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Ah qu’il est bon de revenir sur ce site après une année d’absence à Clisson … avec un site tout neuf et réaménagé, nous avons le droit à quelques nouveautés  : skate-park complètement inutile près du combo Altar/Temple mais qui aurait pu trouver son utilité près de la Warzone, ce sera bien là le seul point dérangeant que l’on pourra trouver, car hormis cela, la décoration est, une année de plus, l’un des points forts du festival tel le scorpion-bagnole ou le classique arbre Hellfest toujours efficace. Mais la meilleure innovation ce sera bien cette pelouse qui nous évitera de suffoquer tout le week-end avec l’éternelle poussière !
Ce qui me fera sourire également ce sont les bouches d’égouts/plaque avec les noms des différentes formations dessus, un peu à la Hollywood Boulevard.
Bref, après avoir fait sur place une carte Cashless pour profiter de quelques breuvages, nous allons sous la Temple pour le premier rendez-vous de la journée avec les belges d’Enthroned.

Enthroned  (Temple)  : 13h35 – 14h15

Avec un nouvel album dans les pattes sorti l’an dernier confirmant leur place sur la scène Black Metal aux côtés des grands du noms, Enthroned couvrira d’un air froid et morbide la Temple en plein heure de digestion, avec un son plus que correct sur tout le show. Bien joué messieurs de la Belgique, plus qu’une découverte, c’est là un groupe qui arrivera dans ma collection de Cds/Vinyles sous peu.

Setlist  : Intro, Of Shrines & Sovereigns, Baal Al Maut, Through the Cortex, Ha Shaitan, Obsidium, Behemiron, Tellvm Scorpions, Rion Riorrim, Of Feathers & Flames.

 

Shape of Despair (Altar)  : 14h20 – 15h00

Formation extrêmement rare en France, nous n’avons d’ailleurs pas recensé une seule date dans le pays du cocorico après quelques heures de recherches infructueuses sur le web. C’était donc avec une grande ferveur et avec impatience que nous nous sommes pressés pour profiter du concert des Finlandais. Shape of Despair, c’est déjà un voyage en soi avec le support CD, et en live, malgré que la magie soit un peu brisée en plein milieu d’après-midi, on se surprendra à fermer les yeux et à se retrouver dans un monde glacial, sombre et seul. L’un des concerts à ne pas manquer pour tout fan qui se respecte, même si la magie se brise un peu en live.

Edit : Oui, ce jour-là, Shape of Despair donnaient leur première date en France !

1

Vallenfyre (Altar)  : 15h50 – 16h30

Nouvelle formation qui n’a démarrer son activité il y a à peine 5 ans, ces membres ne sont pas des nouveaux-nés, puisque dans les rangs nous avons Gregor Mackintosh (Paradise Lost) au chant ou encore Hamish Glencross (My Dying Bride) à la guitare pour ne citer qu’eux. Un super-band donc qui viendra jouer juste avant l’heure du goûter. Et si la performance des musiciens était carré, dynamique et avec une bonne communication, les guitares surplombant littéralement la basse n’ont pas aidés à les apprécier jusqu’au bout. Une bonne découverte avec un frontman qui n’hésite pas aussi à plaisanter avec son public en demandant à un mec s’il aime les chèvres (goat) et finalement lui dira qu’il lui pisse dessus. Mwouais, ça change de Paradise Lost.

 

Melechesh (Temple)  : 16h35 – 17h20

Encore une découverte pour ce Hellfest 2015 avec des voisins d’Orphaned Land (mais pas trop)  : Melechesh, venu défendre leur dernier album «  Enki»  sorti dans les bacs tout fraîchement en Février, où l’on retrouvera à la batterie notre Samuel Santiago du terroir pour les lignes de l’album, mais pas aujourd’hui, ou tout du moins jamais puisque la formation s’est harnacher d’un certain Sasha Horn ou «  Sin»  pour les plus intimes.
Après une entrée aussi mystique que féerique, les membres du groupe arrivent les uns après les autres, et à l’exception du chanteur/guitariste Melechesh Ashmedi, tous seront couvert d’un voile recouvrant leurs visages … uniquement pour le premier morceau  ? Pourquoi pas tout le set restera une énigme pour moi, mais passer cette interrogation, on écoute et ça envoie méchamment avec un son bien équilibré, quoi que la basse se fera un peu absente de temps à autre. Avec une grosse base Black Metal et ses quelques touches de Thrash sur les solos, Melechesh confirmera sa place sur une scène telle que le Hellfest à l’heure de l’apéritif.

Setlist  : The Pendulum Speaks, Tempest Temper Enlil Enraged, Ladders to Sumeria, Grand Gathas of Baal Sin, Genies, Sorcerers and Mesopotamian Nights, Multiple Truths, Triangular Tattvic Fire, Rebirth of the Nemesis  : Enuma Elish Rewritten.

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Sodom (Mainstage 02)  : 17h40 – 18h30

Après de gros détours autour du combo Temple/Altar, il est temps de nous rapprocher du côté des Mainstages, symbole du festival pour voir les groupes les plus tendances du moment ou des certaines perles, avec un décor que je ne manquerais pas de qualifier complètement Mainstream, kitsch ou jusqu’au-boutiste de la chose en offrant un décor que l’on pourrait largement considérer comme «Mainstream  » mais passons.
Allons nous voir Anthrax  ? Non  ! Ce sera Sodom en cette chaude fin d’après-midi messieurs dames. Remplaçant l’un des membres du BIG4 pour que le prochain album soit peaufiné correctement et dont nous attendons avec impatience la sortie vieux thrasheux que nous sommes, c’est avec tout autant de fanatisme que l’on attends donc l’un des BIG4 du pays teutonique. Et quelle déception … Autant entendre des titres tels Sodomy&Lust ou l’excellent Stigmatized, c’est carrément du luxe, autant le son d’une qualité catastrophique entachera complètement le concert. L’ambiance y est, mais quand on sait que ce qui marque au fer rouge les albums du groupe sont ses solos de guitares et avoir une telle d’absence de l’instrument en live … Mais où est l’esprit du Thrash Metal si les guitares n’y sont pas  ?

Setlist: Among the Weirdcong, Outbreak of Evil, Surfin’ Bird/The Saw is The Law, Christ Passion, Sacred Warpath, Sodomy&Lust, City of God, Agent Orange, Stigmatized, Remember The Fallen.

 

Motorhead (Mainstage 01)  : 18h35 – 19h35

Après la déception sonore de Sodom, il est temps de se déplacer juste à côté pour voir l’un des papas (si ce n’est pas LE papa) du Rock’n’Roll et sa bande. Squattant la presse plus pour ses déboires médicales que pour les quarante ans du groupe, la question se posait avant même de voir le groupe  ; qu’est-ce que ça allait donner  ? Et bien niveau sonore on aura déjà un bien meilleur résultat que pour ses prédécesseurs (joie) mais au bout d’une grosse demi-heure de set, le père Lemmy commence vraiment à ne plus supporter la chaleur, tout tremblant sur scène … On ne fera pas la mauvaise langue pour autant, puisque pouvoir enfin écouter des titres de légendes par les artistes originaux, c’est tout simplement inespéré par moment mais le Hellfest sait réaliser ce genre de rêve.

Setlist  : Shoot You In The Back, Damage Case, Stay Clean, Metropolis, Over The Top, Guitar Solo, The Chase Is Better Than The Catch, Rock It, Lost Woman Blues, Doctor Rock, Drum Solo, Orgasmatron, Going to Brazil, Ace of Spades, Overkill.

 

Lamb of God (Mainstage 02)  : 19h40 – 20h40

Après les déboires médicales, passant maintenant aux déboires judiciaires et un passage décalé pour que Five Finger Death Punch puisse jouer plus tard dans la soirée, c’est Lamb of God qui ouvrira juste derrière Motörhead. Avec le backdrop de l’album «  Resolution»  et une entrée sur scène membre par membre et toujours aussi historique, les Agneaux débuteront leur set sur «  Desolution.»
Doit-on préciser que l’ambiance était déjà bien chauffée dès le premier titre  ? Non, car il s’agit ici de Lamb of God, et plus rien ne m’étonne venant de ce groupe, que ce soit leur présence scénique ou les titres choisis pour la setlist, agrémentée des deux petits nouveaux «512  » ou «Still Echoes.  »
A l’image de Motörhead, Randy n’hésite pas à plaisanter avec le public, ni même à le chauffer afin d’aboutir à un circle-pit qu’il voulait comme «  Legendary.» Nous nous attendions à avoir la petite parade du Road Crew et «Walk With Me In Hell»  (mais si rappelez-vous ce Download 2007) mais il en était rien, tant pis, même les meilleurs humoristes changent leurs répertoires ou ne renouvellent plus certaines blagues au bout d’un certain temps. Mais bon, avec un son dévastateur et un sacré bordel en bas, Lamb of God a marqué (à nouveau) le Hellfest cette année dans nos concerts préférés.

Setlist  : Desolation, Ghost Walking, 512, Walk With Me In Hell, Ruin, Set to Fail, Still Echoes, Hourglass, Now You’ve Got Something To Die For, Laid to Rest, Redneck, Black Label.

 

Judas Priest (Mainstage 01)  : 23h10 – 00h40

Dire que Judas Priest était attendu n’est qu’un doux euphémisme, alors oui je sais bien que le groupe n’a peut-être plus autant de clarté qu’avant, et qu’il est passé aussi par la case de la 6ème tournée finale, mais n’ayant jamais eu l’occasion de voir le Priest en live, ce n’est pas l’heure de faire la fine bouche, surtout en étant pas loin devant la scène.
Ouverture sur «  Dragonaut» issu du dernier album «  Redeemer of Soul»  et l’ambiance est déjà de mise, les headbangs volent un peu partout, ça pogote joyeusement (mais pas trop bourrin non plus) dans la fosse suivi de «  Metal Gods.» Quel concert mes amis  ! Et ce ne sont pas des titres tels que «  Turbo Lover»  ou la non moins classique «  Breaking The Law»  qui prouvera le contraire.
Chose anecdotique à notée, c’est cette tendance du «  Metal God »  à se changer entre certains morceaux, nous aurons donc le droit à quelques-uns des vêtements de sa panoplie tel le manteau à facette ou encore la veste à patchs classique, mais ce que l’on retiendra surtout, c’est l’entrée en moto sur «Hell Bent For The Leather  »  qui fera toujours une grosse impression, surtout quand on le voit pour la première fois. Comme toutes les bonnes choses ont (presque) une fin, le concert se «finira  » là-dessus … puis reprendra avec «The Hellion/Electric Eye  », poursuivant sur «You’ve Got Another Thing Coming  »  enchaînant avec le titre phare «Painkiller  »  et se clôturera sur «Living After Midnight.  »
Doit-on préciser qu’avec une telle avalanche de titres excellents, le son était au rendez-vous  ? Non, il était juste parfait, avec une certaine mise en avant tout de même pour Rob Halford, certes, mais sa voix reste et restera à jamais une des marques du groupe. Si Richie Faulkner est le petit jeune du groupe, il n’en est pas moins partie intégrante, et assure avec brio le poste de «K.K.  » Bref, le groupe n’a plus rien à prouver, et cela depuis plusieurs années déjà, le faisant comprendre à ceux qui ne l’aurait pas encore compris ou qu’ils les auraient enterrés trop vite.

Setlist  : Dragonaut, Metal Gods, Devil’s Child, Victim of Changes, Halls of Valhalla, Turbo Lover, Redeemer of Souls, Beyond The Realms of Death, Jawbreaker, Breaking The Law, Hell Bent for Leather.

Rappel  : The Hellion/Electric Eye, You’ve Got Another Coming, Painkiller, Living After Midnight.

 

SlipKnot (Mainstage 02)  : 00h45 – 02h00

S’il y a bien l’un des groupes dont nos 15 ans ne pouvaient pas passer à côté, c’était bien LE groupe des Moines, ne les ayant jamais vus en live hormis pour le Disasterpiece et le Dynamo de 1999, c’était l’occasion rêvée, surtout que le doute planait sur une apparition du gang un jour aux festivals Clissonais, pour les plus curieux ou ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, je vous laisse chercher dans les archives Youtubesques du Fury Fest, vous comprendrez.
Les écrans géant annoncent SlipKnot et la foule scande déjà leur nom, à priori l’ambiance va être bonne. Le site est plongé dans le noir et l’intro «XIX  »  se lance, avant de laisser place à Sarcastrophe et à l’arrivée des membres les uns après les autres, avec pour finir un Corey Taylor qui nous claquera directement un «Bonsoir mes amis  !  »  en arrivant. Déjà un gros bordel sur ma gauche avec tout ces pogos juvéniles à droite à gauche montre que le public va en découdre aussi ce soir, public que je m’empresserais de rejoindre.
Sur les vrais titres tout du moins, parce que «Vermilion  »  en plein milieu du gig … était définitivement une mauvaise idée et à bien fait redescendre l’ambiance, malgré tout elle remontera avec «Wait and Bleed  »  et passés les titres phares du troisième album, on va pouvoir finir les choses salement, avec l’enchaînement Eyeless/Spit It Out et son break à grosses bases de jumpdafuckup/(sic) et Surfacing. Merci aux 9 ce soir d’avoir pu réaliser un rêve d’ado, à leur incroyable forme sur scène et à Corey Taylor qui n’hésite pas à prendre la parole en français pendant presque tout le concert, par contre niveau son on repassera, avec des samplers quasi-absent, des cœurs quasi-absent également, une basse à vomir en début de set puisque couvrant tout même la batterie mais qui se fera quasiment absente tout le long du concert.

Setlist  : XIX, Sarcastrophe, The Heretic Anthem, Psychosocial, The Devil in I, AOV, Vermilion, Wait and Bleed, Before i Forget, Dyality, Eyeless, Spit it Out.

Rappel  : (sic), Surfacing

Une première journée riche en bonnes surprises, en émotion et déception se termine, avec le duo Judas/Knot qui a littéralement foutu le feu au Hellfest dès la fin du premier jour du festival, on ne peut qu’être impatient de découvrir la suite pour les deux jours à venir, surtout qu’il reste de très gros morceaux à venir, que ce soit dans les groupes français, underground ou pas, ainsi que dans les groupes internationaux.