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  • Groupe : A Dream of Poe
  • Album : An Infinity Emerged
  • Sortie : Novembre 2016
  • Label : Solitude Productions
  • Style : Doom / Doom Lancinant 
  • Site Web : www
  • Note : 19/20

Je ne devais pas chroniquer cet album aussi rapidement, mais la curiosité (qui est parfois bonne conseillère) m’a poussé à aller écouter ce nouvel album du duo Portugais de A Dream of PoeA Waltz for Apophenia est déjà leur troisième LP, le précédent ayant tout juste un an (Octobre 2015). A ce titre, ce nouvel album clôt la trilogie du concept débuté avec The Mirror of Deliverance (2011).

Alors quoi de neuf ?
La musique interprétée ici se veut toujours aussi lente que possible, avec un riff toujours aussi plombé. On retrouve quelques growls de ci de là qui avaient totalement disparues ou presque sur The Mirror of Deliverance , et la voix claire qui représente environ 85% du chant est d’une pureté et d’une douceur rare.

L’album ouvre sur « La Mort Blanche ». Le début du titre est d’une beauté incroyable. Le son et cette beauté vocale donnent le ton. C’est du Doom ! Guitare acoustique/voix font un travail tout simplement magique. Le riff électrique et la rythmique qui arrivent ensuite ne font qu’enfoncer le clou. Dès le premier morceau, A Dream of Poe m’a conquit. Du Doom simple, lancinant, très mélodique, rien de tel pour faire voyager et laisser son imagination voguer.
« Abyss, my Lover » nous plonge contrairement au premier titre, dans un univers plus sombre. Le Doom proposé ici est plus dark. On retombe sur des influences plus proches de My Dying Bride, sauf que ce chant si aérien, donne vraiment une identité unique au duo. Les quelques voix extrêmes présentes sont toujours contre-balancées par un air  ou une voix aérienne.

Des voix extrêmes il y en a, mais elles sont rares (du moins sur les premiers titres). Mais je ne sais pas si ce sont elles qui apportent le coté morbide que l’on ressent parfois, ou c’est tout simplement les riffs de guitares très plombées. C’est lent, très lent. Certains diront que cela l’est peut-être trop. Que ces gens aillent au diable, le Doom se doit être le plus lent possible. Ici on doit friser les 60 BPM, voir moins par moment comme sur « Pareidolia » notamment. C’est exquis.
Je n’oublierai pas non plus de vous parler des quelques soli de guitares placés ici et là très adroitement, souvent à des moments inattendus, comme sur « Pareidolia ». Celui-ci d’ailleurs je l’ai pris pleine face alors que je somnolais en écoutant la chanson.

« Abyss, the Destroyer » débute quant à lui de façon très lente et monte progressivement en puissance, avec un rythmique que l’on qualifierai d’excité juste avant l’extase du solo de guitare, tout autant inattendu que celui de « Pareidolia« 

A Waltz for Apophenia est un album assez long, pour 8 titres, ça flirte assez souvent avec les  sept ou huit minutes, avec en apogée, « A Valsa dos Corvos » et ses dix minutes cinquante. Ce titre, mixe d’ailleurs à merveille les deux univers du duo. Lenteur et douceur, ainsi que brutalité et chaleur. Et puis ce break, piano/voix qui fait dresser les poils… Succulent, magique ! Il aurait presque fallu en rester là… C’est juste dommageable que le titre reprenne sur un riff en béton armé. 
Enfin, « World’s End Close » vient clôturer l’album et la fameuse trilogie. Pour un final, je peux vous dire que c’est musclé ! 

Du grand A Dream of Poe ! Ce troisième album est sans aucun doute leur meilleur. Les amateurs de Doom ne pourront que succomber aux talents du duo. Vocalement c’est splendide et musicalement il n’y a vraiment rien à redire. C’est du très très bon travail. Bravo les gars !


Tracklist :

01. La Mort Blanche
02. Abyss, My Lover
03. Pareilodia
04. Vultos II
05. Abyss, The Destroyer
06. The Voice of Fire
07. A Valsa dos Corvos
08. World’s End Close