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Itw_Eros

Bienvenue dans le Bordelais, pays du bon pinard, mais pas que ! Hé non ! Je ne vais pas vous parler du vin qui fait la fierté de la région, mais du groupe de Metal EROS. EROS voit le jour en 2012 sous l’impulsion de Sophie (chant) et Sebastien (Guitare). Ils seront rejoints par la suite par Quentin (batterie), Thibault (basse) et enfin Paul comme second guitariste. Après avoir pas mal bossé et fait moult concerts, le groupe décide en 2015 qu’il est temps de passer aux choses sérieuses et d’enregistrer leur 1er album. C’est ainsi que sort en décembre, The Damage Is Done, excellent 1er opus du combo que j’ai beaucoup apprécié (chronique ici). J’ai donc décidé de leur donner la parole au travers de cet ITW afin que le monde entier sache qu’EROS n’est pas que le Dieu de l’amour.

Bonjour, comment allez-vous ? Pour commencer, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

EROS est un groupe de Groove Metal, très influencé par PANTERA et MACHINE HEAD, chanté en anglais et composé de 5 musiciens :
– Quentin (batterie)
– Thibault (basse)
– Paul (guitare)
– Sébastien (guitare)
– Sophie (chant)
Sinon ça va super bien.

Racontez-nous un peu la genèse du groupe ?

EROS est né d’un ancien groupe avec Sébastien et Sophie, qui côtoyaient déjà Quentin à cette époque-là. Sébastien possédait beaucoup de compositions, le groupe est né à trois, Thibault s’est rapidement joint à l’ensemble, puis il a été décidé de recruter un deuxième guitariste, Adrien, qui nous a apporté sa fougue et son approche plus directe et nerveuse de la musique. Paul est avec nous depuis maintenant un an et demi.

Quels ont été, depuis la formation du combo en 2012, les moments forts, les moments clés d’EROS ?

Le premier gros moment pour nous a été la composition du titre « Rotten Hero », élaboré en intégralité par Sébastien et Adrien, à partir duquel nous avons commencé à bâtir notre signature musicale. Ce morceau est un beau résumé de notre identité.
Début 2014, nous avons fait venir le groupe BUKOWSKI à Bordeaux pour une date qui reste inoubliable pour nous tous. S’est vite ensuivi le départ d’Adrien, pour études, qui a été un gros coup d’arrêt. Nous avons néanmoins rapidement pallié à son départ.
Puis fin 2015 la sortie notre album bien entendu avec un concert excellent dans notre repaire, le bar « Les Runes » à Bordeaux en compagnie de nos potes de BURY ALL DREAMS. Une soirée vraiment cool où nous avons pu sentir l’attente qu’avait généré notre enregistrement.

Qui compose et comment se passe l’élaboration d’un nouveau morceau ? Tout se fait-il en répète ?

En règle générale, tout part d’un riff venant d’un de nos deux guitaristes en répétition. On Jam dessus pendant un bon quart d’heure s’il tourne bien et qu’il plait à tout le monde. Puis chacun propose ses suggestions et comment il, ou elle, voit la structure à partir des éléments qui sont ressortis. Au bout de deux répétitions, on arrive à avoir un morceau de quatre ou cinq minutes sur lequel viendra se greffer le chant de Sophie, qui commence par trouver l’air et ensuite les paroles qui lui sont inspirées par ses ressentis.

The Damage Is Done est sorti il y a maintenant un peu plus de 3 mois. Que vous ont apporté l’enregistrement et la sortie du premier album ?

Après deux ans de concerts sur Bordeaux et proches alentours, nous avons pu nouer de sérieux liens avec toute la sphère Rock et Metal en Gironde, ce qui nous a permis, comme je le disais précédemment, de créer de l’attente, de la demande pour ce nouvel album qui a vraiment bien été reçu à sa sortie. De plus, avec un support CD, cela nous permet de mieux nous vendre car nous possédons maintenant un produit fini.
Concernant l’enregistrement, c’est un processus toujours particulier car il ne faut rien laisser au hasard, le moindre détail compte. L’exigence est donc de mise, tout le monde n’a pas le même avis sur telle ou telle chose, sur quels morceaux choisir. C’est un gros consensus à cinq, et les débats sont régulièrement agités, mais le résultat vaut la peine et le groupe n’en ressort que plus uni et grandi.

Comment a été l’accueil du public et des chroniqueurs ?

Des deux côtés c’est un succès. Notre public est ravi du travail accompli, qui correspond à ce que nous produisons sur scène, donc pas de surprise à ce niveau. La production est propre, le son massif. Côté chroniques, les retours sont très positifs pour le moment, mettant en avant la performance vocale qui reste notre atout premier. Nous avons un son assez accessible, une signature musicale et une voix qui marque, il n’y avait donc aucune raison que ce produit fini ne plaise pas au final et comme les compliments pleuvent, nous redoublons d’efforts pour nous faire connaître plus loin qu’autour de Bordeaux.

L’enregistrement s’est déroulé au « Bud Studio » avec Mathieu Pascal (GOROD), combien de temps y êtes-vous resté et comment cela s’est-il passé ? Vous deviez être satisfait de Mathieu sur les 2 titres enregistré en 2013 pour refaire appel à lui ?

Il faut savoir que Mathieu est avant tout musicien, et quel musicien… Il gère son groupe de Tech-Death GOROD de A à Z au niveau de la composition. Il a une belle vision de la musique, et c’est quelqu’un qui ne va pas se limiter à appuyer sur le bouton « record ». Il te donne son avis, te pousse à te donner à fond lors de l’enregistrement, même s’il faut faire 20 fois la prise. C’est de plus une personne adorable, donc tous les voyants étaient au vert pour à nouveau enregistrer en sa compagnie.
L’enregistrement s’est déroulé sur environ 50 jours, à un rythme très décontracté. La batterie et la basse ont été faites très rapidement, les guitares sont venus se greffer ensuite avec un travail beaucoup plus méticuleux, puis le chant et les arrangements. Sachant qu’entre chaque étape se place un envoi de fichiers pour écoute et analyse de l’ensemble pour éviter de laisser passer les défauts. Donc cela prend du temps, et ensuite vient la phase d’équilibrage et de mix qui a bien pris 3 mois pour que tout nous convienne. Mais le résultat en vaut la peine.

Est-ce que l’album correspond à votre attente au niveau du son, de l’artwork, des titres choisis ?

Il est très dur de prendre du recul sur un produit qu’on a finalisé il y a si peu de temps. Cela représente des dizaines d’heures d’écoute à la recherche du moindre détail sur des morceaux que nous jouons déjà depuis plus de deux ans pour certains. Au niveau du son, nous avons décidé de travailler avec Mathieu pour avoir un son de qualité et une belle production, nous sommes très satisfaits car le contrat est rempli. Pour les morceaux choisis, nous avons suffisamment délibéré sur la question pour ne pas être satisfait. L’artwork a été une partie qui nous a donné du mal car nous avions décidé à la base d’utiliser un dessin, mais nous n’étions pas sur la même longueur d’onde que la personne à qui nous avions fait appel. C’était l’été, difficile de joindre les gens, de faire des demandes particulières, donc nous avons accusé pas mal de retard à ce niveau. En septembre nous avons enfin vu le bout du tunnel avec Vincent Sanroma, un de nos fans de la première heure qui a réalisé l’artwork complet de l’album. L’ensemble nous correspond parfaitement et les différents retours que nous avons, nous confortent dans cette idée.

D’ailleurs comment avez-vous choisi les 10 titres qui figurent sur l’album, je suppose que vous en aviez un peu plus en réserve, non ?

Nous avions effectivement une quinzaine de compositions parmi lesquelles choisir. Huit morceaux étaient évidents, tandis que « Fuck Me » et « Child In Flames » l’étaient moins dans un premier temps, car nous avions un ou deux morceaux plus anciens en stock, et il a fallu trancher. Au final, « Fuck Me », qui est notre dernière composition en date, a été choisi pour sa rythmique ternaire et son impact au refrain, et « Child In Flames » pour son côté Crossover entre Heavy Metal et Hardcore à la finition. Mais que le choix n’a pas été facile et les débats s’enflamment vite quand on est cinq à parler.

Sophie, est-ce toi qui écris les textes ? Si oui, pourquoi tant de haine 🙂 ? Tu as quand même, au niveau des paroles, un regard très sombre sur le sexe et sur la vie ? N’y a-t-il que la souffrance qui t’inspire ? Le sexe ne peut-il pas être quelque chose de beau, fait avec douceur et passion (Attention, ITW interdit au moins de 18 ans) ?

C’est en effet moi qui écrit les paroles, certains de mes textes sont très sombres et témoignent du passé d’autres sont bien plus fun où je parle aussi de sexe : je mentionnerai « Sex’n Roll » et « Fuck me ». J’ai un regard sombre sur la vie, pourtant je suis très heureuse et épanouie actuellement, mais ça n’a pas toujours été le cas. La souffrance m’inspire beaucoup et me touche profondément, je ne me vois pas parler de la pluie et du beau temps ou même de la nature ou de la Terre qu’on exploite. Je veux faire passer des sentiments forts, pénibles ou heureux et cela passe souvent par la souffrance, la musique qui est composée, influe beaucoup sur mes textes, si les morceaux sont enjoués, les paroles seront funs, si les morceaux sont brutaux les paroles le seront aussi.

Justement pourquoi avoir choisi d’appeler le groupe EROS, car je ne pense pas que le Dieu Grec voyait l’amour comme ça, vous êtes plus proche du « Marquis de Sade » que d’ »Eros » tout de même ?

« Eros » est dieu d’amour et de la puissance. Puissance nous avons, amour, pas toujours rose, mais nous avons aussi. EROS vient surtout du groupe DEFTONES, dont Quentin est un énorme fan, c’est le nom de l’album qu’ils devaient sortir avec leur bassiste avant qu’il ait son accident et décède plus tard. MINERVA (toujours en rapport à DEFTONES) a été longtemps envisagé, mais l’ensemble du groupe n’était pas satisfait donc nous nous sommes orienté sur EROS.
Je rajouterai qu’on est quand même loin du « Marquis de Sade », on ne s’appelle pas DEFEAT THE EARTH !

Parlez-moi de vos influences, j’évoque dans ma chronique de The Damage Is Done une influence d’OTEP, mais Sophie n’avait pas l’air trop d’accord avec moi (la vilaine) !

Nous avons tous des styles très différents, mais nous nous retrouvons tous sur PANTERA, MACHINE HEAD, GOJIRA ou encore METALLICA. Thibault écoute peu de Metal dans l’absolu et est bien branché Electro, Sebastien est très Death Mélo à la suédoise, Paul est plutôt Thrash et Hardcore, Quentin, lui, est le plus éclectique et va de Selah Sue à STRAPPING YOUNG LAD, Sophie écoute beaucoup de Soul (Aretha Franklin, Selah Sue aussi), mais aussiu beaucoup de Metal, fan incontestable de BLACK LABEL SOCIETY, DORO, MACHINE HEAD, en passant par le Black et le Death Metal. Il y a énormément d’influence dans la musique d’EROS, nous essayons de les faire varier entre nos morceaux où on retrouve de-ci de-là des petites références à des groupes qui nous tiennent à cœur.

Parlons un peu de la scène Metal Bordelaise, Comment se porte t-elle, que ce soit au niveau des groupes, des orgas, des salles ? Est-ce un bon endroit pour un groupe jouant la ‘music of the Devil’ ?

Il y a de très nombreuses choses au niveau du Metal à Bordeaux. A notre niveau, il y a 4 structures permettant à n’importe quel type de groupe de répéter dans de bonnes conditions, réparties de belle façon autour de la ville, ce qui créé une belle émulation créative. Au niveau au-dessus, 4 salles de plus ou moins grosse capacité permettent d’accueillir des artistes nationaux et internationaux, avec ces deux dernières années de belles programmations Metal. La scène locale est menée par les groupes GOROD, OTARGOS et BREAKDUST, qui sont vraiment au-dessus de tous les autres. Concernant les orgas, une seule association réellement Metal existe et elle est plus portée sur le Black et le Death, ce qui ne nous correspond pas. A Bordeaux, si tu te bouges, tu peux faire au moins deux concerts par semaine. Ce qui est aussi un problème parce que le public ne se déplace que peu, et pas en grand nombre, ce qui fait qu’on peut globalement dire que la scène Metal est saturée sur Bordeaux. Les gens ici se déplacent plus pour des concerts pop-rock, avec le fantôme de NOIR DESIR dans tous les esprits.

Quels sont vos projets dans les semaines et/ou les mois à venir ?

Les projets pour les mois à venir sont simples. Il s’agit de continuer à envoyer de nos CD pour avoir des chroniques et interviews, essayer de choper des dates dans d’autres villes et si possible signer avec un label et/ou un tourneur.

Je vais vous demander, maintenant, de me faire une playlist, votre «Magic Playlist Of Fire», donnez-nous les morceaux qui vous ont le plus marqué, que vous écoutez toujours avec plaisirs, ou que vous chantez sous la douche ?

Quentin :

  • DEVIN TOWNSEND PROJECT : Deadhead”
  • GOJIRA : “Ocean Planet”
  • ARTHUR H : “Cosmonautes Père et Fils”
  • MACHINE HEAD : “Halo”
  • KLONE : “The Dreamer’s Hideway”

Thibault :

  • X-RAY DOG : “Dethroned”
  • PUSS IN BOOTS : “The Puss Suite”
  • THE PRODIGY : “Voodoo People Pandulum Remix”
  • MASTODON : “Blood and Thunder”
  • THE SUPERMAN lOVERS : “Starlight”

Paul :

  • THROWDOWN : “No Love”
  • MISERY SIGNALS : “Coma”
  • NEWTON FAULKNER : “Clouds”
  • GORE ELOHIM : “Lord Of Plagues”
  • DRY KILL LOGIC : “Paper Tiger”

Sophie :

  • BLACK LABEL SOCIETY : “In this River”
  • IN THIS MOMENT : “Burn”
  • HEBOÏDOPHRENIE : “Héboïdophrénie”
  • DORO : “Revenge”
  • ENSLAVED : “Forsaken”
  • MACHINE HEAD : “Descend the Shades of Night”

Sébastien :

  • MACHINE HEAD : “Aestethics of Hate”
  • GOJIRA : “Born in Winter”
  • NORDIC UNION : “Point of No Return”
  • STRAPPING YOUNG LAD : “Aftermath”
  • PINK FLOYD : “High Hopes”

Je vous laisse le mot de la fin, si vous avez un message à faire passer, une annonce, un coucou, allez-y c’est à vous ! Et merci d’avoir pris de votre temps pour répondre à cet ITW.

On cherche des concerts et un label bordel de diiiieeeeeeuuuu du Sexe !!!!
STAY SEX STAY METAL

Hei Alex ! Ca va ?

Hey ! Ca va et toi ?

On ne peut mieux ! Alors on est là pour parler de Barton’s Odyssey, le nouvel album d’Atlantis Chronicles. Bon, déjà, commençons par le commencement : pourquoi avoir choisi de vous appeller Atlantis Chronicles ?

Ah ben alors déjà à la base on s’appelait Abyss en fait, on ne s’appelait pas Atlantis Chronicles. Il y a plusieurs raisons à ce changement, déjà on a voulu évoluer musicalement, à la base c’était moi qui chantait dans Abyss, j’étais chanteur guitariste, puis on voulait aussi un nom un peu moins commun, parce que des groupes qui s’appellent Abyss il y en a sûrement énormément, donc on s’est dit qu’il nous fallait un nom qui nous colle à la peau en mode « identité aquatique » mais tout en pouvant exploiter les concepts qu’on voulait développer. Et pour ça, on avait une chanson qui s’appelait Atlantis Chronicles dans notre album Tales Of Atlantis, donc en fait on a inversé en gros (rires) et on a choisit Atlantis Chronicles, l’Atlantide en fait c’est un mythe que tout le monde connait mais ignore l’existence, le lieu. Donc nous voilà on peut faire un peu ce qu’on veut en fait, on s’est dit que c’était un bon nom en fait.

Et que représente l’illustration de l’album ?

Alors l’illustration de l’album c’est la statue du roi Atlas qui est sous l’eau, effondrée avec dans la main la bathysphère du premier album, qui est celle d’un explorateur, William Beebe, qui est descendu sous l’eau et qui est décédé, du moins dans notre fiction à nous. Et ensuite c’est l’Odysseus, qui aurait été conçu par Otis Barton, (toujours dans notre fiction bien sur) qui découvre en fait tout ça, ce paysage avec une faune aquatique en effervescence.

D’accord. Et pour le nom de l’album maintenant, d’où ça vient en fait ?

Ben c’est simplement l’odyssée de Barton, en fait l’album il décrit un récit et donc c’est le récit d’Otis Barton et surtout de la fin du monde, un monde ravagé par les eaux du notre actuellement. Mais c’est une histoire qui est racontée des millénaires après, à une nouvelle génération d’Atlante car à la fin de l’album en fait, l’Atlantide remonte à la surface alors que toute la terre est submergée. En gros (rires). Mais donc en fait dans notre récit on raconte comment Barton à découvert que ça allait être la fin du monde, ce qu’il a découvert dans son exploration et du coup ce qu’il a trouvé, comme je l’ai dis, c’est raconté des millénaires plus tard. A travers ça on voulait véhiculer (bon je te raconte un peu la thématique en même temps hein ! (rires)) une image de cycle en fait, le cycle de la vie ; c’est pas parce que demain on va tous mourir que la suite ne va pas être harmonieuse en fait. C’est une continuité, c’est la vie en fait.

Peux-tu me dire quelle est la plus grosse différence entre Barton’s Odyssey et ce que le groupe a fait précédemment ?

Alors, l’univers est toujours un peu le même, à part cette idée de fin du monde, mais la plus grosse différence, selon moi, c’est que cet album est beaucoup plus abouti, beaucoup plus mature. Sur le premier album, on était pas déçus mais disons qu’il y avait certaines choses qu’on avait pas pu faire jusqu’au bout. Alors que la je suis vraiment très fier de cet album, on a vraiment pu aller jusqu’au bout, on a plus de vécu, donc je n’ai trop rien à redire sur cet album, je pense seulement au prochain.

Et pendant combien de temps vous avez travaillé dessus ?

Alors, euh c’est à dire que moi j’ai commencé à composer l’album quand on commençait à enregistrer les batteries du premier. Donc ça remonte à peut être 2012, 2011, je ne sais plus exactement, je n’ai plus la date exacte. En tout cas, j’ai commencé personnellement à bosser dessus à ce moment la, et les gars m’ont rejoins bien plus tard, et du moment où ils m’ont rejoint sur tout ce que j’avais fait pour cet album la, on a eu deux ans, ça s’est fait assez rapidement. Le premier album tu vois on a eu tout le temps de dire « ah bah tiens on va le faire comme ça » et tout, alors que la ça a été un peu plus rapide, et du coup tout s’est fait en deux ans, du moins, à partir du moment où ils m’ont rejoint.

Mmh et du coup, quelle a été la principale inspiration pour cet album finalement ? Je ne parle pas forcément du thème !

Alors bah déjà moi personnellement, je bosse beaucoup avec des images, j’aime bien avoir en tête une image et me dire « ah ouais ça va parler de ça ça va être cool » (alors oui ça fait un peu le mec dans son délire …) et du coup bah cette image tu as dû le comprendre, c’est la fin du monde « par les eaux ». Et sinon, musicalement, j’ai toujours un peu les mêmes références, c’est à dire The Human Abstract, Protest The Hero … Après, il n’y a pas que moi, je sais que y a d’autres membres du groupe comme Sydney qui adore The Black Dahlia Murder par exemple (j’aime aussi assez d’ailleurs). Voilà, il y en a forcément d’autres mais là ils ne me viennent pas à l’esprit.

Pas de problèmes ! Et selon toi, quel-est le morceau qui représente le mieux le groupe ?

C’est compliqué ça ! Mmh … Je dirai que c’est Back To Hadatopia, ou encore Upwelling Part I aussi, qui sera d’ailleurs peut être l’avenir d’Atlantis (pas pour le chant clair hein !), mais par rapport à la façon dont le morceau est travaillé.

D’accord ! Et quel message avez-vous voulu faire passer à travers cet album ?

Alors Antoine déjà a vraiment voulu insister sur cette histoire du cycle de la vie, pour bien montrer que la vie est faite de changements et que nous ne sommes pas éternels ; comme je l’ai dis tout à l’heure, peut être que demain la race humaine aura disparue mais sera remplacée par quelque chose de plus harmonieux, donc voilà c’est vraiment cette image de cycle qu’on a voulu faire ressortir dans cet album.

Et quel est ton morceau préféré dans cet album ? Mon préféré est Back To Hadatopia !

Je pense que c’est aussi Back To Hadatopia ou Upwelling Part I, voilà moi c’est vraiment ces deux-là, c’est mes deux p’tits bébés (rires).

Bon et du coup cette question est un peu bête mais, que représente cet album pour toi ?

Pour moi c’est vraiment l’aboutissement. Fin « aboutissement » c’est un peu gros, mais oui en gros c’est une sorte d’aboutissement du travail que j’ai fourni depuis et pendant un bon moment. Donc maintenant je me dis « bon bah ça je l’ai fais, maintenant je m’attaque à quelque chose de différent ». Enfin, pas quelque chose de complètement différent bien sur, mais évoluer.

Prévoyez-vous d’autres clips pour Barton’s Odyssey ?

Ben la on en a tourné un, qui va sortir prochainement, début avril je te dirai. Et c’est un clip dans lequel on utilise les arts numériques donc on fait du performing, on joue, mais il y a autre chose en plus de ça, et là je vais me taire, je ne t’en dis pas plus, tu découvriras ! On en fera peut être un autre plus tard, mais pour l’instant on en sait rien en tout cas, on verra où on en sera à ce moment la.

D’accord […] Et sinon, par rapport à cet univers sous-marin présent dans tout ce que vous faites, je voulais savoir d’où venait cet intérêt pour ce monde la ? C’est très sombre !

Oui c’est très sombre ! Et en fait bah depuis qu’on a commencé la musique avec Sydney et qu’on a commencé à jouer ensemble (on est amis depuis l’âge de sept ans déjà) on a toujours été passionnés par le milieu aquatique, le milieu marin tout ça et on trouvait ça super de l’allier avec la musique que l’on jouait, même si c’était à l’époque d’Abyss, ça remonte énormément mais on a gardé ça. Et ensuite, quand Antoine a intégré le groupe en 2010 en tant que chanteur, il a vraiment apporté une thématique plus solide : il a gardé ce qu’on avait fait, ce avec quoi on avait évolué et il a taillé ça vraiment pour que ce soit encore plus conséquent j’ai envie de dire.

Et bah du coup c’est quoi qui vous a amenés à jouer ensemble ? Vous aviez la même passion depuis le début ?

Ben comme je t’ai dis, Sydney et moi on se connait depuis l’âge de sept ans, donc ça veut dire que déjà à cette époque la on jouait avec nos figurines Batman, nos playmobils et tout ça (rires), ensuite on a commencé la musique une dizaine d’années plus tard, donc vers 17 ans, moi je commençais la guitare et Sydney la batterie, après y a eu Jérôme qui nous a rejoints et ensuite Mikael (qui est notre ancien bassiste) est arrivé puis voilà après c’est venu comme ça ! Juste Antoine a répondu à notre appel lorsque nous recherchions un chanteur, et ça a tout de suite bien collé, donc oui tout c’est fait spontanément.

Mais vous aviez toujours les mêmes influences ? Même en étant amis d’enfance, ce sont des choses qui peuvent varier !

Ben Sydney a toujours été un peu plus extrême que moi par exemple, Antoine lui il aime bien beaucoup tout ce qui est deathcore, en fait on aime tous un peu tout, on a chacun nos petits trucs tu vois. Jérôme par exemple il n’écoute quasiment pas de metal !

Ca je ne peux pas le croire !

Ah mais je t’assure ! Il adore Queen tout ça mais n’écoute vraiment quasiment pas de metal. Bon, il aime bien Black Dahlia Murder et il adore Gojira, voilà ça c’est quelque chose qu’il adore !

Avec la musique que vous faites … ça paraît invraisemblable !

C’est clair ! Mais vraiment, il aime beaucoup tout ce qui est électro, mais aussi des trucs comme Born Of Osiris tu vois. Mais oui, en gros, on a vraiment tous nos petits trucs.

Et si tu devais décrire l’album en quelques mots, que dirais-tu ?

Aaaaaahh c’est compliqué ça aussi ! Mais le premier adjectif qui me vient déjà, c’est « coloré ». Et … En fait j’ai que ça (rires). Fin bon, « coloré », « brutal » aussi évidemment. D’ailleurs, quand je composais, je disais à Sydney, « j’ai peur que ce ne soit pas assez brutal quand même … » et il m’a répondu « mec, quand je vais m’occuper de la batterie, t’inquiète ça va envoyer ». Je me suis dit « on verra ». Puis quand j’ai écouté la batterie, je trouvais ça même trop brutal !!!

Ahah oui ne t’en fais pas pour le côté brutal : il est là ! Bon, maintenant, j’ai quelques questions un peu plus personnelles. Tout d’abord, qu’est-ce qui t’as donné envie de faire de la musique ? Est-ce que un jour tu as vu un musicien et ça a été la révélation, genre tu voulais absolument faire ça aussi ?

Ahah ah bah tu vas rigoler ! En fait, bon je te raconte ma vie hein désolé ! Mais en fait, j’allais chez l’orthophoniste quand j’étais petit. Et avec Sydney et d’autres copains on voulait monter un groupe et tout, j’écoutais Slipknot à cette époque la et je leur disais « tiens vas-y moi je vais faire des percussions comme dans Slipknot et tout ça va être trop bien », donc je sors de chez l’orthophoniste et je savais qu’il y avait une sorte de magasin de musique pas loin. Je rentre dans le magasin, je vois une nana qui donne des cours de piano, je lui dis que j’aimerai acheter des grosses percussions tout ça (le genre de gars qui y connais absolument rien) alors que la nana n’avait rien à voir avec ça (rires), mais elle m’a tout de même conseillé de me rendre dans le magasin d’à côté, tout en me disant que je ne trouverai pas ce que je recherchais. Bon ok, je commence à partir et j’vois une petite cabine au fond, avec un mec qui jouait de la guitare. C’était la première fois que j’en voyais une, j’me disais « ah c’est ça une guitare électrique c’est si petit et tout ! », puis j’étais intrigué, et à l’époque j’étais pas du genre à parler direct, mais je lui demande quand même comment ça se passe pour les cours de guitare, et il m’a redirigé vers un gars plus loin. Je demande donc au gars, et c’est lui qui est devenu mon prof de guitare durant les cinq années qui ont suivi. C’est quelqu’un de vraiment super qui ne m’a jamais bloqué et a toujours fait en fonction de ce que je voulais jouer comme musique. Donc c’est vraiment lui qui m’a donné envie de faire de la musique. Et Sydney était dans la même école de musique donc il a eu un très bon prof de batterie aussi, Jérôme a eu le même prof de gratte que moi et Mikael était aussi dans cette école, avec un prof de basse, du coup on a pu tout commencer et c’était bien cool tu vois !

Quelle histoire ! […] Je change un peu de sujet mais, est-ce que tu as un groupe de prédilection ?

Ah ouais ! J’aime particulièrement The Human Abstract, Protest The Hero … Bon ok c’est plus d’un groupe je suis d’accord, mais ces deux groupes la sont vraiment très importants pour moi et m’ont beaucoup apporté, par exemple au niveau de l’inspiration. Bon la j’évolue vers quelque chose d’un peu différent maintenant, je ne peux pas te dire quoi car je décortique encore pas mal de groupes, comme Leprous par exemple, je ne sais pas si tu connais ?

Si si je connais, mention spéciale à Monic !

Ahah bien !!! Je devais aller les voir mais malheureusement j’ai pas pu … tristesse !

Une prochaine fois ! Bon … J’ai une question un peu moins drôle maintenant … Comment as-tu vécu les attentats de Paris ? Est-ce que ça t’as touché personnellement ?

Ca m’a vraiment touché, d’ailleurs je rentrais de Paris à ce moment la, puis j’ai énormément d’amis sur Paris, donc je me suis demandé ce qu’il se passait, mais je n’étais pas surpris et je sais que d’autres choses comme ça arriveront par la suite malheureusement … Ce qui m’a touché, aussi c’est la peur de mes amis suite à ces évènements, ils ne voulaient plus aller sur Paris et tout ça, alors que je me suis toujours dit qu’il faut justement continuer de vivre pleinement sa vie tout en gardant les yeux ouverts. Mais oui ce n’était vraiment pas une bonne période, on en a beaucoup parlé avec le groupe d’ailleurs, car ça a touché le milieu de la musique, donc oui, c’était très éprouvant. Mais il faut en ressortir plus fort !

Je vois … Mais du coup, tu n’as pas un peu peur de jouer à Paris la ?

Alors honnêtement non, je n’ai pas d’appréhension, je n’ai pas peur, tout simplement car je n’ai pas choisi de vivre ma vie dans la peur. On va le faire à fond !

T’as bien raison ! Et enfin, est-ce que tu as quelque chose à rajouter ? Un petit message pour les fans ?

Tout simplement : continuez à venir nous voir en concert ! On s’est rendus compte en démarchant les salles de concerts que les petites assos avaient de moins en moins de subventions, et le seul moyen de palier à ça c’est d’aller en concert. Donc, continuez d’aller en concert !

Petite piqure de rappel, Atlantis Chronicles sera en concert à ces dates :

31/03/2016 à l’AmpéRage, Grenoble.

01/04/2016 au TBC, Valence.

02/04/2016 à Jas Rod, Marseille.

05/04/2016 au Backstage O Sulivan, Paris.

20/05/2016 à Les Runes, Bordeaux.

27/05/2016 au Mondo Bizarro, Rennes.

28/05/2016 à La Scène Michelet, Nantes.

03/06/2016 au Pub ADK, Roissy En Brie.

11/06/2016 au Barock L’Horloge, Boulogne Sur Mer.

18/06/2016 au Bunk’Air Fest, Tavannes (Suisse).

13/08/2016 au Why Not Fest, Nevers.

24/09/2016 au WildPig Fest #3, Cesson.

12/11/20016 au TBA !, Etampes.