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Archives mensuelles : juillet 2015

fred colombo

  • Groupe : Fred Colombo
  • Album : Attraction
  • Sortie : Avril 2015
  • Label : Chillax Music
  • Style : Essai de Style
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

L’ami Fred Colombo est de retour non pas avec SUE, mais avec son projet solo. Quelques mois à peine depuis la sortie de l’EP Red Light, le claviériste du combo de Metal Progressif remet le couvert. Ici pas d’envolées de dingue, pas de technique affriolante, juste l’envie de se faire plaisir en proposant une musique simple et épurée.
Choix assez étrange, mais pas étonnant, l’homme ayant un large goût musical.
L’aventure Attraction, nous permet de voyager dans ce spectre musical et ce que l’on peut dire c’est qu’il est varié.

Après un « Bonjour » instrumental qui reste quant à lui dans l’univers Progressif, Fred passe complètement à autre chose. « Without You » débute par une superbe intro au piano. Puis le voilà au chant, Fred tient le micro. Le titre peut être entendu comme une ballade et l’arrivée de la voix féminine laisserait à penser qu’il s’agit d’un dialogue. Fred se débrouille pas trop mal niveau chant. Il le prouve une seconde fois sur « Will You ». La composition est plus proche de l’éléctro, mais reste douce et calme. Arrêtez moi si je me trompe mais ne serait-ce pas Franck qui fait les chœurs. Si je me trompe et bien Fred tu assures grave !
« Shibuya Ghost » nous rappelle combien Fred Colombo est passionné de jeux vidéo. Le titre totalement expérimental et technoïde va en effrayer plus d’un. Personnellement j’ai adoré. L’esprit Shibuya y est total. Au commencement ce beat techno qui laisse le sentiment que l’on a instalé un Shoot Them Up sur notre bonne vieille Dreamcast qui me convient parfaitement tout comme le coté jazzy que l’on imagine tout droit tiré d’un album de St Germain. On ferme les yeux et la petite voix Japonaise nous emmène directement au Japon et plus précisément dans ce quartier très particulier. Une composition qui aurait sans nul doute eu sa place sur la BO de Ridge Race Type 4.

Après une autre ballade « Far-Off Grace » Fred nous replonge dans un univers Electro. A mille lieu de SUE le Niçois n’a pas peur de perturber son auditoire. La composition me rappelle mes écoutes répétées d’il y a 20 ans lorsque j’écoutais encore des compilations de Trance Progressive. Ici les seules touches non Électroniques ce sont les soli de gratte signés Vince Benaïm. Titre original, Fred laisse entrevoir un véritable talent de compositeur original et varié. « Human Vortex » s’allonge sur presque huit minutes. Huit minutes pas chiantes pour un sous. 

Attraction est un disque où l’ouverture d’esprit est obligatoire. Les Metaleux et Progueux de bases peuvent immédiatement passer leur chemin. Les curieux apprécieront.
Belle preuve d’éclectisme de la part de Fred Colombo. On en redemande


Tracklist:
01. Bonjour
02. Without You
03. Will You
04. Shibuya Ghost
05. The Core
06. Far-Off Grace
07. Human Vortex
08. I Love You

 

the last embrace

  • Groupe : The Last Embrace
  • Album : The Winding Path
  • Sortie : Avril 2015
  • Label : Auto Production
  • Style : Rock Progressif / Rock Atmosphérique /Jazz
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

 

The Last Embrace est une de mes formations françaises favorites, Aerial était tout simplement grand, mais j’ai pourtant -du moins au départ- prit la difficile décision de laisser la chronique de The Winding Path à un autre. Mais à la lecture des chroniques de ce nouvel album, j’ai décidé de reprendre la main sur l’une de mes attentes de 2015.
Le voilà entre mes mains et devrais-je dire plutôt entre mes oreilles.

The Winding Path a vu le jour grâce au financement participatif. De nombreux fans ont pu donner vie a ce qui est dores et déjà un disque incontournable en matière de Rock Progressif et Atmosphérique. Vous voulez une preuve ? Je vais vous en donner deux, parce que je suis bon prince.
Tout d’abord la longue pièce « The Field of Minds » avec ses 18 minutes 30 au compteur. Les Français exploitent au mieux leurs capacités techniques et mélodiques sur ce titres longs en durée, mais carrément plaisant sur la longueur. Le riff est ici encore assez sauvage par moment. On ressent bien par ailleurs que Essentia a permis au groupe d’évoluer vers une musique plus atmosphérique que par le passé. Techniquement c’est très au point et les amateurs apprécieront. Vocalement on touche les étoiles. Les longues parties instrumentales sont en tout point magistrales et pas du tout ennuyeuses.
Ensuite le diptyque « The Fear of Loss » « Let the Light Take Us », … les arpèges à la guitares qui donnent un frisson de dingue… puis la voix de Sandy… vous avez dit Antimatter ? Effet garanti. Ce titre est chargé d’émotions brutes, émotions qui je crois ne peut-être ressenti qu’en écoutant de la musique, de la belle musique. La voix angélique de Sandy n’a pas encore sur moi l’effet de celle d’Asphodel (ex Pin Up Went Down – Chenille) mais un titre comme celui-ci permet de s’en approcher grandement. L’arrivée des violons donne un ton très sombre à la composition. A peine le temps de s’en apercevoir que The Last Embrace est passé au titre suivant. « Let the Light Take Us » élève encore le niveau avec un instru de feu.

Alors je viens de vous le dire, oui The Last Embrace semble s’être assagit. Moins Metal, plus Rock, plus Atmosphérique aussi lorgnant parfois vers nos frenchies d’Amartia, The Gathering ou Anathema, mais en gardant toujours une identité propre. Le coté jazzy y étant sans doute pour quelque chose. Preuve en est le génial « White Bird » jazzy donc vous l’avez compris et un psychédélique. Le genre de délire musical tripant et qui m’a fait penser à Atrox ou Anti Depressive Delivery. Des références !

Sandy (chant), Olivier (guitares électriques et acoustiques), Pierre-Henri (piano, piano électrique, orgue et synthés), Antho (basse) et Chris (batterie) font durant près d’une heure un travail remarquable. La production est sans faille.
The Winding Path est un disque riche et inspiré.

Récemment je cherchais un bon disque pour me rabibocher avec les chroniques, je crois que je l’ai trouvé.


Tracklist:

01. On My Own
02. Nescience
03. The Field Of Minds
04. The Fear Of Loss
05. Let The Light Take Us
06. White Bird

Le Groleg arrive à un âge où il aime vivre de nouvelles expériences ! Quand j’ai vu que Cannibal Corpse passait dans la bonne ville de Rouen, je me suis dis: « pourquoi pas ! », me ravisant aussitôt car je ne pouvais décemment pas imposer un tel supplice à mon épouse. Finalement ce concert, nous l’avons vécu, car ma chère et tendre m’a offert ce joli cadeau pour la Saint-Valentin. Belle preuve d’amour ! On ne peut pas dire que j’écoute le quintette tous les jours, mais j’apprécie de manière ponctuelle cette sauvagerie maîtrisée.

Le 106 est une fort belle salle, très convenablement remplie pour ce concert de niche ! Ayant passé toute la durée de la première partie au bar autour d’un cola, je peux juste vous dire qu’il s’agissait de death français qui n’a pas attiré mon oreille. Il faut dire qu’en la matière, je suis très exigeant ! Chose intéressante, la salle est équipée d’un studio de radio et nous assistons à l’interview de Paul Mazurkiewicz, batteur et parolier du groupe, qui évoque l’amour immodéré de la formation floridienne pour le gore et l’horreur. Il ne faut pas omettre que tout cela est du troisième degré et que les cinq gaillards n’ont jamais mangé personne.

Cannibal Corpse fait son entrée sur scène au son de « High velocity impact spatter » et « Sadistic emeodiment« , dignes représentant de ce tourbillion death grind qu’est « A Skeletal domain« . Le son est puissant, carré, équilibré et George « Corpse Grinder » Fisher, éructe comme un porc que l’on égorge alors qu’il est sur la position essorage 1400 tours. Bonjour les cervicales ! Paul Mazurkiewicz impressionne derrière son kit. Cet homme est une véritable machine, qui ne connait pas l’à peu près ! Ces blasts ébranlent l’assistance, tandis que la basse du virtuose Alex Webster aligne les accords les plus improbables. Ces quarantenaires s’éclatent sur scène, pour preuve: leurs larges sourires, ainsi qu’un Fischer qui n’hésite pas à communiquer largement avec son public. Mais Cannibal Corpse, c’est aussi et surtout un mur de guitares qui pour une oreille experte évoque des mélodies bien charpentées. Les duettistes que sont Rob Barrett et Pat O’Brien sont d’une efficacité redoutable en rythmiques rasoirs et leurs soli font référence aux canons du genre. On pense beaucoup à Hanneman/King en plus torturés, prolongements extrêmes de la paire Downing/Timpton. Les titres s’enchaînent et mettent K.O une assistance qui prend du plaisir sur des rythmes qui poussent au headbanging effréné. Le groupe ne faiblit pas un seul instant et assure merveilleusement son travail de sape. Le club des cinq délivre ainsi une violence explosive, terriblement addictive. On mouille le t-shirt à l’image d’un groupe qui transpire et qui vit sa musique. Les classiques se suivent, jusqu’au tube ultime qu’est « Skull full of maggots » et son refrain repris par une assistance qui connait sur le bout des doigts le répertoire. Après une heure et quart de violence pure et de riffs acérés, Cannibal quitte la scène avec le sentiment du devoir accompli. Il faut dire que la foule semble être contente de la soirée qu’elle a passée.

Cannibal Corpse est venu et a vaincu. Quant à moi, j’ai été ravi d’assister à cet événement !

  • Groupe : Peter Matuchniak
  • Album : Uncover Me
  • Sortie : 2012
  • Label : 
  • Style : Rock progressif
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

 

Peter Matuchniak est un artiste solo multi-instrumentiste qui oeuvre dans le créneau très encombré des adorateurs du rock progressif des pionniers. C’est-à-dire que la musique du Monsieur fait sans cesse référence à Genesis, celui de Peter Gabriel et Steve Hackett, ce dernier semble avoir marqué durablement le style d’écriture de notre artiste. C’est plus que flagrant. L’auditeur pense aussi très souvent au répertoire de la carrière solo de Steve à de nombreuses reprises. De plus, « Uncover me » évoque plus qu’à son tour les circonvolutions floydiennes, celles les plus évanescentes. Evidemment, les compositions sont fort sympathiques mais font référence sans cesse à des artistes qui dans le genre ont déjà tout inventé. Alors, on peut saluer l’hommage, mais en revanche pour l’originalité il faudra repasser. La présence vocale de Nathalie Azerad, sur les titres plus folks et médiévaux, rappelle une musique héritée de la Renaissance à la Blackmore’s Night. Il est à noter que la batterie est assurée par l’excellentissime Jimmy Keegan, tout en délicatesse et en finesse. « Uncover me  » est certes un disque plaisant mais celui-ci donne la fâcheuse impression d’avoir été entendu un nombre incalculable de fois. Dommage !


Tracklist :

01. Falling Ash
02. Running Blind
03. Uncover Me
04. Down In New Orleans
05. Running Back To You
06. London Vibe
07. Lionheart Betrayed
08. Sandcastles
09. Across The Pond
10. Rising Sun
11. Hippy In The Rain

virgin

  • Groupe : Virgin Steele
  • Album : Nocturnes of Hellfire and Damnation
  • Sortie : Juillet 2015
  • Label : SPV
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 12.5/20

 


Ha !  Si un jour quelqu’un m’avait dit que Virgin Steele arriverait à me décevoir je ne l’aurai pas cru ! Non, impossible que DeFeis glisse sur une vielle peau de banane… Pas depuis Invictus, impossible. Le chanteur, compositeur a depuis tout ce temps trouvé un rythme et un style impeccable, puissant et émouvant… La preuve en est The Black Light Bacchanalia, album qui rassemblait au mieux tout ce que le groupe savait faire.
Ici il semble que David DeFeis ai eu envie table rase de tout ça. Pas de titre Speed (vraiment Speed), pas de ballade troublante à vous en faire pleurer, pas de composition fleuve et ultra développée autant vocalement que mélodiquement. Non rien de tout ça. Juste quatorze compositions bien produites où David DeFeis démontre son talent haut dessus du lot (parfois à en être douteux -), quatorze compositions mielleuses, proches d’un esprit 80’s (« Demolition Queen« ) rappelant le virage Hard Rock/FM de Noble Savage. Après le premier titre « Lucifer’s Hammer » pour le moins pompeux et moyen malgré une cavalcade de la section rythmique, j’ai eu la désagréable sensation de me dire que les titres composants cette rondelles faisaient parties des soit disant 60 chutes de studio de Vision of Eden. La suite direct, à savoir « Queen Of The Dead« , malgré les nombreuses écoutes me laisse de marbre. Ok, c’est bien produit… Très bien produit même… mais les effets sur la voix, beurk, les riffs ne sont pas du tout inspirés …
Sérieusement, d’habitude les albums de Virgin Steele débutent bien mieux que ça. Qu’on ne s’étonne pas que le groupe reste dans l’ombre des cadors du genre avec de tels titres.
Je suis colère ? Oui je le suis et « Black Sun-Black Mass » ne me redonne le sourire que grâce à sa petite et discrète ligne mélodique (aux alentours des 2.20) et qui rappellera les grandes heures de la formation. Coup de chapeau aussi au solo de gratte signé Pursino.
By the Hammer of Zeus il aura fallut attendre « Persephone »  pour retrouver ce que la Vierge d’Acier sait faire de meilleur. Enfin un titre qui envoie du riff et du poing dans la gueule. Le titre est très varié et David nous balance du haut de gamme. Piano/voix, gros riffs, une section rythmique énervée et typique du style Virgin Steele, de beaux passages variés. J’en redemande. « Demolition Queen » viendra tout mettre par terre. « The Plague And The Fire » se veut plus convaincant. Le titre est lourd, lent. C’est assez nouveau pour le groupe, mais je trouve que cela passe plutôt bien. « We Disappear » est aussi à classer parmi les nouveaux sons chez Virgin Steele. La composition est assez complexe je trouve, par rapport à ce que le groupe a pu produire jusqu’à maintenant. David prouve au passage qu’il est parfois bon d’aller de l’avant plutôt que de regarder derrière comme il l’a souvent fait malheureusement sur ce disque.

La suite ne laisse que peu de bonnes choses. Du moins rien du niveau des disques précédents. Il faut attendre les ballades « Hymns To Damnation » (en tout point géniale) et « Fallen Angels » (tout juste gâchée par le ‘raoooo’ de la première seconde) pour que Virgin Steele prouve sérieusement de quoi il est capable. Il ne faudrait pas que le groupe devienne une chose aussi mollassonne que Axel Rudi Pell.  « Fallen Angels » fait apparaître les violons, choses que l’on n’a pas trop l’habitude d’entendre dans la formation Américaine.

Un album de moyenne facture pour Virgin Steele. Une note un peu sèche et dure mais qui a le mérite d’être sincère et non pas lèche-cul comme j’ai pu lire à certains endroits. Quand c’est mauvais il faut le dire. Alors je le dis, Nocturnes of Hellfire and Damnation est chiant et seuls quelques excellents morceaux viennent le sauver du naufrage.
Je n’ose pas imaginer la qualité des quinze titres supplémentaires ! Mais ma curiosité étant ce qu’elle est (tout comme ma passion qui reste inébranlable pour VS), cette version m’intéresse tout de même.


Tracklist:

01. Lucifer’s Hammer
02. Queen Of The Dead
03. To Darkness Eternal
04. Black Sun-Black Mass
05. Persephone
06. Devilhead
07. Demolition Queen
08. The Plague And The Fire
09. We Disappear
10. A Damned Apparition
11. Glamour
12. Delirium
13. Hymns To Damnation
14. Fallen Angels

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  • Groupe : Barbelith
  • Album : Mirror Unveiled
  • Sortie : 2015
  • Label : Grimoire Records
  • Style : Post Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


 

Voici venir Barbelith, de Baltimore proposant ce Ep de 4 titres à la touche black metal atmosphérique et progressif agrémenté d’une touche post rock bien implantée.

Le démarrage s’opère sur les chapeaux de roue avec l’hystérie collective de « Beyond The Envelope Of Sleep » où la rythmique se fait des plus diaboliques, les riffs,eux sont tout aussi maladifs et les vocaux écorchés à souhait. Le tout provoque une atmosphère très psychédélique, dérangée et sans répit. Les blasts fusent ensuite et le black metal alterne entre ultra rapidité avec des blasts infernaux et breaks plus saccadés emplis d’ambiances un peu screamo.

Après cette furieuse mise en bouche,c’est le titre le plus long « Astral Plane » qui suit. Les touches post rock planantes se confirment dès l’introduction avant d’aborder ensuite un black metal mélodique plus cru. Le batteur redouble de hargne et de décalages sur les passages plus posés. Le chant appuie l’atmosphère hargneuse et mélancolique du morceau. Le voyage de ce titre qui avoisine les quatorze minutes se fait sans accroc, alternant instants ultra rapides purement black metal et d’autres plus posés et post rock où chaque instrument est à sa place et possède son rôle majeur dans la composition des titres. Les vocaux proposent même un côté plus atmosphérique, proposé par nappes. On se laisse également planer sur un break très ambiant digne de Sigur Ròs et la poignante mélancolie qui le caractérise.

Le voyage astral se poursuit avec « Black Hole Of Fractured Reflections » et le démarrage, comme son prédécesseur se fait progressif par son introduction des plus trippantes. L’ambiance interstellaire découle ensuite sur un black metal mélodique où la rythmique se fait plaisir.

L’ensemble est toujours aussi riche en émotions et les blasts alourdissent l’ensemble atmosphérique. Les changements sont toujours aussi riches et affirment la puissance du style de Barbelith. L’énergie s’apaise ensuite, le tempo allant à decrescendo et le final assomme avec brio.

C’est « Reverse Fail » qui termine le voyage. Le lugubre est toujours d’actualité avec ces injections de violence rageuse qui agit comme une véritable hypnose emportant vers des mondes lointains. Véritable tourbillon émotionnel, la puissante emprise du titre se fait addictive.

Une sympathique demi heure passée par le biais de ces quatre titres de Barbelith. Il est clair qu’il vous faudra apprécier un minimum le black metal pour apprécier ce combo, mais l’opus ici présent fera facilement planer les férus.


Tracklist:

  1. Beyond The Envelope Of Sleep

  2. Astral Plane

  3. Black Hole Of Fractured Reflections

  4. Reverse Fail

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  • Groupe : Armed For Apocalypse
  • Album : The Road Will End
  • Sortie : 2013
  • Label : Ironclad Recordings
  • Style : Power Sludge Core
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 

Ce qui va suivre fait dans le lourd, très lourd, l’énergique et l’écrasant. L’auditeur se retrouvera moulu par les mammouths qui débarquent des USA, j’ai nommé Armed For Apocalypse.

Déjà forts d’un premier album, les gars de Californie remettent la couche, que dis-je, l’énorme dalle de béton armé pour l’Apocalypse.

Variant de passages Hardcore qui pourraient rappeler Throwdown à d’autres plus sludge dignes de Crowbar ou encore Rabies Caste, le style s’avère aussi pesant que groovy.

Prenons « Better Worlds » avec ce riff qui tend vers l’épique, une basse présente et massive, une rythmique élephantesque, la voix puissante et ce passage dissonant sur la fin s’avèrent plaisamment colossaux.

« The Well » pose les armes très lourdes d’un côté purement sludge, aussi torturé qu’agressif, sombre, et ce son de grattes très gravement accordé défouraille.

L’ensemble assomme et enfume pleinement l’atmosphère. Un break posé, limite planant vient signer une trêve qui s’avère brève avant que le final plus mélodique et épique que l’on avait apprécié dans « Better Worlds » ne vienne finaliser le plaisir.

L’énergie Hardcore lourde mais patator à pogos se dégage de « The Starting Line Is A Trip Wire» ou encore « Open Wound » avec des passages gutturaux bien placés. Le genre de titre ultra puissants et explosifs tout en restant dans l’esprit pesant renforcé par le son des grattes et de la basse.

Une excellente dynamique ressort de « Built To Kill » avec ce trip un peu plus rock/hardcore. De la bonne basse, de la bonne mélodie qui accroche et toujours cette masse qui se pointe sur vous aussi menaçante que rapide.

« Drawing A Line » fout bien la rage, brutalisant tout sur son passage en ayant pris soin de vous faire planer sur des airs à la Crowbar, gargantuesques et mélancoliques.

On ne pourra également dire que du bien de « The Road Will End » où la double se déchaîne et apporte ce côté Motörhead/ High On Fire sur les passages alternés. La pêche du Rock thrash vient se fondre dans le poisseux sludge.

Presque 45 minutes d’une gifle impitoyable, d’un écrasement de tous les membres de l’auditeur, une puissance ‘Power Sludge Core’ dévastatrice de la part des pachydermes américains.

 


 

Tracklist:

 

  1. The Starting Line Is A Trip Wire

  2. Better Worlds

  3. The Well

  4. Open Wound

  5. Built To Kill

  6. The Road Will End

  7. Worth The Weight

  8. Drawing A Line

  9. Happy Our (Disciple Of Death)

  10. Ends Meet

Que nous voilà levés de bonne heure pour assister au deuxième jour du Hellfest  ! Avec une attente très particulière aujourd’hui  : celle de pouvoir assister à un show du groupe Mutiilation, groupe français ultra-rare déjà à l’époque, séparé en 2009, l’un des groupes phare des Légions Noires remet les bottes pour détruire ta vie pour Satan, ou alors on s’empressera d’aller sous la Altar juste avant eux pour retrouver Crusher, après leur concert de reformation pour les 30 ans des potes de Loudblast. Mais d’ici à ce que ça arrive, il y a d’autres concerts, attardons nous sur celle du repas avec les allemands de Der Weig Einer Freiheit.

Der Weig Einer Freiheit (Temple)  : 12h15 – 12h45

Jeune groupe allemand formé il y a à peine 7 ans, on ne peut pas s’empêcher de penser que le groupe a connu quand même une ascension assez fulgurante en trois albums et un EP à la qualité plus que pertinente. Pas de corpsepaint, mais avec des tremolo picking et des riffs acérés, Der Weig Einer Freiheit envoie un Black Metal teinté de break un peu «  Core»  assumé, mais rassure-toi jeune profanateur d’églises norrois, ce n’est pas parce que du Metalcore se mélange subtilement à ta musique que c’est à chier, au contraire. Une des bonnes surprises qui a su ouvrir l’appétit.

Crusher (Altar)  : 14h20 – 15h00

Une grosse attente enfin comblée, quoi que vite fait, ayant pu les capter au 30 ans de Loudblast, nous nous faisions juste plus un plaisir réel de revoir le groupe que de le (re)-découvrir, voici ce qu’on aurait pu dire si le concert de Crusher au Hellfest n’aurait pas était l’un des meilleurs que la Altar ait pu porter ce week-end, et en pensant les mots.
Qu’est-ce qu’on pourrait en dire  ? Le son était parfait, le jeu de light propre à Crusher convenait absolument au show, l’ambiance décolle dès le premier morceau, le Braveheart s’ouvre jusqu’à la console, Crass, toujours en bonhomme aussi charismatique balance carrément tout et n’importe quoi dans la fosse … mais attention pas n’importe quoi non plus  ! Si vous faisiez parti des chanceux qui était dans le côté droit de la Altar (côté public) vous auriez pu certainement recevoir des porte-clés/baguettes Crusher, des t-shirts ou encore même des Cds  du groupe !
Et si l’on parle d’un des meilleurs shows de la Altar, ce n’est pas juste pour cet élan de générosité, nooooooon, la mise en scène avec les sœurs siamoises avec les croix que Crass se fait ficeler pendant «No Progression Without Regression  »  l’habituel coup de la fourche qu’il passe à travers ses joues … en plus d’un concert, c’est tout un show de bod-mod auquel on a droit, et ça le fait  ! Gratiné d’un featuring avec Steeve de Zuul FX qui arrive en plein milieu d’un morceau (énorme déception d’avoir raté le groupe de ce dernier au passage) et un autre qui était prévu mais le monsieur étant trop occupé, cela n’a pas pu se faire (Monsieur Stéphane Buriez) Crusher est clairement de retour pour botter des culs, et ce n’est pas ses dernières productions studios (Entendez plutôt réédition des deux premiers albums pour contrecarrer les «  enculés»  qui revendent ça à prix dépassant parfois les 3 chiffres et le split avec Mercyless) qui feront dire le contraire, on a clairement hâte qu’un nouvel album arrive dans les chaumières ainsi que de les revoir fouler les planches.

Craft (Temple)  : 15h05 – 15h45

Souvenir plus qu’approximatif sur la performance des Suédois et ceux même malgré les notes présentes dans le carnet, puisque le concert ne nous a pas marqués plus que cela.
Cependant on ne peut reprocher à Craft de mettre une ambiance carrément malsaine autant sur scène que dans le public, avec un son correct mais sans vraiment tabasser des lustres, une autre bonne découverte, à revoir dans d’autres conditions et à écouter en studio.

Mutiilation (Temple)  : 16h35 – 17h20

Alors là, l’affiche du Hellfest va taper dans le très, très lourd du côté français en nous ramenant un des groupes complètement culte de la scène Black Metal française des années 1990, représentant majeur des Légions Noires, déboulant en fin d’après-midi sur scène pour notre plus grand plaisir avec son dernier concert datant de 2001 et un split en 2009, voici Mütiilation  !
Après quelques écoutes par curiosité ou en étant aficionado du groupe, on pouvait largement se poser la question de comment cela allait se passer … Et mine de rien, Mütiilation a fait du bon travail. Avec un son bien cradingue dont la fâcheuse tendance de mettre tout le temps la basse en avant pour laisser les guitares en plan,une ambiance palpant le démoniaque et le froid morbide plus qu’autre chose, le groupe a su se démarquer en fin d’après-midi, avec une Temple plus qu’à moitié remplie, un petit événement qu’il ne fallait pas rater. Possible reformation ou nouvelle galette à venir messieurs  ?

Setlist  : Cosmic Seeds of Anger&Dementia, Transylvania, Black Millenium, The Ecstatic Spiral of Hell, Beyond the Decay of Time and Flies, Tears of a Melancholic Vampire, Destroy Your Life for Satan.

8

Mayhem (Temple)  : 22h05 – 22h50

Pendant que certains auront eu la bonne idée d’aller voir (ou pas) Faith No More, d’autres auront eu la moins bonne idée (ou pas) d’aller voir Madball, certains iront se cacher dans une Temple pour la Messe Noire annuelle, et c’est avec curiosité que je pris mon temps mais réussissant à me faufiler près des premiers rangs pour voir les norvégiens de Mayhem, pour la première fois.
Exit les mauvaise vannes sur Dead, Varg, etc… et passons à la musique, avec un Attila décidément en forme, et une ambiance «  Trve Kvlt»  classique mais toujours aussi efficace, avec le son qui va de pair, mais avec une scène bien trop épurée comparé à d’autres shows … mais où est donc passée l’autel  et la décoration habituelle du groupe  ?
Pas grand chose à en dire, si ce n’est que les norvégiens ont répondus à nos attentes avec un concert qui est passé beaucoup trop vite et une setlist old-school ne dépassant pas «  Chimera»  avec le titre «  My Death.  » A revoir avec un peu plus de spectacles et de décors scénographiques.

Setlist  : Silvester Anfang, Deathcrush, Symbols of Bloodswords, To Daimonion (Pt.1) My Death, Carnage, Chainsaw Gutsfuck, Freezing Moon, De Mysteriis Dom Sathanas, Pure Fucking Armageddon.

Ah qu’il est bon de revenir sur ce site après une année d’absence à Clisson … avec un site tout neuf et réaménagé, nous avons le droit à quelques nouveautés  : skate-park complètement inutile près du combo Altar/Temple mais qui aurait pu trouver son utilité près de la Warzone, ce sera bien là le seul point dérangeant que l’on pourra trouver, car hormis cela, la décoration est, une année de plus, l’un des points forts du festival tel le scorpion-bagnole ou le classique arbre Hellfest toujours efficace. Mais la meilleure innovation ce sera bien cette pelouse qui nous évitera de suffoquer tout le week-end avec l’éternelle poussière !
Ce qui me fera sourire également ce sont les bouches d’égouts/plaque avec les noms des différentes formations dessus, un peu à la Hollywood Boulevard.
Bref, après avoir fait sur place une carte Cashless pour profiter de quelques breuvages, nous allons sous la Temple pour le premier rendez-vous de la journée avec les belges d’Enthroned.

Enthroned  (Temple)  : 13h35 – 14h15

Avec un nouvel album dans les pattes sorti l’an dernier confirmant leur place sur la scène Black Metal aux côtés des grands du noms, Enthroned couvrira d’un air froid et morbide la Temple en plein heure de digestion, avec un son plus que correct sur tout le show. Bien joué messieurs de la Belgique, plus qu’une découverte, c’est là un groupe qui arrivera dans ma collection de Cds/Vinyles sous peu.

Setlist  : Intro, Of Shrines & Sovereigns, Baal Al Maut, Through the Cortex, Ha Shaitan, Obsidium, Behemiron, Tellvm Scorpions, Rion Riorrim, Of Feathers & Flames.

 

Shape of Despair (Altar)  : 14h20 – 15h00

Formation extrêmement rare en France, nous n’avons d’ailleurs pas recensé une seule date dans le pays du cocorico après quelques heures de recherches infructueuses sur le web. C’était donc avec une grande ferveur et avec impatience que nous nous sommes pressés pour profiter du concert des Finlandais. Shape of Despair, c’est déjà un voyage en soi avec le support CD, et en live, malgré que la magie soit un peu brisée en plein milieu d’après-midi, on se surprendra à fermer les yeux et à se retrouver dans un monde glacial, sombre et seul. L’un des concerts à ne pas manquer pour tout fan qui se respecte, même si la magie se brise un peu en live.

Edit : Oui, ce jour-là, Shape of Despair donnaient leur première date en France !

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Vallenfyre (Altar)  : 15h50 – 16h30

Nouvelle formation qui n’a démarrer son activité il y a à peine 5 ans, ces membres ne sont pas des nouveaux-nés, puisque dans les rangs nous avons Gregor Mackintosh (Paradise Lost) au chant ou encore Hamish Glencross (My Dying Bride) à la guitare pour ne citer qu’eux. Un super-band donc qui viendra jouer juste avant l’heure du goûter. Et si la performance des musiciens était carré, dynamique et avec une bonne communication, les guitares surplombant littéralement la basse n’ont pas aidés à les apprécier jusqu’au bout. Une bonne découverte avec un frontman qui n’hésite pas aussi à plaisanter avec son public en demandant à un mec s’il aime les chèvres (goat) et finalement lui dira qu’il lui pisse dessus. Mwouais, ça change de Paradise Lost.

 

Melechesh (Temple)  : 16h35 – 17h20

Encore une découverte pour ce Hellfest 2015 avec des voisins d’Orphaned Land (mais pas trop)  : Melechesh, venu défendre leur dernier album «  Enki»  sorti dans les bacs tout fraîchement en Février, où l’on retrouvera à la batterie notre Samuel Santiago du terroir pour les lignes de l’album, mais pas aujourd’hui, ou tout du moins jamais puisque la formation s’est harnacher d’un certain Sasha Horn ou «  Sin»  pour les plus intimes.
Après une entrée aussi mystique que féerique, les membres du groupe arrivent les uns après les autres, et à l’exception du chanteur/guitariste Melechesh Ashmedi, tous seront couvert d’un voile recouvrant leurs visages … uniquement pour le premier morceau  ? Pourquoi pas tout le set restera une énigme pour moi, mais passer cette interrogation, on écoute et ça envoie méchamment avec un son bien équilibré, quoi que la basse se fera un peu absente de temps à autre. Avec une grosse base Black Metal et ses quelques touches de Thrash sur les solos, Melechesh confirmera sa place sur une scène telle que le Hellfest à l’heure de l’apéritif.

Setlist  : The Pendulum Speaks, Tempest Temper Enlil Enraged, Ladders to Sumeria, Grand Gathas of Baal Sin, Genies, Sorcerers and Mesopotamian Nights, Multiple Truths, Triangular Tattvic Fire, Rebirth of the Nemesis  : Enuma Elish Rewritten.

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Sodom (Mainstage 02)  : 17h40 – 18h30

Après de gros détours autour du combo Temple/Altar, il est temps de nous rapprocher du côté des Mainstages, symbole du festival pour voir les groupes les plus tendances du moment ou des certaines perles, avec un décor que je ne manquerais pas de qualifier complètement Mainstream, kitsch ou jusqu’au-boutiste de la chose en offrant un décor que l’on pourrait largement considérer comme «Mainstream  » mais passons.
Allons nous voir Anthrax  ? Non  ! Ce sera Sodom en cette chaude fin d’après-midi messieurs dames. Remplaçant l’un des membres du BIG4 pour que le prochain album soit peaufiné correctement et dont nous attendons avec impatience la sortie vieux thrasheux que nous sommes, c’est avec tout autant de fanatisme que l’on attends donc l’un des BIG4 du pays teutonique. Et quelle déception … Autant entendre des titres tels Sodomy&Lust ou l’excellent Stigmatized, c’est carrément du luxe, autant le son d’une qualité catastrophique entachera complètement le concert. L’ambiance y est, mais quand on sait que ce qui marque au fer rouge les albums du groupe sont ses solos de guitares et avoir une telle d’absence de l’instrument en live … Mais où est l’esprit du Thrash Metal si les guitares n’y sont pas  ?

Setlist: Among the Weirdcong, Outbreak of Evil, Surfin’ Bird/The Saw is The Law, Christ Passion, Sacred Warpath, Sodomy&Lust, City of God, Agent Orange, Stigmatized, Remember The Fallen.

 

Motorhead (Mainstage 01)  : 18h35 – 19h35

Après la déception sonore de Sodom, il est temps de se déplacer juste à côté pour voir l’un des papas (si ce n’est pas LE papa) du Rock’n’Roll et sa bande. Squattant la presse plus pour ses déboires médicales que pour les quarante ans du groupe, la question se posait avant même de voir le groupe  ; qu’est-ce que ça allait donner  ? Et bien niveau sonore on aura déjà un bien meilleur résultat que pour ses prédécesseurs (joie) mais au bout d’une grosse demi-heure de set, le père Lemmy commence vraiment à ne plus supporter la chaleur, tout tremblant sur scène … On ne fera pas la mauvaise langue pour autant, puisque pouvoir enfin écouter des titres de légendes par les artistes originaux, c’est tout simplement inespéré par moment mais le Hellfest sait réaliser ce genre de rêve.

Setlist  : Shoot You In The Back, Damage Case, Stay Clean, Metropolis, Over The Top, Guitar Solo, The Chase Is Better Than The Catch, Rock It, Lost Woman Blues, Doctor Rock, Drum Solo, Orgasmatron, Going to Brazil, Ace of Spades, Overkill.

 

Lamb of God (Mainstage 02)  : 19h40 – 20h40

Après les déboires médicales, passant maintenant aux déboires judiciaires et un passage décalé pour que Five Finger Death Punch puisse jouer plus tard dans la soirée, c’est Lamb of God qui ouvrira juste derrière Motörhead. Avec le backdrop de l’album «  Resolution»  et une entrée sur scène membre par membre et toujours aussi historique, les Agneaux débuteront leur set sur «  Desolution.»
Doit-on préciser que l’ambiance était déjà bien chauffée dès le premier titre  ? Non, car il s’agit ici de Lamb of God, et plus rien ne m’étonne venant de ce groupe, que ce soit leur présence scénique ou les titres choisis pour la setlist, agrémentée des deux petits nouveaux «512  » ou «Still Echoes.  »
A l’image de Motörhead, Randy n’hésite pas à plaisanter avec le public, ni même à le chauffer afin d’aboutir à un circle-pit qu’il voulait comme «  Legendary.» Nous nous attendions à avoir la petite parade du Road Crew et «Walk With Me In Hell»  (mais si rappelez-vous ce Download 2007) mais il en était rien, tant pis, même les meilleurs humoristes changent leurs répertoires ou ne renouvellent plus certaines blagues au bout d’un certain temps. Mais bon, avec un son dévastateur et un sacré bordel en bas, Lamb of God a marqué (à nouveau) le Hellfest cette année dans nos concerts préférés.

Setlist  : Desolation, Ghost Walking, 512, Walk With Me In Hell, Ruin, Set to Fail, Still Echoes, Hourglass, Now You’ve Got Something To Die For, Laid to Rest, Redneck, Black Label.

 

Judas Priest (Mainstage 01)  : 23h10 – 00h40

Dire que Judas Priest était attendu n’est qu’un doux euphémisme, alors oui je sais bien que le groupe n’a peut-être plus autant de clarté qu’avant, et qu’il est passé aussi par la case de la 6ème tournée finale, mais n’ayant jamais eu l’occasion de voir le Priest en live, ce n’est pas l’heure de faire la fine bouche, surtout en étant pas loin devant la scène.
Ouverture sur «  Dragonaut» issu du dernier album «  Redeemer of Soul»  et l’ambiance est déjà de mise, les headbangs volent un peu partout, ça pogote joyeusement (mais pas trop bourrin non plus) dans la fosse suivi de «  Metal Gods.» Quel concert mes amis  ! Et ce ne sont pas des titres tels que «  Turbo Lover»  ou la non moins classique «  Breaking The Law»  qui prouvera le contraire.
Chose anecdotique à notée, c’est cette tendance du «  Metal God »  à se changer entre certains morceaux, nous aurons donc le droit à quelques-uns des vêtements de sa panoplie tel le manteau à facette ou encore la veste à patchs classique, mais ce que l’on retiendra surtout, c’est l’entrée en moto sur «Hell Bent For The Leather  »  qui fera toujours une grosse impression, surtout quand on le voit pour la première fois. Comme toutes les bonnes choses ont (presque) une fin, le concert se «finira  » là-dessus … puis reprendra avec «The Hellion/Electric Eye  », poursuivant sur «You’ve Got Another Thing Coming  »  enchaînant avec le titre phare «Painkiller  »  et se clôturera sur «Living After Midnight.  »
Doit-on préciser qu’avec une telle avalanche de titres excellents, le son était au rendez-vous  ? Non, il était juste parfait, avec une certaine mise en avant tout de même pour Rob Halford, certes, mais sa voix reste et restera à jamais une des marques du groupe. Si Richie Faulkner est le petit jeune du groupe, il n’en est pas moins partie intégrante, et assure avec brio le poste de «K.K.  » Bref, le groupe n’a plus rien à prouver, et cela depuis plusieurs années déjà, le faisant comprendre à ceux qui ne l’aurait pas encore compris ou qu’ils les auraient enterrés trop vite.

Setlist  : Dragonaut, Metal Gods, Devil’s Child, Victim of Changes, Halls of Valhalla, Turbo Lover, Redeemer of Souls, Beyond The Realms of Death, Jawbreaker, Breaking The Law, Hell Bent for Leather.

Rappel  : The Hellion/Electric Eye, You’ve Got Another Coming, Painkiller, Living After Midnight.

 

SlipKnot (Mainstage 02)  : 00h45 – 02h00

S’il y a bien l’un des groupes dont nos 15 ans ne pouvaient pas passer à côté, c’était bien LE groupe des Moines, ne les ayant jamais vus en live hormis pour le Disasterpiece et le Dynamo de 1999, c’était l’occasion rêvée, surtout que le doute planait sur une apparition du gang un jour aux festivals Clissonais, pour les plus curieux ou ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire, je vous laisse chercher dans les archives Youtubesques du Fury Fest, vous comprendrez.
Les écrans géant annoncent SlipKnot et la foule scande déjà leur nom, à priori l’ambiance va être bonne. Le site est plongé dans le noir et l’intro «XIX  »  se lance, avant de laisser place à Sarcastrophe et à l’arrivée des membres les uns après les autres, avec pour finir un Corey Taylor qui nous claquera directement un «Bonsoir mes amis  !  »  en arrivant. Déjà un gros bordel sur ma gauche avec tout ces pogos juvéniles à droite à gauche montre que le public va en découdre aussi ce soir, public que je m’empresserais de rejoindre.
Sur les vrais titres tout du moins, parce que «Vermilion  »  en plein milieu du gig … était définitivement une mauvaise idée et à bien fait redescendre l’ambiance, malgré tout elle remontera avec «Wait and Bleed  »  et passés les titres phares du troisième album, on va pouvoir finir les choses salement, avec l’enchaînement Eyeless/Spit It Out et son break à grosses bases de jumpdafuckup/(sic) et Surfacing. Merci aux 9 ce soir d’avoir pu réaliser un rêve d’ado, à leur incroyable forme sur scène et à Corey Taylor qui n’hésite pas à prendre la parole en français pendant presque tout le concert, par contre niveau son on repassera, avec des samplers quasi-absent, des cœurs quasi-absent également, une basse à vomir en début de set puisque couvrant tout même la batterie mais qui se fera quasiment absente tout le long du concert.

Setlist  : XIX, Sarcastrophe, The Heretic Anthem, Psychosocial, The Devil in I, AOV, Vermilion, Wait and Bleed, Before i Forget, Dyality, Eyeless, Spit it Out.

Rappel  : (sic), Surfacing

Une première journée riche en bonnes surprises, en émotion et déception se termine, avec le duo Judas/Knot qui a littéralement foutu le feu au Hellfest dès la fin du premier jour du festival, on ne peut qu’être impatient de découvrir la suite pour les deux jours à venir, surtout qu’il reste de très gros morceaux à venir, que ce soit dans les groupes français, underground ou pas, ainsi que dans les groupes internationaux.

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  • Groupe : Demented
  • Album : Across The Nature’s Illness
  • Sortie : 2012
  • Label : Klonosphere
  • Style : Death Metal Brutal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

Bordeaux distribue à nos pages une sérieuse machine de guerre avec Demented.

Une excellente pochette peint déjà l’ambiance, le death metal s’avère sombre, carré et percutant. Le genre de death démoniaque qui ne serait pas sans rappeler Immolation.

Des titres puissants à l’impact certain comportent des parties très oppressantes.

Des variations rythmiques et une double pédale martiale à souhait, destructrice. Les mélodies efficaces présentent cet aspect accrocheur et les tatanes se répandent telles un virus léthal.

D’ailleurs, en évoquant ces aspects, on appréciera pleinement « On The Edge » et les parties vocales alternant death bien caverneux et choeurs plus black, versant même dans l’incantatoire.

Les parties lourdes vous déstabiliseront, destructrices, et le groupe maîtrise une technique bien acquise. On sent bien le fruit de l’expérience.

Les breaks excellents comme ceux de « Spirits » sont énormes. On se voit atomisé sur place par le côté gras du massacre.

Les amateurs de Behemoth sauront apprécier les côtés black/death tels qu’on en retrouve sur le début de « Psycho Pomp » . La folie du solo de celle ci pose un certain aspect psychédélique de par son côté barré et planant.

Certains passages un peu plus ‘djent’ font leur apparition sur « Sign Of Creation » alternant folie et hypnose.

« The Ceremony » démarre également dans cette ambiance avant d’exploser tout sur son passage d’une brutalité aussi épique que variée.

Un featuring de Julien Truchan de Benighted sur « Listen to The Silence » vient se poser et fait de ce titre un titre bien arraché niveau ambiance et la brutalité se mêle à un côté complètement déjanté.

Le titre est bien burné : blasts, breaks, headbangs, tout y passe. Brutal !

Un titre comme « Shaman » lui s’occupera de vous cisailler à coups de riffs incisifs avec des parties décidément toujours accrocheuses, rageuses et démentes !

On notera également « Ineffable Mysticism » proposé par Dehà (dont nous reparlerons prochainement dans nos pages) avec Jenni de Noein où claviers et vocaux mélancoliques féminins viennent poser un interlude posé au sein de la boucherie.

« Breathing Forest » assure également à mort. Partie écrasante, distribution de droites en fournées, on tape dans le très lourd et mélodique. Les passages atmosphériques jouent également une partie importante chez Demented, facilitant l’hypnose.

Le temps passe vite, cet album date déjà de 2012, mais l’effet est bien là. L’album rassemblera autant les amateurs de death metal européen (plus particulièrement polonais) que les amateurs de la scène américaine.

Nous avons bien là un cocorico brutal, déferlante apocalyptique, cet album tâche sévèrement !


Tracklist:

  1. The Ritual
  2. Shaman
  3. On The Edge
  4. Spirits
  5. Psycho Pomp
  6. Sign Of Creation
  7. Ineffable Mysticism (by Déhà of Deviant Messiah feat. Jeni of Noein)
  8. The Ceremony
  9. Reviving Fire
  10. Light From The Stars
  11. Listen to The Silence (feat. Julien Truchan of Benighted)
  12. Breathing Forest
  13. Crossing The Land Enlightenment