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  • Groupe : Evergrey
  • Album : Hymns for the Broken
  • Sortie : Septembre 2014
  • Label : AFM Records
  • Style : Dark Metal 
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Et hop, un nouveau Evergrey dans ta Cdthèque !  Hymns for the Broken et sa superbe pochette vont coller à votre casque audio durant un bon petit moment. Voilà ce que je peux vous dire rapidement en guise d’introduction et pourquoi pas en guise de conclusion. Les Suédois viennent comme à leur habitude de pondre un disque de haute volée. 

Pas vraiment en grande forme suite à la sortie de Glorious Collision (le groupe a faillit splitter) Tom S. Englund a du aller chercher par la peau des fesses Henrik Danhage (guitare) et Jonas Ekdahl (batterie) pour se remotiver. Le résultat est de toute évidence convaincant. Sans retrouver toutefois le coté très froid qui lui collait à la peau jusque Monday Morning Apocalypse, Evergrey retrouve sa vergne et un esprit plus malsain. On pense parfois à In Search Of Truth, mais Evergrey n’hésite cependant plus à être mélancolique comme le démontre brillamment « Kings of Errors ». Mais personnellement je trouve que l’album débute réellement avec « A New Dawn ». Les guitares tranchantes et la production puissante confère une certaine prestance à la composition. Que dire aussi des arrangements si ce n’est, en un mot, enivrants.  Tom S. Englund et sa bande arrivent aussi à nous composer des hymnes plus aériens, notamment « Wake of Change » ou bien encore « Missing You », où le leader et chanteur Suédois prouve qu’il est encore possible d’écrire de très belles chansons, juste avec un piano. 

Grosse baffe dans la poire ensuite avec « The Fire ». Brillant est le refrain, brillante est la chorale d’enfants. L’utiliser de cette façon (aussi puissante), il fallait oser. Dommage qu’on la retrouve pas plus durant ce titre Speed et punchy. 

Sur les deux longues pièces qui termine Hymns for the Broken, Evergrey flirte avec le grandiose. Une fois de plus les arrangements et orchestrations sont splendides, et les harmonies vocales de Tom sont à tomber. 16 années après The Dark Discovery le vocaliste Suédois est toujours aussi touchant. Sur le Heavy  « The Grand Collapse », les Suédois osent de belle manière le Progressif. Dans le mille Emile ! Encore plus fort avec le grandiloquent « The Aftermath », composition proche des sept minutes 30 qui vous dresse les poils des bras et du dos (pour ceux qui en ont). Ultra mélodique cette chanson est un pur instant de rêve mélancolique. Evergrey fait très fort avec ce final.

Des mélodies glaciales, des riffs bouillants, un chant envoûtant, pas de doute, Evergrey est de retour !


 Tracklist:
01. King Of Errors
02. A New Dawn
03. Wake A Change
04. Archaic Rage
05. Barricades
06. Black Undertow
07. The Fire
08. Hymns For The Broken
09. Missing You
10. The Grand Collapse
11. The Aftermath

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  • Groupe : The Scintilla Project
  • Album : The Hybrid
  • Sortie : 2014
  • Label : UDR
  • Style : Heavy metal conceptuel
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

The Scintilla Project est un groupe auquel participe Biff Byford en tant que chanteur. Le Britannique s’est accoquiné avec le producteur de Saxon Andy Sneap, qui reprend du service derrière la guitare comme au bon vieux temps de Sabbat, distillant au passage de belles interventions lead. J’avais oublié à quel point il était doué à l’image d’un Roy Z. Le groupe se complète avec la section rythmique des puissants Balance Of Power.

Ce qui ne devait être au départ qu’un titre pour une BO de film finit par devenir un disque entier, dédié au film Scintilla, qui rappellera par certains aspects les œuvres de Vanden Plas dans ses parties les plus heavy. Ce disque rappellera aussi évidemment les parties les plus sombres de Saxon, celui de la dernière période. On peut aussi retrouver au cœur de ce « Hybrid » la noirceur de Queensrÿche à travers l’implication rythmique de ce phénoménal batteur qu’est Lionel Hicks. Les nappes synthétiques nombreuses rappellent également le quintette américain sur le très sombre « Beware the children », titre qui va faire office de single du haut de ses sept minutes entêtantes. « Permanence » permet d’introduire la facette opératique de la formation qui se prête au concept développé avant que le chaos n’intervienne à travers un riff puissant et un déluge de notes. On est sur les terres du heavy progressif à la Vanden Plas indéniablement ! Biff Byford survole ce disque et l’éclabousse de toute sa classe vocale, notamment dans les passages épiques sur le très beau « Permanence » au refrain imparable ou encore sur l’excellent « Life in vain ». La formation est à l’aise, créant un power métal efficace et dynamique. « Pariah » vous rappellera sans doute le heavy à la Maiden époque X Factor, puissant à la limite du speed. Le disque s’achève par « No rest for the wicked », issu de l’excellent Call to arms de Saxon.

Ce Scintilla Project est une bien belle surprise qui permettra aux amateurs de bon heavy de se régaler avec ce « Hybrid » qui se révèle à chacune des écoutes.

 


 

Tracklist :
 
01. Scintilla (One Black Heart)
02. Beware The Children
03. Permanence
04. Some Nightmare
05. Angels
06. Pariah
07. The Damned And Divine
08. Life In Vain
09. No Rest For The Wicked

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  • Groupe : Saxon
  • Album : St.Gorge’s day sacrifice/ Live in Manchester
  • Sortie : 2014
  • Label : UDR
  • Style : Hard Rock et heavy metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Comme c’est de tradition chez Saxon, on fête la fête nationale le plus souvent possible par un concert, le 23 avril, jour de la saint George, vous savez celui qui a terrassé le dragon. Cette prestation date de 2013, a été saisie sur le vif à Manchester et mixé par Andy Sneap, le désormais Monsieur mettant en son Saxon. Et de quelle façon !

Il s’agit du énième live de Saxon,lui, qui multiplie les sorties comme Jésus multipliait les pains. Evidemment, ce live n’est pas une révolution mais il nous permet de nous envoyer une excellente prestation de ce formidable groupe de concert. Il faut dire que le répertoire des Britishs s’y prête à merveille. Ce set s’articule en deux temps pour deux heures de heavy dynamique, réparties sur deux cds. La première heure fait la part belle à des nouveaux titres et des petites raretés. Quant à la deuxième heure, elle sème les classiques à tour de bras. C’est bien simple, on peut chanter une bonne heure, sans compter les futurs classiques que contient la première rondelle. Pour parfaire cette setlist ultra efficace, la mise en son est impeccable et percutante. Biff y chante comme au premier jour. Paul Quinn et Doug Scarrat semblent au sommet de leur art, se répondant à merveille, lors de leurs duels. La basse de Nibbs Carter dynamite ce set par son attaque. Quant à Nigel Glockler, il assure toujours un boulot d’enfer même s’il nous dispense un solo de batterie classique et dispensable, qui fait un peu retomber la dynamique de ce concert. Ce dernier met au premier plan les titres issus de Sacrifice. C’est d’ailleurs le titre éponyme qui ouvre le bal, comme un marteau pilon. Déjà un classique ! La bonne surprise vient de « Made in Belfast » qui passe remarquablement l’épreuve de la scène, titre qui ne nous avait pas enthousiasmés sur disque. Le groupe frappe fort en début de set avec le tellurique « Wheels of terror » notamment. Le groupe faisant la part belle aux surprises avec notamment le très rare « Conquistador ». Le groupe n’hésite pas non plus à sortir les belles pièces à la bravoure certaine comme le très émotionnel « Broken heroes ». Comme je l’annonçais en début de chronique, le cd 2 est un best of live du groupe, avec les incontournables dont la superbe reprise de Christopher Cross, « Ride like the wind » à la sauce heavy. En tous cas, le groupe envoie à la file « Crusader », toujours un grand moment de bonheur épique, « Stand up and fight » et le reste du live mythique qu’est « The eagle has landed ». Terrifiant de justesse et d’efficacité, cette prestation met tout le monde d’accord.

Conclusion : Saxon demeure une bête de scène. Il faut dire que le groupe a un paquet de billes à envoyer. Les fans seront ravis par ce St.Gorge’s day sacrifice/ Live in Manchester tout comme les amateurs de bon heavy. Ceux qui ne connaissent pas ce monument qu’est Saxon, peuvent commencer par ça. Deux heure de pur bonheur !


 
Tracklist :
CD 1 :
01. Sacrifice
02. Wheels Of Terror
03. Power And The Glory
04. Made In Belfast
05. Rock ‘N’ Roll Gypsy
06. And The Bands Played On
07. I’ve Got To Rock (To Stay Alive)
08. Night Of The Wolf
09. Conquistador
10. Broken Heroes
11. Guardians Of The Tomb
 
CD 2 :
01. Never Surrender
02. Ride Like The Wind
03. Crusader
04. Stand Up And Fight
05. Dallas 1 PM
06. 747 (Strangers In The Night)
07. Wheels Of Steel
08. Strong Arm Of The Law
09. Denim And Leather
10. Princess Of The Night
 

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  • Groupe : Ian Anderson
  • Album : Homo Erraticus
  • Sortie : 2014
  • Label : K Scope
  • Style : Rock progressif et folk
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

On ne présente plus Ian Anderson, leader de Jerthro Tull, qui finalement fait ici du Tull, en y incorporant une dose de folk supplémentaire, mais aussi un peu plus de riffs.

Homo Erraticus est un disque sans conteste qui ravira les plus ouverts d’entre vous, tant il est printanier et rafraîchissant : à l’image du martial et joyeux Enter the United qui rappellera l’aspect le plus folklorique de l’œuvre de Fish. Ian conserve ce brin de voix à la fois mécanique et mélodique, qui le rend aussi attachant car unique. Le maestro nous fait une nouvelle fois voyager grâce à sa flûte en lead et son talent de compteur musical, même si les passages narratifs en fin de disque sont pesants et inutiles. En tout cas, ceux qui aiment Psychotic Waltz devraient s’y retrouver, même si ici les velléités métal ne sont pas trop à l’ordre du jour. Evidemment, l’orgue Hammond déborde de partout et c’est ce qui fait le charme de l’écriture de l’Ecossais. Ian reste donc un formidable dramaturge musical puisque il chante mais narre tel le ménestrel au coin du feu.

Ce disque est évidemment conceptuel et fait le tour de l’histoire britannique à travers la vision d’un personnage de fiction. Au cours de ce périple musical, Ian Anderson n’hésite pas à muscler son répertoire à l’aide de guitares presque abrasives sur « The turnpike Inn » notamment où encore sur « New blood », rappelant la dynamique de Aqualung et son « Crossed eyed Mary », repris en son temps par Iron Maiden (Steve Harris est un fan du célèbre agronome). La constante de ce disque est que : de manière récurrente, nous retrouvons des structures mélodiques qui évoquent les mélopées médiévales ou baroques comme sur « The pax Britannica ». Même si la guitare solo fait de rares apparitions, lorsqu’elle est de sortie, elle fait des merveilles, tant elle se révèle aérienne comme sur « After these wars » par exemple. Les chansons ici conservent une touche progressive chère à Jethro Tull, mais cependant demeurent dans un format n’excédant pas les cinq minutes.

Ce Homo Erraticus est une bonne surprise et est ce que l’on attend de lui : un disque de rock prog folk divertissant.


 

Tracklist :

Part 1: Chronicles
01. Doggerland 
02. Heavy Metals 
03. Enter The Uninvited 
04. Puer Ferox Adventus 
05. Meliora Sequamur 
06. The Turnpike Inn
07. The Engineer 
08. The Pax Britannica 

Part 2: Prophecies
09. Tripudium Ad Bellum
10. After These Wars
11. New Blood, Old Veins

Part 3: Revelations
12. In For A Pound 
13. The Browning Of The Green
14. Per Errationes Ad Astra
15. Cold Dead Reckoning

 

 

 

 

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  • Groupe : Defragment
  • Album : EP
  • Sortie : 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Death Metal Hybride
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 

 


 

Oyé, Oyé voici Boulogne sur mer qui redébarque par chez nous. Defragment abordent dans nos pages l’air de rien avec cet air innocent et ce premier deux titres proposé après presque un an d’existence.
Le combo rassemble des membres de formations qui parleront sans doute aux personnes du coin comme As A Burning Heaven et C.o.n.t.r.a.s.t. , par conséquent on peut déjà s’attendre à une bonne expérience antérieure acquise.

Et c’est donc ce qui va se produire dès le premier titre. Déjà, pour anecdote, il s’agit du premier jet des boulonnais et on sera aisément frappé par la très bonne production très nette qui renforce la puissance des deux titres.

Allez donc coller une étiquette au groupe. La base est assez death mais on voyage sur les terres du deathcore, du djent, du post black, du power southern metal enfin le tout dans une ambiance aussi lourde que dynamique.

Du travail il y en a, et un acharnement très conséquent.

« Enemies » rassemblera bon nombres d’amateurs de combos metal différents. On peut penser à Fear Factory, Scarve, Devin Towsend, Gojira.

Ca sonne certes très metal actuel mais la fusion entre les différents styles exploités prend effet avec une aisance assurée et un plaisir pour l’auditeur de bon travail bien exécuté.
Jonglant entre agressivité avec le côté core du début aux rythmiques pachydermiques et le côté épique qui se situe au noyau du titre et qui s’avère tout simplement majestueux. Je vois déjà pas mal de zombies avoir le sourcil se lever avec le petit clin d’oeil à 28 jours plus tard discrètement incorporé !

Des mélodies qui s’enchaînent en ayant le mérite de vous rester dans le crâne, un chant qui sait s’ancrer avec maîtrise dans les ambiances proposés et cette batterie trigguée qui martèle jusqu’ à ce que saignement des oreilles s’annoncent.

Un véritable impact, un bel impact même.

Le travail vocal est à saluer. Comme dit ci dessus, il s’adapte parfaitement au jeu. Voix death rageuse, passage plus black et chant clair aussi burné qu’épique, le travail apporté ici participe pleinement à la défragmentation de votre cerveau.

Pas d’ennui dans l’écoute globale, ce qui s’avère être déjà une très bonne note en plus du côté accrocheur.

Accrocheur, nous reprendrons ce terme pour ce riff très southern metal que l’on trouve dans « Visceral » avec son groove from Hell digne d’un Down, B.L.S. qui hume bon le bourbon.

Le titre était pourtant parti sur une course très folle décorée de pains dans la tronche. Mais ce titre possède une folie certaine dans l’ampleur.
Brutalité, groove, côté progressif, c’est un plaisir à l’écoute.

Il est très difficile de croire à l’écoute des deux titres qu’il ne s’agit que de leur toute première sortie. C’est vous dire si le combo s’avère prometteur. Pour leur coller une étiquette, si vous y tenez à tout prix, on pourra leur accorder celle de Metal Hybride et Moderne.
A découvrir donc et à supporter.

Retrouvez cette chronique sur Yargla Webzine

 


Tracklist :

01. Enemies
02. Visceral