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mechina

  • Groupe : Mechina
  • Album : Acheron
  • Sortie : Janvier 2015
  • Label : Auto Production
  • Style : Space Metal / Death Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

En me promenant sur mon disque dur rempli d’albums promos à chroniquer, voilà que je tombe par hasard sur cet album de Mechina. Simple curiosité car ne connaissant pas du tout l’histoire de ce groupe ni d’ailleurs son style musical.
La pochette a quelque chose d’attirant. Elle donne envie d’écouter le contenu et à fortiori de découvrir un peu ce qui se cache derrière ce nom Mechina.

Formation américaine, originaire plus précisément de  l’Illinois, crée en 2004, Acheron est leur cinquième album. Le groupe initialement formé de deux zicos se voient aujourd’hui pour la sortie de la nouvelle rondelle de trois autres membres. C’est donc à cinq que Mechina nous balance à la face leur Death Symphonique, saupoudré de beat techno. Le chant est autant orienté Death que clair, avec un chant féminin mis très en avant. Le duo vocal et les orchestrations apportent une certaine originalité au combo, même si « Earth-Born Axiom », le premier véritable titre de l’album, m’a fait fortement penser à Dol Ammad. après en avoir rapidement discuter avec Thanasis Lightbridge, il y a en effet un coté avant-gardiste assez proche du sien dans la vision du Metal qu’ont les Américains. Cependant, le compositeur Grec trouve un coté Djent fort prononcé à Mechina.

Je dois l’avouer, ce deuxième titre m’a scotché sur place. Ce coté symphonique très poussé et cette rythmique technoïde m’ont fortement rappelé Dol Ammad. Mais ce n’est pas vraiment ça qui m’a touché, en effet, l’efficacité du morceau et la maîtrise de ce coté Extrême et Moderne à la fois est complètement hallucinant. En fait il faudrait presque mélanger Dol Ammad, Dol Theetha et Dol Kruug pour avoir une idée de ce qu’est Mechina.
Après « Earth-Born Axiom » qui sert d’amuse-gueule (plus de 8 minutes 30 tout de même) et qui donne le ton, on se dit que le plaisir risque d’être assez intense. Il le sera, car si « Earth-Born Axiom » sert plus ou moins d’intro, car presque instrumental, « Vanquisher » lui taille dans le vif. La voix masculine et le tempo brutal frappent là où ça fait mal. Les effets de distorsion sur la voix de David Holch renforce le coté moderne que donne déjà les bidouillages du guitariste Joe Tiberi. Quant aux orchestrations l’homme fait fort, car elles sont resplendissantes. L’Américain maîtrise son sujet, pas de doute.
Les compositions ont beaux être longues, Mechina casse souvent le rythme et les ambiances. Les breaks sont d’ailleurs assez impressionnants, comme par exemple la fin de « Vanquisher » qui amène à « On the Wing of Nefeli » avec un esprit ‘world music’. Idem avec ce changement immédiat d’émotion toujours sur « On the Wing of Nefeli » lorsque tout s’arrête (3.49) pour laisser s’exprimer un chant féminin d’une pureté rare.

Acheron s’écoute d’une seule traite. Les onze titres qui le composent sont pour ainsi dire un seul et unique morceau. Cela s’enchaîne sans blancs ou presque et le changement de tonalité ne se fait d’ailleurs jamais vraiment là où on l’attend. Mechina aime varier les rythmes et cela rend Acheron dynamique et intéressant. On se demande toujours où le groupe va nous amener. Lorsque le chant féminin prend le dessus sur le refrain de « The Halcyon Purge » on ne le sent pas du tout venir. Bourré d’effet il colle bien à l’univers de Mechina. Après toute cette brutalité, place à un peu de douceur avec « Lethean Waves », un titre instrumental et orchestral. Il sert d’introduction à « Ode to the Forgotten Few ».
Cette fois Mechina met clairement en avant la voix féminine. Le titre est Pop et passerait presque pour une ballade de Rihanna. C’est bien foutu, c’est vrai, mais les deux titres enchaînés deviennent finalement assez longs. Sur ce dernier titre on attend impatiemment que ça claque, ce qui n’arrive jamais et on apprécie avec joie la fin de la chanson. Et on ne sera pas déçu. « The Hyperion Threnody » frappe fort, très fort. Orchestrations, chants et rythmique martiale nous rapproche du dernier Fleshgod Apocalypse. De la haute qualité. Les presque dix minutes passent facilement et on ne s’ennuie pas la moindre seconde. Les orchestrations sont vraiment balèzes comme le démontre le passage instrumental de deux minutes en plein milieu de la composition.
La dernière composition de Acheron se veut être un final touchant et troublant. Épuré et doux, où cordes les accompagnent d’une voix aérienne « The Future Must Be Met » apporte le coté frais et divin que l’on attendait impatiemment. Loin de ressembler à « Lethean Waves », il est le moment de tranquillité qui repose et qui apaise. Il conclu merveilleusement le disque.

 

Nothing more to say…


Tracklist:
01. « Proprioception »
02. « Earth-Born Axiom »
03. « Vanquisher »
04. « On the Wings of Nefeli »
05. « The Halcyon Purge »
06. « Lethean Waves »
07. « Ode to the Forgotten Few »
08. « The Hyperion Threnody »
09. « Adrasteia »
10. « Invictus Daedalus »
11. « The Future Must Be Met »