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Guardian ep

  • Groupe : Guardian
  • Album : Guardian [EP]
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metalcore
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


Aujourd’hui, metalcore avec Guardian et leur EP éponyme, le groupe est composé de 5 gars de Sydney en Australie, le pays des trucs trop dangereux pour que j’y mette les pieds un jour, avec Jordan Neander au chant, Anthony Antoun et Jeffery Wu aux guitares, Jackson Grace à la basse et Joe Graham au chant.

Apres une « Intro » respirant la mélancolie brûlante et résonnante, on enchaîne sur du bon gros son avec « Let Live » qui donne le ton de l’EP et de la musique du groupe: du gros son alternant riffs lourd et riffs mélodieux, on a affaire à des compositions intelligentes.
Les guitares, très complémentaires, sont toujours en accord, qu’elles jouent la même choses ou que l’une marque la mélodie pendant que l’autre jouent le riff de soutien. Le tout sans qu’on perde l’attention pour le chanteur, qui et pour moi le léger point négatifs sur cette EP, le chant manque d’une pointe de finesse sur certain passage. Point effacé sur le morceau « Storms » qui a eu le soutien de Blake Curby, chanteur d’Elegist, et où l’on sent une forte influence math. La basse n’est pas en retrait, elle renforce grandement la lourdeur des riffs et se fait très belle lorsque les guitares passent en son clean pour un peu de douceur. Et enfin le batteur envoie le bon dosage sur chaque morceaux, avec un jeu de grosse caisse excellent ! Et quand il faut il sait faire groover encore plus la bête, comme dans l’intro de « Zion ».

Pour faire cours, on a un bon EP qui promet un bel avenir pour ce groupe à suivre !! Je vais mettre un note moyenne parce que vraiment le chanteur a fini par me gonfler, sinon je conseille vivement l’écoute de tout les morceaux qui sont en téléchargement gratuit et légal sur leur Bandcamp ! C’est ca qu’est beau !


 

Tracklist:
01. Intro
02. Let Live
03. Hindsight
04. Undetow
05. Storms (ft. Blake Curby of Elegist)
06. Rock
07. Zion

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  • Groupe : The Lilix & Didi Rock bandAlbum : Autre Chose à Faire le Soir
  • Sortie : Novembre 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


La pochette de ce premier album Autre Chose à Faire le Soir très prometteur, énergique, a été dessinée par F.Margerin, l’auteur des b.d. « Lucien« . Le jeune groupe The Lilix & Didi Rock Band nous offre une escale décalée et énergique, enjouée et entraînante, sans compter la contribution de Didier Wampas, origine de l’inspiration des jeunes chanteuses, qui ont composé 3 titres sur l’album (si j’ai bien compris !!).

A noter que les demoiselles n’ont que 12 ans et ont déjà un grand talent : Lilix et Didi, multi-instrumentistes. A leur guise, elles jouent tour à tour de la basse ou de la batterie. Didi chante et leur prof, Lionel Riss les accompagnent. 

 

On plonge dans l’univers de ce groupe de l’Essonne avec une première chanson pêchue, au rythme gentiment rebelle : avec  » Pas juste« , on comprend que ce n’est pas parce qu’on n’est « qu’au » collège, qu’on ne peut pas s’amuser, créer, et…avoir du talent.

Avec la cinquième piste, « Jouer devant nous« , on apprécie la sonorité Blues de la guitare, avec une présence de la basse de construction Blues rythmique.

A noter : le solo puissant de guitare blues-rock, qui réalise une distorsion efficace.

Parmi les autres titres, on peut apprécier également une reprise rock de l' »Hymne à la Joie« , et de « J’ai dix ans« , d’Alain Souchon.

La dernière chanson de l’album, « Caroline« , a un tempo plus rapide et sonne comme du pur rock’n roll.

 

En écoutant l’album, je me suis imaginée en train de les applaudir sur scène …

Je dis Bravo, et soutiens à 300 % le projet « militant », pour qu’il soit aussi réalisable pour les jeunes talents de jouer de la musique en public que d’aller disputer un match de foot.


 

Tracklist :

01. Pas Juste
02. J’ai avalé une mouche
03. Life by the Drop
04. Je ne sais pas
05. Jouer devant nous
06. Hymne à la joie
07. Bo Diddley
08. J’ai 10 ans
09. Comfortably Numb
10. Caroline

 

 

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  • Groupe : The Veil
  • Album : An Electrical Sun
  • Sortie : Avril 2013
  • Label : Finisterian Dead End
  • Style : Metal industriel Gothique
  • Site Web : www
  • Note : 15.5/20

 


 2015 approche à grands pas. 2013 est loin, loin derrière nous et c’est en 2014 que nous allons vous parler (mieux vaut tard que jamais parait-il) de The Veil, groupe Nantais créé en 2005 qui n’avait proposé jusqu’alors qu’une démo, Sleeping Among Serpents, et un EP, Vestige. Je découvre donc ce groupe, et je dois avouer que c’est une bonne découverte. Ça fait quelques temps que je n’ai pas écouté d’album dans ce style musical, même si parler de genre musical restreint quelque peu la chose. Goth, électro, classique… Le groupe ne s’est pas astreint à quelques sonorités dans un genre prédéfini mais a souhaité voir plus large pour proposer quelque chose de plus complet. Je vous rassure parler de quelque chose de complet ne veut pas dire complexe et inaccessible. Tout un chacun peut se tenter à l’écoute de ce An Electrical Sun. Après, on aime ou pas, tous les gouts sont dans la nature. Personnellement j’ai accroché direct car je trouve l’album vraiment varié et à chaque détour nous sommes emportés dans un mode, un univers différent.

Sons rétros, musicalité plus ‘contemporaine’, chœurs, piano… Les univers se suivent et ne se ressemblent pas. On débute sur une écoute gramophone avec « Ghostship », pour avancer sur des sons plus électros. On découvre aussi la voix de Jensara Swann. Douce, parfois sensuelle, aérienne, mélancolique, posée, indéchiffrable et hurlante (« Swallow the Black Ink »)… de multiples facettes qui œuvrent pour la beauté de l’écoute. On se laisse vraiment imprégner par les sons, la musique, la voix… Ce An Electrical Sun est même parfois déroutant, comme sur « 1908 » et sa sonorité rétro, envoûtant et sibyllin avec « Electrogrammaton » et ses chœurs puissants, un titre coup de cœur !! Un tube ? « Viva Nokturna » serait-il en passe de devenir un tube ? Faut dire que ce titre déchire et se voit être vraiment entraînant. Petit arrêt sur « Call of the Trobador » qui propose un chant vraiment superbe, et pour finir arrêtons nous sur le très électro « Nikolas and the Magnetic Storm ». Un final dynamique !!

Vraiment une belle découverte que j’écoute et réécoute avec un plaisir immense. Une album surprenant et teinté de diverses couleurs musicales qui accrochent l’oreille, le tout Made In France ! Si ça ce n’est pas un gage de qualité !!


Tracklist :
 
01. Ghostship
02. Beautifully Broken
03. 1908
04. Electrogrammaton
05. Khaoswaltz
06. Clockwork Flowers
07. Swallow the Black Ink
08. Viva Nokturna
09. Call of the Trobador
10. Nikolas and the Magnetic Storm

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  • Groupe : Brother Firetribe
  • Album : Diamond in the Firepit
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : Spinefarm Records
  • Style : Hard FM / FM
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

Pour ceux qui me lisent depuis mes premières lignes au sein de SoilChronicles, puis de Magic Fire Music, vous le savez, le Hard FM c’est pour moi le moment d’écouter une musique fraîche et fun qui permet de voyager (dans sa tête) à bord d’une putain de belle Muscle Car sur les grandes routes US. Vous savez donc aussi, que Brother Firetribe est depuis sa création une formation que j’adore et qui avec son Heart Full of Fire m’avait carrément botté les fesses.
6 années se sont écoulées et le groupe de Emppu Vuorinen a besoin de reprendre le leader chip devant une belle flopée de jeunes (et moins jeunes) formations qui ont eux aussi les dents longues.

Alors quoi de nouveau dans ces contrées nordiques ? Réellement pas grand chose. Brother Firetribe reprend pile poil là où il s’était arrêté 6 ans auparavant.
Diamond in the Firepit contient son lot de hits FM. Ça débute d’ailleurs de très belle façon avec « Love Is Not Enough ». C’est le genre de bombe auditive qui vous fait lever du siège pour prendre le micro fictif posé à coté de vous. La mélodie est carrément canon et le refrain est un bijou d’efficacité. Manquerai plus que l’album soit fait de ce moule dans son intégralité et nous obtiendrons l’un des meilleurs albums de Hard FM de ces deux dernières décennies. Étrangement le groupe préfère pour le titre suivant calmer le jeu. « Far Away from Love » est plus lent, mais ne perd rien en qualité auditive. C’est doux, très agréable et le refrain est une nouvelle fois prenant. La performance vocale de Pekka Heino est à la hauteur de mes attentes.
« Edge of Forever » rappellera d’entré de jeu le Bon Jovi des années 80. Qu’on aime ou pas le beau gosse, il faut admettre que ce titre signé Brother Firetribe n’est pas dégueulasse du tout.  « Hanging By a Thread » n’est pas sans rappeler Toto. Une fois encore le groupe ne se montre pas très original, mais la qualité est au rendez-vous. Autre brûlot de  Diamond in the Firepit, la reprise de « Winner Takes It All » issu du film Over the Top et chanté initialement par le Red Rockeur Sammy Hagar. C’est carré, ça respecte rigoureusement l’original, rien à redire.
Coté ballade, pas grand chose à dire. Les chansons sont bonnes, sans plus. Le genre veut que sur les ballades l’auditeur soit plus difficile car souvent les titres sont mielleux et pas passionnants. Ici Brother Firetribe s’en tire donc juste bien, sans réellement briller.

Sans égaler son prédécesseur (qui il faut le dire avait mis la barre très haute)  Diamond in the Firepit a de sérieux avantages pour arriver dans votre discographie.
Espérons maintenant que le groupe n’attende pas six années de plus pour nous offrir un nouveau disque.


Tracklist:
01. « Intro »
02. « Love Is Not Enough »
03. « Far Away from Love »
04. « For Better or for Worse »
05. « Desperately »
06. « Edge of Forever »
07. « Hanging By a Thread »
08. « Trail of Tears « 
09. « Winner Takes It All » (cover of Sammy Hagar / Over The Top)
10. « Tired of Dreaming »
11. « Reality Bites »
12. « Close To the Bone »
 

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  • Groupe : Riot V
  • Album : Unleash the Fire
  • Sortie : Octobre 2014
  • Label : SPV
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web :
  • Note : 16/20

 


On le sait tous, Riot est une formation maudite. En effet, si aujourd’hui la formation se nomme Riot V c’est tout simplement pour marquer le fait qu’ils en sont au Mark 5, la faute à de nombreux décès. Guy Speranza et Rhett Forrester, deux chanteurs et récemment Mark Real (guitariste et dernier membre originel) sont partis rejoindre les autres au paradis des zicos.

Malgré tout ça, la formation n’a jamais réellement mis fin à son histoire, revenant tel un phénix malheurs après malheurs. Coté musique l’absence de l’un des pères fondateur de Riot ne se ressent finalement pas trop et on se rend même compte que les clins d’œil sont au rendez-vous, autant visuellement (pour la pochette) que musicalement, forcement.
Sur cette fameuse pochette on retrouve la tête de phoque, cette fois-ci associée à un corps d’homme. Ce dernier tient le Battleaxe que l’on pouvait déjà voir sur Narita ou Rock City avec un bras bionique sous entendant l’immortalité. La rue derrière elle se fait remarquer par la présence du panneau  « Reale Way » (issu de l’album Rock City) l’autre la « Blood Street » (issu lui de Thundersteel) enfin une enseigne est au nom de « Johnny » protagoniste de titres du groupe dont l’un est sur l’album Thundersteel (« Johnny’s Back »).

Et bon, tous ces clins d’œil visuels sont bien beaux, mais dans le disque, ça donne quoi ?
Et bien, ce Unleash the Fire pourrait très bien être le successeur de Thundersteel. En effet, c’est Heavy et Speed et puis la voix de Todd Michael Hall n’est pas sans rappeler le chant au perché de Tony Moore.
D’abord plutôt froid à l’écoute de ce disque le trouvant un peu bateau et carrément rétro, j’ai fini par apprécier une bonne partie des compositions. Notamment « Ride Hard Live Free », très Speed et bien foutu. « Fall From the Sky », classique sait tout de même se montrer efficace. Coté gratte le style de Mark Real a su rester vivant grâce à Mike Flyntz et Nick Lee. « Land of the Rising Sun » est plus lent et évoque le Riot des années 80, celui où le groupe est devenu culte, principalement au pays du Soleil Levant.
Un peu plus loin « Fight Fight Fight » frappe fort, avec une rythmique réellement puissante et rapide. Riot back to the 80’s ! Ici on touche l’excellence du genre.
Enfin l’album se termine sur un petit cadeau, « Thundersteel » interprété en live. Dommage que le son soit pourri concernant les instruments. On dirait vraiment un enregistrement pirate. La performance vocale est quant à elle de qualité.

Malgré les soucis, Riot continu de nous pondre de très bons albums. Nul doute que celui-ci fera parti des classiques du groupe.


 Tracklist:
01. « Ride Hard Live Free »
02. « Metal Warrior »
03. « Fall From The Sky »
04. « Bring The Hammer Down »
05. « Unleash The Fire »
06. « Land Of The Rising Sun »
07. « Kill To Survive »
08. « Return Of The Outlaw »
09. « Immortal »
10. « Take Me Back »
11. « Fight Fight Fight »
12. « Until We Meet Again »
13. « Thundersteel » (Live) (Bonus Track)

 

 

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  • Groupe : Conjonctive
  • Album : Until The Whole World Dies
  • Sortie : 2013
  • Label : Tenacity Music
  • Style : Blackened Deathcore
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

La Suisse ! La Suisse en matière de metal ne s’arrête pas à Nostromo, Samael, Celtic Frost ou Gerbophilia dans la mesure où aujourd’hui nous allons nous arrêter sur Conjonctive.

L’album “Until The Whole World Dies” sorti en 2013 se compose de neuf titres d’un deathcoreà deux chanteurs: un chanteur très guttural qui varie sur certains tons plus black metal et une chanteuse dont le chant principalement black n’est pas sans rappeler Cadaveria (époque Opera IX).

Pour démarrer cette chronique, on pourra dire que parfois il ne faut surtout pas se fier au début d’une intro instrumentale. En effet, les premières notes avec un clavier bien présent pourraient faire croire à l’auditeur qu’il s’aventure à écouter un groupe de black atmosphérique.

Mais lorsque démarre la lourde rythmique et les deux voix, buibuiesque pour l’ une et l’autre écorchée alors là, on se dit que l’addition va s’avérer nettement plus corsée.

Et l’attaque de « The Rise Of The Black Moon » ne laisse plus planer aucun doute sur la boucherie annoncée. Massif, percutant, déchaîné dès le début avec ce blast et cette ambiance black metal s’affaire sur un véritable Caterpillar. Brutal !

Les vocaux s’accordent parfaitement et les parties épiques enchaînent avec des moshparts bien fatales. La folie réside dans le côté éléphantesque et dans les vocaux qui (se) font plaisir.

L’utilisation des claviers pose à nouveau ce côté black atmosphérique, on retrouve ce côté bien prononcé sur « Until The Whole World Dies », titre qui mitraille également en laissant les gouttières vocales se lâcher à foison. Cette alternance de  styles pose son originalité sur le style de Conjonctive.

Les mélodies de grattes cisaillent pendant que les rythmiques vous mitraillent et les changements de tempos sont efficaces.

Pour en rester dans les apports black, le début de « Somnambulant Cannibal » en possède bien la touche. Le titre vous désintègre sur place. Véritable météorite qui se dirige droit vers vous, les dommages occasionnés s’avèrent gargantuesques.

Encore une fois, les ambiances varient au plus grand plaisir de l’auditeur.

L’atmosphère globale est sombre et le deathcore proposé ici n’est pas que brutal. Il dégage également cet aspect oppressant et tenace que l’on peut retrouver chez Carnifex ou encore les nordistes de Colossus.

Prenons « Pray For Redemption » qui même dans ses gros passages écrasants, vous laisse dans un sale état. Alternance sur des passages plus mélodiques pour revenir à de la boucherie bien organisée, les suisses  sont sans répit.

« Emily Rose » vous la met sévèrement rythmée sur son passage. Véritable tourbillon de furie, extraordinaire randonnée de mammouths, les furieuses séquelles seront incurables.

Du lourd, du sombre, l’album vous en apporte par cargos pleins. Possédant en plus une originalité, une exécution maîtrisée et un son plus que correct, les suisses s’avèrent encore plus prometteurs.


Tracklist:
01. I Spit On Your Grave
02. The Rise Of The Black Moon
03. Emily Rose
04. Somnambulant Cannibal05. Inceste Indigeste
05. Victoria’s Lake
06. Until The Whole World Dies
07. Pray For Redemption
08. Exit Humanity

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  • Groupe : Poumon
  • Album : Apocalypse Needs You
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Post Rock/Core Chaotique
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


Pour la chronique du jour, nous allons nous acheminer dans la région de Saint-Etienne avec les messagers de l’Apocalypse que sont Poumon.
Un premier album proposé dans une mouvance post rock bien barrée et très originale avec un son vraiment très bon pour ce premier acte.
Le groupe, on pourra s’en rendre compte aisément, ne se compose pas de débutants dans la mesure où l’on y retrouve des membres de formations telles qu’Aabsinthe et High For A Dive.
Forts par leur originalité, les titres que nous retrouvons dans cette galette en font un album bien accrocheur. Pour le coup l’on peut dire que Poumon ne manque pas d’air et ose !
Le climat passe de très oppressant dès « Preacher » avec ces cassures de rythmes, ces sonorités electro indus aussi lourdes qu’incisives, et ces vocaux bien colériques, à plus rentre dedans et direct comme sur « Fukushima, mon amour » avec ce début qui pourrait faire croire à une collaboration entre Gojira et Neurosis par exemple.
Parties rythmiques assommantes, passages bien basés sur les émotions, je pense à l’instant massif en milieu de parcours qui permettra à l’auditeur de s’enfoncer encore un peu plus dans les noirceurs de l’Apocalypse. Les doubles vocaux déchirent bien et collent bien au marasme.


Les Stéphanois proposent également du plus « dansant » façon noisy rock sur « Run Little Bastard ». Côté noisy qui n’ira pas sans rappeler Unsane par exemple.
On pourra planer facilement sur « I Set Fire To Your House », titre alternant entre instants lourds et distordus puis passages beaucoup plus posés véritablement plus post rock “simple” si je puis me permettre. « The Revenge Of a Dishonored Horse » fait partie également des morceaux plus posés avec cette entité post core mid tempo berçant l’auditeur.
« Do It Abraham, Do It ! » renferme un gros côté très math rock trés psychédélique dès le départ.
L’atmosphère est toujours tout aussi dissonante, déstructurés et les passages plus lourds raviront aux amateurs de Neurosis voire même Mastodon. La tarte imposée par ce titre là en particulier colle et marque la joue d’un rouge bien vif

.
Les délires musicaux de Poumon, ces variations de rythmes, ces breaks hystériques, ce son bien lourd de basse en avant, les guitares perçantes rassembleront les amateurs des cultes Melvins. Il suffit de se passer un titre comme « Zombie Tick Attack !!! » pour retrouver ces éléments solides et efficaces.
«Worms » quant à lui est le titre plus long proposé. C’est également le titre qui prend le plus aux tripes avec le même impact qu’un Neurosis lourd, froid. Inutile de préciser que la force de ce titre réside dans le travail sur le côté bien émotif, poignant prêt à vous ronger de l’intérieur. Sombre, froid, lourd et mélancolique c’est ce que l’on pourra ressentir sur ce titre.
C’est donc un album très pro, bien riche, original et fou que nous propose les stéphanois. Varié tant sur les styles que les émotions qu’elles soient agressives, posées ou plus oppressantes, le groupe parvient à garder l’auditeur attentif au long de ces 40 minutes. Bravo !


 

Tracklist:
01. « Preacher »
02. « I Set Fire To Your House »
03. « The Revenge Of a Dishonored Horse »
04. « A Candlelit Dinner »
05. « Zombie Tick Attack!!! »
06. « Run Little Bastard »
07. « Do It Abraham, Do It »
08. « Worms »
09. « Fukushima, Mon Amour! »

 

 

spock

  • Groupe : Spock’s Beard
  • Album : Live at Sea
  • Sortie : 2014
  • Label : Spock’s Beard . com
  • Style : Prog classieux en live sur un bâteau
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Mike Portnoy et Derek Sherinian se sont transformés en agence de voyage, proposant une croisière sur le Norweigian Pearl, afin de faire la fête au progressif, à travers l’événement musical qu’est « The Progressive Nation at Sea ».
Une belle opération où les formations renommées se sont succédées sur la scène du Stardust Theater. La manifestation a été un franc succès, en revanche sera-t-elle reconduite à l’avenir ? Nul ne le sait, puisque les fans ont tellement été pris par les concerts, qu’ils n’ont rien consommé ou presque: du coup la compagnie n’a pas fait son beurre comme sur d’autres événements du même type.

Pour ma part, je vais vous parler du deuxième concert que donna Spock’s Beard mark III, le 21 février 2014. Le groupe affiche une belle vigueur présentant son dernier album et son nouveau chanteur le très efficace et charismatique Ted Leonard. Le groupe est heureux d’être là et le fait savoir, même si Ryo Okumoto désormais est plus sage, et ne monte plus sur ses claviers. Ted Leonard, très bon guitariste aussi, assure formidablement et semble plus motivé avec cette formation qu’avec celle d’Enchant. Alan Morse, guitariste fin et fougueux, met le feu par sa douce folie et son jeu hors du commun, à la fois cristallin et très versatile. Dave Meros est toujours aussi efficace et flegmatique, tandis que Jimmy Keegan affiche une belle frappe ainsi qu’un beau brin de voix. Il serait tant que cet immense batteur soit reconnu à sa juste valeur !
Le set est relativement court mais d’une grande intensité faisant honneur au dernier album au travers de ses désormais déjà classiques que sont « Something Very Strange », « Hiding Out », oeuvre de Leonard et « Waiting for Me ». L’air Neal Morse n’est évidement pas oubliée avec le très beau « Waiting on the Wind ». Evidemment, sachant que Neal Morse était présent sur le navire, notamment avec Transatlantic, la réunion était inévitable et ce fut fait sur cette ballade incontournable et imbattable qu’est « June ». Ted Leonard y opère une belle passe d’armes vocale avec Neal.
La fiesta s’achève par le tube prog qu’est « The light ». Dix-neuf minutes virevoltantes qui signent la quintessence du groupe. Le bémol car il y en a un: Ted Leonard ne participe pas à cette fête, lui qui c’est merveilleusement approprié cette pièce. Dommage, car le chanteur du groupe c’est lui et non Neal. Humilité de Ted, ou caprice de Neal ? Quelqu’un pourrait-il me donner l’info ? En tout cas, ce concert est très agréable à regarder et à écouter malgré un temps de jeu façon festival. Ce concert et d’autres vont-il donner lieu à un retour progressif de Neal dans la formation ? Peut-être ! Mais en tout cas, il ne faut pas omettre que Ted Leonard a sauvé la formation du naufrage et qu’il serait judicieux de continuer à lui faire confiance, car c’est un artiste majeur.

 


Tracklist:
01. « Something Very Strange »
02. « Hiding Out »
03. « Walking On The Wind »
04. « Waiting For Me »
05. « June »
06. « The Light »

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  • Groupe : Steel Panther
  • Album : Balls Out
  • Sortie : Mars 2012
  • Label : Universal Republic
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 11/20

 


 

Sapés comme Poison et des textes très orientés,  c’est ça Steel Panther. Le quatuor américain, de par son image, semble être  un groupe tout droitement issu de la fin des quatre-vingt. Cependant, le look et l’humour ne font pas tout. En effet, le groupe possède certes de fortes individualités, notamment un Michael Starr, à la voix puissante et un Satchel totalement flamboyant derrière la six cordes, mais ne dégage pas une originalité transcendante, se contentant d’être un immense shakeur où se croisent toutes les grandes gloires du Hair Metal, faisant ainsi sensiblement penser aux géniaux Slaughter à de très nombreuses reprises.
Steel Panther fait donc un Hard Rock festif et explosif, mais tape aussi dans le répertoire le plus velu de Bon Jovi, notamment sur « Just Like Tiger Woods » et « That’s What Girl are For ». « If you Really Love me » est carrément du gros Def Leppard à tous les niveaux, de la composition au jeu. Tout ceci est bien sympathique car gonflé par une production énorme et un Satchel impérial en soli, car faisant fumer la Gibson à chacun de ses interventions priapiques .  Satchel, c’est en réalité le génial Russ Parish que l’on a vu du côté de Fight et Jeff Pilson. Excusez du peu ! Alors évidemment ça claque mais le mimétisme avec certaines formations et gênant. Par exemple, « If Won’t Suck Itself » est du Mr Big tout craché, vous savez celui de « Addicted to That Rush ». Steel Panther fait office de véritable phénomène mais me laisse de marbre car faisant trop référence à mes artistes préférés.

Un disque qui évidemment s’écoute à fort volume mais qui est assez dérangeant. Balls Out a certes des couilles mais pas assez grosses pour proposer quelque chose d’original. Steel Panther est fait pour la scène mais sur disque il faudra repasser car l’originalité est au niveau zéro.
Pour résumer : le roi de ce disque demeure Satchel et ceux qui ont dit bien fort que Michael Starr était David Lee Roth, qu’ils retournent donc chez l’auto rhino !


Tracklist:
01. In The Future
02. Supersonic Sex Machine
03. Just Like Tiger Woods
04. 17 Girls In A Row
05. If You Really, Really Love Me
06. It Won’t Suck Itself
07. Tomorrow Night
08. Why Can’t You Trust Me
09. That’s What Girls Are For
10. Gold-Digging Whore
11. I Like Drugs
12. Critter
13. Let Me Cum In
14. Weenie Ride

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  • Groupe : Nazareth
  • Album : Big Dogs
  • Sortie : Decembre 2011
  • Label : Ear Music
  • Style : Hard Rock
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Nazareth est une légende du Hard Rock voire du Rock tout court ! Plus de trois décennies au compteur et toujours le même Blues Rock et Hard Rock coule dans ses veines. Un Hard Rock binaire à faire palir Phil Rudd qui évoque la démarche retenue par la vague des groupes australiens, présents, passés et sans doute à venir, avec cependant un touche bluesy plus prononcée comme en témoigne « Save the World Again », titre qui sort la steel guitare et les sons d’harmonica. Les riffs tournent et la voix est abrasive, façonnée au papier de verre et au malt. Quant à la guitare lead, elle se fait évidemment bluesy et pleine de feeling, un peu à l’image de la deuxième partie de carrière de Cinderella.
Les riffs de Jimmy Murrison soutenus par une batterie métronomique, nous font immanquablement battre du pied, sur  « Radio » notamment. Un « No Mean Monster » montre un aspect plus lumineux et plus rentre-dedans, les vocaux de Dan McCafferty se faisant plus incisifs, plus lame de rasoir. Nazareth reste fidèle  à une démarche musicale qui se place entre Blues et Hard Rock, et qui repose sur des compositions solides tournantes et des rythmiques en bêton. Le chant crasseux au sens noble du terme colle parfaitement à ce Hard Rock à la démarche pachydermique.
Evidemment, la production brute et sèche rend justice au savoir faire de cette formation carrée.

Big Dogs est donc un disque qui confirme la grande forme que tient Nazareth et dame ainsi le pion aux groupes de jeunes loups qui tentent de surpasser les fondateurs. Un petit bémol cependant : un disque qui sur la longueur se répète un peu et qui aurait mérité d’être sans doute plus ramassé, car plus de cinquante minutes, c’est un petit peu longuet pour une musique, qui s’adapte si bien au format vinyle. Un disque qui fleure bon le bourbon et la crasse!


Tracklist:
01. Big Dogz Gonna Howel
02. Claimed
03. No Mean Monster
04. When Jesus Comes To Save The World again
05. Radio
06. Time And Tide
07. Lifeboat
08. The Toast
09. Watch Your Back
10. Butterfly
11. Sleeptalker