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Schizophrenic Disorder

  • Groupe : Reign of Night
  • Album : Schizophrenic Disorder
  • Sortie : 2013
  • Label : Auto-Produit
  • Style : Old School Thrash-Metal
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 

Thrash Metal, France. Yeah yeah, back to the ’80s fuckers !

Chroniquer les copains, c’est jamais simple, mais bon l’effort est à faire ! Et c’est avec les Lillois de Reign of Night qu’on s’y colle et histoire de ne pas vous laisser sans présentation, en voici une qui résume, année par année, l’historique du groupe.
Fondé en 2011 par le guitariste chanteur Yannis et le guitariste lead Sébastien. 2012 arrive et le recrutement continua avec le batteur, Rodolphe et le bassiste Joo, qui fera suite à quelques concerts et la sortie de la démo en 2013 dont cette chronique fera l’objet : Schizophrenic DisOrder.
Février 2014, mois et année de changement ; Joo quitte le groupe, et Axel prendra sa place en tant que bassiste, puis environ un an plus tard, donc en l’an 2015, c’est le guitariste Seb‘ qui quittera sa place ; finalement, Axel prendra la place de guitariste lead et un certain Nicolas intégrera la formation à la basse…

… Pfiou, ça c’est fait !
–  » On peut s’attarder maintenant sur la démo sinon ? « 

Ok mon coco ! Si je vous ai parlé des ’80s c’est qu’il y a une bonne raison, c’est qu’autant en qualité sonore qu’en terme de technique (rythmiques, solos, voix) on approche plus de Rust in Peace que d’United Abominations car, non, les influences Megadeth des premiers albums dans les morceaux ne sont pas rares et n’ont pas à rougir à se cacher. M’enfin, même si niveau son on est dans la veine de ces années là, on en est pas aux cassettes de Venom non plus, ça reste correct et un tant soit peu soigné. Cela dit, on rebutera quand même sur la « live bonus track » du morceau « Scream The Cross » qui n’est pas à l’image de la démo, trop irrégulière ; le son monte et descends sans arrêt, et qui plus est, coupe net en plein milieu du morceau … On mettra ça sur le compte du fun de la jeunesse et de l’enregistrement du premier bordel. On notera aussi qu’on pourra inverser deux titres : en réalité la démo ouvre avec « Horror in the Chamber » et suit avec « Scream The Cross« 
« Ouais et sinon ça donne quoi ?« 
A part te dire qu’on a affaire à quelque chose d’inspiré et de bien couillus, on peut en dire quoi d’autres ? Les rythmes sont efficaces et font bien bouger la tête, si tu es fan de Rust In Peace, Peace Sells… ou de …And Justice For All (surtout les solos pour la galette de Metallica, les rythmiques penchants plus pour la bande à Mustaine.)
Donc bref si tu as plus de 40 ans et que tes disques préférés étaient ceux là, cette démo passera toute seule et tu te surprendras à la mettre en boucle. Bon j’abuse sur l’âge mais en gros, c’est le sentiment que la galette donne, mais n’est-ce pas là l’effet recherché ? La seule chose que je peux reprocher au final, c’est le break à la caisse claire sur « Scream The Cross » qui fait passer une partie du morceau à une autre un peu vite à mon goût.

Premier EP de Reign of Night, qu’est-ce qui est à retenir ? Certes, on est sur une prod’ amateur, mais avec un minimum de qualité avec des jeunes qui commencent à prendre du gallon et de l’âge, c’est pour cela que la critique n’est pas à être trop ambitieuse ou trop tendancieuse au vice, car le groupe a un potentiel à exploiter qui lui permettrait de s’ouvrir à des horizons encore plus grand.


Tracklist :

01. Horror in the Chamber

02. Scream The Cross

03. Killer

04. Scream The Cross (Live bonus track)

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  • Groupe : Putrid Offal
  • Album : Suffering
  • Sortie : 2014
  • LabelKaotoxin
  • StyleDeath metal/ Grind
  • Note : 16/20
  • Site Web : www.

 

Putrid Offal! Voilà un nom qui va faire se redresser bon nombre de death metalleux amateurs d’old school.

Non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien du combo nordiste qui apportait grand joie sur les cassettes audio (entre autres) au début des années 90. On se souviendra par ailleurs du split culte avec Exulceration.

La petite galette que nous avons ici fait un peu office d’avertissement à toute âme sensible de la part de Kaotoxin : Putrid Offal sont de retour vingt ans après avoir mis à tripes et à sang la scène death/grind de l’époque.

Proposant quatre titres (dont trois fois « Suffering » et « Livor Mortis »), le résultat est bien dégoulinant.

Les fans seront invités à un flashback avec « Suffering » dans sa version originale, et nous retrouvons deux autres versions actuelles (2014) : une version démo et une autre.

Le son est nettement plus boosté mais la crasse ambiante n’a pas perdu de sa putridité. On retrouve ce bon gros côté à la (old) Carcass ou encore Haemorrhage. De bonnes grosses mélodies bien lourdes, et les voix bien vomissantes alternant entre gros guttural death et plus crié et expectoré.

« Livor Mortis » tout aussi malsain alterne les blasts et la double pédale bien barbare avec des grosses parties plus rock’n’roll accrocheuses à base de bons gros riffs qui tâchent.

Ils sont de retour à la plus grande joie des nostalgiques et avertissent donc ici qu’ils sont bel et bien là pour en découdre via leur death/grind poisseux. Prochaine étape avec l’album sorti récemment « Mature Necropsy », toujours sous la bannière Kaotoxinienne.


Tracklist:

  1. Suffering (2014 Version)
  2. Suffering (2014 demo version)
  3. Suffering (1991 demo version)
  4. Livor Mortis
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huldra

  • Groupe : Huldra
  • Album : Pulling Us Down
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Sludge/ Death/ Hardcore
  • Note : 17/20
  • Site Web : www.

 

C’est avec un deux titres qu’Huldra fait sa première apparition dans nos pages. Venant tout droit du New Jersey, le combo officie dans un Sludge agrémenté de touches plus death metal et même hardcore.

Une grosse basse bien lourde, une caisse claire claquante, une rythmique assommante et un cri guttural c’est ainsi que démarrent les hostilités du groove annoncé avant de partir sur une accélération qui dynamise bien l’ensemble. Les vocaux gravement ecorchés sont rageurs et l’ambiance générale, dansante.

Huldra peut rappeler Soilent Green dans un style certes différent. Entendons ici à cause de la variation des genres qui gravitent autour du sludge. Concernant la lourdeur constante, l’ambiance raw c’est vers une formation telle que Lair Of The Minotaur que l’on se tournera.

 

« Maintain-Detain »   tartine un peu plus dans le genre. Les grognements sont furieux, les rythmiques diffèrent tout en prenant soin de tabasser ici et là l’auditeur.

Des passages plus hardcore s’invitent boostant l’addition et parviennent à épouser des envolées planantes mais massive comme celui que nous avons sur le final emaillé de larsens dérangés.

 

Huldra parvient en deux titres à convaincre l’auditeur sur son emprise, son énergie et sa lourdeur. Le sludge/death/hardcore proposé, rugueux et brut confirme donc les bons avis basés sur ce combo américain.


 

Tracklist:

  1. Pulling Us Down
  2. Maintain- Detain
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ACOD

  • Groupe : A.c.o.D.
  • Album :Another Path…
  • Sortie : 2014
  • Label :Autoproduction
  • StyleHybrid Metal
  • Note : 17/20
  • Site Web : www

Cap sur le Sud avec les Marseillais d’A.c.o.D. qui ne démarrent pas dans le milieu puisque formés en 2007, ils ont déjà sorti deux albums.

C’est ici un E.P. de cinq titres intitulé « Another Path… » que nous propose le groupe est la qualité du son est notons le frappante. Chaque instrument a sa place, les vocaux bien dosés, c’est fort appréciable déjà.

C’est par le biais d’un métal hybride que les gars nous font voyager. On y trouve du bon gros death thrash brutal, du black, des passages plus heavy, le tout riche en mélodies vieille école suédoise et un blast qui vous réduit en bouillie.

La double pédale redouble de puissance sur « Black Wings » qui ne sera pas sans nous rappeler ces bons vieux Soilwork sous amphets. De bons passages plus épiques viennent varier et l’aspect mélodique prédomine. Les vocaux varient également de death à un peu plus ‘core’. Le côté accrocheur du titre est envoûtant avec ce refrain, ces chœurs et cette énergie.

« Abuse Me » tabasse autant qu’elle varie, agrémentant les plaisirs avec des breaks sautillants, saccadés, des mélodies énormes et une double pédale qui se fait plaisir. Le travail est bien carré, les soli bien exécutés : les bases sont très solides. Le final du titre s’apprécie de par l’ambiance épique véhiculée par les riffs et le chant.

Le début d’ « Another Path » ravira les amateurs de Gojira et la suite propose de bons gros changements avec pour exemple les chants, death pour l’un et plus hurlé pour l’autre. Le chant clair intervient également pour nuancer l’atmosphère. Ce titre, qui fait guise d’ouverture du cd, détonne déjà bien.

Le début d’  “Unleash The Fool” est excellent et met en joie. Le morceau, toujours aussi riche en riffs mélodieux s’avère explosif. On pourra penser à Scarve également. Les riffs nous ramènent vraiment 15/20 ans en arrière avec un son et une puissance actuelle. Bigrement efficace.

Et ca se termine avec « Words Of War » avec l’ambiance assez black metal du début. La rythmique martiale du refrain « Words of War » est vraiment écrasante. On trouve du bon gros thrash des familles, du death lourd, du black, du vocalement plus épique, des notes de violons : en bref, le morceau est aussi original que réussi.

C’est un peu le cinq titres que l’on propose dans toutes les chaumières, histoire de les exploser et d’en faire enfin sortir les trois petits cochons. A.c.o.D. parviennent puissamment à continuer à faire leurs marques. On attend donc la suite avec impatience !


Tracklist:

  1. Another Path
  2. Black Wings
  3. Unleash The Fool
  4. Abuse Me
  5. Words Of War
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  • Groupe : Spectral Haze
  • Album : I.E.V. : Tansmutated Nebular Remains
  • Sortie : 2014
  • Label :Soulseller Records
  • StyleSpace Doom Rock
  • Note : 18/20
  • Site Web : www

 


 

Messieurs, dames: Spectral Haze!

Ils nous arrivent du grand Nord et plus particulièrement de Norvège et c’est avec un album totalement space doom rock qu’ils s’apprêtent à nous faire voyager.

L’ambiance très fuzzy s’impose dès le départ de « I.E.V. I- Circumambulating Mount Meru », titre instrumental où la basse lourde se présente comme gargantuesque avec que des sonorités et dissonances spatiales, la wahwah fuzzy de la guitare et ce riff en boucle laisse prévoir du lourd et du planant.

Le groove flotte et perdure avec l’arrivée de « Mercurian Mantra » où l’on découvre la voix qui elle aussi en impose pas mal de par son originalité dans ses variations.

J’entends par là que l’ambiance globale, l’instrumentalisation donne dans le bon gros space rock très stonerisé alors que la voix est plutôt dans un registre doom traditionnel. L’ensemble colle bien et le psychédélisme général pèse bien lourd. On est en plein trip à l’écoute, la voix durcit le ton sur des aspects plus gutturaux par intermittence.

Les rythmes varient alors que l’atmosphère enfumée plane tout au long de ce morceau (et de l’album également) de plus groovy à plus posés. Les riffs efficaces s’en donnent à cœur joie à nous amener tout droit vers les seventies, pour sûr que les amateurs de plantes vertes apprécieront ce combo norvégien.

« Black Gandharvas » ensuite démarre lourdement avec cette batterie assommante, hypnotique, accélérant le rythme au fur et à mesure pour vous emmener dans une spirale brumeuse avant d’amener un groove très dansant. Le chant un peu en retrait appuie l’aspect hypnotique du tout. C’est entraînant et le nom d’ Hawkwind pourra aisément caresser l’esprit.  On tombe aisément sous le pouvoir de la Haze, on se laisse transporter et l’on ne remarque pas que le morceau dure presque onze minutes. Un excellent boogie psychédélique en somme.

« I.E.V. II- Observing The Centre Of Infinity » intervient comme un interlude instrumental qui apporte une bonne continuité à son prédécesseur avec cette rythmique très prenante, et ce côté bien « jam » limite desert rock.

« Descent Through The Intravoidal » démarre de manière plus énergique, redynamisant un peu plus l’ambiance. Ca doome bien, avec un excellent break comme on peut retrouver sur les premiers albums de Witchcraft, et l’on se retrouve sur la planète Spacedoom sans s’en être rendu compte. Avec ce petit côté Saint Vitus, on évoquera plutôt ici un Saint Venus.

Sans transition « Triads and Trishulas » vient, déjà, conclure l’album avec ses seize minutes. On part sur une base doom très lourde et très lente avec une prédominance instrumentale et rythmique et ce ton très grave. Le rythme varie au fur et à mesure en space rock mid tempo. On se laisse prendre au jeu en remuant la tête, on se laisse guider, conduire et planer, on laisse la musique prendre le contrôle et le trip faire son effet.

Ca accélère et ca donne bien et le côté desert space rock revient à la charge avec d’excellentes interventions de gratte soliste qui pose de bonnes variantes. La basse en impose également toujours autant, la batterie fait voyager dans l’espace à coups de cymbales et un Mars.

Spectral Haze, messieurs, dames. Voilà, les présentations sont désormais bien faites. Le groupe norvégien ravira les esprits les plus enfumés d’entre vous, les âmes les plus psychédéliques, les amateurs de bon gros doom space rock d’une autre planète, en bref, un excellent voyage à tenter.


Tracklist:

  1. I.E.V.I-Circumambulating Mount Meru
  2. Mercurian Mantra
  3. Black Gandharvas
  4. I.E.V. II- Observing The Centre Of Infinity
  5. Descent Through The Intravoidal
  6. Triads And Trishulas
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Hello les VS. Tout d’abord merci de nous accorder cette interview, et merci pour la découverte. J’avoue qu’avant de voir que vous étiez sur l’affiche du Rock’n Fest à Chauny je n’avais jamais entendu parler de vous ! Dans la foulée j’ai reçu un mail de la part de votre label !
Coïncidence ou non, nous étions fait pour nous rencontrer !

Magic Fire Music: Comme toute rencontre fortuite je vais vous laisser me parler de VS ! Quand, qui, quoi, où, comment et pourquoi ?
Nous avons créé VS (Vanished Souls) entre 2004 et 2005 en région parisienne, mais le projet a beaucoup évolué depuis. L’équipe n’était pas la même qu’aujourd’hui et les compos était plus rock voir Post Rock. Nous étions 3 à avoir cette volonté de monter le projet lorsque nous nous sommes rencontré lors de nos études de musique à Nancy.

Magic Fire Music: On peut définir votre musique comme du post-rock atmosphérique. Pourquoi vous être lancé dans ce genre musical ?
Nous ne qualifierions pas le projet de Post Rock en fait, les groupes qui représentent ce style sont, dans la plupart des cas, instrumentaux avec des mélodies de chant plutôt abstraites avec des structures longues. Il est vrai que nos racines sont assez Post Rock mais nous voulions donner une dimension plus Pop à ce style atmosphérique, avec des couplets et des refrains bien identifiables.

Magic Fire Music: Musique cinégénique ! Etait-ce important pour vous d’intégrer du visuel dans votre univers ? Est-ce que cela vous aide à vous démarquer d’autres groupes évoluant dans le même registre ?
Les groupes dans notre registre intègrent de plus en plus la vidéo à leurs live, se démarquer n’est pas chose aisée. On fait avant tout ce qu’on aime, la démarcation se fera peut être naturellement avec le temps.

Magic Fire Music: Quels sont les réalisateurs qui vous inspirent ?
On adore les ambiances Tim Burton et David Lynch, qui sont parfois pesantes, étranges, irréelles, fantasmagoriques, ….

Magic Fire Music: Vous êtes plutôt images douces ou images fortes ?
Nous aimons les 2 puisque nos morceaux peuvent être alternativement doux et progressivement plus puissants.

Magic Fire Music: Quels sont les pré-requis pour réussir à intégrer du visuel à la musique ?
Notre musique est assez illustrative et cinématographique, donc le fait d’illustrer en image et vidéo fonctionne pas mal.

Magic Fire Music: Vous jouez sur les ambiguïtés que je résumerais par ‘liberté enchaînée’. Est ce que ce que nous vivons au quotidien vous inspire où est ce que vous préférez évoluer dans un mode imaginaire ?
Nous sommes à la lisère entre une satire de la société et une réalité imaginaire, donc on peut dire les 2.
Notre société basée sur la liberté a un prix comme toute chose et c’est sur ce point que l’on appui notre critique. Bien sur nous sommes heureux de vivre dans une société de liberté mais il y’a toujours des abus, c’est typiquement Humain.

Magic Fire Music: On peut remarquer que vous intégrez beaucoup d’instruments dans votre musique : violon, piano, percu, ukulélé… ça rend votre musique très riche. Cela vous permet-il de capter encore plus l’attention du public ?
Il est vrai que visuellement en Live il se passe beaucoup de choses du fait que nous changeons souvent d’instrument, mais nous ne l’avons pas forcément réfléchi de cette manière. Les morceaux se sont construit et composé comme ca, c’est ce que nous avions en tête.

Magic Fire Music: J’imagine que la scène est l’aboutissement souhaité par tout groupe. Comment la ressentez-vous ? Où et avec qui aimeriez-vous jouer ?
Il est toujours très agréable de partager ses Live avec un publique réceptif et attentif, c’est l’aboutissement.
Nous aimerions jouer avec beaucoup de groupes et d’artistes, pour citer des exemples nous dirions Other Lives, Sigur Ros, Bjork, Radiohead, Pink Floyd (s’ils refont une tournée), …etc….

Magic Fire Music: Nous n’allons pas partir sans parler du Rock’n Fest à Chauny qui va se dérouler le 28 mars dans l’Aisne ! Connaissez-vous le coin ? Comment êtes-vous arrivés sur l’affiche ?
Nous sommes 2 à habiter en Picardie (DriX et Svein) et occuper un peu le terrain dans cette région puisque nous sommes accompagnés par L’Ouvre Boite de Beauvais et sommes en étroite relation avec le Patch de Picardie.
Le programmateur nous avait vu à la finale des Inouis du Printemps de Bourges (région Picardie) et nous avait proposé de jouer à ce Festival. Notre tourneur, GoneProd, a finalisé le booking.

Magic Fire Music: Comment réagit le public habituellement à votre musique ? Aimez-vous interagir avec lui ?
Le public est en général calme et attentif, mais nous avons quelques points clés dans notre set pour justement aller chercher cette interaction avec le publique.

Magic Fire Music: Parlons un peu des événements que nous avons vécus depuis le début de l’année. L’attaque de Charlie Hebdo, l’attaque du magasin cachère, les sportifs morts pour un jeu de télé-réalité… Que pensez-vous de tout cela ?
Des sujets lourds effectivement. Personne ne mérite la mort et surtout pas pour des divergences idéologiques. Pour faire écho à une question précédente, nous vivons dans une société de liberté qui a un prix du aux abus de certaines firmes et intérêt de quelques gros Lobbies, mais préservons tout de même cette liberté que finalement peu de pays dans le monde peuvent jouir de nos jours.
Nous avons la liberté d’expression….préservons la !

Magic Fire Music: Que pensez-vous des médias ? Ne pensez-vous pas qu’ils ne sont là que pour alimenter et maintenir la psychose ambiante dans ce genre de cas ?
Oui en quelque sorte, c’est une propagande de la liberté et de la démocratie ce qui n’est pas forcément mauvais, mais un peu trop accentuée parfois.

Magic Fire Music: Le cinéma doit avoir une grande place chez vous puisque vous vous en inspirez pour vos visuels. Quels sont les films que vous nous recommanderiez ? Des attentes au niveau des sorties ?
En ce qui concerne les films à recommander nous dirions plutôt les filmographies de Tim Burton, Lars Von Trier, David Lynch, et bien d’autres…. sinon Interstallar mais ce n’est que mon avis.
En ce qui concerne les sorties attendues, Big Eyes doit valoir le coup de se rendre dans une salle sombre… 🙂

Magic Fire Music: Quels sont vos projets à venir ?
Nous avons un nouvel EP qui devrait sortir cette année 2015, les 7 titres sont déjà composés et nous jouons déjà 4 de ces titres en Live.

Magic Fire Music: Encore merci, au plaisir de vous rencontrer lors du Rock’n Fest et je vous laisse le mot de la fin !
Au plaisir de se croiser lors d’un concert et peut être même boire un verre après le Live 😉

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Bicephale

  • Groupe : Nobody’s Straight
  • Album : Bicéphale
  • Sortie : 2012
  • Label : Raffal Prod
  • Style : Hardcore
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 

Hardcore, France. Nobody’s Straight arrive à sa première galette, sans concession.

Ce qui est rigolo quand tu es chroniqueur, c’est que parfois, tu es amené à faire la chronique d’un album précédant d’un groupe, en te disant que l’album qui a suivi t’a bien fracassé la nuque. Du coup tu sais jamais à quoi t’attendre ; est-ce que le groupe a fait aussi bien, est-ce que c’était pire ou bien ça reste sur une ligne constante ?

En ce qui concerne l’album Bicéphale de Nobody’s Straight, on a un peu un melting-pot de tout ça, le message reste toujours intègre et reste donc sur cette ligne constante, et niveau qualité musicale on reste sur quelque chose d’aussi bien, puisque la qualité musicale est toujours de mise, avec des compositions qui tabassent lourdement, ce qui fait la force du groupe. Par contre c’est  » pire  » mais pas trop non plus, puisque le seul point négatif de cet album reste sa linéarité, du coup vous ne vous surprendrez pas à fermer votre chaine hi-fi à un moment donné avec un léger ressentiment de lassitude.

Est-ce que Nobody’ Straight a évolué au fil du temps musicalement parlant dans son Hardcore des bonnes familles ? Très certainement, même si Utopique était plus long, la baffe sera beaucoup plus de mise qu’à ce Bicéphale, de plus les titres sont facilement dissociables, puisque l’album reste, encore une fois, linéaire.

Cela dit, niveau production (et pour un premier album) on a quelque chose de bien appuyé, surtout les guitares, parfois au détriment de la batterie qui arrivent à couler, en particulier au niveau des cymbales. Mr. Buriez, qui a enregistré l’album et l’a mixé en passant, se paiera même un featuring le temps de « Tout Pour Rien » et pour entendre le father Stéphane chanter en français pour la première fois, j’ai cru ne pas le reconnaître vu la petite similarité entre lui et le chanteur des Nobody, Thomas, mais à force d’écoute on le reconnait bien et on retrouve la patte du chanteur de groupes tels que Loudblast ou encore Clearcut.

Bicéphale, même s’il n’est pas du niveau que ce que Nobody’s Straight a pu nous donner avec Utopique reste à écouter, au moins une fois pour comprendre d’où le groupe vient (et plus loin encore pour ceux qui ont pu avoir la première démo et le premier EP) et surtout parce que tout n’est pas à jeter malgré sa linéarité. Donc si tu ne sais pas quoi écouter dans ta caisse pour faire la route jusqu’à ton taf ou encore si tu ne sais pas quoi mettre en soirée avec tes potes, je te conseille cet album.


 

Tracklist :

 

01. Sors de ma Tête

02. Pandemonium

03. Pas assez de Temps

04. Rien ne change

05. Tout Pour Rien (Feat. Stephane Buriez)

06. Génocide

07. Respect

08. Sans Regrets

09. Raffal

10. Ouroboros

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  • Groupe : Jackhammer
  • AlbumS/T
  • Sortie : 2014
  • Label :Autoproduction
  • StyleStoner/Southern Metal
  • Note : 16/20
  • Site Web : www

 

Direction la Bretagne, avec les Rennais de Jackhammer qui proposent leur premier EP cinq titres avec un southern metal stonerisé très lourd qui prouve que les bretons sur cette galette sont chauds comme la Breizh.

Ce sont cinq titres totalement imbibés de whisky qui nous sont proposés, proposant des passages assommants et d’autres plus énergiques et dansants.

Pour évoquer le dynamisme, nous évoquerons le titre qui ouvre le bal : « No Place For Reason » qui s’avère comme la plus énergique. Le bon boogie  qui décape avec des grattes lourdement mélodiques. Niveau voix c’est bien couillu. On pourra penser à Kill II This  sur les parties chantées on ne s’en tiendra pas qu’à ce groupe au vu des riches variations niveau chant. On pourra évoquer outre les sonorités ‘Anselmiennes’ les hongrois de Stereochrist. D’ailleurs les compos proposées seront dans l’esprit dudit groupe.

L’ensemble qui suit donc nous offre une ambiance plus mid-tempo avec une lourdeur affirmée comme dans « Serial Fucker »avec sa rythmique assommante et cette ambiance plus massive alternée par un break très sabbathien. On appréciera les bons gros soli de wah-wah posant une variante plus seventies.

« Lady Rider » s’impose plus bluesy dans l’esprit. Le chant et le trip ne seront pas sans rappeler Boogieman,autre excellent combo défunt. Toujours aussi pesant niveau rythmique, les grattes alternent bien les riffs toujours aussi entêtants et le groove de la basse qui nous entraînera dans une autre gigue lors d’un break efficace. Très lourd et enfumé, on appréciera également la touche un peu grungy du titre.

Touche que l’on retrouvera également dans le titre suivant « Swindle » mais le genre de grunge qui a su manger un peu de Black Label Society au petit déj’.C’est très catchy ,et l’on se plaît même à planer en milieu de titre avec cette atmosphère plus légère avant de revenir sur l’ensemble lourdement énergique avec cette mélodie qui se répète.

Pour terminer, « Human »vient se démarquer avec cette ambiance très poussiéreuse, ce début acoustique et ce down-tempo élèphantesque. On varie à nouveau sur un son clair et ce trip country blues. Il ne serait pas étonnant que le nom de Beaten Back To Pure vous vienne en tête, niveau ambiance on y est. Du Jack, de la poussière, l’odeur d’essence et de cuir de motard y sont. Les variations de style également rappelleront les gaillards de La Nouvelle Orléans.

Un excellent EP proposé donc par les bretons, groovy et accrocheur qui doivent dégommer plus d’un pneu sur scène. A s’écouter d’une lampée avec un bon bourbon.


 

Tracklist:

 

  1. No Place For Reason
  2. Serial Fucker
  3. Lady Rider
  4. Swindle
  5. Human
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Raise the Veil

  • Groupe : Zoe
  • AlbumRaise The Veil
  • Sortie : 2014
  • LabelLX/ Brennus Music
  • StyleHard Stoner Rock
  • Note : 16/20
  • Site Web : www

 


 

 Et nous revoici dans le Nord de la France, plus précisément à Calais pour cette chronique au ton rock’nroll.

Zoe, formés en 1997 ont déjà eu le temps de se forger une expérience musicale et scénique et nous propose leur 3ème album intitulé « Raise The Veil » composé de onze morceaux (1 intro+dix morceaux) imprégnés de rock’n’roll varié et bien huilé.

Le démarrage met l’accent sur un côté vintage et psychédélique avant de partir sur un style alliant rock’n’roll, stoner et hard rock selon les titres.

On pourra mettre le doigt également sur la très bonne production de la galette et ce son bien burné.

On passe par un rock très catchy et dansant comme sur « The Wolf » avec cette rythmique qui fera taper du pied, ces vocaux aigües avec ce grain qui pourra rappeler Acrimony ou encore Sunride. Titre qui rassemblera les foules j’en suis certains lors des prestations scéniques avec ce refrain ‘sing –a- longesque ‘, genre de refrain accrocheur que l’on retrouve également dans l’excellent  « Slam Dance Union » avec ce côté boogie à la Blackstar. La force du titre se situe également dans la variation des vocaux avec la participation de Sam de Drums & Guns. Le son bien fuzz des grattes fait vibrer les enceintes et le passage planant vous permet de vous égarer quelque peu quelque part dans la nature avant de vous reprendre de force dans cette emphase dansante.

On passe aussi par l’aspect rock’n’roll/punk à la Hellacopters sur « Dusty Truck », titre bien couillu avec l’appui des chœurs sur le refrain bien plaisant.

« Roller Coaster Blues » et « Astral Projection » proposent eux une atmosphère plus bluesy avec cette ambiance whisky strip bar pour le 2ème  et ce groove infernal ou l’on verrait parfaitement Salma Hayek se déhancher.  « Roller Coaster Blues », lui, donne plus dans le stoner bluesy down tempo et lourd, poussiéreux avec ce riff répétitif qui hypnotise l’auditeur.

On notera un côté Queens Of The Stone Age dans le titre « Raise The Veil » et les excellents passages de batterie exécutés ici par Vincent (Lofofora, Le Bal des Enragés) que l’on retrouve aussi sur « Roller Coaster Blues » et « Workie Of The Despair ». Les rythmes bien ficelés et tribaux apportent une certaine patate au titre et les parties musicales poussent au headbang. On pourra noter ce petit clin d’œil sur « Don’t Hold My Gaze » et son son fuzz enivrant.

Un bon titre pour s’enchaîner des verres de Jack, se laisser enivrer par le son et swinguer sur ce titre bien chiadé ! Des breaks plus lourds violentent l’auditeur qui s’était laissé piéger par les aspects plus posés du titre.

Chapeau aussi à « Workie Of The Despair » avec la participation de Carl de Dee n Dee. Le titre est bien lourd, groovy à mort, le son fuzz un peu comme ci Nebula ou Fu Manchu tapaient le bœuf avec Orange Goblin. Le titre fait son effet et s’avère être le plus entraînant pour tous les bons gros stonerheads du coin et d’ailleurs.

« Eternal Boy » avec le guest de Jex Spector de Spermicide peint une atmosphère aux tons plus cow boyesque genre bon gros blues rock du désert. Très appréciable également.

Un très bon album, plein de graisse de whisky et de rock’nroll qui tient ses promesses. Catchy, groovy, alternant style ancien et style plus actuel, une bonne petite formule signée Zoé. Le Nord frappe encore bien fort !


Tracklist:

  1. Kellar’s Song
  2. Don’t Hold My Gaze
  3. Slam Dance Union
  4. Dusty Truck
  5. Astral Projection
  6. Raise The Veil
  7. Roller Coaster Blues
  8. The Wolf
  9. Workie Of The Despair
  10. Eternal Boy
  11. Time Is Not On My Side
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mechina

  • Groupe : Mechina
  • Album : Acheron
  • Sortie : Janvier 2015
  • Label : Auto Production
  • Style : Space Metal / Death Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

En me promenant sur mon disque dur rempli d’albums promos à chroniquer, voilà que je tombe par hasard sur cet album de Mechina. Simple curiosité car ne connaissant pas du tout l’histoire de ce groupe ni d’ailleurs son style musical.
La pochette a quelque chose d’attirant. Elle donne envie d’écouter le contenu et à fortiori de découvrir un peu ce qui se cache derrière ce nom Mechina.

Formation américaine, originaire plus précisément de  l’Illinois, crée en 2004, Acheron est leur cinquième album. Le groupe initialement formé de deux zicos se voient aujourd’hui pour la sortie de la nouvelle rondelle de trois autres membres. C’est donc à cinq que Mechina nous balance à la face leur Death Symphonique, saupoudré de beat techno. Le chant est autant orienté Death que clair, avec un chant féminin mis très en avant. Le duo vocal et les orchestrations apportent une certaine originalité au combo, même si « Earth-Born Axiom », le premier véritable titre de l’album, m’a fait fortement penser à Dol Ammad. après en avoir rapidement discuter avec Thanasis Lightbridge, il y a en effet un coté avant-gardiste assez proche du sien dans la vision du Metal qu’ont les Américains. Cependant, le compositeur Grec trouve un coté Djent fort prononcé à Mechina.

Je dois l’avouer, ce deuxième titre m’a scotché sur place. Ce coté symphonique très poussé et cette rythmique technoïde m’ont fortement rappelé Dol Ammad. Mais ce n’est pas vraiment ça qui m’a touché, en effet, l’efficacité du morceau et la maîtrise de ce coté Extrême et Moderne à la fois est complètement hallucinant. En fait il faudrait presque mélanger Dol Ammad, Dol Theetha et Dol Kruug pour avoir une idée de ce qu’est Mechina.
Après « Earth-Born Axiom » qui sert d’amuse-gueule (plus de 8 minutes 30 tout de même) et qui donne le ton, on se dit que le plaisir risque d’être assez intense. Il le sera, car si « Earth-Born Axiom » sert plus ou moins d’intro, car presque instrumental, « Vanquisher » lui taille dans le vif. La voix masculine et le tempo brutal frappent là où ça fait mal. Les effets de distorsion sur la voix de David Holch renforce le coté moderne que donne déjà les bidouillages du guitariste Joe Tiberi. Quant aux orchestrations l’homme fait fort, car elles sont resplendissantes. L’Américain maîtrise son sujet, pas de doute.
Les compositions ont beaux être longues, Mechina casse souvent le rythme et les ambiances. Les breaks sont d’ailleurs assez impressionnants, comme par exemple la fin de « Vanquisher » qui amène à « On the Wing of Nefeli » avec un esprit ‘world music’. Idem avec ce changement immédiat d’émotion toujours sur « On the Wing of Nefeli » lorsque tout s’arrête (3.49) pour laisser s’exprimer un chant féminin d’une pureté rare.

Acheron s’écoute d’une seule traite. Les onze titres qui le composent sont pour ainsi dire un seul et unique morceau. Cela s’enchaîne sans blancs ou presque et le changement de tonalité ne se fait d’ailleurs jamais vraiment là où on l’attend. Mechina aime varier les rythmes et cela rend Acheron dynamique et intéressant. On se demande toujours où le groupe va nous amener. Lorsque le chant féminin prend le dessus sur le refrain de « The Halcyon Purge » on ne le sent pas du tout venir. Bourré d’effet il colle bien à l’univers de Mechina. Après toute cette brutalité, place à un peu de douceur avec « Lethean Waves », un titre instrumental et orchestral. Il sert d’introduction à « Ode to the Forgotten Few ».
Cette fois Mechina met clairement en avant la voix féminine. Le titre est Pop et passerait presque pour une ballade de Rihanna. C’est bien foutu, c’est vrai, mais les deux titres enchaînés deviennent finalement assez longs. Sur ce dernier titre on attend impatiemment que ça claque, ce qui n’arrive jamais et on apprécie avec joie la fin de la chanson. Et on ne sera pas déçu. « The Hyperion Threnody » frappe fort, très fort. Orchestrations, chants et rythmique martiale nous rapproche du dernier Fleshgod Apocalypse. De la haute qualité. Les presque dix minutes passent facilement et on ne s’ennuie pas la moindre seconde. Les orchestrations sont vraiment balèzes comme le démontre le passage instrumental de deux minutes en plein milieu de la composition.
La dernière composition de Acheron se veut être un final touchant et troublant. Épuré et doux, où cordes les accompagnent d’une voix aérienne « The Future Must Be Met » apporte le coté frais et divin que l’on attendait impatiemment. Loin de ressembler à « Lethean Waves », il est le moment de tranquillité qui repose et qui apaise. Il conclu merveilleusement le disque.

 

Nothing more to say…


Tracklist:
01. « Proprioception »
02. « Earth-Born Axiom »
03. « Vanquisher »
04. « On the Wings of Nefeli »
05. « The Halcyon Purge »
06. « Lethean Waves »
07. « Ode to the Forgotten Few »
08. « The Hyperion Threnody »
09. « Adrasteia »
10. « Invictus Daedalus »
11. « The Future Must Be Met »