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1ère date Metal de l’année à Dunkerque et quelle date ! Voilà 4 ans que les Benighted n’étaient pas revenus dans la salle du Nord et en plus de cela, on nous colle en tête d’affiche The Black Dahlia Murder ! Autant dire que cette soirée s’apparentait à une joyeuse fête bouchère quand l’annonce a tombée.
En prime, quelques semaines plus tard, on nous annoncera que Gorod s’ajouterait aux dates françaises de la tournée, mais malheureusement, dû à un problème médical avec le guitariste, il faudra attendre Avril pour les voir dans le Nord-Pas-de-Calais. Ce sera donc les régionaux de Colossus qui se colleront à une date qui fut sold-out rapidement.

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C’est indépendamment de la volonté de la salle que le concert commencera avec quelques minutes de retard ; mais pour quelques minutes, who cares seriously ? Voir le groupe sur scène est toujours un plaisir tant leur Death Modern est puissant, bien crasseux et rend aussi bien en studio qu’en live. Bon, pour chipoter, on pourra dire que, dû à l’espace réduit de la scène et au fait qu’ils soient six, ce ne fut certes pas facile de se déplacer dans les 4Ecluses, mais ce n’est pas cela qui les empêchera pour autant de s’éclater avec une setlist 100% au nom de Lobotocracy, que ce soit avec le morceau  » Uninvited Guest  » qui a fait l’œuvre d’un clip ou encore le  » We Are The Ones Called Devils  » et son break de fin assez efficace pour mettre de sacrés roustes.
Avec un son un peu étouffé au début, mais finalement ré-arrangé au bout de deux morceaux, et des front-lights assez absente pour les photos, la Scylla du Nord a su chauffer la salle Dunkerquoise avec un public, certes timide, mais qui était bien présent à contrario de ce que les mauvaises langues aient pu penser. Madame et messieurs, nous vous attendons au tournant avec de nouveaux concerts d’une aussi bonne qualité que celui-ci !

Setlist : Evilution Failure, Uninvited Guest, Worst Clone Award, The Path of Retaliation, We Are The Ones Called Devils, Seize My Final Breath, The Combustion Point

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Après une grosse tournée québecoise, voilà désormais que nos Frenchies de Benighted s’embarquent sur une nouvelle croisière de destruction massive à travers l’Europe avec les Black Dahlia, autant dire que le temps de sortir 5 minutes et de revenir tout de suite après, la salle était quasiment comblé et le peu de place qui restait était dans le fond de la salle. Cependant, quelques remplacements étaient prévus avec Charles des Walking Dead Orchestra (ndlr : que vous pourrez retrouver avec son groupe au Noise Dreamer Zone le 13 Mai 2016, toujours à Dunkerque) et Gab remplacé par un autre guitariste donc je n’ai pas eu le temps de faire connaissance malheureusement. Et c’était aussi également le moment de dire au revoir à Kevin Kikou Foley, pour sa dernière tournée avec Benighted.
Du coup, une salle comblé avec un groupe de Brutal Death plébiscité, ça donne quoi ? Toujours un putain de bordel, avec du circle-pit, du Wall of Death et des pogos à gogo, le tout sur une setlist bien best-of avec des titres tels que  » Slut « ,  » Experience Your Flesh « ,  » Let The Blood Spill « ,  » Swallow « … et même si pour les photos ça n’a pas était chose aisée, les Brutaux ont clairement su faire plaisir à Dunkerque ce soir en mettant l’ambiance de la soirée avec un son au top et des lights un peu moins tops mais assez bonne pour le coup. Benighted n’a plus rien à prouver et il continuera à détruire des salles comme bon lui semblera pendant encore des milliers d’années.

Setlist : Collection of Dead Portraits, Experience Your Flesh, Let The Blood Spill Between My Broken Teeth, Carnivore Sublime, Slut, Fritzl, Defiled Purity, Swallow, Asylum Cave, Jekyll.

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Souvenir du Hellfest 2014, The Black Dahlia Murder avait retourné une Altar d’où nous sommes ressortis marrons de la tête au pied tellement la poussière avait volé ce jour-là. Les Américains n’ont jamais fait dans la dentelle, et ce n’est pas leur dernier méfait, Abysmal sorti il y a quelques mois prouvera encore une fois le contraire.
Trevor est toujours autant en forme, une véritable bête de scène, un frontman par excellence qui n’hésite pas à plaisanter autant gestuellement que vocalement avec son public, et le groupe n’hésitera pas à piocher à droite à gauche dans leur discographie pour nous faire passer une excellente fin de soirée, surtout du côté de Miasma, quoi qu’avec un public un peu fatigué du concert précédent (en même temps…). Un show XXL comme seuls les Ricains ont le secret et de la bonne ambiance, et on comprend vite pourquoi le groupe a su percer à travers la scène Metal, malgré une basse pas trop présente qui aurait pu donner le cachet crado dont le groupe fait si bien dans ses productions studios comme sur  » Statutory Ape  » par exemple.
Bref, une grosse tête d’affiche comme ça aux 4Ecluses, c’est fat et ça fait vraiment super plaisir.

Setlist : Receipt, What A Horrible Night To Have A Curse, On Stirring Seas of Salted Blood, Threat Level No. 3, Vlad, Son of the Dragon, Moonlight Equilibrium, Elder Misanthropy, Abysmal, Funeral Thirst, Everything Went Black, A Vulgar Picture, I’m Charming, Raped in Hatred by Vines of Thorn, Miasma, Statutory Ape, Deathmask Divine, I Will Return

Les 4Ecluses en imposent toujours plus avec une des plus grosses dates du début d’année dans le Nord-Pas-de-Calais, date qui fut sold-out rapidement, qui a su se démarquer du lot en remplaçant Gorod par un groupe local en peu de temps en plus, et avec leur date mensuel, ce n’est pas prêt de changer. Rendez-vous (peut-être ?) dans la salle le mois prochain pour Regarde Les Hommes Tomber, Briqueville et The Lumberjack Feedback.

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Merci à Aurélien des 4Ecluses pour l’accréditation.

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  • Groupe : Overcharger
  • Album : All That We Had
  • Sortie : Septembre 2015
  • Label : Finisterian Dead End
  • Style : Southern Metal / Stoner bien bourrin /Hardcore
  • Site Web : www
  • Note : 14.5/20

 

Originaire de Bordeaux Overcharger est une jeune formation pratiquant un Southern Metal plutôt explosif et réellement très énervé, nettement plus que Pantera si vous voyez ce que je veux dire. En fait pour faire simple je dirai que All That We Had et un mélange de Rebel Meets Rebel et de Reinventing the Steel en bien plus corrosif. 
Et en quoi ce disque est plus puissant qu’un disque de Pantera si pourtant il en a toutes les qualités ? Le chant ! Ça hurle ! Et j’avoue que c’est bien dommage, parce qu’il y a gueuler et gueuler… façon Hardcore. En fait sur la durée le chant devient saoulant et par exemple j’aurais apprécié plus de compositions telle que « Don’t Get Lazy Bitch » où il y aussi du chant plus ‘classique’. L’entame du disque nous met immédiatement au parfum (« Streets of Terror », « Temptation »). Ça poutre. Enfin sur « Chainsaw Kiss » on s’imagine très bien Lemmy prendre le micro pour un titre 100% Rock’n’Roll. 

A coté de ça le disque est une véritable démonstration, une véritable maîtrise du sujet. Le quartette a su bien apprivoiser ses influences. Je ne vais pas vous faire la liste de ces dernières, car vous pouvez sans problème les imaginer. Les rythmiques sudistes se marient à merveille avec cette ambiance HxC et c’est étonnant. 

All That We Had est un bon disque de Hardcore Sudiste, dommage juste que ce chant Hardcore soit prédominant. Avec un petit peu plus de titre dans l’esprit de « Don’t Get Lazy Bitch » on aurait pu avoir là un album digne d’aller chasser sur les terres US. 


 

Tracklist:
01. Streets of Terror
02. Temptations
03. Down South
04. Hidden by the Moon
05. Outlaw
06. Don’t Get Lazy Bitch
07. I Was a Soldier
08. Chainsaw Kiss

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  • Groupe : Sound of Memories
  • Album : To Deliverance
  • Sortie : Novembre 2015
  • Label : Finisterian Dead End
  • Style : Death / Death Melodique / Thrash
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

 

Toute jeune formation (2010 tout de même) originaire de la région Parisienne Sound of Memories fait dans le lourd, le très lourd même avec un Death musclé assez éloigné d’un Hypocrisy et plus proche d’un Carcass ou d’un Children of Bodom.

Pour débuter, je tiens à dire que la production est une pure réussite pour un jeune groupe, qui semble-t-il a su se donner les moyens de se rapprocher des meilleures productions actuelles. Chapeau !
Ensuite… et bien pour être franc j’ai eu un peu de mal à accrocher sur le début de l’album à cause du chant. Ce chant très gras, venant d’outre tombe et qui sonne très malsain. Et puis finalement je m’y suis fait. Il y a même quelques morceaux qui ont fini par être écoutés en boucle notamment « From Above », une composition très variée qui prouve au passage que l’on peut encore aller de l’avant dans ce style assez étriqué.
Le groupe propose d’ailleurs un album certes homogène pour la qualité des compositions, mais très hétérogène dans le choix des titres. Tantôt pur brûlot Death (« Momentum« ), les Parisiens arrivent à claquer des titres plus orientés Thrash comme par exemple (« Confined in Struggle ») ou bien encore rajouter discrètement des mélodies inattendues comme sur  le solo classieux  de « Eulogy » ou bien la finesse de l’intro de « Amenaa ».

Sur l’intégralité de l’album, même si la section rythmique se fait très bien entendre (avec une très belle technique) c’est surtout la guitare qui marque les esprits. Quel jeu ! Quelle maîtrise dans les riffs, dans les soli ! Quel son ! Chaque riff est un coup de massue sur la tempe. C’est diablement efficace. Bref, c’est beau, complet, très convaincant, une petite pépite.

Pourtant pas adepte de ce genre de Death, je dois dire que Sound of Memories m’a prit par les couilles et a réussi à me convaincre de son talent et de l’intérêt de ce Death très lourd. Allez, j’avoue tout… Les 10 premières minutes lors de ma première écoute m’avait plutôt laissées de marbre, mais 2 heures plus tard je suis fan de To Deliverance et de ces compositions telles que « Pray for blood » ou « The Vulture’s Pride ».

Avec son premier album Sound of Memories vient de se placer directement dans le haut du panier des belles et grandes formations française de Metal Extrême.


 

Tracklist :
01. Non Compos Mentis
02. Momentum
03. Confined in Struggle
04. Eulogy
05. Amenaa
06. Pray for Blood
07. The Vulture’s Pride
08. Beyond the Maze
09. From Above
10. To Deliverance

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Bonne année à tous ! 2016 étant enfin arrivé, la reprise des concerts pouvait enfin avoir lieu pour nous, avec notamment cette date qui était attendue depuis un bon bout de temps. L’influence de forces cosmiques et d’extra-terrestres seront les mots d’ordres de ce soir, puisque les trois groupes ont pour thématique les êtres venus d’ailleurs.

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A Night in Texas débarquera de sa soucoupe volante dans la Péniche Lilloise (mais pas pour nous voler nos vaches) pour ouvrir cette soirée d’ordre universel. Malheureusement, ce sera un groupe qui sera à 4 et non 5 sur scène ce soir, dû au fait que leur guitariste lead est très malade… Bon, tant pis. Avec un Deathcore qui va au fond de la cage à miel, les quatre australiens chaufferont un public venu pour la première tête d’affiche avec un mosheur (ndlr : ou un char à bœufs qui a failli me péter les chevilles puisqu’il s’est littéralement jeté sur moi) qui commencera les hostilités à la toute fin du set.
Efficace mais pas assez pour porter un véritable coup critique d’entrée de soirée puisqu’un peu trop répétitif, les Austr-Aliens ont une arme à toute épreuve, et c’est bien leur frontman complètement possédé par des forces universelles, il a su attirer toute l’attention sur lui, ce qui aura pour résultat de ne pas prêter un œil vraiment trop attentif aux autres membres sur scène si vous étiez devant. Un groupe d’ouverture qui aura au moins eu le mérite de faire d’une soirée une fête sous le signe des étoiles.

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Si un groupe fait des vagues sur la toile US et sur la vague Deathcore tout court, il s’agit bien de Rings of Saturn. Riffs cosmiques, ponts spatiaux, breakdowns astronomiques, on aura le droit à une véritable démonstration technique de l’espace avec quatre nerds qui planent à 15000, à se demander s’ils ne sont pas en contact directement avec les extra-terrestres. Pic d’ambiance dès le deuxième morceau et jusqu’au dernier morceau, où les mosheurs s’en donnaient à cœur joie et où ça bougeait sévère, on s’y attendait un peu vu le nombre d’adeptes à la secte de Saturne qui était déjà devant la salle avant l’ouverture, en redemandant même des morceaux supplémentaires. Malheureusement, il y a un running à respecter, et c’est avec plaisir que l’on retrouvera le groupe un de ces quatre en live, même si cela ne reste surtout que de la démonstration technique.

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Nouvel espoir du Deathcore Australien, Aversions Crown sera LA tête d’affiche de cette tournée d’environ une trentaine de dates et l’on peut être surpris ; pourquoi un groupe aussi populaire que Rings of Saturn se retrouve à faire leur première partie, de surcroît, quand la foule s’est surtout déplacée pour eux ? Et une salle à moitié vidée ? Bon. Le groupe joue quand même et envoie la sauce façon voie lactée, et bordel c’est efficace ! Déjà qu’en studio c’était une sacrée poutrelle mais avec l’énergie du live en plus, on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Le groupe communique avec nous et fait la part belle du show ce soir, notamment lorsque le chanteur nous félicite de nos beautés françaises quand un « Fuck her right in the pussy » est sorti dans la salle, provoquant un bon moment d’hilarité avant de finir le show sur un Hollow Planet dévastateur.
Nouvelle date à La Péniche pour commencer l’année, date qui sera sold-out soit dit en passant, et qui confirmera à nouveau l’état des lieux, des groupes d’une programmation qui envoi le steak, un son au top quoi qu’un peu brouillon en début de soirée, le seul regret que j’aurais eu cette soirée sera de ne pas avoir pu prendre mon appareil photo suite à un défaut technique car il y avait des front-lights !!!!

 

Merci à l’équipe de La Péniche pour l’accréditation.

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  • Groupe : Cryostasium
  • Album : s/t
  • Sortie : 2014
  • Label : Satanath Records
  • Style : Black Metal/ Noise
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 

Si votre intention première était de venir vous poser tranquillement pour cueillir des fleurs, bercés par de douces mélodies féeriques, vous feriez mieux de rebrousser chemin sur le champ. Car Cryostasium, autre envoyé américain de l’écurie Satanath Records ne pourra correspondre qu’ à votre pire cauchemar.

Avec ce nom qui sonne presque comme celui d’un médicament, Cryostasium est la pilule qui vous laissera un goût amer et vitriolé.

L’ambiance est malsaine au maximum, le côté raw est bien d’aplomb avec ce mix de black metal bien underground et un côté harsh noise qui crache et vomit tout au long de la galette des distortions maladives.

Nous errons dans un paysage post apocalyptique. Des débris de chair par ici et par là laissés par les riffs ultra tranchants des guitares et la rythmique quant à elle se font dans la masse noisy et nauséeuse comme sur la très hargneuse « Evict ».

On pourra penser à une version de Zyklon-B beaucoup plus harsh sur « Caregiver Caretaker » et sa rythmique aussi démente qu’ultra brutale. Les vocaux oscillent entre très stridents et plus invocatoires avec toujours ces distorsions poussées à l’extrême.

L’atmosphère est glaciale et dérangée tout au long de l’acte, et la torture s’avère hypnotique comme par exemple sur « Datura ».

Elle tourne à l’étrange, à l’inquiétant sur « Fixations » avec cet aspect presque fantomatique et planant (autant qu’un gros bad trip sous LSD), le genre de titres qui devrait servir de berceuse au doux bambin de Braindead.

« To Stay Alive » plante le décor avec cette ambiance de guerre nucléaire où l’on retrouve toujours autant de dissonances, une basse bien présente, des vocaux oppressants puis les grattes qui sonnent l’alerte rouge.

Cryostasium transperce votre cerveau, et la trépanation se fait violente également sur « Tainted and Sedate » qui laisse tout auditeur ayant osé s’aventurer ici, haché menu aprés avoir été dévoré de l’intérieur.

Le combo s’attaque même à une reprise des cultes VON avec « Satanic Blood » pour clore cette sentence destructrice pour tout être humain.

Cryostasium ne laissera pas indifférent et n’est pas fait pour être accrocheur. Ils parviennent à offrir le trip le plus malsain et agressif avec ce mix de black et de noise, l’état d’esprit le plus dérangé qui ravira les plus psychopathes de nos lecteurs.


Tracklist:

  1. Initiation
  2. Drown
  3. Evict
  4. Caregiver Caretaker
  5. Insomniac Manifesto
  6. Datura
  7. Fixation
  8. To Stay Alive
  9. Insomniac Manifesto pt II
  10. Into The Disposal
  11. Tainted and Sedate
  12. Shutdown
  13. Satanic Blood (Von cover)

NEX - Cover art

  • Groupe : Nex
  • Album : Totalitarian Leader
  • Sortie : 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Brutal death metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

C’est en Pologne que se poursuit l’aventure avec ce premier Ep de Nex aux trois titres bien bruts de décoffrage d’un death metal comme on sait si bien le proposer dans les pays de l’ Est.

Formé en 2013, le groupe a déjà su se forger une expérience par le biais de lives, avec notamment des planches communes avec des groupes comme Trauma, Sphere ou encore Obituary.

Une intro cyber et inquiétante entame les hostilités avant qu’un death obscur ne prenne le dessus sur « Nex ». Brutal dès le départ, il alterne sur des breaks mélodiques, mélodies qui savent se répandre sur la suite du morceau. Des cassures de rythme, un jeu question/réponse entre les grattes et la double qui suit à la note près par saccades puis une voix death bien grave, le death des polonais se veut varié et progressif.

S’en suit « Ten Tables Of Faith » et cette atmosphère qui ne sera pas sans rappeler des combos comme Hate . Du blast bien brutal et des riffs sortis tout droit des enfers, puis les vociférations blasphématoires font de ce titre une véritable épreuve pour les non habitués. La double pédale mitraille quand il le faut, les riffs sont lourds ou incisifs selon les passages qui varient avec brio.

La conclusion se fait avec « Slaves In The Name Of The Law » qui démarre sur une touche entraînante et mélodique montant en puissance sur des riffs en vague et des blast beats avant que n’arrive un passage beaucoup plus lourd. Le titre écrase autant qu’il retient l’attention par des idées de riffs efficaces. Les mélodies infernales relatent bien l’ambiance que l’on retrouve dans la scène polonaise. Sombre et brutal.

La Pologne nous envoie donc encore du lourd ici avec Nex, les amateurs de death metal aux parties progressivement brutales et obscures apprécieront ce nouveau représentant.


Tracklist :

  1. Nex
  2. Ten Tables Of Faith
  3. Slaves In The Name Of Law

Chapter VF10

  • Groupe : Chapter V: F10
  • Album : Syndrome
  • Sortie : Avril 2015
  • Label : Bloodred Distribution
  • Style : Atmosphérique Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 8/20

 

Chapter V:F10 est un duo très underground de la scène Black Metal Ukrainienne. Il s’agit de Astaroth Merc, plus connu pour être le fondateur et unique  compositeur de Raventale ainsi que d’un membre de Deferum Sacrum dont on ne connait même pas le nom.

Le disque est composé de 6 titres, ni plus ni moins. 6 compositions très orienté Atmosphérique avec beaucoup de clavier.
Je n’ai pas beaucoup accroché, principalement à cause de la voix, très en retrait. La production très underground ne permettant pas de mettre le chant en avant, écrasé par les autres instruments.
Ça se laisse écouter, on se laisse transporter fébrilement par la musique ainsi que par l’atmosphère que dégage l’album, bref du Black Metal sans réel intérêt. Il manque quelque chose malheureusement.

Je n’ai pas trop accroché, on en restera donc là.


 

Tracklist :

01. Progression
02. Reclaim
03. Nectar
04. Hollow
05. Mercury
06. Ending

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  • Groupe : Daemonium
  • Album : Имя Мне Легион ( My name is Legion)
  • Sortie : 2014
  • Label : Bloodred Distribution
  • Style : Black/Pagan Metal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


Et voici le dernier album du groupe Daemonium  qui se nomme Имя Мне Легион. Le titre est en Ukrainien, pas facile à décrypter, mais Google Trad est là et signifie simplement My Name is Legion. Un groupe qui annonce la couleur …sous le ton du Black metal .

Un pur bonheur à écouter. On découvre leur dernier album tout d’abord avec leur pochette, sous une teinte grisonnant qui tire vers le blanc, avec de face un homme sans visage , et une simple écriture sobre, mais parfaite. Quand on ouvre l’album on découvre un livret sur le côté droit, le cd au centre et la photo d’un des membres du groupe avec un air angoissant.

Il est temps d’écouter l’album, il est composé de 7 titres ainsi que de deux compositions servies de façon ‘Ambient’.

On découvre une intro assez stressante, mais parfaite Tout le long des titres on peut remarquer que le style du groupe Daemonium est semblable aux groupes comme Marduk, Dark Funeral ou Naglfar, ainsi que Dimmu Borgir. Que demander de mieux que de retrouver ce style. A chaque chanson on peut voir que le chemin se trace.
On peut s’apercevoir que le style des années 90 ressort, c’est du bon vieux Black Metal, je trouve ça top. On ressent que l’album est fait par de vrais passionnés de musique Black Metal.

Le chanteur Tenebrath a une voix qui va parfaitement pour ce BM, il est simplement parfait a écouter, sans fausses notes. 
Cet album est rempli de noirceur, de mélodies glaciales et de riffs tranchants. Rien de tel pour ravir les fans du groupe et surtout les fans de Black Metal.
On a le ressenti qu’il y a de la brutalité, qu’elle est maléfique, qu’elle est surnaturelle et que ça pue la haine, on n’a pas à se poser la question, ça pu la haine et la noirceur.
 En guise de bonus les Ukrainiens nous offrent deux titres atmosphériques tout juste agrémentés de claviers.

Pour finir je dirai que l’album est un bon cru, on ressent que le groupe est très investi dans les titres. C’est un pur plaisir à écouter .
Je recommande l’album aux personnes qui aime le Black Metal .


 

Tracklist:

01. Intro (XVIII Enochian Key)
02. Имя Мне Легион0
03. Бесноватый0
04. Темный Гений
05. Пристанище Зла0
06. Изувеченный0
07. Выпусти Нас!
08. Пристанище Зла (Ambient Version)
09. Изувеченный (Ambient Version)

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  • Groupe : Fayro
  • Album : La Beauté des Choses
  • Sortie : Septembre 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Ce groupe français, crée en 2014, a enregistré cet opus de onze titres dans le même studio que Mass Hysteria, Bukowski et No One is Innocent (Donkey Shot Studio).
Leurs clips sont en partie visibles sur YouTube.
Avec cet album, Julien Fouquet, ambulancier de Nantes, propose des chansons assez douces, avec de l’Energie positive.
Cet opus allie de façon convaincante et réussie, beauté, poésie des textes et de la partition musicale qui les accompagne harmonieusement.
Fayro diffuse une fièvre contagieuse qui « laisse l’âme à découvert » (titre 1).
On peut rapprocher leur musique de Dolly, dont ils reconnaissent l’influence, Luke, Matmatthah, Noir Désir.

La Beauté des choses démarre avec un titre tonique, qui emmène dans « Le Brasier des Nuits Blanches ».
Les mélodies donnent envie d’être fredonnées, avec une batterie très présente dans le cinquième titre, « Libre ». « Lisa », la chanson d’après, peut être entendue comme « assourdissante », mais offre un ‘fondu de fin de chanson’ très agréable, comme un flou dans l’image d’un film..
« Eté 2001 », est empreinte de nostalgie, associée à des accords savamment choisis, dynamiques : « On avait des Rêves à revendre, les Yeux chargés d’Etoiles« .
« Le Bout de ton nez » est un morceau très vif, puissant et avec des paroles malheureusement d’actualité, « Cois-tu qu’on ait l’esprit ouvert, quand on impose sa Vérité ? »
« Un Homme » livre une belle histoire d’amitié, de partage, une « lumière dans la tempête ».
L’avant-dernier titre est instrumental, un court morceau au rythme entraînant.
La présence de la voix de Céline Bernard, dans le dernier titre qui est aussi le nome de l’album, est touchante, poignante.

Merci Fayro, j’espère pouvoir vous applaudir en live un jour.


 

Tracklist:
01. Les Nuits Blanches
02. Sourde Oreille
03. En Suspens
04. L’Angoisse et le Doute
05. Libre
06. Lisa
07. Été 2001
08. Le Bout de ton Nez
09. Un Homme
10. Noire
11. La Beauté des Choses

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  • Groupe : The Wimps
  • Album : Angel’s Trumpet
  • Sortie : 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Heavy Stoner Rock
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

Nous avions déjà eus The Wimps dans nos pages il y a quelques années par le biais de leur tout premier album « Rock’n’Roll Trinity » où le ton était au hard rock’n’roll bien graisseux qui humait le Jack Daniel’s à plein nez.

Les revoici donc quelques années plus tard. Le quatuor est devenu un trio et nous constaterons une évolution dans le style. Certes l’odeur de Jack est toujours bien présent mais à ce fumet s’ajoute une odeur d’herbe magique qui vient embrumer l’ambiance, l’alourdir dans un esprit qui tend plus vers Orange Goblin ou Black Sabbath que celui des Guns’n’Roses.

Après, notez que l’esprit de l’album précédent n’est pas totalement révolu si l’on prend par exemple un titre comme « Stiff Whisky » avec ce côté très dansant, sudiste et bluesy. On saura apprécier le son de la gratte et de la basse :bien lourd et avec un groove des plus entraînants. Les trois quart du titre se font dans ce trip avant de partir sur une partie presque stoner jam aux riffs répétitifs et entêtants.

Le trio pond du riff qui forcera l’auditeur à entrer dans la danse et qui se greffe automatiquement au cerveau comme sur « Old School Outlaw ». C’est bien gras, bien fumant et l’on pourrait penser aux hongrois de Stereochrist avec ce côté bluesy/boogie bien marqué. Le travail vocal colle bien aux instrus : chant bien rauque qui a du voir sur ses cordes coulez de bonnes rasades du précieux nectar cher au père Lemmy.

On saura apprécier également les parties breaks instrus qui s’imposent pour faire planer l’auditeur qui tombera aisément dans le piège du air guitar, le genre de break qui rappellent un peu l’esprit ‘jam’, là où l’on se rend compte que les parties avec chant ont autant d’impact que les parties sans.

Le début de « Parabellum » avec son gros son de basse bien fuzz fait bien planer avant que l’on parte sur un côté beaucoup plus rock qui sent le pneu d’Harley tout chaud. Vocalement, on passe du burné aux plus hard rock (quand nous évoquions le côté hard rock du précédent album, on retrouve les petits restes Axl Rosiens sur le couplet). Et que dire de ce break bien seventies où bercé par la basse le soli de gratte se retrouve à faire son office telle une grosse montée de THC qui noie les neurones qui baignaient déjà dans le whisky.

« The White Shaman » est également efficace pour faire planer l’auditeur avec ce début très désert rock/sudiste où les vapeurs de fumée s’envolent pour dessiner les formes décidées par l’esprit non sobre de l’auditeur bien atteint. Je vois déjà les plus pointilleux sur la technique venir dire que le groupe ne révolutionne pas forcément par l’originalité, certes mais ils savent maîtriser l’art de balancer des morceaux couillus et bien ficelés au point d’en garder les mélodies, les lignes de chant en tête un bon moment. Et rythmiquement on se laisse conduire aisément au gré des titres.

On ne pourra qu’être séduit également par « Country Bumpkins (are nice guys) » et son groove diabolique. Entraînant, carré, costaud la potion se boira sans grimace et vous fera flotter bien haut.

Un très bon deuxième album, une bonne marque de maturité acquise. Alternant entre esprit bluesy enfumé et parties plus lourdes et bien stoner/rock, l’album renferme de très bonnes choses qui restent dans le crâne. Du bon boulot !


Tracklist:

  1. Angel’s Trumpet
  2. The Frogs
  3. Stiff Whisky
  4. Kingdom of Marh
  5. The White Shaman
  6. Country Bumpkins (are nice guys)
  7. Old School Outlaw
  8. Parabellum