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Living as Ghosts with Buildings as Teeth

  • Groupe : Rishloo
  • Album : Living as Ghosts with Buildings as Teeth
  • Sortie : Decembre 2014
  • Label : Auto Production
  • Style : Rock Progressif / Metal Progressif / Rishloo
  • Site Web : www
  • Note : 19.5/20

 

Revoilà Rishloo, au complet s’il vous plait ! Il aura fallu attendre un moment pour revoir la formation (l’une de mes préférées tous styles confondus) sous le nom qui l’a vu naître, car oui cela a faillit ne jamais se reproduire !
Souvenez-vous, après la formidable mise au monde de Feathergun Andrew décide sans réelle explication de quitter le groupe. C’est une tristesse profonde qui s’abat sur les fans du groupe originaire de Seattle. L’avenir est même très sombre. Mais Dave Gillett, Sean Rydquist et Jesse Smith n’en restent pas là. S’ils ne peuvent pas, faute de droit, donner une suite à Rishloo, ils vont tout de même continuer l’aventure. Cela sera sous le nom de The Ghost Apparatus. Le projet aura comme appui Kickstater. L’album avance vite et s’annonce grandiose malgré l’absence de vocaliste. Vers la fin du Crowfounding le disque est déjà très avancé. Et contre toute attente Andrew décide de revenir dans le groupe. Rishloo est de nouveau sur les rails laissant totalement en plan le travail jusque là réalisé. Les fans ayant donné via Kickstarter sont priés d’accepter et cela sans concession. A contrario le groupe promet un album aussi grand que le précédent, garantissant la qualité des nouveaux titres. Soit et alors ?

Et alors ? Et bien Living as Ghosts with Buildings as Teeth est en tout point excellent. C’est tout simplement l’album de 2014 ! … enfin pour qui aime ce genre de Rock.
Vous pensiez avoir entendu Rishloo au top avec Feathergun ? Et bien ils font mieux. Techniquement si les musiciens étaient au maximum cinq années auparavant ils n’ont de toute evidence rien perdu de leur superbe. Mais la claque vient d’Andrew. Il dégage encore plus de maîtrise que par le passé et a nettement progressé en cinq ans. Selon moi il était l’un des dix meilleurs chanteurs de Rock Progressif avec Feathergun, le voilà propulsé parmi  les 3 meilleurs derrière Jan-Henrik Ohme (Gazpacho) et Cedric Bixler-Zavala (The Mars Volta).
Living as Ghosts with Buildings as Teeth va plus loin que son prédécesseur. A tout niveau cette version 2.0 de Rishloo élève le niveau. Les titres sont hypnotiques et on se laisse prendre à les écouter plusieurs fois en boucle individuellement avant de passer à la suivante. Prenez « Dead Rope Machine » par exemple et son refrain perçant.Vous réécouterez souvent le : « C’est la vie… » que la voix du chanteur vous sus-sure au creux de l’oreille.  La voix d’Andrew est … envoûtante. Elle impressionne, force le respect. Il monte dans des hauteurs stratosphériques que peu peuvent atteindre. Si Stan de American Dad part en trip délirant sur « If you Touch me i’m Going to Sream Part 2 » de My Morning Jacket dans l’épisode 7 de la saison 5, je crois que je ne suis pas loin d’atteindre ce même état sur « Dead Rope Machine » ou bien sur « Landmines ».
Le groupe navigue toujours sur des compositions tantôt courtes, tantôt longues, avec comme seul exemple la longue pièce « Dark Charade » dépassant les 10 minutes. Le groupe ne s’étale pas en fioritures et se ballade tranquillement dans plusieurs univers. L’ambiance est très proche de Tool et plus que par le passé, notamment sur « Great Rain Beattle ».

Seul petit regret concernant l’album, c’est à la fin de « Just a Ride », le titre ce termine de façon un peu ‘sèche’ et je pense qu’il aurait mérité de se prolonger un peu. Et puis, merde c’est aussi le dernier morceau. Je suis sûr que les Américains avaient de quoi bien remplir la galette et je le regrette.
Ce disque est comme une drogue. Une fois qu’on y a goûté il est difficile de le quitter. Lors de sa sortie je ne l’ai pas lâché une seconde durant plusieurs semaines, n’écoutant que lui, comme un certain Deliverance (Opeth) à l’époque et puis il a bien fallu m’en séparer. Entre-temps il est réapparu puis à disparu… Et le voilà revenu dans mes oreilles depuis quelques jours car l’on y revient toujours – pour cette chronique. J’espère que celle-ci sera le moyen de le mettre de coté (un certain temps)  histoire d’écouter d’autres disques. Mais je crois que cela sera difficile car durant l’écriture de ces mots, je l’aurais écouté trois fois…

Living as Ghosts with Buildings as Teeth est Grand, vous verrez, vous ne le regretterez pas.


Tracklist:
01. The Great Rain Battle
02. Landmines
03. Dead Rope Machine
04. Dark Charade
05. Salutations
06. Radio
07. Winslow
08. Just A Ride