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Archives quotidiennes : 11 février 2016

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  • Groupe : All We Expected/Raum Kingdom
  • Album : Split Ep
  • Sortie : 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Post Rock/Post Metal VS Sludge/Doom
  • Site Web All We Expected : www
  • Site Web Raum Kingdom: www
  • Note : 16/20

 


 

C’est un match Belgique/Irlande que nous allons avoir ici avec d’un côté les belges d’All We Expected et leurs ambiances post rock instrumentales alternant le planant et le lourd, puis de l’autre, les irlandais de Raum Kingdom que nous avions déjà eu l’honneur d’avoir dans nos pages avec leur premier Ep de 2014.

Chaque groupe propose deux longs morceaux pour ce split d’environ 40 minutes.

Le coup d’envoi est donc donné par All We Expected sur « We’re not born to live like brutes » et ce mix d’un post rock aussi progressif que planant avec ces notes qui transportent délicatement l’auditeur au gré des mélodies cristallines et des rythmes lancinants puis de passages plus lourds et empreints d’énergie. Les passages d’une ambiance à l’autre se font naturellement avec des breaks bien ficelés.

« Flood » arrive ensuite et le groove y est dément. La basse se fait bien lourde et mène la cadence avec une emprise certaine sur ce rythme des plus entraînants. L’ambiance est plus lourde que pour le titre précédent, mais l’on conserve néanmoins ces envolées post-rock. Le rythme également varie le toucher, léger sur ces passages groove atmosphériques, puis avec plus de poigne lorsque le ton s’endurcit

A l’issue de ces deux titres, on remet la balle au centre et c’est au tour de Raum Kingdom de faire le boulot démarrant sur une rythmique tribale agrémentée de riffs planants dès le démarrage avant qu’une grosse fuzz ne vienne plomber l’ensemble coulant une énorme dalle de béton par ce son éléphantesque avant d’attaquer plus de légèreté sur une ambiance psychédélique et orientale teintée de chant clair, puis l’on revient à ce côté pêchu du début où le chant tend vers le gutturalement torturé.

Un bon trip question/réponse entre ces deux parties fait la force du titre sachant se compléter pleinement. Les mélodies alternent entre passages planant pour accentuer le psychédélisme ambiant, les dissonances ne sont pas en reste sur le retour de l’aspect tribal de la batterie. Il est très facile de se laisser emporter tant par le côté atmosphérique que ce côté brut et poignant telle cette fin excellente.

« Lost In The Hunt » respecte le trip du morceau précédent mais ici vocalement, par exemple, les deux chants font leur office en même temps au plus grand plaisir de l’auditeur. L’alliance se fait sans accroc et s’avère très efficace.

Alors que musicalement, le ton est à la lourde hypnose, les chants eux déclament de part et d’autre. Un break long et lancinant où n’apparaît que le chant clair pourra rappeler Bokor avec ces douces notes, cette basse bien gonflée et cette rythmique down tempo. Le chant agressif se réaffirme ensuite, puis l’on revient au principe question/réponse entre les deux différentes parties, toujours dans le plus naturel possible.

Un très beau match, une très bonne collaboration offerte par chacun des groupes. Le split saura se faire apprécier non seulement pour les plus ouverts d’esprits, mais également chaque auditeur sachant apprécier autant le béton armé qu’un doux nuage de mousse.

Du beau spectacle !


Tracklist:

  1. A.W.E.: We’re Not Born To Live Like Brutes

  2. A.W.E.: Flood

  3. R.K.: Grace

  4. R.K.: Lost In The Hunt

 

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  • Groupe : Alien Syndrome 777
  • Album : Outer
  • Sortie : 2015
  • Label : Avantgarde Music
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Prenez place à bord du vol spatial dans lequel nous emmène Alien Syndrome 777, combo européen composé de trois membres un italien Alessandro Rossi fondateur du projet, un espagnol : Oscar Martin au chant et puis un français en la personne de Slo de Smohalla que nous avons déjà eu dans nos pages.

Dès le départ, vous vous verrez planer très haut, caressant les constellations.

L’intro qu’est le premier morceau met déjà bien l’ambiance interstellaire avec ce côté ultra planant.

C’est « Symmetriads » qui poursuit directement ensuite ave une brutalité féroce. Du blast ultra rapide, des notes bien barrées et une touche indus bien patate guidée par ce clavier bien grinçant.

Les vocaux sont aussi agressifs que dérangés, et les riffs regorgent de brutalité sans merci. On pourra aisément avoir Dodheimsgard en tête ici.

Du break bien trempé nous replonge dans la galaxie et enrichit l’aspect déjà bien original du groupe. Les mélodies sont toujours bien démentes et l’on saura facilement accrocher à la richesse des ambiances énergiques.

C’est une véritable pluie de météorites qui s’abat sur nous dès le début de « The bleeding anthill of the universe» avant d’entamer sur un côté plus mélancolique conservant néanmoins la brutalité déjà déchaînée du titre prédédent. Le chant gutturalise toujours autant mais il ose venir se poser en voix claire bien effectuée avec ces tons qui rappellent ceux de Garm (Ulver,etc…).

Les passages electro apportent une touche presque dansante sur certains moments, et posent un côté assez fou sur les passages brutaux.

Un interlude sombre et lugubre, « Intermission », vient alterner avec le brut de décoffrage proposé par Alien Syndrome 777.

« Unearthly reveries unveiled » revient en imposer ensuite avec cet aspect vraiment accrocheur. Le morceau tarte sur tout le long. Les parties rythmiques sont démentielles, les breaks sont bien pensés et varient les degrés de gifle. Le titre en impose tout au long et parvient à conserver une multitude d’idées efficaces comme ce passage psychédéliquement malsain qui précède cette folie meurtrière et explosive.

La suite et fin de l’album sont font sur des ambiances je dirais plus abordables pour toute personne non habituée au style. Le riff qui revient dans « To balance and last » s’avère accrocheur et efficace, les claviers sont toujours présents cette fois ci avec une touche plus apaisée, plus en nappes sonores planantes. Un break s’opère dans une ambiance presque coldwave et injecte toujours plus de facettes dans l’art du combo.

Et « Black Box » vient clore le voyage sur un ton très ambiant/ noisy sombre et dérangé, hypnotique où les arpèges se répètent et participent à cette montée oppressante.

Un album qui vous fera planer par les passages atmosphériques mais aussi un album bien destructeur pour ces côtés bruts, les ambiances sont très riches et raviront tout amateur de black metal original qui se respecte.


Tracklist:

  1. An unconscious reflection

  2. Symmetriads

  3. The bleeding anthill of the universe

  4. Intermission

  5. Unearthly reveries unveiled

  6. To balance and last

  7. Black box