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Magic Fire Music : Joakim !!! Comment tu vas ?
Joakim : 😀 Très bien merci ! Et toi ?

Magic Fire Music : Je ne pourrai pas aller mieux ! J’ai quelques questions à te poser sur le dernier album de Sabaton …
Joakim : Je t’en prie !

Magic Fire Music : La première est un peu particulière, mais je me la suis toujours posée … D’où vient le nom du groupe ?
Joakim : Il me semble que c’est un mot français en réalité. C’est une des pièces de l’armure médiévale. Si tu penses aux armures classiques des chevaliers du Moyen Age, il s’agit en fait de la pièce qui protège leurs pieds. D’ailleurs, cette pièce est représentée sur le dessus du « S » de Sabaton, dans le logo. C’est un Sabaton.

Magic Fire Music : Merci d’avoir éclairé ma lanterne ! […] Passons aux choses sérieuses … Quel est ce « bataillon perdu » (ndlr : « The Lost Battalion » est le titre du premier single de l’album The Last Stand) ?
Joakim : Alors c’est notre nouveau single et son histoire se déroule en 1918, lors de la bataille d’Argonne. Ce morceau est un peu particulier car il n’y a pas de batterie dedans. Il y a un rythme mais qui ne comporte que de la grosse caisse, donc c’est une chanson très différente des autres en matière d’arrangement. Il y a des parties orchestrales, des parties rythmiques faites avec des sons de la guerre, et la basse ainsi que les guitares ne sont pas très utilisées non plus d’ailleurs … Ce qui ne correspond pas vraiment à Sabaton. Ce n’est pas nous. Musicalement bien sûr ! Car les paroles, la mélodie de la voix, les couplets et les refrains sont eux typiquement Sabaton ! « So it makes it a very non-Sabaton-Sabaton-song ! » (rires).

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Magic Fire Music : Je sais qu’il est très incohérent de demander l’identité d’une personne inconnue mais, qui est ce soldat inconnu présent dans l’album ?
Joakim : (rires). En fait, il ne s’agit pas de quelqu’un en particulier. Celui qui lit le texte, la voix dans le morceau est celle de Jon Schaffer de Iced Earth. Ce court morceau, cette introduction a pour thème la division 77 américaine (The American 77th Liberty Division). Et nous voulions que ce soit un américain qui lise cette intro. Et cette intro n’est d’ailleurs pas un journal, c’est un texte que nous avons écrit pour introduire les sons. Nous voulions planter le décor, en quelques sortes.

Magic Fire Music : Et vous avez été inspirés par un soldat réel ou était-ce uniquement le fruit de votre imagination ?
Joakim : Mmmhh non je ne pense pas que nous nous soyons inspirés d’un soldat réel ; en réalité, je pense que pour plusieurs nations, il existe la tradition du soldat inconnu, et il existe une tombe pour ce soldat. C’est une manière d’honorer tous ceux qui sont tombés et qui ont été oubliés.

Magic Fire Music : Est-ce que l’idée de lire le texte a de suite enthousiasmé Jon ?
Joakim : Oui ! Mais maintenant il nous déteste (rires). Il nous a dit qu’il avait eu l’idée de faire quelque chose de similaire auparavant, mais qu’il n’avait encore jamais eu l’occasion de le faire. Il nous hait donc de l’avoir fait avant lui ! (rires).

Magic Fire Music : Et pourquoi l’avoir choisi lui tout particulièrement ?
Joakim : Premièrement, pour moi il a vraiment une excellente voix pour la narration, pour raconter des histoires. Deuxièmement, il est américain, et le texte parle de soldats américains. Et troisièmement, il a beaucoup d’intérêt pour l’Histoire. Iced Earth a fait un album sur la guerre civile américaine d’ailleurs, il se nomme The Glorious Burden. On a fait une tournée avec eux en 2014 et on a énormément parlé de l’Histoire tous les deux. Donc c’était un choix très naturel en réalité pour nous.

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Magic Fire Music : Pendant combien de temps avez-vous travaillé sur cet album ?
Joakim : L’écriture des paroles n’est jamais terminée et avance toujours mais, le vrai travail, cette décision de faire un nouvel album est partie d’août dernier il me semble. Ensuite on a travaillé jusqu’à janvier, on a peut-être fait seulement six ou sept concerts pendant ce temps-là, on restait concentrés sur l’album. Ensuite en février / mars on est partis en tournée et on a été en France d’ailleurs. Ensuite après la tournée on avait seulement dix jours et on a commencé à enregistrer.

Magic Fire Music : Y-a-t-il une ou plusieurs grosses différence(s) entre Heroes et The Last Stand ?
Joakim : Oui parfaitement et je dirai que la plus grosse différence est que The Last Stand est plus diversifié que Heroes, au niveau de la musique déjà, et je pense qu’il est plus épique aussi. Il est aussi plus libre dans le temps, on a parlé de beaucoup de périodes différentes de l’Histoire. On a aussi exploité beaucoup plus de lieux comme l’Afrique et le Japon par exemple.

Magic Fire Music : Toi qui écris la plupart des paroles, as-tu déjà été inspiré par autre chose que l’Histoire, les guerres et batailles en particulier ?
Joakim : Oui, je peux être inspiré par tout et n’importe quoi en réalité, mais nous jouons du Metal, et on ne peut pas parler de choses … Trop gnangnan tu vois ! (rires). Non j’adore l’Histoire, et je ne suis pas seulement intéressé de manière morbide par les guerres, ce n’est pas ça. Simplement, ça colle parfaitement à notre musique. En guerre il y aurait des soldats avec des émotions comme la dépression, la fierté, la joie, la tristesse aussi évidemment, et toutes ces choses sont représentées dans notre musique. Et personnellement, je préfère les faits à la fiction. Car il y a tellement de bonnes histoires, alors pourquoi en faire de nouvelles ? Nous avons des gens géniaux qui font des choses géniales mais qui ont malheureusement été oubliés, alors que parfois la réalité est même beaucoup plus fascinante que la fiction.

Magic Fire Music : The Last Stand liste différentes batailles … Pourquoi avoir choisi celles-là plutôt que d’autres ? Ont-elles quelque chose de particulier ?
Joakim : Il y a plusieurs raisons. Déjà, elles doivent nous intéresser. C’est un des critères principaux, on doit se dire « oh je veux raconter cette histoire ! ». Et si on a ce sentiment, c’est bon signe. Mais elles doivent également coller à la musique. Alors que ce soit sur Heroes ou The Last Stand, il y avait certaines choses qu’on voulait dire mais on n’avait pas la musique qui allait avec …

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Magic Fire Music : Va-t-il y avoir des clips vidéo pour l’album ?
Joakim : J’espère ! Je ne suis pas sûr mais si on a le temps et la possibilité et si on veut, on le fera. Mais si on fait un clip, on veut qu’il soit excellent. Alors plutôt que de bâcler un clip vidéo, autant réaliser des lyrics vidéo pour chaque titre, étant donné qu’on a énormément travaillé sur l’écriture des paroles. C’est aussi une possibilité.

Magic Fire Music : La chanson « The Battle Of Bannockburn » a-t-elle été une inspiration pour le morceau « Blood Of Bannockburn » ?
Joakim : Ah la chanson de Grave Digger ! On l’a écoutée, on la connaissait et c’est une très bonne chanson d’ailleurs. Mais je pense que l’inspiration viendrait davantage du film Braveheart, car ce film se termine quand ça commence, entre 6 et 9 ans après la mort de William Wallace. Dans le film il est exécuté et ensuite il va dans la bataille, dans les champs de Bannockburn. Mais on raconte l’histoire de Bannockburn un peu différemment de la manière de Grave Digger. Notre façon de la raconter est peut-être un peu plus joyeuse et plus glorifiante je pense.

Magic Fire Music : Peux-tu décrire l’album en quelques mots ?
Joakim : Mmmhh … Heavy metal suédois sur l’histoire militaire.


Magic Fire Music : Avec qui Sabaton aimerait travailler la prochaine fois ?
Joakim : Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on travaille avec les gens avec qui on a envie de travailler. Je veux dire, bien sûr j’aimerai faire un duo avec Freddie Mercury mais ça n’arrivera jamais (rires). En réalité, si on fait un clip vidéo, j’aimerai vraiment qu’il soit fait par Quentin Tarantino ou Steven Spielberg, de façon à ce qu’ils mettent de l’émotion dans l’histoire qu’on raconte. Ce sont les seules personnes avec qui j’aimerai travailler auxquelles je pense là.

Magic Fire Music : Quels sont les prochains objectifs du groupe ?
Joakim : « Bigger, better ». Quand on dit qu’on va faire un nouvel album les gens nous demandent si ça va être plus hard ou plus rapide, comment va être la prochaine tournée, où nous allons aller … Mais, non je ne sais pas, je ne peux pas répondre à ça. Je me dis juste que si on se concentre sur ce « bigger, better », tout le reste va couler de source. Tout va être automatique. Si on se concentre uniquement sur la composition de notre nouvel album et qu’on le fait du mieux qu’on peut, alors ce sera gagné. A chaque fois qu’on monte sur scène, si on essaye de faire quelque chose d’encore plus grand, de faire un show encore meilleur, tout le reste va, comme je l’ai dit, couler de source. C’est les principes du groupe : notre musique, et nos performances scéniques. Tout le reste dépend de ces deux choses. Et si nous n’avons pas ces deux choses, alors nous n’avons rien. Alors pourquoi devrions-nous nous concentrer sur autre chose ?

Magic Fire Music : Toutefois, tu as une petite idée quant au prochain album ? Pars-tu d’une idée de base ? quand même ?
Joakim : Oui, j’ai plusieurs idées, nous avons plusieurs idées. Certaines chansons sont déjà en train d’être écrites et composées. En fait, nous n’arrêtons jamais d’écrire, de composer de la musique. Et pour les thèmes, nous avons beaucoup d’idées différentes. Je ne peux pas dire lesquelles nous allons utiliser car je ne le sais pas en réalité. Mais nous avons cinq ou six idées différentes, environ. Nous ne savons jamais réellement ce que nous allons faire en fait, par exemple, on pensait faire quelque chose de tout à fait différent pour The Last Stand … Mais on a changé d’avis en mars dernier (rires).

Magic Fire Music : Pour conclure cette interview, aurais-tu un message pour les fans ?
Joakim : Oui ! Merci, merci et encore merci pour tout votre soutien au Download ! Avec cette pluie, je ne sais même pas si je serai resté si je n’avais pas été sur scène ! Je ne pouvais pas y croire ! J’adore la Suède et le public suédois, mais là je dois avouer que c’était encore plus énorme au Download !

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