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Archives mensuelles : octobre 2014

amenra_madensuyu_cover

  • Groupe : Amenra et Madensuyu
  • Album : Split 10″
  • Sortie : 2014
  • Label : ConSouling Sounds
  • Style : Sludge Doom Acoustic et Indie Rock/Noise
  • Site Web : www
  • Note : 12/20

Doom Sludge + Indie Rock/Noise, ce split de 2 titres nous propose le titre « Razoreater« , déjà apparu sur le split avec Hitch en 2007 mais cette fois en acoustique par le quintet d’Amenra formé en 1999 chez mes voisins belges, ainsi que le titre « Days and A Day » sortie de l’album Stabat Master sortie en 2013 par le duo d’Indie Rock/Noise Madensuyu, formé quand à eux dans le début des années 2000, fort d’une discographie d’un EP et de trois albums.
L’artwork de la pochette est … spécial, photographie de Mirjam Devriendt, des espèces d’os (?) reposant sur des coussins, s’il y a une symbolique là-dedans, elle est bien cachée ! Cela reste simple, mais je ne vois pas vraiment ce que ça veut dire …
Partie A : Amenra nous fait voyager à travers un glacier d’émotions, voguant entre tristesse et mélancolie puis break … Nous voici emmenés dans un délice vocal et de guitare acoustique, certes techniquement pauvre mais l’émotion y est, et la batterie reviendra de plus belle tout doucement dans l’ombre de cette poésie. Oui, dans l’ombre, car ce morceau acoustique n’est rien d’autre qu’un part d’ombre mélancolique, perdue entre deux murs que sont la tristesse et l’accablement. La chanson finira sur un rythme lent, limite dépressif, la tristesse l’emportant sur n’importe quelle émotion positive tel un arbre perdant ses feuilles en ce début d’Automne.

Partie B : Madensuyu nous fait un somptueux mélange de pommes d’amour caramélisées et de compotes de pommes. (oui monsieur, voilà à quoi je pense quand j’écoute de la musique par moment) Un rock dur d’apparence avec des sonorités noisy hypnotiques qui emmène l’auditeur vers un monde fait d’inconnus, mais qui cache pourtant de belles subtilités acoustiques tout de même et une mélodie pleine d’amour, malgré le fait que ce soit un amour meurtri. Un titre planant qui ose couper également en plein milieu pour remettre l’auditeur sur terre, puis le faire repartir dans l’ascenseur émotionnel qu’est « Days and a Day« .

Ce split nous emmène à faire un nouveau voyage (pour les âmes sensibles, vous serez toucher par la beauté des morceaux) à travers des sonorités acoustiques ou noisy ruisselantes. Un deux titres sympathique pour faire deux nouvelles découvertes musicales, deux groupes dont l’univers n’est pas si éloignés que ça malgré les étiquettes, cependant deux titres, cela reste très court quand même et me laisse sur ma faim …


Tracklist :
 
Amenra :
 
01. Razoreater (acoustic)
 
Madensuyu :
 
02. Days and a Day

EYESWDEOOPUM

  • Groupe : The Dali Thundering Concept
  • Album : Eyes Wide Opium
  • Sortie : 19 Octobre 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Mathcore / Djent
  • Site Web : www
  • Note : 18/20 

 

 


Lorsqu’il m’a proposé de chroniquer leur nouveau bébé, l’un des géniteurs de ce Eyes Wide Opium le savait très bien, le djent et moi, ça fait deux. Je n’ai jamais été fan de ces saletés de cymbales inversées qui annoncent toujours les mêmes breaks uniformes balancés en position gastro. Je me demande parfois s’ils se donnent des conseils pour pas trouer leur fûtes. Oui, vraiment, venant d’un amour des sons crades, élevé aux amis amateurs de hardcore oldschool, totalement amoureux du shoegaze post-machin, pas simple d’accepter autant de propreté. Mais comme d’hab’, force est de constater que dans tous les genres musicaux, tiroirs inutiles, ceux qui font bien leur truc ouvrent souvent les portes d’univers étendus.

Découvrir The Dali Thundering Concept après des années d’abstinence djentuelle, c’était plutôt une bonne idée. A mes yeux le djent est un style musical dans lequel les musiciens comptent autant que les ingénieurs du son, voir moins. La technique tente de s’élever au rang de l’art. Et lorsque les musiciens sont aussi les ingés, ça donne forcément quelque chose de « total ». En écoutant cet album, je ne fais que partiellement attention aux idées musicales, à la gestation mélodique si je puis dire.

Impossible de se faire une image des gars sur scène, puisque direct on se dit « effet studio », « ils peuvent pas reproduire ça pareil en live » etc. Par contre, aisé de penser les gars assis sur les banquettes de leur studio chacun un casque rivé sur les oreilles à débattre pendant des heures du niveau sonore que mérite un effet d’un centième de seconde. Tout ça pendant deux ans. C’est là que je pige le délire, en tous cas le leur, d’un coup d’un seul. C’est un peu la renaissance, mais en musique. La propreté, la perfection, le travail bien fait, c’est tout ce qui compte. Les autodidactes comme moi qui préfèrent l’honnêteté du gribouillage peuvent bien aller se rhabiller.

Une fois qu’on a compris cet enjeu, on peut s’ouvrir à tout l’album. Et comprendre les thèmes qui y sont associés. Une fois qu’on a passé cette barrière on pense au(x) cerveau(x) de ces types. Mais bordel les mecs, d’habitude c’est pas dans une discographie entière qu’on fourni autant d’efforts ? Là ça tartine de partout, sans jamais taper dans le rouge, et sans perdre de puissance. Et ça se permet des passages purement Dillingiesques, des envolées de chant clair dignes des mixs de Radio FG, de l’interlude au piano et des samples en veux-tu en voilà… Le gros avantage de cette musique de studio étant qu’on met l’accent sur l’élément que l’on souhaite au moment où on le souhaite en se foutant totalement d’une cohérence humanisante ; on ne cherche pas à reproduire l’atmosphère d’une pièce, on ne situe rien dans un espace scénique, on va bien au delà. Un gros grind sur cymbale ride et hop, la ride envahit les esgourdes pour souligner toute la violence du geste.

Elles sont bien là les f*cking cymbales inversées. Et dès les premières secondes, dès le premier gros break. Alors forcément à la première écoute j’ai craché ma haine d’ignare à la condamnation facile. Au bout du sixième titre, je n’y prête plus attention, la cymbale inversée, c’est limite un instrument en soi, mais un instrument au summum du virtuel. Grand plaisir qui me change de mes précédentes chroniques, impossible d’identifier un logiciel aux presets génériques et peu maniables. Ces geeks qui ont fait des études pour le devenir se sont vraiment pris la tête. La profondeur abyssale d’un bon tom basse pour annoncer le breakdown, quelle gaule. Aucune cymbale inversée ne vaut ça. (Héhé).

Aux guitares nouveau paradoxe entre la dextérité et des sonorités surexploitées à mon goût. En s’attachant à la virtuosité des musiciens, on repère les techniques d’autistes géniaux qui refusent de délaisser la moindre corde. C’est beau, impressionnant. La vitesse d’exécution colle une sacrée trempe, autant de subtilités à la seconde, respect. Mais du point de vue des textures, je condamne ce djent, je n’y peux rien. Exactement le même travers que l’électro dubstep qui sort tout le temps la même snare au ton beatbox pour accompagner le synthé de David Ghetta ; je ne sais pas me l’expliquer, pour faire du djent, il semble invariable d’approcher certaines textures et pas d’autres. Toujours la même sonorité qui semble jouer sur l’opposition entre la chaleur d’un accordage extrêmement bas et la platitude d’un son numérique tout compressé. Ca gagne en clarté, c’est propre, mais je ne peux pas m’empêcher d’imaginer Animal As Leaders ou autres Meshuggah. Bon ou mauvais point, ce sera selon l’auditeur. Pour moi ce n’est pas dramatique, mais c’est tout de même dommage de constater que toute la scène djent bosse très dur pour des rendus aussi similaires. Vous me direz, les mélomanes jouent sur du Fender, les hipsters ont un Orange et les violents veulent leur 5150. Au final, je me rends compte que le problème va plus loin que le djent à lui seul. Les guitaristes semblent juste prisonniers du hardware qu’on associe au style qu’ils entendent pratiquer…(?). Les sons cleans quant à eux sont saupoudrés de delay, ce que j’aime, et les textures aériennes ont comme un air de caraïbes. Voilà qui renforce l’aspect mystique de l’ensemble, le temps est comme suspendu durant ces cassures qui apaisent. Sur le morceau Phoenix, vous pouvez constater vous mêmes ces spécificités…et vous prendre la grosse baffe de l’album selon moi.

A la voix, énorme puissance des cris, toute virtuelle elle aussi, le souffle est particulièrement important mais oui roh, j’ai compris, c’est une musique de technicien ingénieur okay. Alors ça roule, j’aime ça. Seul gros bémol sur lequel je ne peux pas passer, la prononciation anglaise qui dès l’introduction rebute un peu. C’est classe l’english, et ça offre une portée universelle à ce grand message qu’est Eyes Wide Opium, mais cet accent simulé, je ne m’y habitue pas. Lors des crises de nerfs du hurleur, ça ne pose aucun souci. Sur les phases Radio FG (excusez mon humour) non plus. Mais réellement, le spoken word souffre pas mal de ce qui dès l’entrée donne un côté « on se donne un genre qui n’est pas le nôtre ». En clair, on est français mais on veut faire croire qu’on débarque d’une autre planète. Avec autant de dextérité, d’efficacité, de perfection, c’est assez amusant de remarquer que le plus humain des sons fait intrus, ne peut pas offrir la finition aseptique d’un logiciel.

Pour la forme sonore je résumerai ainsi en vous balançant ma thèse : pour un travail bien fait, il faut aller aux limites qu’offre un genre, en l’occurrence, le djent-mathcore-schizophrénique. Ca passe par le studio, et rien que le studio. A ce titre, The Dali Thundering Concept offre une leçon de technique qui ne peut laisser personne insensible. Pas même moi, qui me prosterne humblement face à tant de boulot. Je ne suis pas amateur de ces sonorités, mais ils m’ouvrent à elles grâce à cette propreté qui fait qu’on entend tout, qu’on se sent dorloté, bénéficiaires d’un véritable souci du détail. Comment ne pas remarquer le professionnalisme de ces musiciengénieurs ? Ces limites qu’ils atteignent sont probablement ce qui me dérange le plus. Impatient de voir évoluer cette scène, j’appelle de mes vœux le jour où ce virtuel offrira un véritable espace aux violons réellement frottés, aux accordéons, aux triangles, peu importe. Tapez un feat avec Bjork. Comment ces instruments pourront-ils se faire une place dans ces nappes de puissance ? C’est toute la question, et si j’ose dire, tout le défi, pour brasser un public plus large, sortir des codes et de la technique reine. Eyes Wide Opium ? L’efficacité, la finition. L’innovation, c’est elle que j’espère pour les prochains titres, pour ce qui concerne ces textures. Au sens le plus artisanal et manuel, je l’ai dit à mes amis musiciens au lendemain de ma première écoute : ces mecs vont mettre une tarte à beaucoup de gens. C’est donc plutôt positif, je tire mon chapeau à ces mecs qui chatouillent les limites de leur genre et qui m’ont terrassé les oreilles en m’offrant de mieux confirmer que oui, le djent, c’est un truc technique par essence.

Parlons maintenant de sens puisque nous parlons bien d’un album sous forme de message, et commençons par le titre.

En 1998, Kubrick livrait son film le plus mystérieux, Eyes Wide Shut (les yeux grands fermés). Peuplé de signes et de références occultes, il déroulait le tapis rouge à ce que les années 90 puis 2000 allaient réveiller via internet : la croyance en un gigantesque complot par la puissance de l’argent et des médias, visant à réformer l’humanité, la pousser à consommer tout ce qui jusqu’ici était considéré comme hérétique. Le sexe, la drogue, les distractions, la vanité…surtout la vanité. En ce temps là, on posait les jalons d’une chasse aux secrets tout en estimant que les sociétés secrètes faisaient leur œuvre patiemment tapies dans l’ombre. Pour occuper ces moutons, donnons leur du pain et des jeux. En 2014, The Dali Thundering Concept propose un constat sombre et réaliste, à l’image de beaucoup de groupes et d’artistes indés (puisque les artistes mainstream seraient de ce complot abrutissant) : le monde va mal, les humains partent en vrille, plus rien ne les intéresse à part un rêve photoshopé. Le pain vient à manquer, mais tant qu’on a les jeux, et la possibilité de faire un selfie, on a le temps de penser futile. Eyes Wide Opium. Plus question d’avoir les yeux grands fermés, de passer à côté de ce nouvel ordre des choses. On les ouvre à nouveaux, et on se trouve bien cons, collés à un miroir. Comme si cette manipulation avait donné un résultat ; notre monde actuel.

Dès l’introduction, pas de pitié, on va s’énerver. « They’ve fucked us for far too long (…) This is a wake up fucking call ». On va le briser ce miroir. En soi, le thème n’est pas bien révolutionnaire à mes yeux. Fuck the american dream, on l’a pratiqué du côté coreux depuis quelques années. Mais ce qui est nouveau pour moi c’est ce mariage entre le djent de la toute puissance numérique, et le thème d’une époque qui justement déshumanise au possible. «You only obey and believe You only worship the words of the fucking screen». C’est pas faux les gars, mais vous le dites quand même en 1080p. Première révélation, Eyes Wide Opium c’est un peu une guerre contre la modernité avec ses propres armes.

Les lyrics évoquent donc notre temps en cherchant à l’expliquer. Nous sommes les enfants de la crise, et pour supporter ce monde qui s’écroule, le rêve passe par la consommation frénétique. Nous devenons les pères d’une sainte colère, d’un réveil qui sera brutal. A l’issu de tout l’album j’en ai retenu que finalement, nous sabotons notre intelligence afin de ne pas être limpides quant à tout ce que nous avons gâché. Plutôt que de remarquer que nous n’avons plus le choix en prenant des anti-dépresseurs, amusons nous avec des drogues aux effets similaires, créons l’illusion du libre arbitre. Qu’importe le flacon… «At some point we must embrace remorse rather than regrets Wake up and choose what this world will be Because until now we’ve just been standing here, Eyes wide opium». Effectivement, Eyes Wide Opium est un appel au réveil. User des armes de la modernité afin d’alerter sur la déshumanisation et le décervelage généralisé, c’est vraiment bon. Les références à Alice tombée au fond du trou, à ceux qui lisent la Bible en oubliant d’écrire leur propre histoire, tout cela fera mouche auprès des auditeurs, en tous cas, on peut l’espérer. Encore faudra-t-il accorder aux lyrics une lecture attentive.

Néamoins, un dernier élément me dérange, et n’est pas propre à ce groupe et cet album uniquement. Dans la musique metal, il s’agit souvent de tirer des constats sur l’humanité toute perdue. Malheureusement à mon goût, cela passe trop souvent par le «you». Vous êtes des moutons, vous êtes endormis, vos yeux sont pleins d’opium etc. Beaucoup de groupes, y compris le mien, pensent réveiller l’humanité, provoquer la révolte mais aussi l’espoir, dans un mouvement collectif qui serait notre salut. Cependant, la masse d’auteurs qui parlent du monde et de son état le font quasiment tous en ne s’incluant que rarement à l’humanité qu’ils voudraient rassembler, soulignant aux auditeurs dans quelle merde ils s’enfoncent. L’explication la plus viable, c’est qu’en terme de puissance de la colère, cracher sur le monde est bien plus efficace que de pleurer avec lui. S’inclure dans la masse moutonneuse serait peut-être déplacé, d’où parlerions-nous ? Ultime paradoxe donc ; comment sauver le monde, provoquer son réveil, si l’on ne passe que par sa condamnation définitive ? Un mec dans le rap s’est confronté à cette problématique un peu comme le fait The Dali Thundering Concept : Orelsan. Sur Perdu d’avance, treize titres le placent au dessus de nous tous, puis un quatorzième vient expliquer qu’en réalité, il est une merde comme nous autres. «Ok stop, I’m done spitting this raw truth at your faces I despise this system but I’m part of it», ainsi se décrit le brailleur en définitive. Je vous pointe du doigt, mais au final vous pourriez en faire autant. Paradoxal Wide Paradoxes. Quitte à mépriser notre temps, autant le faire jusqu’au bout. Mais, c’est une question de goût.

Comment passera le message alors ? Dénoncer la modernité avec les plus virtuels des procédés, et amuser un public de sauvageons qui se taperont dessus pour leur dire à quel point il est à l’ouest, quelle efficacité cela aura-t-il ? A vrai dire, le public sera libre et responsable de son écoute. S’il fait l’économie de la lecture de ces lyrics d’importance, peut-être ne comprendra-t-il rien à la portée du message offert par Eyes Wide Opium, et il moulinera dans la fosse complètement bourré sans comprendre pourquoi ces musiciens ont choisi la brutalité. Je le répète, c’est un souci qui n’est pas propre à ce groupe et qui dépend beaucoup de l’auditeur.Le fait de soulever cette question est à mettre au crédit de cet album.

Conclusion véritable : Eyes Wide Opium est un paradoxe qui se tient. Dans ses fondements, il propose un message qui serait caché à l’image de celui du film de Kubrick. Caché par l’usage même des techniques modernes responsables du décervelage par les distractions. Le génie du cinéma lui aussi voulait alerter avec ses pédobears illuminatis, tout en propulsant son message par le biais du cinéma, medium collectif par essence. Certains se sont endormis ne parvenant pas à suivre les déambulations de Tom Cruise et de sa fausse frigide de compagne. D’autres, comme l’illustre Michel Ciment (cadeau), ont tout de suite voulu comprendre ce qui se cachait dans le décor en le prenant au sérieux. Pour Eyes Wide Opium, il y aura sans doute aussi deux types d’auditeurs. Ceux qui prendront le plaisir en secouant la tête pour mieux la vider, moutons non-condamnables et ceux qui iront lire les lyrics, s’interroger sur le sens de cette oeuvre qui trouve sa cohérence dans ce mot qui lui colle vraiment : le paradoxe. Selon moi l’aspect purement musical prend son ampleur à la lumière du message délivré. Sans comprendre cette cohésion de fond et de forme, l’album perd de sa saveur et se range dans un tiroir avec les autres productions du genre. Le caractère djent, moderniste et virtuel, il est intéressant pour servir de support à un propos sur l’époque. En frôlant les limites techniques et en proposant cette réflexion, il s’élève nettement au dessus du lot, passe vraiment du simple album de musique à l’oeuvre d’art complète, qui offre des pistes de réflexion.

C’est bien pour ça que je vous ai fait manger cinq mille paragraphes et que j’ai voulu chroniquer cet album en allant relativement loin. Il mérite d’être considéré comme un tout, une démarche. Dire qu’il s’agit d’un album-concept, c’est la moindre des choses. Soutenir qu’il s’agit d’une oeuvre d’art plus que d’un simple album de musique qui suivrait une mode, ça se défend aussi, et ce malgré tous ces éléments qui me dérangent parfois. Voilà pourquoi j’ai pris un vrai plaisir à découvrir cet album, et voilà pourquoi je vous incite à l’écouter autant qu’à le lire, car ces deux facettes se complètent, se renforcent mutuellement. Eyes Wide Opium n’est pas surréaliste comme le laisserait supposer le nom dalinnien du groupe qui en est l’auteur, il est typiquement contemporain, le reflet d’une époque technique et morale.

Mention spéciale : Phoenix. Le morceau le plus efficace à mon goût, à écouter en photoshoped dreamed 1080p.


 
Tracklist :
01. Prolegomena
02. White rabbit
03. Mesmer Eyes
04. Damocles
05. Sons of Crysis
06. Phoenix
07. Bread games and Narcolepsy
08. Fathers of rage
09. Burdened by the end
10. Behind the fur
11. Beyond Mirrors
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Wolve

  • Groupe : Wolve
  • Album : Sleepwalker
  • Sortie : Janvier 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock / Rock Progressif 
  • Site Web : www
  • Note : 16/20 

 


 

Jeune groupe Français Wolve a peaufiné son petit louveteau avant de nous le présenter par ses propres moyens. Réellement aucun label n’a signé ça ? A l’écoute de ce Sleepwalker il y a de quoi ne pas comprendre pourquoi ! Heureusement que certains sont là pour assurer la promo ! 
Il aura fallut en effet 5 années pour que Julien Sournac et sa bande  terminent ce Sleepwalker aux tonalités Progressives et Pop, voir Rock. 
6 titres pour 36 minutes de musique, voilà le topo. 2 belles pièces de plus de 10 minutes et une petite intro voilà le détail principal de Sleepwalker. 
« The Tall Trees » avec ses deux petites minutes ouvre le concept album. Wolve semble être possédé par Jeff Buckley. L’ambiance, le chant de Julien Sournac, on s’y croit. Et paf, alors que l’on pensait s’écouter un disque chargé d’ondes de Pop vibrantes et pleines de mélancolies voilà que déboule un riff puissant et carrément Metal. Vous avez dit Steven Wilson ? La ressemblance est à prendre en considération. Mais ma foi, Wolve est plus habile que ça. Sur les onze minutes trente sept, le quatuor varie les plaisirs et les ambiances. Opeth, Porcupine Tree et pourquoi pas Radiohead dans certains moments plus ‘Alternatif’.
Julien Sournac guitare et chant, David Dutoit à la basse, Sacha Lounis à la Batterie, percussions et chœurs et Alexandre Aguilera à la guitare  nous ont donc convié à un beau périple musical. On s’étonne de découvrir sur « Cassiah » autant de variété. Pas facile de s’imaginer de grosses formations s’essayer à ce challenge. Opeth peut-être avec Damnation si le disque n’avait été entièrement acoustique aurait pu s’en rapprocher. « Ocean » est plus planant mais garde cet esprit, cette volonté de surprendre à chaque fois. J’avoue qu’aux premières écoutes j’étais plutôt de marbre devant la musique de Wolve. Le passage au casque m’a fait entendre leur musique autrement. A ce titre, « Ocean » devient bouleversant. Il y a un petit coté Post Rock aussi dans l’esprit, dans l’univers un peu … non pas abstrait, mais quasi onirique de cette composition. Les quelques accélérations ou envolées nous rapprochent quant à elle de l’univers musical d’un Porcupine Tree. 

Techniquement le groupe est très bon. « Ocean » en est d’ailleurs une belle preuve avec ce petit break quasiment Jazz, où la section rythmique ralenti le tempo pour s’exprimer avec un groove dingue. Bravo. La voix de Julien quant à elle sans reproche. L’homme est capable de beaucoup de chose. J’ai pas mal pensé à Steven Wilson, ou bien Jeff Buckley, mais je rajouterai aussi Vincent Cavanagh pour une diffusion d’émotion que seul le chanteur d’Anathema sait transmettre, comme sur « Colors Collapse » notamment. Ce titre à beau être complexe il n’en reste pas moins beau et envoûtant. 

Sleepwalker se termine de façon éponyme, avec un hommage, voulu ou non à Jeff Buckley. C’est carrément grand ! Moi qui ai pour référence de cette artiste Sketches for My Sweetheart the Drunk et non Grace, je dois dire que les Français on fait très fort pour ce final. Magique !!

Ce premier EP ou album (on ne sait pas trop vu la durée) de Wolve propose du lourd. Ça annonce du bon pour la suite, car il y a là un professionnalisme déjà évident. 
Wolve est à suivre de près !


 

Tracklist:
01. The Tall Trees
02. Cassiah
03. Ocean
04. Countdown
05. Colors Collapse
06. Sleepwalker

supersuckers

  • Groupe : Supersuckers
  • Album : Get The Hell
  • Sortie : Janvier 2014
  • Label : SPV
  • Style : Rock’N’Roll
  • Site Web : www
  • Note : 15.5/20 

 


 

Lorsque l’on parle de Rock’N’Roll, de suite on pense à sexe, drogue et alcool ! Et bien, pile poil René, les Supersuckers ne parlent que de ça sur Get the Hell leur nouvel album. Le dernier disque date déjà de 2008 et après un petit changement de guitariste les gars de Tucson reviennent plus N’Roll que jamais. Les titres parlent d’eux même « Fuck Up », « Disaster Bastard », « Shut Your Face » ou bien encore « High Tonight » sonnent crus. 
Pas de doute on nage sur le terrain de Nashville Pussy, The Hellacopters, ou bien encore des Punks Ramones. Parfois il y a un relent (non pas de bière) mais de Country comme sur le très Fun « Pushin Thu ». 

La musique de Supersuckers est vraiment cool et passe à merveille dans toute les conditions. En voiture, devant son pc, en marchant, en buvant une bière, bref Get the Hell est à emmener partout avec vous. Ne cherchez pas ici de technique, les mecs sont là pour vous fait danser pas pour vous prendre la tête. 

12 titres pour 35 minutes, c’est direct, mais il n’en faut pas plus pour faire taper du pied. Parmi ces 12 compositions, on retrouve 2 reprises dont une très étonnante, celle de Depeche Mode « Never Let Me Down Again » complètement méconnaissable. Cette version est tout simplement géniale, il fallait y penser.  L’autre c’est Gary Glitter  qui voit son « Rock On » modifier génétiquement par les Américains. Whaou, une pure pépite Rock’N’Roll qui fera danser votre grand-mère (si vous en avez une !) 

Get the Hell est une véritable bouffée d’air pur, à écouter juste pour vous faire du bien. 


Tracklist:
01. « Intro »
02. « Get the Hell »
03. « Something About You »
04. « Fuck Up »
05. « High Tonight »
06. « Pushin’ Thru »
07. « Never Let Me Down »
08. « Gluttenous »
09. « Disaster Bastard »
10. « Bein’ Bad »
11. « That’s What You Get »
12. « Shut Your Face »
13. « Rock on »

 

gamma

  • Groupe : Gamma Ray
  • Album : Empire of the Undead
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : Ear Music
  • Style : Heavy Metal / Heavy Speed
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Voilà un petit moment que je n’avais écouté un disque de Gamma Ray. Il faut dire que depuis l’excellent No World Order les Allemands ne m’ont pas vraiment touché. Majestic ne m’a pas bouleversé et To the Metal … je ne l’ai pas écouté. Faute de temps, mais surtout d’envie, je n’ai pas cherché à l’écouter.
Empire of the Undead m’arrive donc dans les mains et j’avoue débuter l’écoute avec un certain recul de peur d’être sacrément déçu. Après une première écoute en voiture je dois dire que ce nouvel album ne m’a pas du tout convaincu. Si mélodiquement les compositions de Kai Hansen sont toujours efficaces, j’ai finalement décelé en moi une certaine défiance quant à la qualité vocale de l’Allemand. Je crois que Kai Hansen me saoule. Je crois qu’il devrait ne tenir que le manche de sa gratte plutôt que celui du micro. C’est une pensée personnelle ! Certes il a été excellent sur des albums tels que No World Order ou Power Plant. Mais c’était son heure de gloire. Et puis ce n’est pas pour rien qu’il a lâché l’affaire avec Helloween.

Et maintenant ? Après plusieurs écoutes ? Et bien je n’en pense pas moins. Empire of the Undead possède de bons titres, bien ficelé, surtout les compositions bien Speed, comme seul Gamma Ray, Helloween et Stratovarius savent le faire, mais je suis carrément passé au travers des autres titres (sauf « Avalon »). En effet ils sont trop plombés, trop proche d’un UDO, trop Old School Teuton et ça je n’accroche pas. Que dire aussi concernant la power ballade « Time for Deliverance », bien foutue mais pas convaincante. C’est Gamma Ray pas Dio, c’est certain…
Non mon truc chez Gamma Ray c’est quand ça blaste à mort, quand ça tartine, quand le batteur envoie du gros son. Et pour le coup Michael Ehré qui remplace mon idole Zimmermann sait ce qu’il fait. Prenez « Hellbent » par exemple qui envoie du bois du début à la fin. C’est typique mais c’est diablement efficace. Idem pour l’incroyable « Master of Confusion » et le tonitruant « I Will Return ». On notera de la part de la Team Hansen une volonté de regarder vers le passé plutôt que vers l’avenir. Si on peut penser que Land of The Free Part II est le début de cette idée saugrenu d’aller de l’avant tout en regardant dans le rétroviseur, il est évident que To The Metal et Majestic sonne le glas d’un Gamma Ray aventureux. Ces dernières années en effet les Allemands prouvent à chaque sortie qu’ils aiment UDO, Judas Priest & Co. On ne peut leur reprocher cela, mais mon dieu Kai soit vigilant car sur « Pale Rider » tu fais du plagia du Metal Gods ! Idem pour le texte du refrain de « Hellbent ». Sur le néanmoins très bon « Empire of the Undead » c’est UDO qui se voit copier. Ok, les ventes de ton groupe n’ont jamais autant culminées depuis les derniers albums, soit, mais ais un peu de respect pour toi même en composant pour toi et pas pour ton banquier. Toutefois il y a de l’espoir car avec « Avalon » on sent tout de même une petite place pour la prise de risque avec une longue pièce de 9 minutes, plutôt mid-tempo avec une consonance proche de Avantasia. Ha on me signale dans l’oreillette que ce genre de prouesse a déjà été entendu avec « Rebellion In Dreamland », zut, loupé !

Et sinon, pour en revenir à ma première écoute, oui Kai Hansen me casse désormais les oreilles et oui il est un des meilleurs guitaristes qui existe en matière de Speed. Suffit d’écouter le solo de dingue sur « I Will Return » ou bien encore celui de « Empire of the Undead » pour bien comprendre à qui on a affaire. Kai Hansen est un guitariste, pas un chanteur.

Au final Empire of the Undead ne m’a pas convaincu plus que ça. A trop vouloir rendre hommage a ses pairs Kai Hansen en perd son écriture. Il ferait mieux de nous sortir un Tribute Album pour se dégorger complètement de ses influences puis nous pondre enfin un digne disque de Gammay Ray.


Tracklist:
01. « Avalon »
02. « Hellbent »
03. « Pale Rider »
04. « Born To Fly »
05. « Master Of Confusion »
06. « Empire Of The Undead »
07. « Time For Deliverance »
08. « Demonseed »
09. « Seven »
10. « I Will Return »
11. « Built A World » (bonus track)

 

 

annisokay

  • Groupe : Annisokay
  • Album : The Lucid Dreamer
  • Sortie : Juin 2014
  • Label : SPV
  • Style : Emo-Core / Post- HardCore
  • Site Web : www
  • Note : 15/20 pour ceux qui n’y connaissent rien.
    09/20 pour les puristes du genre.

 


 

Avant d’être signé chez SPV, Annisokay a cartonné au Pays du Soleil levant, tout d’abord grâce à Youtube puis grâce à The Lucid Dreamer. Il aura fallut plus d’un an pour qu’un label Allemand signe ce groupe… Allemand, un comble. 
Étonnamment cette jeune formation joue sur un style peu commun chez SPV, mais leur signature donne un bon coup de jeune à la maison de disque. 

Musicalement ça sonne donc jeune, très orienté Post Core, avec les sonorités électro qui vont biens, du chant clair très agréable et un chant hurlé performant. A la première écoute Annisokay m’a donné un bon coup de pied au cul. Vous le savez depuis le temps, j’adore ce genre de Metal et j’en suis très friand. Souvent les groupes pratiquants ce genre se ressemblent, mais ma soif de cette musique ne semble pas vraiment s’éteindre et malgré tout se ressemblent plus ou moins j’en demande toujours plus. Annisokay se rapproche de ce qui se fait de mieux dans le genre. Pas étonnant que les Japonais aient autant aimé. Le coté électro, dans ce pays ils adorent et ils ont bien raison car cela apporte un touche intéressante à cette musique assez austère. 

La bombe The Lucid Dreamer ouvre sur « The Final Round ». Le ton est donné d’entrée de jeu. Le chant clair est vraiment bon, aucun doute. L’électro est discret mais apporte de la profondeur à la compo et permet au passage de dériver un peu vers un univers différent. Mais malgré ces qualités, ce n’est pas ce titre qui attire le plus mon attention. « Sky » qui a débuté sa vie sur le net avec le succès qu’il mérite m’a vraiment touché. Quelle maîtrise pour une si jeune formation. Lorsque l’on regarde le clip on peut se dire que ces jeunes en ont dans le sac et lorsque l’on prend en pleine tête un pur hit comme « Monstercrazy » on ne peut qu’applaudir des deux mains. Le style se veut redondant et je dois avouer que c’est tout de même souvent le cas. Certaines formations grâce à un certain talent et une verve qui ne s’écroule pas en fin d’album arrivent toutefois à tenir l’auditeur attentif. C’est le cas d’Annisokay. Les titres s’écoulent et s’écoutent avec un intérêt constant. « Who Am I » est plus calme et apporte un bol d’air frais important. Le duo de chanteur se complète à merveille un peu comme peuvent le faire certains groupes de Death Mélodique. A deux on est plus fort pourrait-on dire. Prenez « By the Time » par exemple, où Dave Grunewald gueule à mort jusqu’à ce qu’arrive la pureté vocale de Christoph Wieczorek. C’est vraiment ça que j’aime dans ce genre de MetalCore, comme chez Killswitch Engage par exemple (ok sauf que Jesse Leach est seul.

Ça sonne résolument pour les gamins en mal de bruit et ça saute dans tous les sens mais  finalement j’aime bien. 
Ce disque est vivement déconseillé aux professionnels du genre qui maîtrisent le sujet sur les doigts de la main. Perso, je m’en tape le coquillard du déjà vu, déjà entendu, du moment que je prends du plaisir ! Et vous ?


 
Tracklist:
01. « The Final Round »
02. « Sky »
03. « Anniversary »
04. « Firewalk »
05. « Monstercrazy »
06. « Who Am I »
07. « The Believer »
08. « Insanity »
09. « Ghost of Me »
10. « By the Time »
11. « Where Do I Start »
Bonustracks (Re-Issue 2014)
12. « Day to Day Tragedy »
13. « Wasted & Useful »
14. « The Final Round » (HoppiTronic Remix)

 

lordi

  • Groupe : Lordi
  • Album : Scare Force One
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : AFM Records
  • Style : Hard N Roll
  • Site Web : www
  • Note : 15.5/20

 


 

Messieurs et Mesdames, sachez le le nouveau Lordi est arrivé ! Pour ma part depuis The Arockalypse je n’ai pas trop suivi l’histoire du groupe. Disons qu’à l’époque j’ai fait comme tout le monde, je me suis précipité sur la chose, le disque de l’Eurovision qui a foutu les chocottes à Drucker. Et puis une fois tout ce succès commercial passé,  j’ai oublié ou plutôt devrais-je dire, j’ai voulu oublier. Non pas que ça soit un mauvais disque, mais The Arockalypse n’était pas il faut l’avouer transcendant.

 

Il s’en passé des choses pourtant depuis 2006, autant pour moi que pour Lordi. Changement de line-up  (pour moi aussi), changement de maison de disque (pour moi aussi) et changement  de costumes (heu, pas moi)  !  Et musicalement alors ?

Et bien si en 2006 Lordi m’avait laissé sur ma faim, j’avoue que Scare Force One est un bon disque ! A défaut d’être hyper original, ce disque contient son petit lot de tube Rock.

Ça débute d’entrée avec un « Scare Force One » des plus percutant. Le refrain est efficace, tout comme les riffs. C’est finalement beaucoup plus Heavy que ce à quoi je m’attendais. Cool, je ne vais pas m’ennuyer ! Ça changera de The Arockalypse. Pas de doute, la scène scandinave sait ce qu’elle fait en matière de Hard Rock et mérite amplement un peu plus de reconnaissance de la part des Hardos en mal de riffs en provenance des USA. La liste de bons groupes est longue et avec ce disque, c’est désormais clair que pour ma part, Lordi en fait parti ! ça continue immédiatement avec « How to Slice a Whore ». Pas évident pour tous d’apprécier la voix complètement crade et cassée de Mr. Lordi, mais si vous arrivez à vous y faire alors je peux vous certifier que vous allez passer un bon moment, notamment avec le single « Nailed by the Hammer of Frankenstein », la meilleure composition que j’ai pu entendre jusqu’à présent des Finlandais. Il n’y a vraiment rien à jeter sur ce titre. Gros refrain, très fédérateur (que l’on n’oublie pas comme ça), un bon solo et un rythmique électrique, tout ce qu’il faut pour un tube radio et live !

Mais je dois aussi avouer que plus les écoutes passent et plus je trouve que l’album tout entier (ou presque) est fédérateur. Même le lourd et lent « The United Rocking Dead » en impose. Quelle différence avec 2006 où tout était insipide et sans prestance. En 2014 on retrouve un groupe brillant et franchement agréable. Je n’oublierai pas non plus le génial « Monster Is My Name » tout simplement hypnotique. Néanmoins quelques titres finissent par être emmerdant, notamment « She’s a Demon » à cause de son refrain complètement foiré alors que tout le reste de la chanson est superbement bien composé. Comme quoi, même avec de l’expérience ont peut se louper.

 

Très bonne surprise donc pour ce nouvel album de Lordi (à la pochette toujours aussi ignoble). Je ne peux que vous le conseiller si vous avez un certain penchant pour le Hard Rock et si (surtout si) la voix ne vous effraie pas.


 
Tracklist:
01. « SCG7: Arm Your Doors and Cross Check »
02. « Scare Force One »
03. « How to Slice a Whore »
04. « Hell Sent in the Clowns »
05. « House of Ghosts »
06. « Monster Is My Name »
07. « Cadaver Lover »
08. « Amen’s Lament to Ra II »
09. « Nailed by the Hammer of Frankenstein » 3:18
10. « The United Rocking Dead »
11. « She’s a Demon »
12. « Hella’s Kitchen »
13. « Sir, Mr. Presideath, Sir »