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Archives mensuelles : décembre 2014

Torture-cover

  • Groupe : Torture Pulse
  • Album : Devilroot
  • Sortie : 2014
  • Label : Violent Journey Productions
  • Style : Death Old School Scandinave
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

Allez! Départ immediat pour la Finlande avec les brutes de Torture Pulse.

Suite à un premier album « Plague Poetry », c’est un EP 7 titres très graveleux qui nous est proposé par la meute de bouchers finnois.

Nous avons ici un death metal purement old school appuyé par ce son si culte, si raw et si scandinave.

On fait dans le bien lourd et bien crade et les nostalgiques de Dismember, Entombed (old), Grave et autres combos qu’il était jouissif d’écouter en cassette.

Pas de concession, juste du gros gras de jambon.

Les morceaux sont bien couverts de purulence. Prenons « Contaminated by Holiness » et ses parties bien lourdes qui vous enfoncent dans une mélasse de viscères. Un chant bien guttural et caverneux, des mélodies de grattes qui s’implantent dans votre crâne à coups de hache et les massues massives du batteur sont destructrices.

« Ride Of Deathtime » est elle très rock’n’roll avec ce côté un peu crust sur certains passages que l’on peut retrouver chezDriller Killer.

Toujours aussi lourde et percutante, la torture imposée s’avère exquise lorsque votre tête se retrouve inerte, sur le sol à force d’avoir subi la puissance de « Necrorapist » dans la face. Véritable foudre impitoyable, le titre arracherait un rictus de plaisir à un cadavre, avec toujours cette touche rock’n’roll typique des combos de l’époque.

Il est clair que l’intention de Torture Pulse est de détruire. Vous dépecer lentement au rythme de « MPA ». Titre down tempo, pachydermique, lugubre et malsain avec cet aspect crade à la Autopsy. Doom/ raw death, c’est l’étiquette que nous pourrions remettre à ce titre.

Véritable descente dans la cave d’un serial killer en pleine action, le death old school proposé par Torture Pulse vous défigurera forcément et les plaies seront très longues à se refermer.

Amateurs de bon vieux combos comme Dismember, Entombed, Fleschcrawl, Autposy, ce EP est pour vous et aussi pour les plus sadiques des chirurgiens.

Retrouvez cette chronique sur Yargla Webzine


 

Tracklist:

  1. Adramelech Arise
  2. Contaminated by Holiness
  3. Ride Of A Deathtime
  4. Dr Undertaker
  5. Necrorapist
  6. Oblivenom
  7. MPA

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  • Groupe : Treyharsh
  • Album : Reverse
  • Sortie : 2013
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metal sludge/ Hardcore
  • Site Web : http
  • Note : 15/20

 

Le Nord de la France (et la Belgique) reviennent dans nos pages avec Treyharsh qui nous présentent leur 1er album sorti en 2013.

Proposant un style à fond ‘core’, le groupe parvient à agrémenter également des passages plus thrash, d’autres plus progressifs, et d’autres encore plus lourds et sludge.

Des passages bien déstructurés et complexes originaux comme sur « From The Flesh Of My Ghost » avec des cassures rythmiques bien pensées, des arpèges et passages hystériques aussi bien vocalement qu’au niveau du boulot des grattes. On pensera à Mastodon sur certains passages également.

« The Gate » se referme, puissante sur l’auditeur avec cette voix core toujours aussi écorchée, ces bons gros changements de rythmes avec un groove affirmé dans les passages lancinants du titre.

Des passages plus Hardcore/ Metal avec de la bonne grosse gifle dans la tronche sont à noter comme sur « Hundred Names » qui remuerait le moshpit à souhait tout en alternant par folie avec des passages plus planants et hypnotiques avant de remettre une couche de pains dans la face. Les passages psychés ne seront pas sans rappeler Gojira.

Déstructuré et oppressant, c’est ce qui ressort du titre « Reverse » variant une première partie agressive, hargneuse et distordue avant de s’achever sur un final à la gratte acoustique qui apaise les tensions pour conclure.

« Concrete Deserts » tape dans le bon gros southern metal bien burné avec ce riff bluesy au groove incontournable. Le genre de titre lourd et festif que l’on pourrait comparer à l’hymne « Walk » de Pantera pour ce côté digne de rassembler la troupe autour d’une bonne bière. Bien accrocheur, le titre est peut être celui que l’on pourrait juger comme le plus accessible d’écoute aux auditeurs non avertis qui leur permettra d’entrer dans la gigue

« Mechanism » est aussi sujet au défoulement le travail des grattes est excellent avec  ces variations démentes mais tellement bien ficelées et les parties brutes sont bien rageuses. Entre sautillements et headbang le titre fait bonne œuvre.

« Envy No Pain » nous emmène dans une valse maléfique, un labyrinthe de structures mélodiques, une hystérie rythmique et ce chant toujours aussi rugueux colle comme il se doit.

Un album fou, avec un son très correct, progressivement brut, complexe et très bien travaillé voici un premier album bien prometteur. A suivre.

Retrouvez cette chronique sur Yargla Webzine


 Tracklist:

1. « Insane Naked Truth Rarely Obvious »
2. « Ask The Ashes »
3. « Dawn Feast »
4. « Mechanism »
5. « Concrete Deserts »
6. « The Gate »
7. « From The Flesh Of My Ghost »
8. « Envy No Pain »
9. « Hundred Names »
10. « Behind Us »
11. « Reverse »

MIKE-LEPOND_Silent-Assassins

  • Groupe : Mike Lepond
  • Album : Silent Assassins
  • Sortie : Octobre 2014
  • Label : UDR Music
  • Style : Speed / Heavy Old School
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


Cela fait bien longtemps que Symphony X tourne au ralenti et Mike Lepond devait avoir des fourmis dans les doigts lorsque ce projet Silent Assasins a débuté. Car outre cet album le bassiste Américain a travaillé aussi sur d’autres albums: Distant Thunder, Mindmaze et surtout sur le très bon Affector avec l’excellent Ted Leonard.
Résultat je m’attendais à quelque chose de plus Progressif. Ici en effet Mike a semble-t-il préféré nous proposer un disque rappelant ses inspirations personnelles : Manowar, Judas Priest et Riot ou bien encore Accept.
Pour donner vie à ses idées Mike Lepond s’est entouré de Michael Roméo pour la production et la guitare, Mike Chlasciak qui a joué avec Rob Halford et Alan Tecchio (Seven Witches, Watchtower) au chant.

Le premier titre de l’album, « Apocalypse Rider » démontre la volonté de bassiste à frapper fort d’entrée de jeu. C’est un titre pur jus comme Judas Priest en a composé il y a bien longtemps. Rapide, au chant haut perché, ce morceau est une pure bombe Heavy Old School. Malheureusement c’est vraiment trop Old School pour moi et le chant de Alan Tecchio (Groleg va me détester) me casse les oreilles. Avec Ralf Scheepers cela aurait pu fonctionner. La production est bonne, mais aurait mérité peut-être de se voir gonfler un peu plus aux niveau des basses. Quant à la basse de Mike justement, elle est bien en mise en valeur, notamment sur chaque intro de morceaux. A ce titre, ces mêmes introductions sont chiantes à mort et semblent même parfois interminables comme sur le très Manowar « Red Death »
La suite de l’album est un enchaînement de titres 80’s insipides et sans imagination. « The Outsider » me rappelle le Pantera de la génération Power Metal, voilà tout ce dont je peux de dire de positif concernant la plupart des compositions de Silent Assasins. Je n’oublierai pas de mentionner « Oath of Honor » qui avec ses orchestrations et un coté plus épique mérite une attention particulière. Lepond flirte ici avec le très bon Manowar. Je regrette juste que Alan Tecchio en fasse encore des caisses dans les hauteurs.

Vendu pour ce qu’il est, c’est un dire un album de Metal 80’s orienté Speed, ce disque peut être apprécié. Pour les autres sincèrement il y a mieux à faire et à écouter actuellement !


Tracklist:
01. « Apocalypse Rider »
02. « Red Death »
03. « The Quest »
04. « The Outsider »
05. « Masada »
06. » Silent Assassins »
07. « Ragnarok »
08. « The Progeny »
09. « Oath Of Honor »

 

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  • Groupe : Lethian Dreams
  • Album : Season Of Raven Words
  • Sortie : Janvier 2012
  • Label : Orcynia Records
  • Style : Ethereal Atmospheric Doom Metal
  • Site Web : www 
  • Note : 17/20

 


 

Nous vous avons déjà parlé de Lethian Dreams avec la sortie de leur premier album, Bleak Silver en 2009, album que nous avons grandement appréciés au MFM Castle. Pour ceux qui ne les connaissent pas, le groupe a été créé en 2002 par Matthieu Sachs (Remembrance) et Carline Van Roos (Remembrance, Aythis).

Quelques différences se font sentir à l’écoute de ce Season Of Raven Words. Déjà, point de chant masculin. Seule Carline à pour mission de nous conquérir, et elle y arrive parfaitement bien, grâce à un chant vraiment sublime. Toute la ligne musicale se voit plus aérienne, atmosphérique, plus immatérielle que par le passé. La fragilité et le rêve sont mis en avant. L’émotion est de mise, notre corps réagit à la musique, nous devenons plus sereins, plus quiètes… Les sonorités nous emplissent d’un calme intérieur. Raconter ce que l’on entend est très difficile car c’est une musique qui se ressent, qui se vie avec son tempo lent, ses sonorités éthérées. De grandes phrases et de grands mots sont inutiles. Je ne pourrais que vous parler de ce que je ressens à l’écoute de ce Season Of Raven, qui est peut-être à mille-lieues de ce que vous pourrez éprouver.

Un seul conseil, tentez l’expérience Lethian Dreams parce que ça en vaut vraiment la peine. De la poésie musicale, des sons divins, vous voyagerez loin…


 

 

Tracklist :
 
01. Dawn
02. Wandering
03. See
04. Raven
05. White Gold
06. Invisible
07. Satyrs
08. Roads

In%20Omnia%20Paratus

  • Groupe : Bak XIII
  • Album : In Omnia Paratus
  • Sortie : Novembre 2013
  • Label : Tenacity Music
  • Style : Electro Industriel
  • Site Web : www 
  • Note : 17/20

Bak XIII est un groupe que je découvre. Jamais entendu parler d’eux et pourtant ils ont déjà une longue carrière derrière eux. Le groupe a été créé en 2001 à Genève par DDDmix et Baron Von Smock. Ils seront ensuite rejoint par Christophe Geinoz à la gratte. Déjà 6 albums à leur actif : In Cauda Venenum en 2003, Post Lucem Tenebrae en 2004, Morituri Te Salutant en 2005, Vae Victis en 2006, Ultima Ration Regum en 2008 et Ibi Deficit Orbis en 2010, et deux Maxis : Dead Again en 2006 et We Are Alive en 2009. Le 7ème album est sorti l’an dernier sous le nom de In Omnia Paratus, enregistré et produit par Drop au Downstone Studio, et c’est celui-ci qui va nous intéresser aujourd’hui.

In Ombia Paratus a déjà fait un bon bout de chemin avec moi et les écoutes se sont enchaînées. A ce jour, je peux chanter le premier titre en entier et quelques passages de certains autres morceaux. Mais, promis, je ne le ferait pas, le temps est déjà assez maussade. Autant vous dire que c’est le style d’album qui fout la patate sévère, même si dans l’ensemble on sent que le groupe est remonté à bloc et les textes sont plutôt sombres, et pour certains en français, à l’instar de « Le Chant du Cygne » qui ouvre le bal. Un démarrage en douceur, avec un refrain détonnant, de belles harmonies orientales couplées aux sonorités pop/électro/ebm. On rentre dans le vif du sujet dès que « Oh No! » démarre. Dès cet instant les titres seront plus dynamiques, plus forts. J’aime beaucoup le chant et la voix de DDDmix qui collent parfaitement à l’ensemble. Niveau claviers c’est vraiment bon. La batterie de Baron Von Smock apporte encore plus de puissance. « Happy As Fuck » est un titre très ‘dansant’, déjanté. Le refrain de « Eternal Joy » est tubesque. « The Game », « The New Punk » et « The Hard Way » avec des sons ‘jeux vidéo rétro’ feront l’unanimité chez les gamers. Plus noir, « Falling » change totalement d’ambiance tout comme « Headbanger ». « Radio Star » vous donnera envie de bouger sur le dancefloor tandis que « Old Time Depression », plus planant, et « The Fool » termineront l’écoute en douceur.
Bak XIII est une excellente découverte que je conseille à tous ceux qui ont envie d’aventure et de découverte.

Tracklist:
 
01. Le Chant du Cygne
02. Oh No!
03. Happy as Fuck
04. Eternal Joy
05. We Are Alone
06. The Game
07. Falling
08. Radio Star
09. Headbanger
10. In the Name of Religion
11. The New Punk
12. The Hard Way
13. Old Time Depression
14. The Fool
 

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  • Groupe : Lecks Inc
  • Album : G.O.D. (Good Of Desire)
  • Sortie : 2014
  • Label : Auto-Production
  • Style : Metal Indus
  • Site Web : www 
  • Note : 18/20

Le nouveau son Old School est arrivé 
et c’est foutraquement bon !!!
 
INTRO

2014 : »Lecks Inc. » accouche de son premier enfant dans l’horreur, le gore, le sexe et la violence exubérante.
Et quel héritier !!! Pour tous les fans du « God Of Fuck »en perdition dans l’attente quasi-utopique d’un nouvel « Antichrist Superstar »… remettez votre suicide collectif à un autre jour. Si vous ne connaissez pas « Lecks Inc. », ne perdez pas de temps et foncez l’écouter pour votre propre salut. En écoute gratuite sur : https://lecksinc.bandcamp.com/releases

POCHETTE

Avant même d’avoir entendu la première note… voilà, ce que nous pouvons déjà dire en tenant en main l’album « G.O.D ». (acronyme de Good Of Desire).

Dans un bauge d’inhumanités graphiques, en proie à la dépression et emplies de mises en scène symbolique à la limite de la démence cartoonesque. Avec sa pochette, Lecks Inc. frappe un grand coup pour se différencier de la concurrence… d’un regard social particulièrement critique, il repousse à lui seule les limites de la bienséance.
C’est ma chronique, comme tout à chacun d’ailleurs je suis libre de ma propre interprétation…
Et j’ai envie de dire et les initiés me comprendront, que l’explosion sanguinolente de couleurs… offre droit, au travers de ces 12cm sombre et flétrie, à une satire comportemental du « roi de la pop » quand lui même singé du haut de son balcon le « Roi Lion ». XD

LE GROUPE

Fondé en 2009, le groupe Lecks Inc. évolue dans un métal industriel bizarré sur fond de porno/gore au regard particulièrement analytique et pessimiste. Et tout y passe, de la société anthropologiste au phallocentrisme consumériste en passant par la victimisation mondaine et l’autocritique mercantile. . A l’image populaire de la faucille et du marteau… ici on joue du marteau et du burin dans un bon gros coit anal à sec.

Décalés, inventifs et affranchis dans une folle ébauche d’ énergie et d’effets stylistiques, tantôt minimaliste par ses attaques de riffs incisifs agrémenté d’une guitare lead horrifique, tantôt expérimental post rock associé à des éffluves Death…lecks nous offre des chants organique comparable à celle d’un « Kim Bendix » naissant, aux influences de Cooper, Hagen, Cure ou Manson pour ne citer qu’eux.

LES TITRES
 
– « Love Me »

Habile chassé-croisé de trois basses distincte, qui s’en s’étouffer les unes les autres offre une mélodie linéaire… s’étoffant sur les couplets d’une kalimba pour ses sonorités similaire aux berceuses. Les guitares quand à elles, viennent méthodiquement en renfort appuyer et diffuser cette ambiance de fureur froide et cinglante.

Le titre peux sembler racoleur ou impérieux, et aborde le thème de l’attachement destructeur. La tension se fait ressentir à mesure de l’évolution de la chanson, par une théâtralité vocale dans l’expression des sentiments de détresse/rage/colère et enfin de mépris.

– « Good Of Desire »
[3eme clip qui sortira sur nos écrans en ce début 2015]

Et on enchaine avec le titre phare de l’album…
G.O.D. acronyme de Good Of Desire, un bon gros hit industriel blasphématoire à la sauce frenchy, que l’on peut entendre sur les ondes de « la grosse radio » depuis cet été.

Cette chanson transgressive donne directement la couleur, par son intro de démagogue syndicaliste apocalyptique comme on en voit tant, à l’annonce de fin du monde dans nos rues. Mettant en scène une cohorte de métaphore et d’allusion sexuelle lithurgique, à la fois macabre et contre nature dans le combat de l’individualité sur le collectivisme.
Les riffs Black N’ Roll sont festivements tranchants, avec sur les breaks une note de profondeur inspiré du Doom… et comme un bon vin, il y a ce petit gout de Death qui vous explose les tripes.

– « A Place In Your Heart »
[2eme clip sortit en septembre 2014]

Petite ballade psychotique superbe, en contraste avec l’ équilibre vaporeux de la guitare lead post-black métal sur fond de rock alternatif.

Le duo héautoscopique (oui, le chanteur se fait un duo avec lui même) dégage une incroyable sensualité malsaine teintée de domination à la fois complémentaires et opposés.
Le texte de la chanson évoque une spyrale de dépendance affective entre un individu et la personnification de son addiction dans une romance destructrice.

– « The Boogeyman »
[Titre présent sur la B.O. du film « Dig Into Me »]

Certainement l’un des titres les plus corrosif de l’album, voilà parfaitement l’exemple type que l’on aurais pus s’attendre à découvrir sur un album comme « Antichrist Superstar »…

Les arrangements lead conservent toujours leurs cordes affûtées à l’atmosphère oppressante, alors que les attaques rythmiques sont imprégnés de l’efficacité technique des 90’s avec une mise en avant de la basse martelant son appartenance à la musique industriel.

Le vocal asthénique que certains qualifieront d’inspiration Mansonienne (dont le chanteur revendique ouvertement l’influence) s’associe pour former un édifice vindicatif contre un état communautaire cafardeusement hypocrite où l’homme moral prend place de figure monstrueuse.

– « Self Made Man »
[1er clip sortit en avril 2014]

Retour aux sources qui va plaire aux puristes de l’industrielle minimaliste, la mécanique de la chanson enlève toute humanité… imagé dans la construction du « soi » au travers de la banalisation de la violence, qui prônant tout et son contraire créer une anesthésie émotionnelle dissociative de la réalité.

Le groove Drum/basse hypnotique du morceau en fait une danse macabre fort sympathique, soutenue par une rythmique Crust palm-muté. On retrouve également sur les couplet une mélodie basté sur les cymbales et une guitare psyché s’alternant aux sur des refrains aux influences Trashouille.

– « The Dusk Of Sweet Things »

Dans cette ambiance sordide et ridicule, le groupe nous confronte alors a une satyrique de la religion de l’art, de la sacralisation de l’acte de consommation par la banalisation de l’identité artistique.

Dans un élan d’influence « Prog » sans prétention, le titre majoritairement accès sur la basse, donne la réplique dans un duo instrumental avec une guitare sporadique au rythme d’une batterie nonchalente.

La folie n’ayant aucune limite, ce morceau recèle quelques surprises, qu’on n’attendait pas et qui peuvent en laisser pantois plus d’un…

– « Dystopia »

Avant dernier morceau de l’album, particulièrement excellent… celui ci joue sur une alternance entre la beauté acoustique et la puissance électrique, dans un mélange de rock alternatif et d’influences Black/Death.

La magie opère dès le départ dans un chant écorché évoluant vers une souffrance dépressive, avant d’exploser dans une violence éruptive reprenant à son compte des points forts d’autres morceaux, comme le question réponse de la guitare et la basse par exemple, mais s’offre quelques nouveautés par de brusque changement de rythme.

Le thème aborde une anticipation dystrophique de la mort de l’individu, aux références historiques totalitaires sur les composantes de la société actuelle.

– « Rebirth In The Hatred »

Pour ce dernier acte, on notera que pour un groupe de métal industriel… on retrouve énormément d’influences extrême et ce dernier morceaux n’échappe pas à la règle. Tourbillon musical au cœur des ténèbres qui arrive à point pour conclure en beauté (abyssale) ce 1er album.

Abordant la thérapie du cri primal comme valeur identitaire positive à l’action .

A mi chemin entre industriel et black minimaliste, c’est une décharge agressive et martial qui laisse à penser que les instruments furent suicidés pendant l’enregistrement.

LE SON

La définition n’est malheureusement pas toujours optimale, mais G.O.D. dispose de ses propre codes de couleurs…
Contrastés avec les groupes actuels au son épuré et stérile…
Pas de mixage, pas de mastering juste de la simplicité et de l’honnêteté. Ce qui contribue encore un peu plus à l’atmosphère ambiant, par cet aspect décalé et non conformiste qui n’est pas sans rappeler par ses sonorités crasses quelques influences punk/noise.

CONCLUSION

S’il est évident que « G.O.D. » n’est pas un album accessible à tous, que l’on aime ou que l’on déteste, il ne laisse en aucun cas indifférent. Et n’en reste pas moins un fantastique cocktail d’atrocités provocateur. Avec ce premier album malade au propos déviant et particulièrement pessimiste, le groupe montre qu’il est capable de nous livrer une œuvre aboutie. A la fois par un univers, un concept et une image identitaire de la contre-culture. Un deuxième album est en chantier et se fait déjà attendre avec impatience…. à suivre


Tracklist:
01. « Love Me »
02. « Good Of Desire »
03. « A Place In Your Heart »
04. « The Boogeyman »
05. « Self Made Man »
06. « The Dusk »
07. « Dystopia »
8. « Rebirth »

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  • Groupe : Creeping Fear
  • Album : World Execution
  • Sortie : 2014
  • Label : Auto-Production
  • Style : Death-Brutal Metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

Death-Brutal, France. WE ONLY TALK ABOUT ANNIHILATION OR DESTRUCTION HERE.

Creeping Fear est un combo parisien formé en 2009, qui à vu son line-up radicalement changé à partir de 2013 suite aux départs du bassiste et du batteur de base. Seulement le groupe ne s’est pas arrêter là et avec la présence de Quentin et Snorri, un solide line-up s’est reformé.
Ainsi, le groupe a sorti une première démo : Unleashed, en 2013 et l’EP dont nous parlerons aujourd’hui ; World Execution en 2014.

Pour commencer, l’artwork, un dessin complexe mais cependant bien réalisé nous annoncent la couleur : un besoin de destruction, d’annihilation et seulement de ça. Creeping Fear ne fait aucune demi-mesure, que ce soit donc ici, dans ses choix de titres  » World Execution « ,  » Death The Brutal Way  » ou encore dans sa composition.

Le groupe commence son EP avec une intro calme, sombre, et qui à le mérite de te mettre dans l’ambiance malsaine de leur univers  » Sentence of Death.  » avec un peu de double, des halètements et un solo de guitare bien typique du genre. Et là, c’est le dra… c’est la guerre ! Il va falloir rester scotcher pendant un vilain quart d’heure d’écoute, parce que, oui, vous allez y avoir le droit.

On a affaire à une bonne production claire et nette, quoi que les cymbales sont souvent noyés par le son des guitares ou de la grosse caisse… Dommage, pour le peu qu’on les entendent, elles font leur effet quand même. De même pour la basse encore un peu timide sur la production. Cependant ne boudons pas notre plaisir, si vous êtes fan de gros riffs puissant et saccadés sortis tout droit du Death Metal comme chez Six Feet Under ou encore des solos de Carcass, (ça s’est senti dès la première écoute pour ma part) ou encore même du Thrash Metal sur  » Death The Brutal Way  » vous risquez d’être bien ensevelie dedans.

Le tout est bien orchestré, même s’il faudra plusieurs écoutes attentives pour  » I Am The War  » sur le couplet du milieu afin d’en dégager la composition qui semblait un peu brouillon à la base, mais qui n’est rien d’autre qu’un pur massacre dans la continuité de l’EP, qui se clôturera sur un  » Nothing Sacred  » complétement squelettique, macabre, et qui finit de démembrer le peu d’os qui vous restent dans la nuque où la basse commence à se sentir un peu présente.

Cet EP qui durera un bon gros quart d’heure n’a donc qu’un chant particulier : la guerre, et seulement l’appel à la guerre, et ce chant ne s’arrête jamais jusqu’à la fin. Creeping Fear est un groupe qui déboîte clairement des nuques, qui envoie une musique très lourde et très puissante malgré le fait que certains instruments soit un peu en arrière (cymbales, basse) mais l’ambiance et la qualité technique est somptueuse. Il me tarde de voir une telle ambiance éclatée en live, et voir ce que Creeping Fear tire comme ambiance de telles compositions.


Tracklist :
 
01. Sentence of Death
02. World Execution
03. I am the War
04. Death The Brutal Way
05. Nothing Sacred

« A 37 ans, Kenny Wayne Shepherd est un guitariste américain de blues confirmé. Il tourne depuis 20 ans. Et pourtant, sa notoriété reste confidentielle en France, malgré 6 albums studio + 1 album live à son actif.

Son dernier album « How I Go » publié en 2011 n’y a rien changé

La France est un terrain de prédilection pour le blues. De nombreux guitaristes ont explosés ces dernières années, à force de tournées : Popa Chubby,  Joe Gooch, Ana Popovic etc. peuvent en témoigner ! Et en passant parfois par de nombreuses petites salles en Europe et à travers l’hexagone !

Alors, qu’est-ce qui différencie tous ces guitaristes à la technique irréprochable ?

L’émotion, chers internautes, l’émotion! Sans émotion, pas de succès, même si la technique est irréprochable et la virtuosité reconnue!

Qu’en est-il  de KWS Band ?

Un Café de la Danse bourré à craquer (à la limite d’exploser…), sold out depuis plusieurs semaines. Il y avait même quelques américains, dans la salle, déchainés et heureux de découvrir cette petite salle à la programmation très éclectique, situé à deux pas de la Bastille.

Après une première partie d’une ½ heure, les derniers spectateurs arrivent et peinent à trouver une petite place qui peut les accueillir : fosse archibondée et escaliers prix d’assaut ! On frise la baston de peu quand un couple décide de s’assoir sur une marche où reposent mes pieds ! Les 500 places de la salle étaient sans aucun doute trop justes pour accueillir tous les fans venus applaudir KWS.

Mais la lumière s’éteint et KWS Band apparait, dans sa formation minimaliste habituelle : basse, batterie, chant et…guitare of course !

KWS a abandonné ses cheveux longs des années 90 pour un look très soigné de jeune premier.

Et là, les morceaux s’enchainent. Enfin un vrai chanteur qui ne fait que chanter, ça fait du bien ! Ça suffit ces guitaristes qui chantent comme ils peuvent, et souvent très mal ! Après tout, même le grand Jimi Hendrix aurait pu  prendre un vrai chanteur pour remplacer son guitariste rythmique limogé… car ce n’est pas de sa voix dont on se souvient !

Le jeu de KWS rappelle parfois celui du grand Stevie Ray Vaughan, en y ajoutant de la modernité. Mais bon, une Strat, ça reste une Strat !

Rock-blues répétitif et parfois dur, rappelant de temps en temps le rock sudiste des années 70, un concert sans faute et en conformité avec ce que nous pouvions en attendre.

Et l’émotion dans tout ça ? Et c’est bien là que je reste un peu sur ma faim…Certes, une technique irréprochable, mais un jeu un peu trop « lisse » à mon gout. Le blues, ça doit faire pleurer !

Mais bon, le public est debout et heureux, et c’est bien là le principal !

A force de tournées, il n’y a aucune raison pour que KWS Band ne se fasse pas une belle place en Europe. Il y aura encore pleins d’autres concerts mais, pitié, dans une salle un peu plus grande ! »