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cities-of-mars-celestial-mistress

  • GroupeCities Of Mars
  • AlbumCelestial Mistress
  • Sortie2016
  • LabelSuicide Records
  • StyleFuzzy Doom
  • Site Web : www
  • Note: 17/20

La Suède est un pays fascinant à plus d’un titre. Spécialement lorsqu’il s’agit aux nordiques et leur rapport à la musique. A croire qu’il y a un gène spécialement dédié aux suédois qui leur prodigue une capacité de créer et de composer tout style musical proche de la perfection et ce peu importe la scène dans laquelle ils évoluent. Je ne compte pas les groupes suédois qui parviennent dès la première écoute à me scotcher, me laissant la bouche ouverte totalement pantois (je vais vous éviter l’épisode où il m’arrive, également, de baver).

Cities of Mars ne déroge pas à cette règle, et parvient avec seulement 3 titres (approchant les 27 minutes tout de même), à nous emmener dans leur univers fantastique. Fantastique, car Celestial Mistress à l’instar de leur premier EP Cyclopean Ritual/The Third Eye  nous conte l’histoire de Nadia, une agent du KGB qui est partie en mission sur Mars en 1971 afin de ramener une ancienne civilisation à la vie. Un récit qui est en parfaite adéquation avec le « Fuzzed out Sci-fi Doom » que nous délivre C.O.M (à ne pas confondre avec Church Of Misery hein).

Le groupe nous vient de Gothenburg et est composé de Danne Palm ((ex-Marulk & Monolord)), Christoffer Norén (ex-Benevolent) et Johan Küchler. L’album a été enregistré et mixé par Esben Willems au Berserk Audio ( qui est connu pour avoir,entre autre, produit et enregistré les trois premiers Monolord ). Le travail réalisé sur cet E.P est remarquable. J’ai, très honnêtement, rarement entendu un album aussi bien produit. La cover, elle aussi est incroyablement réussie. Après autant d’éléments positifs, il ne reste plus qu’à voir si l’élément principale ,qu’est la musique en elle même, répond à nos attentes.

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, la réponse est un grand oui.

Doom, Cities of Mars l’est assurément. Mais le cantonner à ce style serait injuste tant les influences Post-Hardcore, Grunge, Et parfois même Post-Metal viennent agrémenter le tout de façon très homogène. On pense à un mix de groupes entre Suma, The Sword (premier album), Alice in Chains, Black Sabbath, Sleep, mais le tout avec une identité qui est vraiment propre au trio suédois.

Durant ces trois titres, vous allez être plongé dans le désespoir, la peur, les angoisses de Nadia (Notre agent du KGB), tantôt par les riffs acérés , par les ambiances éthérées, par la batterie incisive et puissante, par ces voix criées, sombres, qui combattent en duel, par ce mur de Fuzz qui vous accule au point de vous faire suffoquer, par cette basse tout en rondeur qui joue son rôle à la perfection en proposant des plans originaux… Et par tellement d’autres choses qu’il est tout simplement impossible de reproduire avec de simples mots.

Vous l’aurez compris ces trois titres vous enivreront à vous en faire perdre toute notion de réalité.

Le plus surprenant c’est la maturité qu’a déjà ce groupe et ce seulement avec deux méfaits à son actif. Ce qui pousse à croire que si ils continuent dans cette voie, ils n’auront aucun problème, à l’instar d’un Monolord, à s’installer en figure de proue de la scène Doom européenne.

 


Tracklist :
01. Gaze Of Leviathan
02. Beneath A Burning Sun
03. Celestial Mistress