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Salut ! Vous allez bien ? J’ai quelques petites questions à vous poser, pour faire un petit portrait du groupe. Déjà, tout simplement, d’où vient le nom Kursed ?

Hugo : Très bien ! Alors Kursed c’est très vieux en fait, c’est quand j’ai commencé la musique avec Thomas à la basse, on voulait faire notre groupe et on avait un vieux délire, on disait qu’on était tout le temps maudit, et du coup on a gardé ce truc-là, je trouvais que le nom sonnait bien en anglais et on a mis un « k » pour pas que d’autres groupes s’appellent comme nous et voilà en fait ça nous a suivi et on en rigole encore aujourd’hui. Par exemple ce soir l’ampli nous a lâchés et du coup on va dire on allait peut-être changer de nom mais en fait non on ne va pas changer, on aime bien se mettre des bâtons dans les roues.

Et vous vous êtes formés il y a combien de temps ?

Hugo : Alors là aussi c’est compliqué, j’ai formé le groupe quand j’avais treize ans et en fait il a beaucoup évolué, c’était pas du tout ce que c’est aujourd’hui, aujourd’hui il a juste gardé le même nom.

Ari : La formation actuelle a quelque chose comme deux-trois ans.

Et à la base c’était l’idée de qui ? De toi Hugo j’imagine ?

Hugo : Oui voilà de moi, en fait à la base Ari n’était pas dans le groupe au départ, les seuls membres du départ il y a le bassiste et moi-même, on était un trio et on est devenu un quatuor, et on a changé de batteur.

Comment vous vous êtes formés ? Vous étiez des amis d’enfance ?

Ari : C’est un peu compliqué, Hugo et Thomas se sont rencontrés quand ils étaient gamins, vraiment à deux-trois ans je crois, et après le groupe s’est formé de par des relations principalement amicales, nous deux, Hugo et moi, on s’est rencontrés dans une école de lutherie, où on construisait des instruments, et ensuite Hugo a rencontré Romain, le batteur, dans une école de jazz, donc c’est quelque chose de très musical et très amical en même temps.

Hugo : C’est la scolarité finalement que mes parents m’ont poussé à faire qui m’a fait connaitre les membres de mon groupe actuel aujourd’hui tu vois (rires).

Et votre principale source d’inspiration ?

Ari : Si tu parles d’influences d’autres groupes ce serait trop réducteur de n’en citer qu’un seul, car on écoute beaucoup de choses, on écoute évidemment beaucoup de rock’n’roll, mais également beaucoup de choses principalement vintage, des choses comme le blues, le jazz, des choses qui nous inspirent aussi, évidemment notre principal truc c’est le rock’n’roll, on a des groupes phares comme Queen Of The Stone Age.

Hugo : Le fil rouge c’est le rock’n’roll, après on écoute beaucoup de choses même tu vois, chez moi je n’écoute pas forcément que du rock, quand on est en tournée on écoute pas que du rock. Tout ce qui est souvent en relation avec des choses assez vintage, mais pas des synthés dégueulasses ou des boîtes à rythme de merde, ce sera plutôt de l’orgue ou de la batterie, des trucs vraiment vivants, voilà. Les ordinateurs non, c’est pas notre truc. Pour ça on est des vieux cons ahah !

Et pour les thèmes, qu’est-ce qui vous attirent le plus ?

Hugo : Alors les thèmes c’est très variable en fait, en gros je m’inspire de mes relations, de ma vie en général tu vois, mais j’essaye vraiment à chaque fois de pas parler que de moi, mais plutôt d’être assez ouvert. En tout cas ce que je peux dire par rapport à l’EP qui va sortir, il parle beaucoup de Dieu et de relations humaines notamment la tentation et l’interdit, et c’est pour ça que je l’ai appelé Apple, parce qu’après j’ai lu la Bible et je trouvais que c’était la première des fictions qui étaient très bien écrite, et je dis fiction parce que je suis complètement athée, mais je trouvais que c’était super bien écrit et ça peut être complètement actuel en fait et donc voilà ça évoque pas mal de choses par rapport à ça. Après la tentation ça peut être comme tu l’entends, tu peux être tentée par plein de choses, moi je parlais beaucoup de sexe en général, voilà.

Et quel message vous voulez faire passer ?

Hugo : Sois libre, fais ce que tu veux, écoute toi et n’ai pas peur de foncer, on est pas du tout politisés, moi j’ai toujours dit que j’aimais divertir les gens tu vois et justement aujourd’hui on dit que la culture n’est pas obligatoire, mais on ferait quoi sans ? Donc voilà gardons ça authentique et profitons-en et surtout voilà si tu as une idée en tête et que tu y crois, ne te laisse pas abattre par les autres, parce que putain si tu y crois, tu vas y arriver, même si ça doit prendre du temps.

Et dans quel genre vous vous classeriez ?

Hugo : Ça aussi c’est difficile parce que avec internet on écoute de tout et c’est le bordel depuis les années 90 … On dirait rock hindi, mais grunge quoi.

Que voulez-vous que les gens ressentent quand ils vous écoutent ?

Hugo : Qu’ils aient envie de se frapper la tête contre le mur et de s’amuser, je sais pas, de se foutre à poil et de picoler …

Ari : Je sais que sur scène on se donne à 2000%, on en ressort complètement lessivés et on aimerait bien que ce soit transmis au public évidemment, donc si ça peut bouger dans le public c’est encore mieux.

Hugo : Ouais la transe, le fait de se lâcher complètement et de s’en branler du voisin quoi, c’est un peu l’idée quoi.

Et sinon vous deux ça fait combien de temps que vous faites de la musique ?

Ari : Moi j’ai commencé à l’âge de treize ans je crois, j’ai eu ma première guitare et je ne me suis jamais arrêté depuis.

Hugo : Et moi treize ans, pareil.

Et qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?

Hugo : Alors moi c’est vraiment du jour au lendemain, j’ai regardé un clip d’un artiste dont je ne me rappelle même plus du nom, et je me suis dit « je veux faire ça absolument », et en fait je sais pas si le fait d’être borné, tu sais quand tu es adolescent tu dis à ta mère que tu veux une guitare électrique et elle va te dire « ouais la semaine dernière tu voulais ce truc là et t’as laissé tomber ». Et là j’y croyais fort et je sais pas pourquoi, là c’est la seule chose que j’ai réellement réussi à faire (par exemple j’ai fait du foot et j’étais nul à chier), c’était le seul moyen de pouvoir m’exprimer de pouvoir faire du bruit, je me suis vraiment mis dans ce truc-là, du jour au lendemain. Et le premier groupe qui m’a vraiment donné envie de faire de la musique c’est Nirvana.

Ari : Moi il y a toujours eu de la musique à la maison, il y a des trucs que mes parents écoutaient et que j’approuve complètement encore aujourd’hui, et je pense que c’est venu de là principalement, au bout d’un moment j’ai décidé que j’avais envie d’essayer d’en faire, de reproduire ce que j’entendais, et voilà ça c’est plus ou moins fait naturellement comme ça.

Est-ce que vous auriez une petite anecdote ?

Hugo : Alors, moi l’anecdote que j’ai en studio, c’est Lionel, qui nous a enregistré pour l’album, sa femme était enceinte et j’ai eu la peur de ma vie parce qu’en fait en pleine prise pour une chanson elle est rentrée dans le studio en criant « eh Lionel j’vais accoucher », du coup moi j’étais blanc je me suis mis contre le mur, je savais pas quoi faire, et du coup je me rappelle que la session était encore en train d’enregistrer, et en fait je ne sais même pas si il a gardé cet enregistrement, même si putain ce serait génial de réécouter ce truc la quoi ! Et du coup je me rappelle qu’il m’avait dit de rentrer chez moi ce jour-là, donc moi je suis allé chez ma mère qui n’habite pas trop loin du studio dans le sud de la France, et j’attendais, j’attendais, et je me disais « voilà qu’est-ce que je fais », et j’étais en bade, j’attendais son appel, j’osais pas écrire de texto parce que bon c’était le bordel quoi, mais c’était cool, stressant mais rigolo.

Eh ben ! Ça c’est de l’anecdote ! […] Et sinon, pour finir, un petit message pour les fans ?

Ari : Ben ce qu’on dit souvent c’est tout simplement, soyez curieux, sortez, écoutez de la musique, il y a beaucoup beaucoup de choses de très bien, surtout en France, nous on dit ça parce qu’on est dedans et on a écouté beaucoup de groupes français et il y a vraiment énormément de choses donc soyez curieux, allez dans les salles de concert et écoutez de la musique.

Hugo : Ouais voilà en gros c’est ça, on les croise sur la route, on les croise en concert, café-concert, télé-concert pour cinq euros, et t’as des très bons groupes, et voilà puis après ouais, tape Kursed, regarde les clips et si t’aimes bien, viens nous voir, on joue à peu près partout.