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Archives mensuelles : août 2015

King of Kings

  • Groupe : Leaves’ Eyes
  • Album : King of Kings
  • Sortie : Septembre 2015
  • Label : AFM Records
  • Style : Metal Symphonique / Folk et un peu Pagan
  • Site Web : www 
  • Note : 15/20

Leaves Eyes, le projet solo de Liv Christine a su par le passé faire souvent parler de lui de par une discographie de qualité très inégale. Les fans n’ayant pas trop appréciés les dernières productions de la belle blonde. Personnellement je ne reprocherai pas à Liv Christine et à son mari de chercher à varier les plaisirs auditifs. D’autant qu’aujourd’hui AtrocityAtrocity est en stand by ou ne sait plus trop où aller. De là à croire qu’Alexander Krull use de Leaves’ Eyes à titre personnel pour des compositions ‘Metal’…
Car oui ici Leaves’ Eyes fait un retour fringant vers le Metal. Toutefois sans pour autant mettre au rebut ces orientations  Folk (voir pagan) des derniers disques.

Un disque easy listining et fédérateur ? King of Kings l’est. 

Les guitares sans toutefois se rapprocher d’un Atrocity sont plus dures et Alexander Krull chante beaucoup. Les cornemuses et autres instruments sont forcement de sorties pour donner ce rendu médiéval. Un rendu qui n’est pas sans rappeler l’album A Flame to the Ground Beneath de Lost Horizon et plus précisément son titrer phare  « Highlander (The One) » , notamment sur « Vengeance Venom »
L’album est assez varié. C’est un plus. Les Allemands ratissent assez large en proposant un album homogène en qualité, mais très hétérogène en mélodies et en rythmiques ainsi qu’en émotion. C’est toujours assez bien tourné, que ce soit de façon Speed comme sur l’entraînant « Sacred Scrow » qui aurait sa place que un album de Kamelot (époque Khan) ou bien l’épique et lourd « Blazing Water » rappelant l’époque Atlantis de Atrocity. King og Kings termine par un « Sword of Rock » très entraînant et pas loin de rappeler ce qui se fait de mieux en matière de Pirate Metal.

King of Kings se révèle être donc un très bon disque et par la même occasion un très bonne surprise. Les Allemands et Liv Christine sont désormais très loin de Lovelorn, mais n’a rien perdu de sa superbe, ni de son talent. 


 

Tracklist:
01. Sweven
02. King of Kings
03. Halvdan the Black
04. The Waking Eye
05. Feast of the Year
06. Vengeance Venom
07. Sacred Vow
08. Edge of Steel
09. Haraldskvadi
10. Blazing Waters
11. Swords in Rock

mother

  • Groupe : Mothers Finest
  • Album : Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts
  • Sortie : Mars 2015
  • Label : SPV
  • Style : Pionnier du Funk/Rock Funk/Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Après avoir fouiné un peu partout concernant ce disque et pour vous faire une chronique aux petits oignons, j’ai finalement lu à droite comme à gauche beaucoup de blabla.
A croire que ce énième retour de Mothers Finest n’intéresse strictement personne (ou peu de monde). Je suis un site de chronique Rock ou Metal, le disque sort chez SPV (un label pour lequel je chronique régulièrement), je me dois -coûte que coûte- de pondre une chronique, intéressante, bien construite, instructive, pas racoleuse, laissant entrevoir que j’ai tout écouté… ou pas. Rayez la mention inutile. Certains ont donc rayé les premières mentions pour ne garder que la dernière. La chronique est là, ça m’a prit 5 minutes, tout le monde est heureux, j’ai rendu mon travail, basta.
Alors ok, on peut faire ça, je peux le faire, pas de problème. Mais je ne vais pas me rabaisser à ça, non.

Mothers Finest, j’avoue, sans doute comme certains chroniqueurs que j’ai pu lire, je ne connais que de nom, où alors j’ai vaguement entendu. Il faut dire, que mon disquaire de l’époque, Thierry, à feu CD Shop, (titi, si tu me lis) m’a beaucoup parlé de ce groupe âgé de plus de 40 ans , Mothers Finest étant sa formation préférée tout style confondu.
C’est donc avec une curiosité certaine ou une certaine curiosité que je vais vous parler de Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts en 5 lignes.

Ne connaissant donc rien du groupe on va se la jouer franco, j’ai bien aimé.
Mothers Finest n’a je pense plus rien à prouver avec ce nouvel album puisque visiblement il a su durant sa longue carrière inspirer pas mal d’autres formations, dont les Red Hot, Living Color ou bien encore (à écouter ce Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts), Mr Big ou même Extrême.
Pour être Funk, il est évident que Mothers Finest l’est. En concert, ça doit être groove à souhait, surtout avec la voix puissante de Joyce « Baby Jean » Kennedy. Pour être Rock, Mothers Finest l’est aussi. On retrouve quelques titres pouvant facilement passer à la radio, même française, notamment « Shut Up » ou bien encore le chaud « Another Day« . Coté Metal, il faut être un peu plus attentif, car s’il ne faut pas cherché coté production, c’est du coté de certains riffs que cela se passe. « She Ready« , « All of My Life » (qui perso m’a fait penser à du Glenn Hughes) ou bien encore « My Badd« .
Mothers Finest sait aussi voir au delà du Rock lorsque son chanteur Glenn « Doc » Murdock prend le micro, « Take Control » par exemple aux samples électro ou « Cling to the Cross » véritable petit hymne Soul. Mais sans conteste le joyau du disque reste « Another Day« . Une fois encore le Funk prend pleinement le pouvoir et une fois de plus je pense au Dieu qu’est Glenn Hughes. Le même groove, le même pouvoir hypnotique du Funk et cette voix qui malgré ces 66 années garde un charme fou. Je n’oublierai pas la ballade « Tears of Stone » rappelant fortement l’une des plus belles compositions  de Ray Wilson « Constantly Reminded« 

Merde, je n’ai pas réussi à faire moins de 5 lignes, pourtant, je vous jure, j’ai essayé…
Goody 2 Shoes & The Filthy Beasts ravira je pense les amateurs du genre. Vas-y titi, tu ne seras pas déçu. Quant aux petits curieux bien leur en prendra.

Et pour info, non « My Badd » ne rappelle en rien Nightwish… enfin, c’est juste mon avis, l’intéressé comprendra.


Tracklist:
01. Angels
02. Shut Up
03. She Ready
04. Cling to the Cross
05. Another Day
06. Tears of Stone
07. All of my Life
08. I don’t Mind
09. Take Control
10. My Badd
11. Illusion – Satisfaction – Born to be Wild (live) « bonustrack »

digipack

  • Groupe : Devianz
  • Album : A Corps Interrompus
  • Sortie : 2012
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Devianz, groupe de rock énervé s’est crée en 2004, se compose de cinq membres, et a le mérite de chanter en français. Il propose une musique sensible et dense, écoutable sur leur Site, qui présente leur œuvre comme « une pop langoureuse« , et offre une reprise bien sympathique et pur rock de « Vivre ou survivre« , de D.Balavoine.

Les Inrockuptibles décrivent leur son comme « massif, lourd, et percutant« . A corps Interrompus est leur quatrième opus. Le premier, autoproduit en 2005, s’intitule Una Duna in Menzo all’Oceano, auquel ont fait suite Les Lèvres assassines, maxiCd 5 titres, 2008 et Trouble amante, un 4 titres de 2011.

Leurs compositions s’inspirent notamment de Portishead, At the Drive-in, et de Tool, groupe de métal progressif des années 1990.

Devianz a collaboré à deux courts-métrages diffusés sur tf1 ; leur clip « Eleganz » est visible sur leur site, et un moment sur les chaînes Virgin 17 et NoLife. A la sortie de A corps Interrompus, en 2012, Oui Fm a proposé à ses auditeurs le titre « Trouble amante« , nouvelle version..

L’album, justement : 14 titres, masterisé à New York, au studio West West Side Music, par Alain Douches (Kool and The gang) et produit-enregistré-mixé par Guyom Pavesi.

A corps Interrompus donne à entendre une alternance de morceaux vifs, et de moments de calme, de douceur. L’ articulation particulière, « trouble » et aiguë du chanteur, donne envie de se pencher sur les textes, de prendre le temps de découvrir leur beauté, empreints d’une recherche indéniable. Ce n’est pas de la prose, ni un ensemble de rimes « classiques ».

« Happiness in Frustration« , premier titre qui est aussi le plus court (moins d’une minute), offre une synchronisation voix du chanteur/riffs de guitare. « Des Racines dans la Chair« , la chanson suivante, propose un ensemble plus « compact ». Le chant est plus « fondu », nuancé avec « Soleil d’Encre » : des notes appuyées, soutenues, qui embarquent l’auditeur dans la mélodie, dans son cri « à bonne distance, évitons de partager ce qui ne se voit pas« . Le tempo ralentit avec « Sous une lune de plomb« , chanson ténébreuse où la présence de la basse est épaisse, « A la source, tu as pollué mes larmes, de toi je suis le mauvais drame » : mélancolie contrebalancée par les notes des instruments, et « L’Instant suspendu« , morceau d’après, instrumental, très doux, prolonge cette mélancolie, pas du tout désagréable. « L’Alchimie des sens« , rappellerait le premier album, avec sa puissance rock, et donne envie de fredonner avec le chanteur « Avec toi, le temps s’abandonne, s’oublie et déborde« . « Mute Echo Room » allie chuchotements, lenteur et tout à coup, un retour de son rock avec une batterie plus présente. Certains trouveront peut-être « Douze de mes phalanges » un tantinet ‘mollassonne’, il faut croire que c’est la façon de Dévianz « d’effleurer nos nerfs ». Avec « Ton Corps n’est qu’atome« , auquel Vincent Cavanagh d’Anathema a participé, le tempo repart de plus belle, et de même avec « Trouble Amante« , dont le clip a été produit par Michel Bernadat (Kool Chen). Le côté « assourdissant » est assumé. « Lames de sel » nous berce par les notes de piano, un peu » noyées » par les sons du synthétiseur. « Arpeggio » est la chanson la plus longue de l’album (six minutes vingt-huit) et commence de façon « électronique », puis montre des reprises d’énergie. Après « Passion/Omission« , le bonus « En attendant l’aube« , survient après vingt-cinq secondes où l’on peut apprécier un bruitage d’eau qui coule..; un effet apaisant est recherché puisque Guyom  Pavesi nous incite à nous « détendre »… avant d’être entraîné dans le rock du groupe une dernière fois, et d’entendre au final plusieurs voix a capella, comme un au-revoir.

Je n’ai pas à ce jour trouvé de dates de concert pour aller les entendre en direct live (les derniers ont eu lieu en 2014).

Devianz est groupe injustement méconnu… Je vous invite à aller y jeter une oreille.

 


 

 

Tracklist :

01. Happiness In Frustration
02. Des Racines Dans La Chair
03. Soleil D’Encre
04. Sous Une Lune De Plomb
05. L’Instant Suspendu
06. L’Alchimie Des Sens
07. Mute Echo Room
08. Douze De Mes Phalanges
09. Ton Corps N’Est Qu’Atome feat. Vincent Cavanagh (ANATHEMA)
10. Trouble Amante
11. Lames De Sel
12. Arpeggio
13. Passion / Omission
14. En Attendant L’Aube (Bonus)

Crusher

  • Groupe : Crushburn
  • Album : Endless Punishment
  • Sortie : 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Death metal mélodique
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 

Laissons désormais place aux picards de Crushburn qui proposent leur premier EP cinq titres dans une veine death metal mélodique. Et l’évocation de la richesse mélodique n’est que peu dire, on retrouve dans ce death mid tempo de bonnes grosses influences de la scène death suédoise old school.

On se plaît avec un titre comme « Madness » à se laisser emporter dans ce death metal épique et bien galopant aux rythmes entraînants et un jeu de grattes bien prononcé. Vocalement, ça colle plutôt bien aux parties instrumentales, et à ce sujet on pourra penser aux excellents Absence Of The Sacred de Singapour.

« Redeemer » pour sa part possède une bonne dose d’originalité avec ces breaks bien décalés venant enrichir le death enivrant et mid tempo aux parties solistes efficaces.

« Without Dick and Knife » se fait plus guerrier avec ces bonnes grosses parties de double bien détonnante qui injectent une sacré dose de dynamisme.

Les amateurs des vieux In Flames apprécieront les parties mélodiques d’ « Exterminhate ». De nombreux breaks bien ficelés sont à saluer ainsi que cette voix death bien sombre. Encore une fois les guitares s’en donnent à cœur joie, la basse est bien présente et les rythmes varient au fil des ambiances. On appréciera également ce côté ‘core’ de certains passages sautillants un peu à l’image d’un Lamb Of God.

« The Hangman’s Grieving » a du en faire headbanguer plus d’un. Le titre est bien catchy, respectant toujours cette lignée mélodique. On sent qu’un travail plein a été porté sur l’exécution des titres. A nouveau, l’auditeur se fera plaisir avec la richesse des breaks.

C’est un premier jet encourageant que nous propose Crushburn avec un son des plus corrects. Amateurs de mélodies, de headbang et de death metal bien catchy, ceci est pour vous !


Tracklist :

  1. Redeemer

  2. Madness

  3. Without Dick and Knife

  4. Exterminhate

  5. The Hangman’s Grieving

angakok

  • Groupe : Angakok
  • Album : Angakok
  • Sortie : 2015
  • Label : Satanath Records
  • Style : Doom/Sludge/Drone
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Direction la Belgique avec Angakok qui nous sont proposés par le label russe Satanath Records. Le ton s’alourdit donc pour cette chronique avec le Sludge/Drone/Doom proposé par les liégeois.

Après un démarrage bien drone qui met directement l’accent sur l’atmosphère lourde agrémentée de samples, le combo vous prévient qu’il ne fera pas dans la légèreté.

Puis débarque « Sacrifice » et ces riffs bigrement accrocheurs dès le départ. L’ambiance est sombre à souhait et l’on sent qu’ Angakok a autant d’optimisme que Grief. Rythme pachydermique et assommeur, le Vallium fait effet et vous écrase le cerveau.

Niveau chant, on pourra saluer cet aspect mélodieux et néanmoins rugueux qui ravira les amateurs de Crowbar. L’ambiance sombre étant tissée, le morceau évolue sur un break plus brut et décalé avec le chant qui se fait plus hargneux et bien sludge.

Déjà du lourd,donc, qui laisse impatient sur la suite proposée et déjà « Collapsing » nous plonge dans une ambiance limite funeral doom au début avant de venir marteler cyniquement par ce sludge bien haineux. Poisseux, lourd et malsain. Les samples ressurgissent, captivant l’attention sur ce fond lugubrement hypnotique.

« Aksapork » vient se poser à nouveau très Drone, planant, avec des samples berçant l’atmosphère ambiante. Des cris rageurs assombrissent le parcours, déversant colère et mépris.

Une rythmique énergique, des roulements tribaux à la Baroness, High On Fire et consorts viennent apporter une bonne dose de dynamisme et font de « Samsara » l’un des morceaux à l’intro la plus accrocheuse. Bien puissant, décalé avec du bon break patate avant de revenir sur ce sludge colossal, noir et brut. C’est le morceau le plus long de la galette que nous tenons ici, presque douze minutes de torture mentale avec l’artillerie lourde d’attaque pour vous détruire. Encore une fois, ce morceau possède son pesant de très lourd alterné de passages nettement plus planants, assez ambient.

« Avioyok » poursuit et replonge l’auditeur dans un interlude drone, puis c’est « Dead Birds » qui prend les commandes avec ces sonorités et riffs qui ne sont pas sans rappeler les Melvins. Les rythmiques sont décalées mais lourdes, le morceau est court mais se fait efficace.

Le retour de l’atmosphère emplie de désespoir s’opère avec « Trust My Scorn » et son tempo bien lent, ce chant rugueux et plaintif accentuant l’aspect mélancolique. On retrouvera des airs bien Crowbaresques sur tout niveau avec un impact assommant.

La fuzz, les larsens et les dissonances se présentent ensuite sur « Empty Cup » pour vous offrir le trip le plus malsain que vous n’ayez encore jamais eu. Sombre, gargantuesque et dantesque, le titre vous tire vers le fond vers cette rage qui tâche.

Le final « Sivudlit Nertorpok » propose une atmosphère ambiante sur fond de sample et de retentissement de cloche tibétaine afin de vous accorder cet unique instant de répit en guise de conclusion.

Lourd et sombre sont les maîtres mots qui ressortent de cet album dont l’écoute vous emmènera sur les sentiers les plus désolés. Cet album est à écouter très fort afin que le doom/sludge du combo belge vous atteigne efficacement jusqu’à la moelle.


Tracklist :

  1. Perpaluktok Aitut

  2. Sacrifice

  3. Collapsing

  4. Aksarpok

  5. Samsara

  6. Avioyok

  7. Dead Birds

  8. Trust My Scorn

  9. Empty Cup

  10. Sivudlit Nertorpok

fallen joy

  • Groupe : Fallen Joy
  • Album : Inner Supremacy
  • Sortie : 2013
  • Label : Spread The Metal
  • Style : Death Metal Melodique
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 

Fallen Joy débarque de Paris. Formé en 2008, le combo propose ce premier album qui donne suite à un premier EP sorti en 2010 bien reçu par le public.

Alors pour cet album sorti en 2013, j’en appelle aux fans de la scène death metal mélodique tels les piliers At The Gates ou encore In Flames (du début).

Onez titres pour 43 minutes, axés sur la mélodie, l’énergie et sur un côté bigrement épique.

« Breaking The Light » donne dans l’épique à souhait avec ce death qui tend vers le heavy aux soli que ne renieraient pas les amateurs de Children Of Bodom.

Des accents plus agressifs se posent sur un titre comme « Blood On The Wheel » avec un aspect nettement plus thrash que le titre précédent. Du gros passage bien rugueux avec ce côté old Kreator et consorts qui vous fera ressortir la bonne vieille veste à patches.

Le même constat ressort de « The Rage To Live On » avec ceci dit cette force mélodique à la At The Gates bien présente. Niveau chant, c’est un chant black thrash bien grinçant auquel s’ajoutent des choeurs death plus graves qui vocifèrent.

« Burst Of Hope » se fait également sympathique. Démarrant à la guitare acoustique, la montée en puissance est juste excellente. Les mélodies de grattes super accrocheuses et épiques parviennent à vous emmener sans broncher sur une partie plus rapide ensuite. De bons gros passages headbangesques suivent, ainsi qu’un bon solo de basse à l’ancienne ; ce titre s’avère le plus catchy de l’album : très bien construit et excellemment exécuté.

« Circle of Illusion » propose de très bonnes choses également. Un bon jeu question/réponse entre les deux voix qui s’unissent sur le refrain et cette rythmique mid-tempo relativement heavy. Nous avons également de bons breaks bien douloureux pour les cervicales et le rendu global est des plus appréciables.

Le côté épique est à son apogée sur « When The Sun Dies » et son ambiance presque guerrière que ne renieraient pas les fans d’Amon Amarth.

Un bel effort sur la composition des morceaux (j’ajouterai également une mention spéciale sur l’excellent book fourni avec le cd) avec un bien bel hommage à la scène death mélodique suédoise et un flashback plus de vingt ans en arrière. Un album bien sympathique !


Tracklist :

  1. Back To Life

  2. Destroying Fate

  3. Hymn To Silent Soldiers

  4. Breaking The Light

  5. Blood On The Wheel

  6. War Of The Undead

  7. Burst Of Hope

  8. Hold The Final Breath

  9. Circle Of Illusion

  10. The Rage To Live On

  11. When The Sun Dies

C’est sous un soleil de plomb et accessoirement la journée la plus chaude du week-end que la fin du Hellfest s’annonce ce matin. En outre on ira voir ce que donne Nidingr par curiosité, savoir ce que vaut EthS et sa nouvelle chanteuse ou encore profiter pour revoir encore une fois Max Cavalera et l’un de ses groupes. Are you reaaaaaaaaaaaaady  ?

Nidingr (Temple)  : 11h05 – 11h35

Tiens donc, un groupe pas très connu, qui, avec l’écoute d’un titre n’avait l’air pas trop mal, selon les dires de certaine, nous décidons donc de se faire embarquer pour aller voir. Quelle ne fût la surprise en voyant que le line-up comptait dans ses rangs Hellhammer et Telloch, en plus du sosie de Kyle Gass au chant mais bref, tâchons d’écouter, un groupe qui compte de telles pointures devrait être pas mal  ?
Effectivement, c’est pas mal, mais beaucoup trop répétitif et la lassitude arrive très vite au bout de 20 minutes. Changement de tente pour aller voir Tribulation.

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Tribulation (Altar)  : 11h40 – 12h10

Encore un autre concert où on ne pensait pas aller et finalement de bien meilleure facture que ce que l’on a pu voir juste avant. Sans larsen, avec un pied de micro décoré assez classe et un groupe qui la donne pas mal sur scène, Tribulation réveille la fosse à l’heure du manger. Chose assez étrange pour être remarquée ; pourquoi mettre un groupe qui s’apparente plus au Black Metal sous la Altar  ? Ok le groupe a pas mal de parti Doom mais le côté Black prends beaucoup plus le pied dessus.
Choix de programmation un peu étrange donc, mais ce n’est pas pour autant que l’on aura boudé le groupe qui a su nous maintenir au devant de la scène tout le long du set.

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Setlist  : Strange Gateways Beckon, In the Dreams of the Dead, Rånda, The Motherhood of God, When the Sky is Black With Devils.

EthS (Mainstage 01)  : 12h15 – 12h45

Avec une présence aux dédicaces du Hellfest 2014, une nouvelle chanteuse voguant sur la hype d’un télé-crochet qui donnait suite à un duo, que reste t-il du groupe  ? On résumera la prestation à Staif qui a sauvé les meubles ce jour-là, entre stress et passages murmurés inexistants, le passage sur une scène aussi grosse avec uniquement du monde devant la Mainstage 01 semble un peu prématuré pour la jeune Rachel qui ne sait pas trop où aller, on l’encouragera à prendre un peu plus la parole et à motiver la foule un peu plus souvent. Donc pour répondre objectivement  : non mon cœur de jeune adolescente n’aura pas était comblé avant The Haunted.

Setlist  : Samantha, Adonaï, Sidus, Méléna, Bulimiarexia, Ex Umbra in Solem, Crucifère.

The Haunted  (Mainstage 02)  : 12h50 – 13h30

The Haunted est un des groupes que nous attendions le plus à l’heure de la digestion, notamment parce que le groupe a récupérer Marco Aro (ndlr : le chanteur d’origine du groupe) mais aussi parce que le dernier méfait des Suédois était tout simplement délicieux. Attente comblée aussi bien sur scène, malgré un son extrêmement porté sur les guitares, faisant complètement oublier Jonas Björler. Malgré tout le groupe a su faire plaisir aux plus old-school des old-school avec des titres comme Hate Song (avec en guest le frère de Jonas, Anders, membre d’At The Gates) ou encore Dark Intentions. Un bon moment bien fun partagé avec eux, surtout quand Marco demande si le public aurait 1 minute pile pour lui et enclenchant directement le titre « My Enemy ». Espoir de les voir en salle un de ces quatre  !

Setlist  : No Compromise, 99, Trespass, The Flood, Time (Will Not Heal) Eye of the Storm, D.O.A., My Enemy, Trend Killer, Dark Intentions, Bury Your Dead, Hate Song (Feat. Anders Björler)

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Dark Tranquility (Mainstage 02)  : 14h20 – 15h00

Décidément, ce dimanche s’annonce suédois pour nous, après une petite pause, voilà que s’avance Dark Tranquility sur scène avec un Mikael qui n’en revient pas du monde présent ce jour. Il le fera d’ailleurs remarquer à plusieurs reprises, tout en affichant son plus grand sourire. A l’image de leurs voisins, le son sera encore haché à nouveau, mais bon en attendant le clavier est présent, c’est pas mal même si ça manque de basse et de batterie de temps à autre. Fatalement le groupe ne nous offrira qu’une setlist trop raccourcie sans titre tiré de « Damage Done » ou « The Gallery » et où le dernier album en date se fera évidemment majoritairement présent (3/8 titres) mais bon, au moins le groupe est présent sur scène et dans le public et le fait ressentir, notamment avec son chanteur survolté qui n’hésitera pas à prendre un bain de foule au bout du 4ème titre.

Setlist  : The Science of Noise, The Silence in Between, Terminus (Where Death is most Alive), The Wonders at Your Feet, Through Smudged Lenses, State of Trust, Thereln, Misery’s Crown.

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Carach Angren (Temple)  : 15h05 – 15h45

Ayant entendu plusieurs bonnes critiques du groupe et surtout entendu que sur scène, le chanteur se croyait plus au théâtre que dans une salle de concert/scène de festival, on s’est laissé tenter par les néerlandais de Carach Angren, et quelle bonne surprise ce fût, avec un son des plus acceptable, c’est un chanteur complètement possédé également présent sur scène, et un guitariste qui fait souvent des têtes de méchants à droite-à gauche, mais ce chanteur bordel  ! Une des grosses présences scéniques du week-end, et surtout un spectacle à ne pas manquer, que l’on recommandera tout de même à ceux qui aiment voir le 4ème mur tombé.

Setlist  : Once Upon A Time, There’s No Place Like Home, The Carriage Wheel Murder, When Crows Tick on Windows, Spectral Infantry Battalions, Bitte Tötet Mich, Lingering in an Imprint Haunting, Two Flies Flew Into A Black Sugar Cobweb, Bloodstains on the Captain’s Log

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Cavalera Conspiracy (Mainstage 01)  : 18h35 – 19h25

Si on évoque souvent la venue de Phil Anselmo au Hellfest, on parle déjà beaucoup moins de Max Cavalera qui a déjà investi le festival plus que son ami. Ambiance très Cavalera durant le set, puisque comparé à l’année passée où la setlist était surtout tournée autour de Soulfly, on aura le droit en 2015 à des titres beaucoup plus orientés Cavalera et la petite surprise avec un titre de Nail Bomb. Pas mal  !
Bon au niveau du show on reste sur l’habituel bonne humeur de Max de jouer sur une Mainstage en France, une basse absente et le tout du son quasiment porté sur le gros monsieur, mais bon, en même temps, qui va voir l’un de ces groupes pour voir autre chose que Max Cavalera ? Triste constat. A noter que durant la dernière partie de « Roots Bloody Roots » que nous avons quittés afin d’aller voir les Floridiens sous la Altar, une coupure de courant a eu lien, le concert s’arrêtant donc là.

Setlist : Babylon Pandemonium, Sanctuary, Terrorize, Refuse/Resist (Sepultura Cover), Territory (Sepultura Cover), Sum of Your Achievements (Nailbomb cover), Torture, Medley Beneath the Remains/Desperate Cry/Dead Embryonic Cells (Sepultura Cover), Killing Inside, We Who Are Not as Others (Sepultura cover avec un jam sur Walk de Pantera), Inflikted, Roots Bloody Roots (Sepultura Cover, dernière partie manquante dû à une panne de courant)

Cannibal Corpse (Altar)  : 19h30 – 20h20

Les plus bourrins des bourrins de la scène Floridienne Death Metal reviennent cette année à Clisson, à l’occasion nous en profitons pour les voir, bien que les ayant déjà vu à Lille quelques mois plus tôt.
Comment cacher la déception face à ce concert  ? Un micro qui ne fonctionne plus sur les trois premiers morceaux, un Corpsegrinder qui vomit plus ses paroles qu’ils ne les chantent et une guitare rythmique presque absente, on en attendait aussi bien qu’au Splendid, mais visiblement ce ne fût pas le cas. Bien dommage, au moins le show est rattrapé par les mauvaises blagues de son chanteur et la vélocité d’Alex Webster.

Setlist  : Scourge of Iron, Demented Agression, Evisceration Plague, Stripped, Raped and Strangled, Kill or Become, Sadistic Embodiment, Icepick Lobotomy, I Cum Blood, Make Them Suffer, A Skull Full of Maggots, Hammer Smashed Face, Devoured by Vermin.

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Limp Bizkit (Mainstage 01)  : 20h45 – 22h00

Nouvelle déception sonore avec une basse beaucoup trop présente, on se décide à aller voir le craziest motherfucker from Jacksonville et sa bande qui déboule au Hellfest et dont l’opportunité de les voir pour la première pour notre part ne pouvait pas se laisser passer. Autant dire que les 13 ans se sont réveillés avec une setlist complètement folle contenant entre autre Hot Dog, Livin’ It Up, Break Stuff et l’on en passe et des meilleurs. Outre le concert de Limp Bizkit, on a un groupe qui n’hésitera pas à prendre du temps pour faire des Medley de morceaux de Metallica (Master of Puppets, Seek and Destroy) ou encore Megadeth (Holy Wars), temps qui aurait pu servir à jouer d’autres morceaux du dit groupe, tels Counterfeit ou Faith. Bref.
Un concert avec un punch incroyable, une foule beaucoup trop délirante et obtenez une des meilleures ambiances du week-end, à revoir absolument sans le vol de portable.

Setlist  : Full Nelson, Thieves (Ministry Cover), Hot Dog (avec l’intro de Master of Puppets de Metallica), Rollin’ (Air Raid Vehicle), Gold Cobra, Medley Cover avec Seek & Destroy, Holy Wars… The Punishment Due et Welcome Home, My Generation, Livin’ It Up, Remix Back Porch, Re-Arranged, Killing in The Name (RATM cover), My Way, Break Stuff, Take a Look Around.

Si le Hellfest avait des promesses à tenir cette année, c’est chose faite, avec une qualité sonore au rendez-vous plus qu’à l’habitude, un combo Altar/Temple dont la proximité et l’ergonomie sonore qui permet à un groupe de jouer sans avoir désormais à subir les balances de l’autre fait plaisir à voir, mais ce qui aura sûrement fait le plus plaisir c’est bien ce gazon qui aura complètement fait oublier la poussière et Dieu seul sait que ça fait tellement plaisir de s’installer dans de l’herbe et ne plus avoir à cracher noir à cause d’Hatebreed.
Cependant une question se pose : avec une affluence encore plus élevée que l’an dernier rendant la chose encore plus invivable, le Hellfest ne voit-il pas trop gros ? Il est vrai que voir d’énormes têtes d’affiches comme à cette édition fait énormément plaisir, surtout pour les groupes pas encore vus ou trop rare en France, mais à force de trop grossir, il faudra proportionnellement offrir quelque chose d’encore plus gros, à voir donc comment le festival va évoluer.

Top 3 concerts Vendredi  :

– SlipKnot
– Judas Priest
– Enthroned

Top 3 concerts Samedi  :

– Crusher
– Mütiilation
– Der Weig Einer Freiheit

Top 3 concerts Dimanche  :

– Limp Bizkit
– The Haunted
– Dark Tranquility

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See you next year Hellbangers !

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  • Groupe : Ssanahtes
  • Album : Debut Ep
  • Sortie : 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Post Metal/ Sludge
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

Ssanahtes est un groupe basé entre Bordeaux et Paris et ils débarquent avec ce tout premier Ep de quatre titres bien lourd, avec une pochette faite par Jeff Grimal (The Great Old Ones) qui tisse déjà bien un aperçu de la sentence qui arrive.

Haineux, lourd, torturé et rentre dedans, c’est déjà le constat qui se fait sur « Black Dragon ». Une rythmique mid-tempo, un son de grattes incisif alors que la basse, elle, alourdit considérablement la note. Le chant criard, lui, met l’emphase sur l’atmosphère bien dérangée de l’ensemble. On trouve des ambiances dignes de Converge avec un zeste lourd de Crowbar et j’en passe. En bref, nous avons là une puissance lourdement hystérique.

« Blue Druidess » avait déjà mis le doigt sur cette atmosphère dérangeante. Le massif à la Neurosis se voit orné de petites notes flottantes, des passages electro distordus se fondent en guise de breaks. Lourd, décalé à la manière d’un Godflesh dérangé, le titre vous lacère par ses mélodies et vous assomme ensuite avec poigne. Une bien belle manière d’entrer en matière.

« Words » donne dans le ‘sludge as fuck’. Le tempo fait office d’hypnose, le chant vocifère sauvagement. Le tableau tissé par ce titre s’avère sombre et pachydermique avec des burnes de vingt tonnes. Les sonorités démentes sont toujours calculées pour vous triturer le cerveau déjà écrasé par cette assommante masse rythmique.

A l’écoute de « The Edge », vous constaterez qu’il n y a rien à voir avec U2. Ici, on le retrouverait plus facilement empalé sur le grill.

Démarrage lourdement violent, les gars balancent des breaks qui vous oppressent bien. Pour qui sonne le glas ? Pour tout auditeur non averti sans doute. L’ambiance est menaçante, lugubre et dérangée, il ne fait pas forcément bon de rester dans ces griffes.

Les amateurs de sludge bien perçant, d’ambiances oppressantes, de maladies cérébrales incurables, de lourdeur étouffante, d’annihilation psychologique, toutes ces personnes sauront apprécier ce très bon premier effort de Ssanahtes qui s’avère originalement prometteur.


Tracklist :

  1. Blue Druidess

  2. The Edge

  3. Black Dragon

  4. Words

Encoff

  • Groupe : Encoffination
  • Album : III: Hear Me O’Death (Sing Their Wretched Choirs)
  • Sortie : 2014
  • Label : Selfmadegod Records
  • Style : Doom/Death
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

Poursuivons vers les USA avec ce duo formé en 2010 par deux musiciens expérimentés (il suffit de voir la liste énorme des projets auxquels ils participent/ont participé notamment Decrepit Birth) et l’atmosphère, laissez moi vous dire, va se faire aussi sombre qu’étouffante.

Dés l’intro de l’album, on peut se demander pour qui sonne le glas ! C’est pour vous, chers auditeurs. L’annonce de la mort de vos pensées positives, le début d’une véritable descente aux enfers.

Le son est très lourd, sortant tout droit des catacombes. Le rendu sonne bien old school et c’est là que l’on se dit que le rendu de cet album doit encore plus s’apprécier en vinyle.

On pourra penser à des groupes cultes comme Disembowel et Winter pour ne citer qu’eux.

C’est un tempo très lent qui dicte le désespoir de l’album. Les mélodies sont pesantes et poisseuses, les vocaux gutturaux sont bien graves et rugueux.

On saura également apprécier les nappes de sonorités oppressantes et fantomatiques qui posent l’ambiance malsaine de « Charnel Bowels Of A Putrescent Earth » et « Crowned Icons ».

L’atmosphère est diaboliquement lourde sur « Rotting Immemorial » avec des riffs maladifs et dissonants, des rythmiques qui vous feront suffoquer, atmosphère funéraire et glauque puis ces voix lourdes qui résonnent fatalement dans le cerveau.

Niveau dissonances et larsens incisifs : « From His Holy Cup, Drink ; Come Death » fait également bien le ménage. Un autre détour par les abysses putrides et noires, chaque minute qui s’écoule est un pas lourd vers votre anéantissement.

De long en large et de la première à l’ultime note, le voyage astral proposé par Encoffination tournera au véritable cauchemar à l’apogée de la démence. Les amateurs de doom death apprécieront cet album…à mort.


Tracklist:

  1. : Processional: Opvs Thantologia
  2. Charnel Bowels Of A Putrescent Earth
  3. Cemeteries Of Purgation
  4. Crowned Icons
  5. Rotting Immemorial
  6. From His Holy Cup, Drink; Come Death
  7. Pale Voices
  8. Mould Of Abandonment

 

glo

  • Groupe : Gloson
  • Album : Yearwalker
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Post Hardcore/ Doom
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Prochaine étape : la Suède avec Gloson qui propose ce EP de quatre titres pour un peu plus d’une demi heure d’un post hardcore teinté de doom/sludge.

Les scandinaves proposent une parfaite alliance progressive de lourdeur et une atmosphère plus planante.

Les amateurs de Neurosis et consorts seront déjà charmés par les premiers instants d’ « Arsgang » où rythmique lancinante rime avec riffs hypnotiques sur lesquels des vocaux death bien poignants savent alterner avec des choeurs eux aussi gutturaux. Les parties instrumentales, toutes aussi importantes que les vocales tissent les couleurs d’une toile bien sombre, rythmée lourdement.

Le voyage se poursuit tout doucement avec le planant début de « Sirens » qui sait proposer à nouveau une montée progressive plus rageuse emplie d’émotion. Des mélodies mélancoliques, un chant toujours rugueux et une rythmique massive varient sur un passage atmosphérique avant de reprendre du service avec une excellence maîtrisée.

Ce sont des riffs hypnotiques également qui vous emportent vers la lourde puissance de « The End- Aftermath ». Une démarche lancinante, dirigée par une voix gutturale bien lourde qui ne sera pas sans rappeler Opeth. On repensera d’ailleurs à ce groupe sur l’alternance, le break progressif posé où le chant,lui, donne dans le clair. L’ensemble est nettement plus allégé et contraste avec l’ambiance pesante qui prédomine.

« The Aftermath- Beginning » démarre sur de douces notes imposant une touche post rock avant que l’ensemble instrumental ne vienne alourdir le tout sur ces ambiances toujours progressives ainsi que ces vocaux bien death. Les dissonances viennent appuyer sur le bouton qui fera planer l’auditeur au dessus de l’écrasement et les émotions qui se dégagent de ce morceau.

Les quatre titres proposés par Gloson s’avèrent aussi lourds qu’efficaces et ils varient les plaisirs en voyageant dans des endroits plus sereins et posés. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ce EP.


Tracklist:

  1. Arsgang

  2. Sirens

  3. The End- Aftermath

  4. The Aftermath- Beginning