Quoi de neuf ?
Archives
Calendrier
août 2016
L M M J V S D
« Juil   Sep »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

ADX2016

 

Salut ! Comment vas-tu en ce magnifique jour de pluie Parisien ?
Betov : Magnifiquement bien !

C’est parfait ! On va parler du petit dernier d’ADX, nommé Non Serviam. Premièrement, pourquoi avoir choisi ce nom ?
Betov : Alors ça s’est fait par rapport à l’idée du texte, puisque le texte du morceau « Non Serviam » parle d’un prêtre qui est tenté par beaucoup de choses autour de lui et finit par rendre sa veste, c’est-à-dire quitter la croyance et Dieu. D’où ce titre « Non Serviam » qui en latin signifie « je ne te servirai pas », « je ne te servirai plus ». On a choisi ce titre par rapport à l’album tout simplement parce qu’il est facilement compréhensible, aussi bien en France qu’à l’étranger. On est un petit peu habitués aux titres en latin, on en a déjà fait, Ultimatum la dernière fois par exemple, et d’autres encore avant. Et après coup, avec le recul on se rend compte que c’est peut-être un petit peu d’actualité, bien qu’on ne veuille faire aucun rapprochement avec une idéologie, ce n’est pas du tout notre but ni notre style. Mais par rapport à ce qui se passe actuellement avec les religions et autres, ce n’est pas si bête que ça. Je n’écris pas vraiment les paroles dans le groupe, je suis plutôt sur la musique, mais le batteur et le chanteur eux sont vraiment spécialistes depuis 30 ans, ils écrivent tout, et donc ils sont partis sur cette idée-là. Après l’actualité malheureusement nous a rattrapés. Mais voilà, c’est un titre simple que tout le monde peut comprendre, c’est percutant, et la seule petite idée qu’on pourrait garder c’est que nous, on ne veut pas être au service de qui que ce soit et de quelque idéologie que ce soit. On reste indépendants.

Je trouve l’illustration différente des précédentes, et elle ne fait pas de clin d’œil à d’autres albums, contrairement à celle d’Ultimatum qui n’était pas sans rappeler Exécution … Qui en est l’auteur ?
Betov : En 2014 on a travaillé avec Stan Decker qui réalise beaucoup d’illustrations pour beaucoup de monde, et on était partis vraiment sur une idée de retrouver la jeunesse du groupe. Tout comme au niveau musical d’ailleurs, car on s’est vraiment attachés à nos premières années. Donc on a ressorti cette fameuse guillotine, qui pour nous est avant tout un symbole historique, plus que politique bien entendu, car on est quand même contre la peine de mort soit dit en passant (rires). Et Stan nous a vraiment scotchés en nous proposant cette pochette, donc ça nous a paru évident de bosser à nouveau avec lui, on a beaucoup échangé avec lui. On était partis sur une pochette très flamboyante comme ça, avec un petit peu d’orange et tout ça, un peu incandescente. Mais par rapport à Non Serviam et au lieu où on voit le prêtre, c’est-à-dire dans une église ou une cathédrale, c’est beaucoup plus feutré, c’est une ambiance beaucoup plus noire et blanc. C’est pour ça qu’on est reparti dans l’idée de faire une illustration peut être beaucoup plus sombre, limite inquiétante, et même glauque je dirai. La seule petite touche humoristique qu’on a rajoutée c’est ces deux petits démons qui étaient sur la pochette de l’album d’avant et qui sont là pour faire la fête en gros (rires). On les aimait bien, donc on les a rajoutés comme ça, c’est un petit rappel.

Pendant combien de temps avez-vous travaillé sur cet album ?
Betov : Une année quasiment complète en pré-production chez nous, dans nos petits studios à la maison, et on était vraiment fin prêts vers décembre. C’était un peu compliqué en 2015 parce qu’on était sur une tournée pour fêter les 30 ans du premier album qu’on jouait intégralement sur scène d’ailleurs. Bon, ça ne nous a pas pris non plus tout l’année, on a fait d’autres petits concerts par ci par là, et surtout pas mal de festivals car on adore ça. Donc on a beaucoup travaillé en pré-prod et on est rentrés en studio début février. C’est vrai que ça va très vite parce qu’on a eu le mastering en fin février et l’album sort au mois de juin, donc on n’a pas de temps à perdre. Mais on adore ça nous, on speed, un peu comme notre musique (rires).

Comment le groupe a-t-il appréhendé l’enregistrement ?
Betov : D’une manière assez sereine dans un sens. Bon il y a toujours des appréhensions … Le problème c’est les timings dans les studios. Tout le monde connaît ça, on a un deadline à la fin, une journée fatidique où il faut que tout soit fini, et on est toujours en train de courir après le temps. Maintenant, avec la petite expérience qu’on a, on sait que ce qui est important. C’est peut-être un message pour les groupes qui débutent, il faut avant tout préparer en amont quand tu vas en studio. Ça c’est quelque chose qu’on a compris il y a longtemps. Les dernières démos qu’on a faites sont très proches de l’album, et évidemment on a pu travailler le son en studio, ce qui était réellement le plus important. L’appréhension elle est toujours délicate parce qu’on ne peut pas prévoir le résultat. On a une idée et là franchement avec Francis c’était royal parce qu’il est adorable humainement parlant déjà, il écoute, il a compris ce qu’on voulait, et ceux qui nous connaissent savent qu’il faut que ça colle avant tout. Il nous a emmenés vers ce qu’on voulait et le résultat est là, pour nous c’est parfait.

Comme tu disais tout à l’heure, il y a un retour aux sources, une volonté de retour en arrière pour rappeler les premiers albums, et ça se ressent dans certains morceaux heavy bien racé je trouve …
Betov : Je vais peut-être t’étonner en te disant que les morceaux qui ressemblent le plus à ce qu’on faisait au début ont été composés par les membres les plus jeunes du groupe. On a un bassiste, Julien, qui a une trentaine d’années. Il est né quand on a enregistré notre premier album donc c’est un peu notre bébé si tu vois ce que je veux dire (rires). Attention il n’y a aucun rapport à l’âge dans ADX ! On peut jouer avec quelqu’un de 70 ans ou de 11 ans, tant que ça colle, ça marche. Peu importe l’âge. De toute façon on a la même mentalité, on vit pour les mêmes choses. Mais oui donc les morceaux qui sonnent le plus ADX premier âge sont composés par Julien. Sur l’album Ultimatum c’est assez hallucinant, des morceaux comme « Red Cap » qui sonnent vraiment ADX pur et dur ont été composés presque intégralement, au niveau de la musique bien sûr, par lui. Et le pire dans tout ça c’est qu’il n connaissait pas forcément très bien ADX avant de jouer dans le groupe ! Il nous l’a avoué après. Il avait vu des patchs sur des vestes dans des festivals par ci par là, il jouait dans un groupe de death mélo donc qui n’avait rien à voir avec ADX, et en fin de compte le seul rapprochement qu’il y avait c’était qu’il aime des groupes comme Helloween.

ADX a eu pas mal de périodes difficiles, malgré tout il revient toujours en force. Comment appréhendes-tu la réception des albums ? Que ce soit le dernier ou les précédents, comment vis-tu tout ça ?
Betov : On est vraiment ouverts à tout, c’est à dire que … C’est bien cette question car je vais pouvoir aborder un sujet dont je n’ai pas encore parlé, c’est l’approche qu’ont les gens. Moi je suis prêt à entendre toutes les critiques, du moment qu’elles sont fondées. Quand on me dit par exemple en parlant d’un groupe X ou Y que c’est de la merde, ce n’est pas argumenté. Je veux dire, à la limite moi il y a des groupes, ce n’est pas du tout ma tasse de thé musicalement parlant, mais je reconnais le travail des musiciens, car ce travail, comme pour chaque groupe, reste énorme. C’est surtout ça qui me fait peur, à la limite c’est plus l’avis un petit peu dédaigneux qu’on pourrait avoir. Pour l’instant dieu merci les premiers échos qu’on a des professionnels ou autres concernant Non Serviam sont très positifs et très bons, donc on est très contents. Je ne veux pas jouer les égoïstes mais je crois que comme tout musicien, on se fait plaisir, donc on n’a pas vraiment d’appréhension j’ai envie de te dire. On se fait plaisir en composant, en jouant les morceaux et en étant sur scène, parce que s’il n’y avait pas de plaisir, ça ne servirait strictement à rien. Il n’y a pas vraiment d’appréhension à part ces critiques « méchantes » qui sont gratuites et peut-être dites par des gens jaloux. Je trouve ça ridicule, franchement, parce que tu connais le metal en France, ce n’est pas une situation vraiment mirobolante, donc autant se serrer les coudes comme nous on le fait maintenant avec d’autres groupes pour échanger plutôt que se tirer dans les pattes.
L’Histoire de France et l’Histoire en général sont des thèmes récurrents chez ADX. Etaient-ils aussi présents dans Non Serviam que dans les précédents ?
Betov : Alors je dirai oui, et comme tu l’as dit ce n’est d’ailleurs pas que l’Histoire de France puisque par exemple « L’Irlandaise » parle d’une journaliste qui s’est fait tuer par une mafia locale. Disons qu’on a marqué le coup avec l’Histoire de France et les gens nous gardent cette étiquette de par notre deuxième album qui parlait de la Terreur, qui est une époque bien précise de la Révolution Française pas si jolie que ça. On a également souvent parlé des guerres de religion, car on parle actuellement de guerre de religion. Je dirai presque qu’il faut connaître l’Histoire pour appréhender le futur. Et l’Histoire de France est intarissable, ceux qui écrivent les textes donc le batteur Didier et le chanteur Philippe sont vraiment des férus d’Histoire, ils adorent lire et trouver des trucs par rapport à ça. Moi dans l’album Non Serviam il y a des histoires comme celle de « La Complainte Du Demeter » où je me demandais même de quoi ils parlaient. Alors en fait c’est simple, c’est tout bêtement le bateau qui a emmené Dracula à Londres. Donc voilà, j’apprends énormément de choses. Alors par contre historique bien sûr, français parce qu’on revendique un peu ça, c’est surement la seule chose sur laquelle on est pointilleux. Et le fantastique est quelque chose qu’on adore aussi, que ce soit au cinéma ou en littérature.

Justement, pour ce qui est des textes en langue française ; c’est un peu la marque de fabrique d’ADX, pourquoi l’album Weird Visions était-il donc en anglais ?
Betov : Tout simplement parce qu’à cette époque-là on était en contrat avec un label qui s’appelle Noise International, qui produisait d’ailleurs aussi Kreator, Helloween et tout donc nous on était très fiers d’accéder à un label comme ça, c’était vraiment une marche pour nous. Mais par contre, la condition pour enregistrer dans leur studio à Berlin c’était de chanter en anglais. Donc on s’est retrouvés un petit peu le dos au mur. Un copain à nous à l’époque qui était prof d’anglais nous a fait des versions – et non pas des traductions – des textes, ce qui fait que c’est complètement compréhensible pour un anglais par exemple. Voilà ça a été une expérience, on y croyait honnêtement avant la sortie, par contre les fans français ont été très déçus parce qu’on avait quand même plusieurs albums avant avec des textes bien estampillés ADX. Bien que ce soit des textes au départ en français ! Et là on réserve peut-être une petite surprise à nos anciens fans et aux nouveaux, c’est qu’on a qu’une envie maintenant qu’on est autonomes, c’est de réenregistrer cet album entièrement avec les textes en français. Bon c’est pas mal de boulot, et il faut du temps, puis on a beaucoup de choses en prévision. Mais ce serait pour moi un super kiff parce que j’adore cet album, j’y ai vraiment mis tout mon cœur. Et y a des riffs que j’adore franchement, et puis ça représente une période de ma vie personnelle aussi qui était vraiment géniale. J’ai beaucoup de regrets par rapport à ça, surtout qu’on devait enregistrer à l’époque la version française, mais ça n’a finalement pas été fait.

L’arrivée de Nicolas en avril 2015 a-t-elle eu un impact sur le groupe ?
Betov : Bien sûr. Pour la petite histoire, quand on a recruté Julien, le bassiste actuel, en 2013, un deuxième bassiste nous avait bien tenté, et il s’appelait Nicolas. C’était déjà lui ! Car il est multi-instrumentiste, il joue de tout très bien, il a un studio chez lui, il produit d’autres groupes enfin bon, il est vraiment à fond dans la musique. Pour moi ce n’est vraiment pas un inconnu parce qu’on se connait depuis longtemps en plus. Et c’est donc pour ça qu’on a fait appel à lui, c’est un gage de qualité. Il m’avait dit « écoute Pascal, si un jour t’as besoin de moi, ça me ferait vraiment plaisir, j’aime bien le groupe appelle-moi si tu as besoin ». Et deux ans après on avait besoin d’un guitariste donc je l’ai appelé, on n’a même pas fait d’audition ni rien, il est venu direct, on a répété et une semaine et demie après on partait en tournée avec lui et il a appris les morceaux de l’album Execution en très peu de temps. Il est très doué pour ça. Puis c’est un super gars en dehors de tout ça aussi évidemment, il a un humour décapent mais que j’adore … J’en suis presque fan tu vois ! Et c’est un instrumentiste hors pair tout simplement qui nous a déjà fait des solis – puisqu’on dit plus solos – sur Non Serviam qui sont tout simplement dingues. Moi je me suis plus réservé sur les rythmiques car j’adore ça. Mais il nous a scotchés oui quand il nous a ramené ces bandes on a dit « putain, waouh ». On est content de l’avoir, on espère qu’on va le garder longtemps ! Et humainement avant tout, il est super. Comme tous les groupes, il faut que ça colle à tous les niveaux.
Que penses-tu de l’évolution de la scène metal française ?
Betov : Je vais parler un peu de mes goûts à moi, mais ce qui m’étonne le plus et ce qui me plaît dans la scène metal c’est le niveau des musiciens dans le metal quel qu’il soit. Actuellement, notamment en France, ça me scotche totalement, il y a des guitaristes qui arrivent qui ont 20 ans, des fois je les vois en concert et je me dis « mais à quel âge il a commencé à jouer pour jouer comme ça aujourd’hui ? ». C’est des monstres de technique, ils ont tout assimilé, c’est incroyable. Alors moi je ne cite jamais les styles que j’aime bien parce que de toute façon par rapport à mon âge, bien évidemment, j’aime bien tout ce qui est un peu ancien, même si certains styles modernes me plaisent également. Maintenant moi c’est plus la mélodie qui me plaît. Par contre, sans critiquer car ce n’est pas mon style de critiquer un genre musical, c’est surtout ça qui me plait dans la nouvelle scène, il y a des sacrés gratteux qui sont hors normes et je ne suis pas le seul à le dire. Maintenant qu’elle soit diverse à ce point ça peut être un avantage car ça propose un panel énorme de genres, mais pour moi qui suis plus attaché au hard rock et au heavy metal traditionnel, je suis un peu perdu. Il y a des sous-groupes de sous genres qui apparaissent alors des fois je m’y perds un petit peu. Par exemple, j’avais vu un truc de grind-death-symphonique. Je me suis dit mais comment ils arrivent à faire ça ? Alors évidemment ça t’intéresse tu te dis que tu vas écouter parce que c’est un peu original quoi voilà. Moi j’aime bien l’originalité donc ça peut être sympa. Mais bon voilà des fois on se perd un petit peu et c’est un peu dommage je trouve quand même.
Est-ce qu’il y a un groupe français ou un album d’un groupe français qui t’as marqué récemment ? Pas forcément français d’ailleurs …
Betov : Alors pour les français oui il y a des trucs que j’adore mais je ne peux rien citer, la liste va être trop longue. Le prochain ADX est pas mal je crois ! (rires). Non plus sérieusement on a vraiment trop d’amis et je ne veux pas froisser les uns en ne les citant pas. Par contre j’ai écouté dernièrement un album d’un groupe allemand dont j’avais entendu parler mais que je ne connaissais pas trop, ils s’appellent Paradox. Là comme je disais ils ont sorti un album de pur thrash et j’adore. Ça a la patate, tu écoutes ça le matin tu es de bonne humeur toute la journée ! Ça reste très moderne dans le son mais complètement traditionnel dans le thrash, vraiment agressif à la Kreator et tout ce genre de groupes de l’époque. Voilà c’est mon dernier coup de cœur de cette semaine. Sinon il y a beaucoup de choses que j’écoute bien sûr.

Pour revenir à ADX, aura-t-on une tournée pour Non Serviam ?
Betov : Oui. Oui, les tournées d’ADX ne sont pas des tournées où on part deux semaines sur la route en jouant tous les soirs, parce que déjà je ne sais pas si au fin fond de la Creuse un jeudi soir y aurait beaucoup de monde dans la salle. Donc déjà ça on a résolu le problème, on joue principalement les weekends, pour l’instant on nous a demandé, bien avant de connaître l’album puisque ça a été booké plus d’un an à l’avance sur certains festivals à partir de septembre auxquels on va participer, puis on va rajouter nous des dates. Mais principalement nous on jouera le weekend, parce qu’on préfère déjà, et puis pour respecter le public quoi, c’est plus sympa d’aller faire la fête un samedi soir et de pouvoir dormir le lendemain parce qu’on a bu quelques verres la veille. Voilà en gros c’est ça. Mais la tournée oui sur notre page Facebook on retrouve déjà les premières affiches auxquelles on va participer, il y en a certaines qu’on apprécie déjà à l’avance parce qu’on va se retrouver avec des groupes de super potes. Le metal c’est un peu une grande famille aussi donc on est contents de les retrouver bien sûr. Tous les ans bien souvent on se recroise et on se raconte un peu notre année, nos anecdotes, tout ça. Puis on rencontre également de nouveaux groupes, il y en a plein qui sont sympas. Je sais que dans les groupes français que j’attends avec impatience il y a des amis de Reims qui ne sont pas trop connus et c’est bien dommage car ils sont hyper dynamiques sur scène. C’est un hard rock assez traditionnel et inclassable ce qu’ils font, mais franchement ils ont la patate, le sourire sur scène, c’est la bonne humeur, tu passes un bon moment quoi. Moi quand je vais les voir je m’éclate totalement, et je sais que là leur album va sortir, et on va monter une petite date ensemble là aux alentours de Reims vers chez eux, ça fera plaisir. C’est un coup de cœur parmi tant d’autres à venir.

ADX a-t-il des projets comme un album live, un DVD ou même un coffret ?
Betov : Alors en 2015 on a eu la chance de pouvoir sortir des rééditions de notre deuxième et troisième album car le premier avait déjà été fait, et on a trouvé un label grec qui s’appelle No Remorse Records qui a accepté car il ne réédite que ce qui est sorti en vinyle à l’époque. Ils sont très sélectifs là-dessus. Et comme notre deuxième et troisième album étaient sortis en vinyles et commençaient à être un peu introuvables aussi bien en version CD qu’en vinyle, ils nous ont proposé deux super beaux coffrets en nous les faisant découvrir. D’ailleurs on a fait un concert à Athènes là où se trouve le label, et c’était un peu arrangé mais c’était le jour de la sortie officielles des rééditions. Donc le patron nous a apporté les coffrets, on était comme des gosses devant tellement c’était beau. En plus avec des pochettes en relief, enfin le truc magnifique quoi. Franchement c’est le top. Et là ça nous a vraiment donné des idées, comme par exemple faire deux rééditions séparées de la discographie complète d’ADX, donc en deux parties, deux fois cinq albums. Alors bon on réfléchit à ça en ce moment. Ça nous ferait plaisir de faire ça mais les rééditions, comme je disais tout à l’heure on a notre propre structure maintenant, on a créé notre label donc on peut faire ce qu’on veut et ressortir tout ce qu’on veut. Maintenant c’est une histoire de droits alors on travaille dessus pour récupérer notre patrimoine comme on dit et notre catalogue, mais bon tout ça c’est en cours. Mais des coffrets c’est génial, ça fait plaisir aux fans et puis nous on peut rajouter des trucs et ça c’est un petit peu l’exclu. Je ne l’ai pas dit encore depuis le début des interviews, mais on a des trucs inédits qu’on n’a jamais montré à personne. Et tu parlais de Weird Visions alors je vais te mettre l’eau à la bouche car tu me disais que tu adorais, moi j’ai quatre heures de making-of qui datent de l’époque où on nous voit enregistrer. Ce n’est pas un secret ça mais le groupe Rage allait commencer son album en studio quand nous on le finissait donc du coup on s’est croisés en studio, donc y a des photos avec eux et c’est super sympa. Ce sont des gens adorables franchement. Alors on demandera la permission mais ce serait vraiment super sympa de montrer tout ça, de montrer comment on a enregistré. Après il y a le chant en anglais et ça c’est pas vraiment la spécialité de notre chanteur (rires). En fin de compte, on a essayé tout simplement et avec le recul on se rend compte que ce n’était pas pour nous. Trust a essayé aussi, Sortilège également, tout le monde a plus ou moins essayé dans cette période-là. Par contre les anglais eux n’ont pas trop aimé, mais uniquement parce qu’on était des « froggies » et c’était par principe. J’espère qu’on y retournera en Angleterre ! (rires).

Quels sont les prochains objectifs d’ADX ?
Betov : Prendre du plaisir. Voilà. La réponse qui tue ! (rires). Non plus sérieusement, continuer ce qu’on est en train de faire, que l’album marche bien, qu’on puisse en faire d’autres, on a déjà commencé à composer pour la suite, on va vous faire des belles rééditions avant la fin de l’année, c’est tout récent je l’ai appris en début de semaine là mais on travaille dessus, notamment sur l’album Ultimatum puisqu’on a récupéré les droits dernièrement donc on va pouvoir enfin le sortir en vinyle, le rééditer avec des bonus, enfin bon on va faire plaisir aux gens. Il est quasiment introuvable car il n’a jamais été réédité par notre ancien label. Donc voilà il y a ça, puis comme tu disais tout à l’heure le live, je n’avais pas vraiment répondu à ta question mais on a largement de quoi faire un live car on a enregistré tous les concerts depuis deux ans. On a tout en stock, donc on a largement de quoi sortir un live audio et un DVD on aimerait vraiment aussi. On avait eu l’occasion d’en faire mais bon du coup ça n’a pas pu sortir, c’est dommage. Mais bon, on espère vraiment faire un truc, surtout avec le line-up actuel, ça peut être vraiment cool. Surtout au niveau des grimaces sur scènes et des petits clins d’œil (rires).

Je te laisse le mot de la fin pour conclure cette interview.
Betov : Merci à toi déjà, c’est le plus important pour nous de t’intéresser à ADX, c’est gentil comme tout. Merci à toi, merci à MagicFireMusic, et on donne rendez-vous à tout le monde sur scène car c’est là qu’on rencontre les gens. A part dans la rue, chez Carrefour et tout mais ça c’est le hasard (rires).