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Archives quotidiennes : 30 décembre 2014

Torture-cover

  • Groupe : Torture Pulse
  • Album : Devilroot
  • Sortie : 2014
  • Label : Violent Journey Productions
  • Style : Death Old School Scandinave
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Allez! Départ immediat pour la Finlande avec les brutes de Torture Pulse.

Suite à un premier album « Plague Poetry », c’est un EP 7 titres très graveleux qui nous est proposé par la meute de bouchers finnois.

Nous avons ici un death metal purement old school appuyé par ce son si culte, si raw et si scandinave.

On fait dans le bien lourd et bien crade et les nostalgiques de Dismember, Entombed (old), Grave et autres combos qu’il était jouissif d’écouter en cassette.

Pas de concession, juste du gros gras de jambon.

Les morceaux sont bien couverts de purulence. Prenons « Contaminated by Holiness » et ses parties bien lourdes qui vous enfoncent dans une mélasse de viscères. Un chant bien guttural et caverneux, des mélodies de grattes qui s’implantent dans votre crâne à coups de hache et les massues massives du batteur sont destructrices.

« Ride Of Deathtime » est elle très rock’n’roll avec ce côté un peu crust sur certains passages que l’on peut retrouver chezDriller Killer.

Toujours aussi lourde et percutante, la torture imposée s’avère exquise lorsque votre tête se retrouve inerte, sur le sol à force d’avoir subi la puissance de « Necrorapist » dans la face. Véritable foudre impitoyable, le titre arracherait un rictus de plaisir à un cadavre, avec toujours cette touche rock’n’roll typique des combos de l’époque.

Il est clair que l’intention de Torture Pulse est de détruire. Vous dépecer lentement au rythme de « MPA ». Titre down tempo, pachydermique, lugubre et malsain avec cet aspect crade à la Autopsy. Doom/ raw death, c’est l’étiquette que nous pourrions remettre à ce titre.

Véritable descente dans la cave d’un serial killer en pleine action, le death old school proposé par Torture Pulse vous défigurera forcément et les plaies seront très longues à se refermer.

Amateurs de bon vieux combos comme Dismember, Entombed, Fleschcrawl, Autposy, ce EP est pour vous et aussi pour les plus sadiques des chirurgiens.

Retrouvez cette chronique sur Yargla Webzine


 

Tracklist:

  1. Adramelech Arise
  2. Contaminated by Holiness
  3. Ride Of A Deathtime
  4. Dr Undertaker
  5. Necrorapist
  6. Oblivenom
  7. MPA

try

  • Groupe : Treyharsh
  • Album : Reverse
  • Sortie : 2013
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metal sludge/ Hardcore
  • Site Web : http
  • Note : 15/20

 

Le Nord de la France (et la Belgique) reviennent dans nos pages avec Treyharsh qui nous présentent leur 1er album sorti en 2013.

Proposant un style à fond ‘core’, le groupe parvient à agrémenter également des passages plus thrash, d’autres plus progressifs, et d’autres encore plus lourds et sludge.

Des passages bien déstructurés et complexes originaux comme sur « From The Flesh Of My Ghost » avec des cassures rythmiques bien pensées, des arpèges et passages hystériques aussi bien vocalement qu’au niveau du boulot des grattes. On pensera à Mastodon sur certains passages également.

« The Gate » se referme, puissante sur l’auditeur avec cette voix core toujours aussi écorchée, ces bons gros changements de rythmes avec un groove affirmé dans les passages lancinants du titre.

Des passages plus Hardcore/ Metal avec de la bonne grosse gifle dans la tronche sont à noter comme sur « Hundred Names » qui remuerait le moshpit à souhait tout en alternant par folie avec des passages plus planants et hypnotiques avant de remettre une couche de pains dans la face. Les passages psychés ne seront pas sans rappeler Gojira.

Déstructuré et oppressant, c’est ce qui ressort du titre « Reverse » variant une première partie agressive, hargneuse et distordue avant de s’achever sur un final à la gratte acoustique qui apaise les tensions pour conclure.

« Concrete Deserts » tape dans le bon gros southern metal bien burné avec ce riff bluesy au groove incontournable. Le genre de titre lourd et festif que l’on pourrait comparer à l’hymne « Walk » de Pantera pour ce côté digne de rassembler la troupe autour d’une bonne bière. Bien accrocheur, le titre est peut être celui que l’on pourrait juger comme le plus accessible d’écoute aux auditeurs non avertis qui leur permettra d’entrer dans la gigue

« Mechanism » est aussi sujet au défoulement le travail des grattes est excellent avec  ces variations démentes mais tellement bien ficelées et les parties brutes sont bien rageuses. Entre sautillements et headbang le titre fait bonne œuvre.

« Envy No Pain » nous emmène dans une valse maléfique, un labyrinthe de structures mélodiques, une hystérie rythmique et ce chant toujours aussi rugueux colle comme il se doit.

Un album fou, avec un son très correct, progressivement brut, complexe et très bien travaillé voici un premier album bien prometteur. A suivre.

Retrouvez cette chronique sur Yargla Webzine


 Tracklist:

1. « Insane Naked Truth Rarely Obvious »
2. « Ask The Ashes »
3. « Dawn Feast »
4. « Mechanism »
5. « Concrete Deserts »
6. « The Gate »
7. « From The Flesh Of My Ghost »
8. « Envy No Pain »
9. « Hundred Names »
10. « Behind Us »
11. « Reverse »

MIKE-LEPOND_Silent-Assassins

  • Groupe : Mike Lepond
  • Album : Silent Assassins
  • Sortie : Octobre 2014
  • Label : UDR Music
  • Style : Speed / Heavy Old School
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


Cela fait bien longtemps que Symphony X tourne au ralenti et Mike Lepond devait avoir des fourmis dans les doigts lorsque ce projet Silent Assasins a débuté. Car outre cet album le bassiste Américain a travaillé aussi sur d’autres albums: Distant Thunder, Mindmaze et surtout sur le très bon Affector avec l’excellent Ted Leonard.
Résultat je m’attendais à quelque chose de plus Progressif. Ici en effet Mike a semble-t-il préféré nous proposer un disque rappelant ses inspirations personnelles : Manowar, Judas Priest et Riot ou bien encore Accept.
Pour donner vie à ses idées Mike Lepond s’est entouré de Michael Roméo pour la production et la guitare, Mike Chlasciak qui a joué avec Rob Halford et Alan Tecchio (Seven Witches, Watchtower) au chant.

Le premier titre de l’album, « Apocalypse Rider » démontre la volonté de bassiste à frapper fort d’entrée de jeu. C’est un titre pur jus comme Judas Priest en a composé il y a bien longtemps. Rapide, au chant haut perché, ce morceau est une pure bombe Heavy Old School. Malheureusement c’est vraiment trop Old School pour moi et le chant de Alan Tecchio (Groleg va me détester) me casse les oreilles. Avec Ralf Scheepers cela aurait pu fonctionner. La production est bonne, mais aurait mérité peut-être de se voir gonfler un peu plus aux niveau des basses. Quant à la basse de Mike justement, elle est bien en mise en valeur, notamment sur chaque intro de morceaux. A ce titre, ces mêmes introductions sont chiantes à mort et semblent même parfois interminables comme sur le très Manowar « Red Death »
La suite de l’album est un enchaînement de titres 80’s insipides et sans imagination. « The Outsider » me rappelle le Pantera de la génération Power Metal, voilà tout ce dont je peux de dire de positif concernant la plupart des compositions de Silent Assasins. Je n’oublierai pas de mentionner « Oath of Honor » qui avec ses orchestrations et un coté plus épique mérite une attention particulière. Lepond flirte ici avec le très bon Manowar. Je regrette juste que Alan Tecchio en fasse encore des caisses dans les hauteurs.

Vendu pour ce qu’il est, c’est un dire un album de Metal 80’s orienté Speed, ce disque peut être apprécié. Pour les autres sincèrement il y a mieux à faire et à écouter actuellement !


Tracklist:
01. « Apocalypse Rider »
02. « Red Death »
03. « The Quest »
04. « The Outsider »
05. « Masada »
06. » Silent Assassins »
07. « Ragnarok »
08. « The Progeny »
09. « Oath Of Honor »