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  • Groupe : Amon Amarth
  • Album : Jomsviking
  • Sortie : Mars 2016
  • Label : Metal Blade Records
  • Style : Death Metal Mélodique
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

« Show no fear. Never retreat. Defend your brothers, and when called upon, avenge their deaths. »

Presque trois ans après Deceiver Of The Gods, les suédois d’Amon Amarth reviennent en force avec Jomsviking. Comme chaque opus du groupe, ce dernier était très attendu. Étant tous habitués à Amon qui fait du Amon, au premier abord, l’illustration du nouvel album n’est pas sans rappeler celles des précédents. On retrouve les couleurs froides habituelles et un dessin à caractère hautement épique qui font tout le charme du groupe, et ce n’est pas déplaisant. L’illustration représente un Jomsviking tenant une hache ensanglantée surplombant un amas de cadavres ; et met en lumière la mentalité de cette « secte » de vikings mercenaires (voués à l’adoration de déités telles que Thor et Odin), c’est à dire la volonté de défendre ses frères d’arme et de venger leurs morts. La vision apocalyptique en arrière-plan témoigne de l’aspect héroïque et de l’importance majeure que le groupe attribue aux Jomsvikings (et aux vikings en règle générale naturellement).

Outre le fait que le groupe se soit projeté dans un univers de musiques de films, la différence majeure entre ce dernier album et les précédents est sans doute que Jomsviking est un concept album ; c’est à dire une histoire à suivre dans l’ordre et dont chaque chanson est un chapitre. C’est ainsi que l’album se compose d’une série de onze titres tous plus aboutis les uns que les autres et réserve bien des surprises. Je pense par exemple au morceau « A Dream That Cannot Be« , en collaboration avec la belle Doro Pesch, aka « The Metal Queen ». Comme le dit si bien Johan Hegg, « elle était faite pour ce morceau, il ne fallait personne d’autre qu’elle ».

Pour (nous) donner un avant-goût de Jomsviking, Amon a choisi le morceau initial de la tracklist comme premier clip, « First Kill« , qui a été mis en ligne tout pile deux mois avant la sortie de l’album. On retrouve dans ce clip tout l’univers du groupe, truffé de slow-motions qui renforcent l’aspect héroïque tant recherché. Et on le retrouve également très présent dans le second clip : « At Dawn’s First Light« , sorti dix jours avant l’album. La simple écoute de ces morceaux rend compte de l’incroyable travail fourni par Amon, et ne laisse aucun doute sur la qualité du reste de l’album.

Si des morceaux comme « Guardians Of Asgaard » ou encore « Twilight Of The Thunder God » (tous deux tirés de l’album Twilight Of The Thunder God) restent indétrônables dans leur genre, Jomsviking réserve une surprise, une véritable pépite du nom de « Raise Your Horns« , qui elle aussi prendra tout son sens en live et pourrait à l’avenir être digne des deux titres cités plus hauts.

Comme on le voit, pour cet album, Amon est resté fidèle à lui-même aussi bien dans le choix des noms des morceaux que dans l’écriture des paroles. On retrouve le même genre d’inspiration, avec par exemple les titres « One Against All » (« There he stands alone, one man against all, with a sword in each hand, soon he will fall … ») et « The Way Of Vikings » (« Full on fight in training, it’s the way of vikings, every muscle training, it’s the way of the Jomsvikings … ») qui prônent à eux deux la gloire des vikings et appuient sur le côté grandiloquent que le groupe a toujours fait ressortir dans ses albums. Toutefois, si cet album est du pur Amon, un titre selon moi est assez différent du reste : je pense bien sûr à « Vengeance Is My Name« , où l’on retrouve moins l’empreinte du groupe, c’est-à-dire cette ambiance épique et cet atmosphère propre au groupe qui le caractérise Amon.

Je pense personnellement que cet album est d’une richesse remarquable, mêlant énergie et innovation, il est aussi composé en partie de mélodies un peu plus lentes dans les morceaux « Wanderer » et « Thousand Burning Arrows« . Le côté « bourrin » est toujours présent dans la partie vocale, mais il est mis à part dans la partie instrumentale.

En bref, Jomsviking s’inscrit parfaitement dans la continuité de ce que produit Amon. Pionnier d’un genre à lui seul, le groupe a une fois de plus su toucher à plusieurs registres tout en restant excellent ; les vikings semblent décidément inatteignables et inépuisables. Je trouve cet album très abouti, il donne une très bonne représentation générale de ce qu’est Amon Amarth aujourd’hui, et témoigne de l’excellence sans faille des suédois. Trois ans, l’attente aura été longue, mais il faut reconnaître que le résultat en vaut la peine.

S’il me fallait donner une note personnellement, je n’hésiterai pas à aller jusqu’à 17/20 pour cette œuvre magistrale.