basse pachydermique, Indivia vous inflige un uppercut qui vous fera vaciller. Un riff accrocheur répété inlassablement, une batterie qui cogne sévère. Le K.O n’est déjà pas loin. Premier round remporté haut la main par le trio.
Donner son avis sur ce genre d’album revient à répéter les mêmes superlatifs. Les titres s’enchaînent, se ressemblent, mais on en redemande, encore et encore. Le visage devient de plus en plus tuméfié au fur et à mesure des pistes. La tête bourdonne par la lourdeur crachée par nos enceintes. Ce son puissant, tel un crochet du droit de Rocky Marciano, est juste limpide et énorme. Ce son sert à la perfection les compose du groupe. Alourdissant les riffs monolithiques, tout en appuyant les parties plus enlevées.

Seul petit défaut notable de cet album est sa durée. Seulement 32:47. C’est peut être pour ménager les auditeurs les plus fragiles. Me concernant ça a pour conséquence direct de laisser la touche repeat de mon lecteur enclenchée. Bon, je vous laisse, je retourne m’en remettre une petite couche. Vivement la suite. Coup de cœur.

 


Tracklist :

  1. Dharma
  2. The Green Planet
  3. Hyperion
  4. Shogun
  5. Ciò Che Tradisce
  6. Re-Growth

 

sektor-alpha

  • Groupe : Sektor
  • Album : Alpha
  • Sortie2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Thrash/Death/Black
  • Site Web : www
  • Note: 14/20

 

La rage teutonne vient s’inviter dans nos pages avec une lignée metal énergique aux bons côtés old school d’un thrash/death/black des familles.
Les vestes à patches sont de sortie tout au long des titres proposés.

La voix est rageusement écorchée et pose bien cet aspect corrosif comme l’on aimait déjà le faire à l’époque. Les rythmiques sont démentes quant à elles. Ça tabasse, assomme et mitraille. Les variations sont excellemment posées comme sur l’excellente « Monster ». Du blast, des passages plus power/groovy, du bon gros solo qui tronçonne, l’ensemble accroche naturellement.
Le thrash se fait donc bien agressif, tend même vers le black metal sur « Iron Cold » mais incorpore même des tons death metal à la potion.
Potion qui, d’ailleurs, passe sympathiquement bien et « Takeover » revient à ce schéma de variations stylistiques. Du bon micro décalage, des mélodies qui s’enchaînent comme il se doit, et une basse bien présente. L’accélération s’accompagne d’un solo qui vient renforcer cette touche qu’apprécieront les nostalgiques.
Un départ canon sur « Ritual », avec un batteur qui s’emballe dès l’intro, ensuite, un passage nuancé plus décalé apparaît avant que ne se déchaîne le moshpit.
Le morceau évolue, varie, vit sous multiples facettes, on passe de tons épiques, à l’imposition de cette violence qui booste radicalement les esprits.
Il en va de même pour « The Awakening » qui possède un quota grassement élevé de puissance d’accroche.
Qu’il s’agisse de la partie mid-tempo ou des passages où s’imposent cette double lourdement burnée, la claque est catchy.

Un peu plus de 35 minutes d’un retour en arrière, avec des idées actuelles, les amateurs de groupes comme Kreator et d’autres combos ayant su bercer toutes les vertèbres de la scène thrash des 90’s. La rage teutonne a donc bien fait de s’inviter chez nous.


Tracklist :

    01. Iron Cold
   02. The Question
   03. Monster
   04. A Fire Burns
   05. Takeover
   06. Interlude
   07. Social Predator
   08. The Rage
   09. The Awakening
   10. Ritual