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S’il y avait un festival très attendu cette année, c’était bien la deuxième édition du Ragnard Rock Festival. Ses organisateurs avaient déjà frappé très fort quelques mois plus tôt avec la Nox Inferna, qui se tenait au Monastère de Brou. Le choix du lieu rendait l’évènement unique et les groupes présents ce soir-là, Drakwald, Hypocras et Skálmöld, témoignaient de son authenticité. Tout ce beau monde rendait évidemment l’attente du Ragnard encore plus dure … D’autant plus que les organisateurs n’avaient rien perdu en matière d’affiche : la venue de Moonsorrow, Rotting Christ ou encore Belphegor ont fait de ce festival l’un des plus marquants en France.

Quelques couacs, au niveau de l’hygiène et de la petitesse du Village Viking notamment, avaient été constatés lors de la première édition du RRF. Mais il semble que le festival ait appris de ses erreurs : en effet, il n’y avait rien à signaler en 2016.

Jeudi 21 juillet :

Je suis arrivée à Simandre s/ Suran ainsi que sur le site du festival aux environs de 20h. C’est avec un grand étonnement que je découvre que des dizaines et des dizaines de festivaliers font encore la queue pour récupérer leurs bracelets … Malgré la longue attente et le manque d’organisation sur ce point, il faut tout de même reconnaître qu’il était très judicieux de faire deux files d’attente différentes en fonction du type de billet. Deux petites heures passent, et l’attente n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Seule ombre au tableau : aussi bien pour moi que pour tous les retardataires, le Warm Up du Ragnard 2016 n’est qu’une illusion … Ou du moins, qu’un champs sonore écoutable du fin fond du camping. Mais les petits soucis techniques auxquels Nokturnal Mortum a dû faire face ne nous ont tout de même pas échappés.

Vendredi 22 juillet :

Après une nuit au camping digne de ce nom, c’est au levé du premier jour que nous pouvons admirer l’étendue verdoyante du site. Ce début de festival était une vraie bouffée d’air pur. La journée promettait d’être éprouvante et l’attente jusqu’au début des concerts, longue … Ce qui était un mal pour un bien, cela permettant de visiter le site et le Village Viking. De nombreux exposants étaient présents ainsi que des compagnies.

13h, il est temps de se diriger vers les scènes … J’ai, pour ma part, élu domicile sur les deux scènes principales : la Thor Stage et la Odin Stage.

Malepeste est le premier groupe que j’ai vu et sa performance va rester dans ma mémoire tant l’ambiance était unique et le show excellent.

Viennent ensuite Stille Volk, Ereb Altor et Cruachan. Mention spéciale à Ereb Altor qui a mis le feu sur scène et a réveillé le public en ce début de festival.

Mais le temps fort de cette première journée était pour moi le show de Belphegor, que j’attendais avec une grande impatience. Durant tout le live, de l’encens fut dispersé dans le but de donner l’impression d’être dans une église. La vague de fraîcheur qui s’était abattue sur le festival quelques heures plus tôt rendait cette impression encore plus vraie.

Samedi 23 juillet :

Cette deuxième journée promettait d’être riche en émotion … Pour ma part, je l’ai passée encore entièrement à la barrière de la Odin, dans l’attente de Moonsorrow, programmé en dernier. Ayant regardé de côté les groupes passant sur l’autre scène, la Thor Stage, je peux affirmer que Skiltron et Forteresse étaient excellents.

Quant à la Odin, je dois dire que l’un de mes meilleurs souvenirs du festival est sans aucun doute le show du groupe Grai, venant tout droit de Russie, et avec à sa tête la belle Irina Zybina. J’ai rarement vu une si bonne ambiance durant tout le festival. Le son était excellent, rendant la prestation incroyable, le public rendait au groupe son excellence et sa présence. Cette heure de pure folie est passé beaucoup trop vite, et au moment de partir, le groupe fut vivement acclamé.

Remis de ses émotions, le public se préparait à accueillir les suédois de King Of Asgard, et allait connaître un autre grand moment.

Vient ensuite Graveland … Mention spéciale à tous ces petits c******* de fachos faisant le signe Hitlérien à tout bout de champs : sachez que c’était d’un ridicule affligeant !

A la fin de Graveland, c’est à Heidevolk d’entrer en scène, mais sur la Thor cette fois ci. Et même en étant sur l’autre scène, il était impossible de ne pas se rendre compte de ce qu’il se passait de l’autre côté. Des nuages de poussière se formaient au-dessus du public et les slameurs se succédaient …

Mais ce n’était rien en comparaison de ce qui allait se passer à la Odin, juste après. Après une dizaine d’heures passée à la même place, il m’était impossible d’attendre plus longtemps … Moonsorrow allait faire son entrée et je pense parler au nom de tous en disant que l’excitation était à son paroxysme. C’est après les premières notes de « l’intro » de « Jumalten Aika » que les Finlandais arrivent sur scène, vivement acclamés par le public. Leur setlist mettait à l’honneur le dernier album mais nous avons eu la chance d’entendre des classiques plus vieux comme « Raunioilla » ou encore « Sankaritarina ». Ce show était excellentissime, digne de Moonsorrow. Le meilleur concert du RRF 2016 à mon sens.

Il est un peu plus d’1h du matin quand les festivaliers quittent le site pour rejoindre le camping, fredonnant encore et toujours les notes de « Sankaritarina ».

Dimanche 24 juillet :

Pas encore remise de mes émotions de Moonsorrow la veille, je sors difficilement de ma tente vers 10h pour rejoindre les festivaliers sur le site. C’était l’occasion de faire un dernier petit tour au Village Viking. Comme d’habitude, vers 13h, il était temps de migrer vers les scènes et c’est encore et toujours à la Odin Stage que j’ai posé mes valises pour ce dernier jour, Rotting Christ oblige. La setlist du groupe est excellente, tout autant que le show. Leur présence est une fois de plus admirable.

Si leur passage est mon meilleur souvenir, je garde quand même en mémoire les shows de Sangdragon et de Monarque. Et quel bonheur de pouvoir enfin voir Manegarm ! J’ai été très impressionnée par l’ambiance et encore plus par la présence du guitariste du groupe. Le show était excellentissime et j’en suis ressortie avec l’envie encore plus grande de les revoir.

C’est malheureusement après Manegarm que le festival se terminait pour moi. Ce que je vais en retenir n’est que positif. Le site ainsi que les toilettes étaient d’une propreté irréprochable. Les points d’eau très facile d’accès et vu la chaleur, on en avait bien besoin. Le cadre était également sublime. Et nous ne risquions pas de mourir de faim, en effet, le nombre de stands de nourriture était impressionnant, tout comme la rapidité du service.

Quant au Village Viking, en plus de l’affiche très attrayante, c’était le réel point fort du festival. Le village était digne de ce nom, de par son étendue mais également de par le nombre d’exposants présents. C’était l’occasion de voir quelque chose d’unique et d’authentique.

L’organisation était très bonne également, si l’on ne compte pas le petit couac du début du festival. Mais ce n’est qu’un détail.

En bref, ce festival était parfait. Il restera l’un de mes meilleurs souvenirs.

Je remercie infiniment Prince-Albert et l’équipe du Ragnard pour l’accréditation, je remercie également les groupes pour leur présence, sans oublier les bénévoles et la sécurité, qui ont fait preuve d’une grande efficacité

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  • Groupe : Rectal Smegma
  • Album : Gnork
  • Sortie : 2016
  • Label : Rotten Roll Rex
  • Style : Goregrind/Grindcore/ Deathgrind
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

Tu aimes taper du pied, headbanger et sautiller partout comme un guerrier-puceau devant un mec dégueulant des trucs puant la bite et le cadavre sous un max de bpm ? Si oui, alors tu fais partie de la sainte et prude caste des adorateurs de Grind ! Et devines quoi ? Les néerlandais de Rectal Smegma t’ont préparé un petit quelque chose qui va te faire mongoliser comme tu l’aimes !

Mêlant audacieusement des sonorités tantôt plus Grind, tantôt plus Death (voir Brutal Death) tantôt Crust, ce 5ème album studio propose 17 titres pour une durée totale de 31 minutes qui frappent bien où il faut; avec des blast-beats à foison, une guitare et une basse qui font te font passer d’un Necrophagia à un old-Carcass en 3 secondes et de vocalise bien grasse et vénère dont les non-initiés au Grind cherchent encore la signification des lyrics… (Private Joke, les vrais savent)

Donc, comme dit plus haut, le groupe glisse beaucoup de sonorités diverses dans ses titres avec des dominances assez remarquables: Le titre éponyme “Gnork” par exemple, est plus dans une tonalité grind que le titre suivant “Zombie Zuigtocht (Je Probeert Wat)” qui lui est dans une tonalité plus death, avec des guitares au rythme plus lentes et lourdes.

Cependant, une limite qu’on détecte assez rapidement à l’écoute de cet album c’est une vite impression de “Déjà-Entendu” du chant, pas assez crade et se résonnant trop d’un son à un l’autre, mais dont le titre “Foreskin Mask” et le final “Beers and Benefits” ajoutent un air de fraicheur aux titres de Rectal Smegma grâce à la participation de nouvelles voix qui enlèvent cette petite redondance de la partie vocal de cet album.

En somme, une bonne petite pépite que tout bon adorateur de Grind saura apprécier: Un délire comme on aime, dégoulinant du sang de l’arrière-train en mode “On s’en bat les yocou”, et c’est bien suffisant à prendre son pied même si peut reprocher un manque de renouvellement sur le plan vocal mais que du bénin !


Tracklist :

01. Flashpass to the Death
02. Gnork
03. Zombie Zuigtocht (Je Probeert Wat)
04. Shit Squirting Sandy
05. Scared Semen Altar
06. Goregrind Graveyard
07. Ballad of Balls
08. Chocolate Milfshake
09. Slime Swine Swing
10. As I Lay With My Dying Fetus Bride
11. Retardo Ricardo
12. Quality is our Mission
13. Poop Chute Meets Morning Wood