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Archives quotidiennes : 2 janvier 2016

fayro

  • Groupe : Fayro
  • Album : La Beauté des Choses
  • Sortie : Septembre 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Ce groupe français, crée en 2014, a enregistré cet opus de onze titres dans le même studio que Mass Hysteria, Bukowski et No One is Innocent (Donkey Shot Studio).
Leurs clips sont en partie visibles sur YouTube.
Avec cet album, Julien Fouquet, ambulancier de Nantes, propose des chansons assez douces, avec de l’Energie positive.
Cet opus allie de façon convaincante et réussie, beauté, poésie des textes et de la partition musicale qui les accompagne harmonieusement.
Fayro diffuse une fièvre contagieuse qui « laisse l’âme à découvert » (titre 1).
On peut rapprocher leur musique de Dolly, dont ils reconnaissent l’influence, Luke, Matmatthah, Noir Désir.

La Beauté des choses démarre avec un titre tonique, qui emmène dans « Le Brasier des Nuits Blanches ».
Les mélodies donnent envie d’être fredonnées, avec une batterie très présente dans le cinquième titre, « Libre ». « Lisa », la chanson d’après, peut être entendue comme « assourdissante », mais offre un ‘fondu de fin de chanson’ très agréable, comme un flou dans l’image d’un film..
« Eté 2001 », est empreinte de nostalgie, associée à des accords savamment choisis, dynamiques : « On avait des Rêves à revendre, les Yeux chargés d’Etoiles« .
« Le Bout de ton nez » est un morceau très vif, puissant et avec des paroles malheureusement d’actualité, « Cois-tu qu’on ait l’esprit ouvert, quand on impose sa Vérité ? »
« Un Homme » livre une belle histoire d’amitié, de partage, une « lumière dans la tempête ».
L’avant-dernier titre est instrumental, un court morceau au rythme entraînant.
La présence de la voix de Céline Bernard, dans le dernier titre qui est aussi le nome de l’album, est touchante, poignante.

Merci Fayro, j’espère pouvoir vous applaudir en live un jour.


 

Tracklist:
01. Les Nuits Blanches
02. Sourde Oreille
03. En Suspens
04. L’Angoisse et le Doute
05. Libre
06. Lisa
07. Été 2001
08. Le Bout de ton Nez
09. Un Homme
10. Noire
11. La Beauté des Choses

the wimps

  • Groupe : The Wimps
  • Album : Angel’s Trumpet
  • Sortie : 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Heavy Stoner Rock
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

Nous avions déjà eus The Wimps dans nos pages il y a quelques années par le biais de leur tout premier album « Rock’n’Roll Trinity » où le ton était au hard rock’n’roll bien graisseux qui humait le Jack Daniel’s à plein nez.

Les revoici donc quelques années plus tard. Le quatuor est devenu un trio et nous constaterons une évolution dans le style. Certes l’odeur de Jack est toujours bien présent mais à ce fumet s’ajoute une odeur d’herbe magique qui vient embrumer l’ambiance, l’alourdir dans un esprit qui tend plus vers Orange Goblin ou Black Sabbath que celui des Guns’n’Roses.

Après, notez que l’esprit de l’album précédent n’est pas totalement révolu si l’on prend par exemple un titre comme « Stiff Whisky » avec ce côté très dansant, sudiste et bluesy. On saura apprécier le son de la gratte et de la basse :bien lourd et avec un groove des plus entraînants. Les trois quart du titre se font dans ce trip avant de partir sur une partie presque stoner jam aux riffs répétitifs et entêtants.

Le trio pond du riff qui forcera l’auditeur à entrer dans la danse et qui se greffe automatiquement au cerveau comme sur « Old School Outlaw ». C’est bien gras, bien fumant et l’on pourrait penser aux hongrois de Stereochrist avec ce côté bluesy/boogie bien marqué. Le travail vocal colle bien aux instrus : chant bien rauque qui a du voir sur ses cordes coulez de bonnes rasades du précieux nectar cher au père Lemmy.

On saura apprécier également les parties breaks instrus qui s’imposent pour faire planer l’auditeur qui tombera aisément dans le piège du air guitar, le genre de break qui rappellent un peu l’esprit ‘jam’, là où l’on se rend compte que les parties avec chant ont autant d’impact que les parties sans.

Le début de « Parabellum » avec son gros son de basse bien fuzz fait bien planer avant que l’on parte sur un côté beaucoup plus rock qui sent le pneu d’Harley tout chaud. Vocalement, on passe du burné aux plus hard rock (quand nous évoquions le côté hard rock du précédent album, on retrouve les petits restes Axl Rosiens sur le couplet). Et que dire de ce break bien seventies où bercé par la basse le soli de gratte se retrouve à faire son office telle une grosse montée de THC qui noie les neurones qui baignaient déjà dans le whisky.

« The White Shaman » est également efficace pour faire planer l’auditeur avec ce début très désert rock/sudiste où les vapeurs de fumée s’envolent pour dessiner les formes décidées par l’esprit non sobre de l’auditeur bien atteint. Je vois déjà les plus pointilleux sur la technique venir dire que le groupe ne révolutionne pas forcément par l’originalité, certes mais ils savent maîtriser l’art de balancer des morceaux couillus et bien ficelés au point d’en garder les mélodies, les lignes de chant en tête un bon moment. Et rythmiquement on se laisse conduire aisément au gré des titres.

On ne pourra qu’être séduit également par « Country Bumpkins (are nice guys) » et son groove diabolique. Entraînant, carré, costaud la potion se boira sans grimace et vous fera flotter bien haut.

Un très bon deuxième album, une bonne marque de maturité acquise. Alternant entre esprit bluesy enfumé et parties plus lourdes et bien stoner/rock, l’album renferme de très bonnes choses qui restent dans le crâne. Du bon boulot !


Tracklist:

  1. Angel’s Trumpet
  2. The Frogs
  3. Stiff Whisky
  4. Kingdom of Marh
  5. The White Shaman
  6. Country Bumpkins (are nice guys)
  7. Old School Outlaw
  8. Parabellum