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Steelpanther-balls-out-album-cover

  • Groupe : Steel Panther
  • Album : Balls Out
  • Sortie : Mars 2012
  • Label : Universal Republic
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


 

Sapés comme Poison et des textes très orientés,  c’est ça Steel Panther. Le quatuor américain, de par son image, semble être  un groupe tout droitement issu de la fin des quatre-vingt. Cependant, le look et l’humour ne font pas tout. En effet, le groupe possède certes de fortes individualités, notamment un Michael Starr, à la voix puissante et un Satchel totalement flamboyant derrière la six cordes, mais ne dégage pas une originalité transcendante, se contentant d’être un immense shakeur où se croisent toutes les grandes gloires du Hair Metal, faisant ainsi sensiblement penser aux géniaux Slaughter à de très nombreuses reprises.
Steel Panther fait donc un Hard Rock festif et explosif, mais tape aussi dans le répertoire le plus velu de Bon Jovi, notamment sur « Just Like Tiger Woods » et « That’s What Girl are For ». « If you Really Love me » est carrément du gros Def Leppard à tous les niveaux, de la composition au jeu. Tout ceci est bien sympathique car gonflé par une production énorme et un Satchel impérial en soli, car faisant fumer la Gibson à chacun de ses interventions priapiques .  Satchel, c’est en réalité le génial Russ Parish que l’on a vu du côté de Fight et Jeff Pilson. Excusez du peu ! Alors évidemment ça claque mais le mimétisme avec certaines formations et gênant. Par exemple, « If Won’t Suck Itself » est du Mr Big tout craché, vous savez celui de « Addicted to That Rush ». Steel Panther fait office de véritable phénomène mais me laisse de marbre car faisant trop référence à mes artistes préférés.

Un disque qui évidemment s’écoute à fort volume mais qui est assez dérangeant. Balls Out a certes des couilles mais pas assez grosses pour proposer quelque chose d’original. Steel Panther est fait pour la scène mais sur disque il faudra repasser car l’originalité est au niveau zéro.
Pour résumer : le roi de ce disque demeure Satchel et ceux qui ont dit bien fort que Michael Starr était David Lee Roth, qu’ils retournent donc chez l’auto rhino !


Tracklist:
01. In The Future
02. Supersonic Sex Machine
03. Just Like Tiger Woods
04. 17 Girls In A Row
05. If You Really, Really Love Me
06. It Won’t Suck Itself
07. Tomorrow Night
08. Why Can’t You Trust Me
09. That’s What Girls Are For
10. Gold-Digging Whore
11. I Like Drugs
12. Critter
13. Let Me Cum In
14. Weenie Ride

nazareth - bigdog

  • Groupe : Nazareth
  • Album : Big Dogs
  • Sortie : Decembre 2011
  • Label : Ear Music
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Nazareth est une légende du Hard Rock voire du Rock tout court ! Plus de trois décennies au compteur et toujours le même Blues Rock et Hard Rock coule dans ses veines. Un Hard Rock binaire à faire palir Phil Rudd qui évoque la démarche retenue par la vague des groupes australiens, présents, passés et sans doute à venir, avec cependant un touche bluesy plus prononcée comme en témoigne « Save the World Again », titre qui sort la steel guitare et les sons d’harmonica. Les riffs tournent et la voix est abrasive, façonnée au papier de verre et au malt. Quant à la guitare lead, elle se fait évidemment bluesy et pleine de feeling, un peu à l’image de la deuxième partie de carrière de Cinderella.
Les riffs de Jimmy Murrison soutenus par une batterie métronomique, nous font immanquablement battre du pied, sur  « Radio » notamment. Un « No Mean Monster » montre un aspect plus lumineux et plus rentre-dedans, les vocaux de Dan McCafferty se faisant plus incisifs, plus lame de rasoir. Nazareth reste fidèle  à une démarche musicale qui se place entre Blues et Hard Rock, et qui repose sur des compositions solides tournantes et des rythmiques en bêton. Le chant crasseux au sens noble du terme colle parfaitement à ce Hard Rock à la démarche pachydermique.
Evidemment, la production brute et sèche rend justice au savoir faire de cette formation carrée.

Big Dogs est donc un disque qui confirme la grande forme que tient Nazareth et dame ainsi le pion aux groupes de jeunes loups qui tentent de surpasser les fondateurs. Un petit bémol cependant : un disque qui sur la longueur se répète un peu et qui aurait mérité d’être sans doute plus ramassé, car plus de cinquante minutes, c’est un petit peu longuet pour une musique, qui s’adapte si bien au format vinyle. Un disque qui fleure bon le bourbon et la crasse!


Tracklist:
01. Big Dogz Gonna Howel
02. Claimed
03. No Mean Monster
04. When Jesus Comes To Save The World again
05. Radio
06. Time And Tide
07. Lifeboat
08. The Toast
09. Watch Your Back
10. Butterfly
11. Sleeptalker

 

enchant

  • Groupe : Enchant
  • Album : The Great Divide
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : Inside Out
  • Style : Metal Prgressif
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Dire que ça fait dix ans qu’on l’attend celui-là ! On n’y croyait plus, pensant le groupe en sommeil pour toujours. Cependant, Douglas Ott a remis la machine en route, suscitant chez nous espoir mais aussi crainte, car il faut se demander pourquoi ce hiatus. Peut-être qu’un jour le groupe y répondra dans nos pages virtuelles; en attendant profitons pleinement du retour de cette formation qui nous a enchantés par le passé, rivalisant avec Threshold et autres groupes du genre.
La décennie de patience imposée a d’abord été un choc pour moi: la première écoute a été une petite épreuve, trouvant ce disque d’une grande platitude. Ne pouvant en rester là, j’ai multiplié les écoutes et ce The Great Divide s’est révélé à moi comme étant une œuvre d’assez bonne facture mais qui finalement ne signe pas le retour tonitruant que j’attendais, faute sans doute à de mauvais choix de concision ou d’ordonnancement des titres sur la rondelle.

L’introductif « Circles » et ses chants digitaux surprennent et vous cueillent à froid avant que sa deuxième moitié ne devienne excitante grâce à un Ted Leonard émouvant et un Douglas Ott qui jongle entre arpèges flamenco et guitares saccadées. Le titre est cependant trop long et aurait mérité sans doute d’être plus direct et percutant, comme « Deserve to Feel » qui est signé du sceau de la pièce la plus rapide de cet opus.
Le titre éponyme est celui qui procure en ce début de disque le plus de frissons car renouant avec le côté épique du quintette avec notamment ces nappes de claviers virtuoses et virevoltantes, mais aussi cette guitare lead qui s’empare de la mélodie avant d’emmener dans une folle cavalcade, un Ted Leonard qui aurait sans doute pu faire encore plus fort, lui qui semble ici s’économiser. Il faut dire que Bill Jenkis demeure un orfèvre en la matière. Douglas Ott détient toujours ce jeu fin qui mène la barque, tandis que bien souvent Ted Leonard chante dans des tonalités assez graves avant de tutoyer les cieux. « Within an Inch » est sans doute le titre made in Enchant même si son pont et son refrain peuvent irriter à la longue; beau solo de claviers cependant: une constante sur ce disque. « All Mixed Up » est assez inhabituel et révèle tout le talent versatile de composition de Ted Leonard, qui embarque ici le groupe dans une complexité froide et qui au fur et à mesure des écoutes devient véritablement accrocheuse. Chaque titre de ce The Great Divide possède toujours ce break en totale rupture avec la dynamique générale du morceau. Déroutant certes, mais terriblement indispensable, notamment en se référant à une sorte de jazz rock maîtrisé. La rythmique est solide et la basse de Ed Platt ressort toujours merveilleusement dans le mixe. « Life in Shadow » charme par sa mélodie lead entêtante et entraînante. Les breaks jazz rock menés de main de maître par Douglas Ott sont le fil rouge de ce disque.
Pour terminer ce tour d’horizon, « Here and Now » débute par une ligne de basse magnifique qui laissait augurer d’un titre un peu moins classique. L’édition limitée du cd comporte un instrumental supersonique du nom « Prognosticator » durant lequel les passes d’armes Jenkis/Ott font merveille. Enchant rivalise ici avec les maîtres du genre, mes chouchous de Dream Theater.

Le disque bonus fourni avec cette édition est un best off du groupe, puisant équitablement dans les huit sorties discographiques du combo.
Le retour d’Enchant avec ce The Great Divide est rassurant mais ne permet pas de se rendre compte de tout le potentiel dont regorge cette somme de talent. The Great Divide nous permet d’apprécier un bon disque de métal prog mais l’attente décadaire laissait augurer un terrible coup de poing, ce qui n’est pas le cas ici, faute à un groupe qui en a gardé sous la pédale, mais on ne sait vraiment pas pourquoi !


 

Tracklist:
01. Circles (7:59)
02. Within An Inch (7:34)
03. The Great Divide (9:03)
04. All Mixed Up (4:12)
05. Transparent Man (6:19)
06. Life In A Shadow (4:58)
07. Deserve To Feel (8:01)
08. Here And Now (7:31)
Bonustrack of Mediabook edition:
09. Prognosticator (8:22)
 
Bonus « Best Of » CD:
01. The Thirst
02. Oasis
03. Pure 
04. New Moon
05. Break
06. Paint The Picture 
07. Under Fire
08. Sinking Sand
09. Comatose 
10. At Death’s Door [Live]

chrome molly

  • Groupe : Chrome Molly
  • Album : Gunpowder Diplomacy
  • Sortie : Janvier 2012
  • Label : Ear Music
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 13.5/20 

 


Vingt-trois ans que la formation britannique n’avait rien sorti. Une longue mise en sommeil, qui a peut-être bien fait d’être interrompue avec ce Gunpowder Diplomacy de facture classique mais efficace. Le quatuor britannique y fait un Hard Rock énergique qui mise sur des refrains très entraînants et qui rappellent souvent la patte mélodique de Winger. Même si on n’est pas au niveau imparable des Américains, Chrome Molly affiche une belle énergie et une vitalité juvénile, qui évoqueront parfois Def Leppard. La basse offre à l’ensemble un groove certain, tandis que la voix légèrement éraillée donne un cachet plutôt attachant à ce Hard Rock classique. John Antcliff est un bretteur qui sied parfaitement à cette musique énergique à travers des soli efficaces et percutants. Le groupe arrive à nous captiver avec des titres entraînants comme le référentiel « Complicated » qui n’aurait pas déparaillé sur un disque du Crüe ou de Skid Row.

Globalement, cette résurrection a le mérite d’exister et d’offrir aux amateurs de Hard Rock, un bon disque qui entre dans les calibres du genre. Chrome Molly fait bien le boulot et son Gunpowder Diplomacy  aussi.

 


Tracklist:
01. Corporation Fear
02. TV Cops
03. Stop Love!
04. Short Sharp Shock
05. Clean Outta Luck
06. Supercharged
07. Complicated
08. All In My Mind
09. Billion Dollar Heart Attack
10. Bulletproof
11. The Runner

AUTOPSY Macabre eternal

  • Groupe : Autopsy
  • Album : Macabre Eternal
  • Sortie : Mai 2011
  • Label : Peacevill Records
  • Style : Death Metal Old School
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 


Ce  Macabre Eternal  signe le retour d’Autopsy, un des piliers du Death Metal de la fin des années quatre-vingt.  Un cinquième album marque le rabibochage de Chris Riefert et Eric Cutler, duo mythique du passé discographique du groupe. Ce retour correspond également à  une sorte d’arrêt dans le continuum espace/ temps, car il s’agit ici de death metal old school qui évoque le Scream Bloody Gore  de Death ainsi que le Seven Churches de Possessed.  
Ceux qui aiment les soli à la Hanneman/King seront à la fête. Ce retour n’est pas un feu de paille, puisqu’il est explosif et sert véritablement les nostalgiques de death de la fin des années quatre-vingt. C’est old school et ça pue la sueur, la vermine et l’horrifique. La formation disséqueuse se détache totalement du carcan technique pour viser l’immédiateté et l’efficacité. « Dirty Gore Whore » est un maître étalon du genre naviguant entre bourrinage et break obligatoire. Reifert beugle comme de coutume, tandis que la musique ne s’encombre pas de détails superflus. On envoie un gros riff et on balance un break et basta. Tous les titres sont malsains et contiennent des soli jouissifs. C’est d’ailleurs ce dernier détail, qui m’a fait m’attacher à ce disque. En tout cas, rien de neuf sous le soleil floridien et c’est tant mieux car ce  Macabre Eternal  rend justice au genre et fait le boulot.

Autopsy signe un retour gagnant, nostalgique certes mais qui fera sans doute bien plaisir aux esgourdes de feu Chuck Schuldiner.


Tracklist:
 01. Hand Of Darkness
02. Dirty Gore Whore
03. Always About To Die
04. Macabre Eternal
05. Deliver Me From Sanity
06. Seeds Of The Doomed
07. Bridge Of Bones
08. Born Undead
09. Sewn Into One
10. Bludgeoned and Brained
11. Sadistic Gratification
12. Spill My Blood