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flyingdeadman

  • Groupe : FlyingDeadMan
  • Album : Sending Fires to the Sky
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Auto Production
  • Style : Post Rock de Grande Classe
  • Site Web : www
  • Note : 18.5/20

Voilà bien longtemps que je ne vous avait pas parlé de FlyingDeadMan ce groupe Français de Post Rock, dont j’avais fait la chronique il y a de cela près de 5 ans.

C’est le groupe lui-même qui est venu vers moi pour que je jette une oreille sur leur nouveau disque (dispo sur Bandcamp gratuitement). Et je dois avouer que je regrette une chose… ne pas avoir surveillé ce groupe et avoir découvert cet album ainsi que le précédent ( The Forgotten T(h)ree)  par moi-même.

Malgré ce remords qui me poursuivra jusqu’à la fin de ma chronique, je vais essayé d’être le plus neutre possible.
Avec w.e.n. FlyingDeadMan avait su me titiller les esgourdes et attirer mon attention. Ici FlyingDeadMan fait bien plus que ça. Sending Fires to the Sky me rend accro. Telle une drogue dure, une drogue à la puissance et à l’attache tenace la musique Post Rock de la formation me possède. Le style veut déjà ça. Le Post Rock tel le coté blanc et le Doom le coté noir de la force ont vocation à pénétrer l’esprit et à y rester indéfiniment. Je dirai que pour s’en débarrasser il faut écouter un autre disque de Post Rock ou de Doom.

En 7 titres FlyingDeadMan m’a pulvérisé, liquéfié, transcendé… Si certains groupes de Heavy Metal savent me faire dresser les poils le temps d’un titre, bien plus nombreux sont les groupes de Post Rock à me faire lever ces mêmes poils tout le long d’un album. FlyingDeadMan est de ceux là. Comment ne pas sombrer dans le néant en écoutant pour la première fois « Near the Shore »et comment réussir à s’en remettre après une dizaine d’écoutes répétées ? Je n’ai toujours pas trouvé la solution. Un trop plein d’émotion qui laisse sans voix, le souffle coupé.
Chaque titre laisse une sensation étrange.

Sans pour autant révolutionner le genre, je pense d’ailleurs que cela n’est pas le but, FlyingDeadMan vise le sommet, vise ce qui se fait de mieux en la matière. Et il est évident que c’est réussi. Ce petit bout de chou Made in France, égal avec brio des formations telles que Explosions In The Sky ou bien mes Dieux à moi en matière de Post Rock Gods is An Astronaut.
Quand tu prends dans la gueule un triptyque comme « This Is The Last Time… » « …I See You… » « …For The First Time » tu ne peux que t’incliner devant une telle maîtrise. C’est grand, profond, sans faille, sans surplus, touchant… magique.  Les lignes de guitares sont chargées d’émotions et ça vaut tous les textes du monde.

Il est à la fois passionnant et intéressant d’écouter ce genre de musique instrumentale car on se cherche des paroles, on se cherche des textes en phase avec l’image produite par la musique dans notre subconscient.

… … …


Tracklist:
01. « Exit From The Polar Shield »
02. « Soul Journey Through Rays Of Dawn »
03. « Ilae »
04. « Near The Shore »
05. « This Is The Last Time… »
06. « … I See You… »
07. « … For The First Time »

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  • Groupe : Benighted Soul
  • Album : Kenotic
  • Sortie : Novembre 2014
  • Label : Auto Production / Season of Mist
  • Style : Petit Joyaux Étincelant 
  • Site Web : www
  • Note : 17.5/20

 


Et paf dans ta face.
Cela fait longtemps que Magic Fire Music surveille avec un fort intérêt cette formation tricolore qu’est Benighted Soul. C’est notre très cher Abbé qui a lancé le pavé dans la marre avec la seconde démo puis le mini. Et il a mouillé une bonne partie de l’équipe ce con. Il faut dire que l’Abbé est un homme de goût (même si je n’écoute pas tout ce qu’il conseille) mais pour Benighted Soul l’homme avait vu juste. Ce groupe possède un véritable talent. Et ce Kenotic va emmener les Nancéiens loin, très loin et j’espère loin de nos frontières.

 

Ce disque bien rempli (68 minutes) est pour ainsi dire sans faute.
Si le groupe ne s’est jamais caché de ses influences par le passé, il faut bien admettre qu’ici le groupe nous propose un son et un style bel et bien personnel. Il est forcement toujours aisé de dire que tel moment ou tel passage ressemble à untel mais Benighted Soul en peaufinant ses compositions a su trouver des marques nouvelles et une véritable identité.
Je ne peux commencer véritablement cette chronique sans vous parler du son/production proposé ici. C’est tout juste grandiose. Récemment j’avais trouvé l’album de 6:33 incroyable, mais ici c’est encore plus fort. Puissante, racée, lourde et envoûtante la production est digne des gros combos Scandinaves ou Américains. J’ai pas mal pensé aux dernières productions Devin Townsend, mais ça n’est qu’un avis personnel bien entendu.

Et sinon, Kenotic ça signifie quoi ? Vous le savez vous ? Non ne vous donnez pas la peine d’aller sur Wikipedia pour trouver votre réponse, je vais vous la donner ici même, maintenant, tout de suite, dans la phrase qui suit.
Kenotic vient du verbe grec kénoô (κενόω), qui signifie « vider », « dépouiller » et qui a également donné la notion théologique de « Kénose ». Ca vous en bouche un coin non ? Plus sérieusement la Kénose est le fait que Dieu se dépouille de certains attributs de sa divinité pour se faire homme, être humain. On dit alors que le divin est dépossédé de lui-même.
Cependant Kenotic ne parle pas de foi. Même si dans le livret il est question de Bible, Kenotic parle plutôt  de mythes et de religions qui ont  guidés l’humanité à travers les âges.
Un programme alléchant pour qui parle la langue d’Elisabeth II.

Et le Metal dans tout ça ?
Simple, dès « Halcyon Days » c’est la claque. La composition est puissante. Les harmonies bluffantes. Géraldine est au top. N’allez pas chercher de Delain ou consorts, Benighted Soul fait mieux. Ce titre ouvre de nouvelles références en la matière. Le coté plus progressif que les autres formations du genre est un plus indéniable. Par moment on se dit que ce titre se veut être un condensé de S.Y.L, de Spheric Universe Experience et de  Symphony X, le tout avec une folie proche de Pin Up Went Down (comme sur le début de « Too Far Gone »). Les performances vocales de Géraldine sont à couper le souffle. Sa voix est très agréable et son spectre vocal s’est encore élargi. Certains pourront reprocher la présence de growl, la voix, que dis-je les voix de Géraldine se suffisant à eux mêmes. Mais l’impact narratif a besoin de cette voix masculine hurlée.
Techniquement le groupe envoie du lourd. C’est technique juste comme il faut. Benighted Soul a comme son homologue Niçois Spheric Universe Experience (ou bien aussi  Lord of Mushroom) su faire un mariage idéal entre technique et mélodie.
De plus en plus de formations semblent avoir comprit le principe, mais l’appliquer est d’une tout autre difficulté et Benighted Soul semble avoir bien assimiler le principe. D’ailleurs au casque Kenotic devient incroyablement riche de sons et de mélodies. « Si Se Non Noverit » en fout plein la gueule. « Only Make Believe » est très orchestral. Une fois de plus la production n’a rien à envier aux cadors du genre. Sascha Paeth n’a qu’à bien se tenir ! Par ailleurs il se dégage dans la fin de ce titre un petit coté Anneke dans le timbre de voix de Géraldine et je dois avouer que cela est très envoûtant.
Un peu plus loin sur l’album une fois encore Géraldine surprend avec sa voix. « Pent-Up » est carrément hypnotique. Vous savez que je fond littéralement en écoutant la voix d’Asphodel (Chenille / Ex Pin Up Went Down) et bien il en est désormais de même pour la Nancéienne. Elles sont parfois vocalement très proches l’une de l’autre, c’est assez troublant. Je suis sous le charme. Sinon, « Pent-Up » est l’une des meilleures compositions de l’album.
Dans un domaine plus moderne, voir avant-gardiste j’ai particulièrement apprécier « Let You Win ». Le titre ratisse large et n’a pas peur d’aller voir du coté Rock, du coté 70’s dans les claviers, ou bien encore remplir les pistes de claviers grandiloquants. « Threshold Exeeded » souffle le froid et le chaud avec son ambiance évangéliste (les chœurs sont merveilleux) et les riffs plombés. Le solo de gratte est quant à lui bien foutu, tout comme les harmonies. Il y a un petit coté malsain qui se dégage de ce titre, c’est fort plaisant.

De manière générale Benighted Soul tape dans le dur avec son disque et « Bound » ne contredira pas la ligne directrice. Ça cogne fort à la manière d’un Revamp. J’ai pu lire ici et là que c’était le morceau de trop de l’album. Pour ma part je trouve qu’il présente une autre facette du groupe. Le titre est plus percutant, avec moins d’orchestration. Le clavier est toujours présent mais se veut plus prog dans la tonalité, plus moderne aussi, délaissant ce coté grandiloquant que l’on retrouve dans les autres compositions.
Enfin, Kenotic termine de façon plus légère avec « One Last Harvest ». Le titre débute doucement et monte de façon progressive en intensité, les instruments s’immisçant les uns après les autres.

Kenotic est donc aussi étincelant de par sa pochette que de par la musique qu’il contient. Benighted Soul a fait très fort avec son nouvel album et nous attendons fortement des concerts un peu partout en France pour que l’on puisse découvrir toute la puissance de ce groupe en live devant nos petits yeux et nos grandes oreilles.


Tracklist :
01. « Halcyon Days »
02. « Too Far Gone »
03. « Si Se Non Noverit »
04. « Only Make-Believe »
05. « Martingale »
06. « Pent-up »
07. « Enlightenment »
08. « The Shallow and The Deep »
09. « Let You Win »
10. « Threshold Exceeded »
11. « Bound »
12. « One Last Harvest

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  • Groupe : Immortal Randy Rhoads
  • Album : The Ultimate Tribute
  • Sortie : Février 2015
  • Label : UDR Records
  • Style : NR
  • Site Web : www
  • Note : 8/20

 


C’est à la fin des années 70’ que le chanteur de heavy metal Ozzy Ozbourne quitte le  légendaire Black Sabbath, pour lancer sa carrière solo.

Il  recruta alors le guitariste Randy Rhoads.

Quand on connait la qualité des guitaristes qui ont suivi (le plus célèbre étant Zakk Wylde, guitariste d’Ozzy entre 1987 et 1996, puis créateur/leader  de Black Label Society), on est ravi de (re) découvrir ce guitariste un peu oublié.

Mort prématurément à 25 ans dans un accident d’avion, il n’aura joué que 3 ans avec avec Ozzy et participé à ses deux premiers LP.

On retrouve sur ce disque hommage une vingtaine d’artiste contemporains , dont Tim Owens(ex Judas Priest), Serj Tankian (System of a Down), Chuck Billy (Testament) pour le chant, Doug Aldrish (Whitesnake) ou Tom Morello (Rage Against The Machine) à la guitare…Bref, que des pointures du hard et du heavy metal !

Ils interprètent 11 titres co-écrits par Randy Rhoads et créés pour Quiet Rock (le premier groupe de Randy Rhoads) ou pour Ozzy Ozbourne.

On a toutefois du mal à comprendre l’intérêt la galette…

Si l’objectif est de faire découvrir aux plus jeunes ce guitariste légendaire, nul besoin de réaliser ce CD hommage. Une compil des deux disques de Quiet Riot sorties en 1977 (Quiet Riot) et 1978 (Quiet Riot II), avec les deux deux premiers LP d’Ozzy Ozbourne (Blizzard of Ozz et Diary of a Madman ,respectivement sorties en 1979 et 80), aurait magnifiquement fait l’affaire. avec un peu de pub et de marketing.

D’autant plus que le CD est très moyennement réalisé, avec un son plus proche des enregistrements des années 60 que d’un enregistrement moderne !

 

Alors, un conseil, jetez-vous sur les premiers disques de Quiet Rot et d’Ozzy Ozbourne pour (re) découvrir Andy Rhoads.

Les ventes de cet « ultime hommage » resteront sans doute confidentielles, d’autant plus que le CD n’est déjà plus disponible sur Amazon… ni sur Deezer !


 

Tracklist :

01.    Crazy Train (feat. Serj Tankian, Tom Morello, Rudy Sarzo, Vinny Appice)
02.    Over the Mountain (feat. Ripper Owens, Jon Donais, Rudy Sarzo, Frankie Banali)
03.    Mr Crowley (feat. Kelle Rhoads, Chuck Billy, Alexi Laiho, Rudy Sarzo, Vinny Appice)
04.    Suicide Solution (feat. Ripper Owens, Brad Gillis, Rudy Sarzo, Brett Chassen)
05.    I Don’t Know (feat. Ripper Owens, George Lynch, Rudy Sarzo, Brett Chassen)
06.    Flying High Again (feat. Ripper Owens, Bernie Torme, Rudy Sarzo, Brett Chassen)
07.    Goodbye to Romance (feat. Ripper Owens, Gus G, Rudy Sarzo, Brett Chassen)
08.    Back To The Coast (feat. Kelle Rhoads, Bruce Kulick, Rudy Sarzo, Frankie Banali)
09.    Killer Girls (feat. Ripper Owens, Joel Hoekstra, Rudy Sarzo, Brett Chassen)
10.    Believer (feat. Ripper Owens, Doug Aldrich, Rudy Sarzo, Vinny Appice)
11.    S A T 0 (feat. Ripper Owens, Bob Kulick, Dweezil Zappa, Rudy Sarzo, Vinny Appice)

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  • Groupe : Muhadib
  • Album : To The End [EP]
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Pop Rock
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 


 

Muhadib est un groupe montpelliérain qui a pour nom un « symbole de l’humain » dixit Ian (guitare et samplers),  dans une interview de France 3 visible sur YouTube.

Muhadib est le personnage principal du film « Dune » (David Lynch, 1984).
C’est en 2011, que la « finalisation » du trio se fait et que la collaboration avec le producteur de Stadium Arcadum, des Red Hot (Ryan Hewitt) se met en place.
Notons qu’en 2012 ce jeune groupe a remporté le prix « 34 tours » qui est un dispositif d’accompagnement professionnel de groupes émergents Héraultais.
 
Leurs influences sont variées, Portishead, Björn, Pink Floyd, ainsi que les répertoires classique, jazz, électronique.
 
L’EP To The End comporte 4 titres, le premier est assez court. Ma préférence va au deuxième morceau, « Grown up », qui est le plus long, et où la présence de la basse prédomine, où douceur et mélancolie illustrent assez la solitude du petit garçon dans le clip de YouTube.
Le quatrième,  » From the start », est un excellent instrumental, avec un puissant solo de batterie.
« Duality » est quant à lui, un morceau assez « syncopé » (dont les paroles m’ont quelque peu déroutée, je ne les dévoilerai pas ici pour entretenir le mystère..^)
 
Enfin, je salue la résilience du groupe puisqu’ils ont traversé l’épreuve des intempéries Montpellieraines en décembre 2014….et partageront bientôt la scène avec Yodelice.

Tracklist :
01. Short Lived 
02. Grown Up 
03. Duality 
04. From the start… 

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  • Groupe : Spamjam
  • Album : Our Day One [EP]
  • Sortie : Janvier 2015
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock Classieux
  • Site Web : wwwNote : 16.5/20

 Ils sont 6 ! Et oui de nos jours on trouve peu de groupes composés d’autant de membres. Il faut remonter quelques années en arrière pour trouver des formations aussi nombreuses. Et pourtant, Spamjam y arrive parfaitement. On retrouve donc, Bérangère Jullian au chant et aux claviers, Renaud Camiglieri à la basse, Jean-Jacques Pauthe à la batterie, François Jacquot à la guitare et au chant, Christian Bouchard à la guitare et Christian Vallée à la guitare et au synthé.

Les influences sont nombreuses et se situent autour de Radiohead, de Talking Head, et de tant d’autres… chacun apportant sa petite influence perso.

Et c’est en janvier que leur EP, Our Day One a vu le jour. 5 titres de rock classieux pour 26 minutes de plaisir auditif…

Rock, mais pas que. Comme dit plus haut chacun apporte sa petite influence et on le ressent dans la musique. Un peu pop, un peu jazzy, un peu bluesy… Spamjam permet au rock de rencontrer d’autres univers musicaux. Mais Spamjam ce n’est pas que ça. C’est une voix, celle de Bérangère. Une voix vivante et vibrante. Une chant vraiment doux et puissant à la fois. Une chant, une voix qui emporte et transporte… Et puis Spamjam c’est aussi une belle musicalité, des compositions qui enchantent et font rêver, de belles envolées, une rencontre des genres…

Our Day One est parait-il un début et que d’autres titres vont suivre. Je dois avouer que si ils sont de la trempe de ceux là je signe de suite pour les écouter. J’ai ici particulièrement apprécié un titre comme « Don’t Tell Me ». Tellement plein de tendresse et de chaleur tout comme le sublime « La Colmena ». Le reste navigue sur des touches plus aériennes, blues et jazz. Ce sont 5 titres plein de fraîcheur que pourront apprécier les amateurs du genre. Un groupe à suivre et à découvrir de toute urgence !!


Tracklist :

01. Our Day One
02. Mindless Search
03. Don’t Tell Me
04. Toxic Lovers
05. La Colmena