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Archives mensuelles : août 2014

Shining pochette

  • Groupe : Shining
  • Album : 8 ½ – Feberdrömmar I Vaket Tillstånd
  • Sortie : 2013
  • Label : Dark Essence Records
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

 


 

Black … Black Metal, Suède, franchement, je ne saurais pas dans quelle « case » intégrer Shining, tellement ce groupe s’est vu changer de « direction » depuis ses débuts.
Trouver où aller pour écrire la chronique sans pour autant faire du listing style « liste de courses » à été compliqué (après chacun fait ce qu’il veut mais à titre personnel, j’aime pas trop faire comme ça) mais finalement, avec un peu de recherches et de réflexion je vous l’amènerais comme ça : d’une part on parlera des 3 premiers titres (nouveaux) et des 3 derniers (anciens remixés), pour ma part, je pense que ½ vient du fait qu’on assiste là à une moitié de Shining.

Let the game begin ! On assiste, musicalement et au niveau ambiance, à un léger retour aux sources ; quelque chose de froid, malsain voir lugubre, qui ferait pâlir le plus bronzé d’entre tous, un véritable spectacle aux horreurs. Jamais Shining n’avais paru si sombre depuis … longtemps, c’est dire.
Cependant, si je ne parle que d’un << léger >> retour, c’est bien parce que l’époque où Shining était déprimant à en mourir est un tant soit peu révolue, car ici on a une musique bien plus réactive qu’avant, beaucoup plus rapide mais qui reste dans cet antique esprit cependant.
Au niveau des guests on est ici bien gratiné : entre Famine de Peste Noire (dans l’ouverture de « Terres des Anonymes » m’aura tantôt fait rire, tantôt un poil consterné avec son « Si si si La Famine, j’viens dégueuler mon putain d’fromage, plein d’vermine, sur ta Suède à pâle mine, gros, en direct live de La Chaise Diable, 2013, à La mesnie Herlequin « ou » comme je dois te niquer ta mère » plus loin dans le morceau), Attila de Mayhem ainsi que Pehr Larsson d’Alfahanne, ce dernier trouvant sa voix noyée par les instruments, en particulier par la guitare du ‘sieur Peter Huss.
Round 2 … Fight ! Pour ceux qui veulent écouter les morceaux originaux, « Selvdestruktivitetens Emissarie » s’appelait à la base « Självdestruktivitetens Emissarie » et fait partie de l’album éponyme de ce morceau (3ème album), « Black Industrial Misery » s’appelait « Svart Industriell Olycka » (fait également partie de « III – Angst – Sjalvdestruktivitetens Emissarie« ) et « Through Corridors Of Oppresion » sort du Split avec Dolorian de 2004.
Que dire ? Tout simplement qu’on a à faire aux sons du Shining de début mais avec un petit + : des touches de synthé ajoutées rendant l’atmosphère plus << douce >> (quand j’vous parlais de léger retour aux sources, c’est que c’était pas énorme !) mais qui ajoute son effet quand même, « Selvdestruktivitetens Emissarie » avec notre Gaahl nous envoie dans une hypnose complète, voir dans un pan de la musique qui se révèle cosmique, en fermant les yeux, c’est simple, vous verrez l’univers, puis vous le verrez se distordre avec la musique écrasante de Shining. Cela dit, on finira un peu sur notre faim avec « Through Corridors of Oppresion« , puisque de quasiment 8/9 minutes de chansons, on en finira avec un petit 4 minutes…

Que penser de ce demi album de Shining ? Et bien qu’il s’agit là d’un album avec ses points forts comme ses points faibles, et que musicalement on s’éloigne de l’univers un peu de Niklas Kvarforth pour aller dans celui de Shining, puisque le père Suédois ne chantera que sur une seule chanson. En attendant le prochain effort du groupe, il s’agit là d’une passerelle avec un son caligineux qui reste « sympathique » à écouter.

 


 

Tracklist:
 
01. Terres des Anonymes (Feat. Famine de Peste Noire)
02. Szabadulj Meg Önmagadtól (Feat. Attila Csihar de Mayhem)
03. Ett Liv Utan Mening (Feat. Pehr Larsson de Alfahanne)
04. Selvdestruktivitetens Emissarie (Feat. Gaahl de God Seed,Wardruna)
05. Black Industrial Misery (Maniac de Skitliv)
06. Through Corridors of Oppression

 

elvenking

  • Groupe : Elvenking
  • Album : The Pagan Manifesto
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : AFM Records
  • Style : Folk Metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

En me renseignant un peu (ça m’arrive) concernant ce nouvel album de Elvenking, je me suis aperçu que j’étais passé à coté d’un album du groupe. Je ne suis pas spécialement grand fan de ce groupe Italien, n’empêche que j’aime toujours les écouter. Era manque donc à ma Médiathèque. Séance de rattrapage donc avec The Pagan Manifesto, huitième album du combo. J’ai découvert Elvenking avec Wyrd, mais je me suis vraiment penché sur le sujet avec The Winter  Wake... cela fait déjà quelques années. Que de chemin parcouru pour les Italiens !

 Je ne vais pas vous le cacher, The Pagan Manifesto est une excellente surprise ! C’est l’album du groupe qui m’a le plus touché ! Enfin, je trouve ici des riffs et des mélodies intéressantes, qui prouvent qu’avec un peu de métier (bientôt  20 ans tout de même) on finit toujours par y arriver. Le coté Folk ou Pagan est peut-être un peu usurper, un peu de violon ne fait pas tout, mais il n’empêche qu’il fait taper du pied et apporte un p’tit truc sympa, que je n’avais pas forcement ressentit par le passé. 

Dans le ton on se rapproche de Alestorm, le groupe de Pirates Metal qui me fait tant rêver avec son chanteur. Elvenking donne envie de boire une petite mousse. C’est dansant, percutant et intéressant. The Pagan Manifesto débute par une longue pièce de 12 minutes bien travaillée. « King Of The Elves » arrive a ne pas sombrer dans la monotonie. Il y a aussi un petit coté Blind Guardian pas déplaisant dans certains riffs. Vocalement Damna est vraiment bon. Il me semble qu’il a progressé depuis Red Silence Tides. Les Italiens embrayent ensuite sur une petite pépite « Elvenlegions« . Speed et bien inspiré avec des chœurs puissants ce titre risque de faire un carton lors des festivals. C’est certain, Elvenking est très bon dans ce secteur Speed. Les Italiens  le prouvent une fois de plus sur le dynamique « Moonbeam Stone Circle« , au refrain une fois de plus fédérateur. Un peu plus loin c’est « Pagan Revolution » qui fait mouche. Moins Speed, mais dansant et Happy Style on s’image bien cette composition sur l’un des derniers albums de Freedom Call

Coté gros coup de cœur, hormis les trois précédents titres dont je viens de vous parler, il y aussi « Grandier’s Funeral Pyre« . Un peu de grosses voix, une belle mélodie et un refrain percutant et entraînant, vous voilà avec une composition que l’on reprend à tue-tête (drôle d’expression vous ne trouvez pas) poing levé. Petit OVNI, « Black Roses For The Wicked One » qui sonne très Rock, mais n’en reste pas moins percutant. Outre un seul titre à classer en Power Ballade et qui sonne enfin Folk (« Towards The Shore« ), Elvenking s’aventure aussi dans l’orchestral avec « Witches Gather« . Intro digne d’Epica ou de Rhapsody of Fire, changement de tempo, grosse claque Folk, chant caverneux … j’en passe et des meilleures. Excellente surprise, rapprochant les Italiens du sommet du genre. 

Très bonne (re)découverte de Elvenking avec son nouvel album. C’est un style que se veut bon grès mal grès très casual, facile d’accès pour tout amateur de Metal. Elvenking envoie du lourd avec The Pagan Manifesto mais le plus dur reste à faire… confirmer, une bonne fois pour toute !


Tracklist:
01. The Manifesto
02. King of the Elves
03. Elvenlegions
04. The Druid Ritual of Oak
05. Moonbeam Stone Circle
06. The Solitaire
07. Towards the Shores
08. Pagan Revolution
09. Grandier’s Funeral Pyre
10. Twilight of Magic
11. Black Roses for the Wicked One
12. Witches Gather
Bonus Tracks:
13. Amethyst (Bonus Track)
14. Cyfarwydd (Bonus Track)

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  • Groupe : Dol Kruug
  • Album : Eat Me
  • Sortie : 2014
  • Label : Auto-Production
  • Style : Space Death Metal / Grind Cybernétique / Indus Spatial
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 


 

Pas toujours facile de savoir où veux en venir Thanasis Lightbridge avec ses projets. Ce Dol Kruug il en parle depuis longtemps et c’est un projet qui plane depuis plusieurs années dans le cerveau du Grec (cf. lire nos interviews). Dol Kruug devait être la face la plus extrême de Thanasis. Pour être extrême, ça l’est, il n’y a pas photo, car l’album se veut résolument tourné vers le Grind et le Brutal Death, le son électronique en sus. C’est très industriel dans le ton, un peu à la façon d’un KMFDM et les grunts de Jorgen poussent le coté brutal à un très haut niveau. Nous sommes loin, très loin de la beauté mélodique d’un Dol Theetha, les amateurs de douceurs repasseront, Dol Kruug n’est pas pour eux, même si ils adorent corps âme les 2 autres projets de Thanasis

Pas facile d’apprécier Eat Me lorsque l’on a arrêté d’écouter de la Techno Hard Core il y a de cela plus de 15 ans. Mais depuis, j’ai tout de même passé quelques moments en soirées Gothique et je peux vous dire que contre tout attente ça tabasse fort aussi dans certaines salles. Ma mémoire ne me fait pas encore trop défaut et il me semble bien que dans le genre en France nous avions Manu Le Malin, surfant sur un style assez identique a ce que propose aujourd’hui Thanasis

Dol Kruug propose donc très peu de mélodies, très peu guitare (« Vo Du Delagua », « Mecha Orgy ») et quasiment pas de chant féminin (sauf sur « Game Over Human »). Eat Me se démarque des autres projets aussi par son tempo, ultra rapide, oscillant entre 180 et 220 BPM, et par une ligne d’effets semi-distordus. Eat Me présente généralement des bruits industriels mais se démarque aussi par des délires de l’auteur/compositeur/interprète avec des bruitages et samples issu de film (« Eat Me« ) ou de poule (Sonic Diarrhea). A noter que je n’ai pas entendu Batman (-le chat de Thanasis Ndlr.) Lorsque Dol Kuurg se la joue plus soft (comme sur « Mecha Orgy ») on prend un peu de hauteur histoire de prendre une bouffée d’air pur. L’influence semble plus proche des groupes Allemands de l’ère EuroDance, notamment U96. Les cris d’outre-tombe de Jorgen viennent cependant bien nous rappeler que nous écoutons du Grind et non pas du DarkCore. 

Et le symphonique dans tout ça ? Hé bien, il faut bien tendre l’oreille pour l’entendre. Un peu dans « Game Over Human », un soupçon dans … non, ça sera tout. Enfin et là c’est un clin d’oeil au Gamer qu’est Thanasis j’approuve totalement le son de « Vo Du Delagua », mais regrette amplement le chant. D’ailleurs, je pense qu’ici et que sur l’intégralité de Eat Me le problème vient du chant. Entièrement instrumental ce premier album de Dol Gruug  aurait pu être intéressant, mais les hurlements de Jorgen deviennent rapidement énervant, voir rebutant. Peut-être aurait-il fallu essayer avec un chant féminin histoire de créer un choc mélodique, il n’empêche que pour beaucoup le chant grind fait fuir l’auditeur. « Ex Inferis » est carrément génial et semble très inspiré de la Techno Progressive des années 90. J’ai adoré ausi l’apport de sonorité 8bits. 

Au final que penser de Eat Me ? Certains y verront un disque incohérent où rien ne s’emboite et qu’il s’agit là, d’une expérience qui a echoué. Je leur dirai qu’ils n’ont pas tort, car certains titres sont quelques peut indigeste.

Mais fort à parier que ce premier essai ne demande qu’à progresser. Cependant je repose ma question: Dol Theetha et Dol Ammad ont des chanteuses, pourquoi diable avoir voulu changer ? Le succès des Dol * n’est-il pas ce mélange voix féminine et orchestral avec du Metal et de l’indus ?  Pourquoi ne pas tout simplement avoir durci le ton plutôt que d’avoir tout changer ?


Tracklist: 
01. Game Over Human
02. Mecha Orgy
03. Obey The Toad
04. Brain Lab
05. Eat Me
06. Vo Du Delagua
07. Psycho Stops for Tea
08. Alien Butcher Doctors
09. Ex Inferis
10. Sonic Diarrhea

Pochette Malditura Sombras de la Muerte

  • Groupe : Malditura
  • Album : Sombras de la Muerte
  • Sortie : 2012
  • Label : Auto-Production
  • Style : Black Metal
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 

 


Black Metal, Panamà City mon gars ! Malgré le fait que je vois pas trop en quoi c’est l’été en ce moment vu qu’il pleut des cordes et pas que de guitare ou de basse, c’est pour ça qu’on va partir en vacances à l’entrée de l’Amérique du Sud (mais pas trop longtemps vu qu’il s’agit d’un EP de 4 chansons). Mais qu’est-ce qu’un Malditura ? Malditura, c’est un groupe formé en 2006, qui part clairement sur une base Black Metal. Pour commencer avec le Malditura, le truc qui frappe : une production bien cradingue, bien dégueulasse comme on peut en retrouver chez les groupes « Trve vndregrovnd » et ça fait bien plaisir, le son de Malditura n’en est que sublimé, d’ailleurs !

– « Mais et musicalement, ça donne quoi ? ». Musicalement, on partirait plus dans la veine d’un Mayhem un peu moins speed mais en espagnol s’il vous plait, n’oublions pas que nous sommes en vacances. Niveau chant on alterne pas mal entre chant growl et érayé, mais on reste cependant plus souvent dans du chant hurlé (pour les chœurs aussi, d’ailleurs). Le chant est rythmé et diffère bien sur les morceaux, ça reste bien sympathique à entendre. La basse, mais cette basse ! Clairement présente sur tous les morceaux, elle s’accouple bien avec la guitare même si les riffs sont un peu répétitifs, il faudra écouter « Mesias » et « La Cuarta Compuerta » sinon , il reste quand même cette griffe noire et puissante.
Cependant, la batterie est un peu en retrait, et c’est dommage car on y gagnerait à l’entendre un peu plus.

Alors ? Que peut-on retenir de ce petit voyage à l’entrée de l’Amérique du Sud ? Bien qu’il soit sympathique, des choses restent à améliorer et c’est assez linéaire, cependant notre destination est rempli d’embûches et c’est ce qui fait le bonheur de cet EP ! Et dans ce trip, qu’on regrettera du à sa longueur, on aura peut-être un petit pincement au cœur, car il se finira un peu vite sur un « Todo se Quema » de 2 petites minutes, et qui néanmoins restera un bon souvenir bien sympathique et bien ficelé.


Tracklist:
 
01. Mesias
02. Sombras de la Muerte
03. La cuarte Compuerta
04. Todo Se Quema

dreamfire

  • Groupe: Dreamfire
  • Album:  Atlantean Symphony
  • Sortie: Mai 2014
  • Label : Delphic Flame Productions
  • Style: Ambiant Instrumental
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 


 

Une réédition ! Oui mais avec 2 bonus tracks !

Pour la petite histoire, Atlantean Symphony a déjà vu le jour en 2012.

 

Si vous aimez vous évader, si vous aimez la musique relaxante, si vous avez envie de repos de l’esprit, si vous aimez les pièces instrumentales et si vous aimez les bruits de la nature, cet album est fait pour vous. En effet, il s’agit là d’une expérience unique dans laquelle vous explorerez différentes facettes : la magie, les légendes, l’antiquité et même la musique classique.

Adepte de Vangelis, vous trouverez de quoi vous sustenter ici.

 

J’aime beaucoup le mélange des bruits de la nature et de la musique. Ca offre un univers calme et reposant à souhait. Un moment de détente appréciable après une grosse journée de travail bien stressante comme on en a tous de nos jours. On a plus qu’à fermer les yeux et à se laisser bercer par la mélancolie et la spiritualité des morceaux. Vous ne trouverez ici que peu de voix. Des choeurs lointains sur « Atlantean Symphony (Act II) – A Timeless Lamentation Carried Upon The Storm » et sur « Atlantean Symphony (Act II) – A Timeless Lamentation Carried Upon The Storm » ce qui apporte un petit côté mystique à l’ensemble.

 

Gros coup de cœur sur le bonus, « Moonlight Sonata ». Vous connaissez tous j’en suis certaine, le grand compositeur Beethoven. Fusion d’un grand morceau de la musique classique et de bruits de la nature. C’est vraiment beau.

 

Amoureux de la nature et de la belle musique, ruez vous pour découvrir Dreamfire !


Tracklist:

01. Across The Ageless Ocean
02. Approaching Atlantean Monoliths
03. Embraced By The Light Of The Final Dawn
04. The Opening Of Eternity
05. A Reflection Of Rebirth Through The Eyes Of The Forlorn
06. Into The Temple Of The Elements
07. (Immersion Into) The Azure Mirror Of Infinity
08. Tears Of The Enlightened
09. Atlantean Symphony (Act I) – Of Grandeur And Fragility
10. Atlantean Symphony (Act II) – A Timeless Lamentation Carried Upon The Storm
11. Atlantean Symphony (Act III) – Through Fire Into Legend
12. An Epitaph Engraved In Water
13. Moonlight Sonata (Mvt I – for piano and storm)
14. An Epitaph Engraved In Water MMXIV

000doppel

  • Groupe: Doppelgänger
  • Album:  Anatomy Of Melancholy
  • Sortie: 2013
  • Label : Send The Wood
  • Style: Rock Metal
  • Site Web : www
  • Note: 15/20

 


Doppelgänger nous viennent droit de Seine et Marne, et c’est sous le label Send The Wood Music qu’ils proposent ce premier album sorti en 2013 qui propose huit titres d’un rock metal qui sonne très scène américaine et qui groove à gogo.

Rock Metal ou Metal Rock, le combo parvient à varier au cours de ces titres des instants rock’n’roll à d’autres plus pêchus au côté donc métal plus confirmé.

Une bonne énergie se dégage de titres comme « Dream About The End » avec ces grosses guitares, ce tempo qui donne envie de jumper. On pourra penser à des formations comme Godsmack, un petit soupçon de Raging Speedhorn aussi dans la démarche, et le chant varie entre vocaux hurlés et un chant clair se rapprochant un peu du heavy.

C’est accrocheur comme pour exemple sur « Let Them Talk » et son départ très accrocheur qui ne sera pas sans rappeler une formation comme Soil avec ensuite toujours cette touche à la Raging Speedhorn pour cette ambiance groovy au chant alterné.

Les titres proposés sont variés avec ce dynamisme positif que l’on trouve dès le premier morceau « This fuckin nightmare is real » titre qui doit prendre toute son ampleur en concert tant l’ambiance balancée par le combo ravira autant les fans de MetallicaDisturbed et d’autres groupes issus de la scène rock metal de 1995/2000.

On retrouve des ambiances plus posées un peu à la Deftones sur « Drunk » ou le rythme mid tempo s’alourdit au cours des parties plus énergiques. Une basse bien présente avec de bonnes mélodies, le chant alterne entre le « parlé » et les cris rageurs.

« I’ m Lost, I’m Dead » est bien efficace également. Le registre ici est plus épique et même planant avec ces arpèges accompagné de ce chant clair. Une ballade rock, (nous évoquions tout à l’heure cet aspect aussi rock plus présent que le coté metal dans certains morceaux et vice et versa!) qui durcit le ton sur le refrain avec la distorsion sur les grattes et le chant hurlé. Le titre s’avère assez intéressant.

C’est une autre ballade que l’on retrouve en guise de dernier morceau « But… » qui pourra rappeler une bonne vielle ballade acoustique à la Guns’n’Roses, preuve donc que Doppelgänger se plaît à explorer différents styles.

Un album plutôt sympa qui va ravir à coup sûr les amateurs de la scène metal rock américaine des années 95/2000, citons GodsmackDisturbedSoil avec donc du groove, un côté accrocheur et plaisant.


 
Tracklist:
  1. This fucking nightmare is real
  2. Dream about the end
  3. Drunk
  4. Schizophrenia, my love
  5. I’m lost, I’m dead
  6. Let them talk
  7. Mr A.
  8. But…

 

 

 

revontulet hear me

  • Groupe : Revontulet
  • Album : Hear Me
  • Sortie : Janvier 2014
  • Label : Arcus Records
  • Style : Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


Et pourquoi pas faire un petit détour par la Russie ce soir et se laisser envoûter par la musique de Revontulet ? Un petit voyage musical s’impose.

Je vous met au défi de me citer sans réfléchir 2 groupes venant de là bas ! Vous séchez ? Et bien vous aurez au moins le mérite après avoir lu cette chronique d’au moins connaître de nom (j’espère que vous pousserez le vice à aller écouter) Revontulet.

Le groupe moscovite est actuellement composé de 2 personnes (comme tout groupe, il subit lui aussi des difficultés de line-up) : Alexandra au chant et Serguey à la batterie.

 

Dès les premières secondes d’écoutes de leur premier album, Hear Me, j’ai aimé ce que j’ai entendu. Du violon mélancolique… C’est mélodieux, c’est beau, une lente introduction… Puis la voix qui surprend. On s’attend à entendre un chant aiguë et cristallin. Mais il n’en est rien, puisque la charismatique Alexandra à une belle voix, grave, agréable et surtout très puissante. C’est une soprano hors pair qui navigue avec aisance dans son registre. Une voix unique et vaut le détour.

Les ambiances sont travaillées, les titres accrochent l’oreille. On peut parfois regretter un tout petit manque de punch sur certains arrangements qui auraient mérités plus de grandiloquence, mais on oubli ce tout petit défaut en écoutant des titres comme « Suomi » ou « Rainheart » ou le très bon « The Pianist of the Darkest Night », ou encore « Hear Me ». faut dire que l’apport d’instruments comme le violon, le cello, la flute ou le piano ne peut que magnifier. J’aime la musique classique et dès que le mélange s’opère, je ne peux que craquer. C’est tellement beau !

Pas besoin de tergiverser durant des heures pour vous dire que Hear Me mérite que l’on y jette une oreille attentive car la synergie entre la musique et le chant est total. Après l’écoute de l’album, on ne peut plus imaginer l’un sans l’autre. C’est un tout.

 

Un premier album très agréable à écouter, un groupe à découvrir et à suivre. J’aurais toutefois apprécié un titre dans leur langue maternelle. Peut-être sur un prochain album ?


Tracklist :
 
01. Blizzard
02. Infernal Angel
03. Suomi
04. Rainheart
05. Velvet Night
06. The Pianist of the Darkest Night
07. Eternal Autumn
08. Hear Me

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  • Groupe : Empire Auriga
  • Album : Ascending the Solar Throne
  • Sortie : Aout 2014
  • Label : Moribund Records
  • Style : In the Darkness of Space… or Not
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Récemment la NASA nous a offert une petite vidéo via Youtube où l’on pouvait entendre les bruits étranges de l’univers (que l’on peut appeler chant), avec entre autre, ceux de la Terre ou les anneaux de Saturne. Ce disque est un peu le petit bonus de ce que la NASA nous a offert. En effet le trio Américain, Boethius (chant), Gestalt  et 90000065b (programmations), propose un voyage musical assez space. Ici Onirique rime avec galactique et Empire Auriga propose une aventure digne de Voyager I à travers le cosmos. 

 

Il est assez difficile de véritablement décrire l’univers musical du trio, car en fait il ne se passe pas grand chose. L’apparition du chant est minimaliste et seul quelques grognements ou plutôt devrais-je dire chuchotements viennent accompagner le clavier et quelques distorsions électroniques. C’est relaxant, mais c’est aussi assez flippant. Outre la formidable sensation de voyager le cul posé sur un satellite (« Prophetic Light ») par moment il se dégage un truc plus malsain genre promenade à bord de l’Event Horizon, comme sur « Waste ». Dans l’ensemble cependant la musique de Empire Auriga reste aérienne. Le coté minimaliste de la musique peut se confondre avec une tentative de rendre la musique élitiste. Certains n’y comprendront rien (je n’ai d’ailleurs peut-être moi même rien compris -n’ayant pas les paroles sous les yeux) d’autres y verront là un appel d’extraterrestres et puis il y a ceux qui comme moi prendront un petit plaisir à voyager à travers ce dédale phonographique fantastique/imaginaire. « Planetary Awekening » pourrait être le son réalisé par le post Big Bang.

Et puis à la fin de l’album nous voilà au pied du mur, au pied de « The Last Passage of Azon Grul »; On se dit alors que finalement Empire Auriga ne nous à peut-être pas fait voyager si loin que ça. Si finalement Ascending the Solar Throne n’était qu’un vibrant hommage à l’univers de Lovecraft ? Et si Ascending the Solar Throne était un message codé aux adorateurs de Chutulu, destiné à révéler au monde Azathoth !

A force de penser à tout ça, une certaine dissonance cognitive peut prendre l’auditeur en faux pas et lui faire croire que l’album possède quelque chose de magique, alors qu’il n’est finalement qu’un album de Drone de plus. Ou bien Ascending the Solar Throne est réellement magique, oppressant, hypnotique et onirique et il devient du fait un joyaux parmi les albums d’Avant Garde et de Drone / Black Metal.

A vous de juger.


 

Tracklist:
01. Prophetic Light
02. Jubilee Warlord
03. The Solarthrone
04. Waste
05. Planetary Awakening
06. Are You Worthy of Gold?
07. The Foundation of All Human Fears
08. The Last Passage of Azon Grul

Pochette album An Audio Guide To Everyday Atrocity

  • Groupe : Nothingface
  • Album : An Audio Guide To Everyday Atrocity
  • Sortie : 1998
  • Label : Dcide
  • Style : Neo-Metal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20
 
 

Néo-Métal, Etats-Unis, en pleine expansion du genre, alors que KoRn cartonne avec Follow The Leader et Deftones avec  Around The Fur, Nothingface revient avec l’album  An Audio Guide To Every Day Atrocity, successeur d’un Pacifier, beaucoup plus bourrin et rapé. Malgré le fait que cet album ai pris une direction légèrement plus mélodique que son prédécesseur, on y retrouve les éléments qui caractérisent le genre, les passages de voix râpés de Matt Holt, bien qu’assez rare, sont présents et bien placés. On ne restera pas donc sur un Néo-Metal  » de base  » mais dans la progression du genre, puisque l’on ira aussi dans des passages de voix hurlées aussi bien que du chant clair, les deux se mélangeant logiquement et de façon cohérente (On le retrouvera en particulier dans « Villains » et dans les 3/4 du morceau « Sleeper », qui restera pour moi un des meilleurs morceaux que je pourrais qualifier de  » Néo-Mélo  » avec « Falling Away From Me » de KoRn). La guitare et la basse, menée par Tom Maxwell (Hellyeah) et Jerry Montano (ex-Danzig, ex-Hellyeah) nous envoie direct de vilaines trempes avec des riffs efficaces et bien plus speed que ce qu’on pouvait trouver à l’époque en terme de technique sur le morceau « Error In Excellence ». Cependant ça reste quand même très très bien foutu, on sera même gratifié d’un solo (chose assez rare pour être souligné) sur The Sick, dont la fin sonnant classique et émouvante, restera un must.

Le seul reproche qu’on pourrait y voir c’est qu’on passe d’une partie à l’autre un peu (trop) rapidement, trop souvent. La batterie reste dans cette linéarité ; tantôt calme et douce, tantôt rythmée et sauvage, Tommy Sickles nous fait jouir de son jeu derrière ses fûts enchaînant les morceaux de façon ultime, qui ravira plus d’un tappeur de percussions. Cet Audio Guide To Everyday Atrocity  est certainement un des albums de la scène Néo-Metal qui font la différence et ne limite pas cette scène à KoRn, Deftones ou Limp Bizkit et qui permet de voir un peu plus loin dans le genre. Un des albums que j’écoute encore le plus aujourd’hui, et un des coups de coeur durant mes premières écoutes.


 

Tracklist:
01. Gold Tooth
02. Grinning
03. So Few
04. Villains
05. Sleeper
06. Breathe Out
07. Error In Excellence
08. I, Diablo
09. The Sick

The Opening

  • Groupe : Nightmares &nd Comedy
  • Album : The Opening + Tales of Obscura
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Metal Symphonique théatral
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


 

« Nous Allons Vous Conter L’histoire Extraordinaire D’un Peuple Extraordinaire Qui Vivait Dans Un Pays Extraordinaire Où Il Faisait Toujours Un Temps Extraordinaire… C’est Vraiment…Extraordinaire ! »

C’est ainsi que commencera cette chronique extraordinaire de ce groupe extraordinaire qu’est Nightmares &nd Comedy avec des musiciens extraordinaires, une chanteuse extraordinaire, des compositions extraordinaires, des ambiances extraordinaires et tout et tout…

Le visuel est beau, sobre, sombre, très Tim Burton dans l’âme. Le groupe , tout comme le créateur du très célèbre Monsieur Jack, cherche à créer un monde dans lequel il compte nous emmener. Si les titres n’ont rien à voir les uns avec les autres sur The Opening, une petite histoire nous sera contée sur Tales of Obscura.

Commençons notre voyage avec les 6 titres de The Opening. Dès les premières notes le décor est planté. Nous allons entrer dans un monde lugubre et macabre. Nous ne ressortirons pas indemnes de notre écoute. Nous avons a faire à un métal symphonique très travaillé et ambiancé. La voix de Rapounzel… Heuuu de Lydia est enchanteresse. Elle maitrise son organe et arrive à nous emporter dans les affres du monde créé par Nightmares &nd Comedy. Les titres sont assez atypiques. On peut parfois penser que Diablo Swing Orchestra fait parti des influences du groupe par le côté un peu barré, et par l’ajout d’accordéon. « Mais vin dieu, que vient faire cet organe ichi ? ». Il vient sublimer les compositions. Non non et non, l’accordéon n’est pas juste fait pour faire danser papy et mamie le dimanche au thé dansant. Il arrive à s’intégrer parfaitement au son du groupe. En parlant d’intégration, se mêle au chant aérien de la demoiselle, des growls et autres intonations qu’Alexandre originalement guitariste et Nicolas, normalement bassiste sortent de leur gosier respectif.

On peut penser et imaginer que parfois cela part trop dans tous les sens. Mais justement, pourquoi tout devrait-il avoir du sens, avoir une ligne conductrice ? Arrêtons de réfléchir et laissons nous charmer par les notes, toutes les notes de ces 6 premiers titres.

Passons à la deuxième partie, ou plutôt au second Cd, Tales of Obscura. Les 6 titres (et oui encore 6) racontent un conte macabre. Un fillette qui fait une mauvaise rencontre dans les bois, et à l’inverse de tout bon conte pour enfant, celui-ci se termine mal. Musicalement rien à voir avec ce que l’on a déjà entendu jusque ici. C’est plus rentre dedans, plus soutenu. Je trouve vraiment que l’accordéon donne une dimension plus mystérieuse aux compos. En parlant de mystère, on pourrait parfois s’imaginer jouant au professeur Layton, vous savez, le jeu aux centaines d’énigmes.

En revanche, ceux qui on trouvé que le premier CD était bordélique vont s’arracher les oreilles en écoutant celui-ci. Personnellement je traduirais ce bordélisme intense par ‘barré’. Oui, car c’est bien cela, la musique de Nightmares &nd Comedy est barrée. On ressent divers univers et horizons musicaux. Du coup, les titres sont riches de variété et de diversité.

Pour faire long et pour ne pas résumer l’inrésumable (et hop un nouveau mot pour le Larousse 2016)

Nightmares &nd Comedy est un bon groupe de métal symphonique barré, théâtral et original. En effet, le groupe à choisi de mettre en avant le visuel et le musical (pas jean et basket sur scène parait-il!). Tantôt doux, tantôt fort, tantôt poignant, tantôt violent, le métal joué par le groupe et vraiment diversifié et varié. Comme je le disais en début de chronique c’est un groupe extraordinaire qui va au delà de ce que nous avons l’habitude d’écouter. Faut dire qu’au MFM Castle nous aimons les groupes qui prennent des risques et qui proposent quelque chose de différent (et écoutable, cela va de soi). Certes, la production n’est pas extraordinairement sensationnelle, mais au casque le rendu est plutôt pas mal.

A découvrir en live pour plus de sensations exotiques !!


Tracklist The Opening:
01. Te Tagata Vahe Moemisi
02. End of Comedy
03. Heart’s Bone
04. My Silent Murder
05. Myrias
06. The Last Memory
 

Tracklist Tales of Obscura:

01. The Sad Sandman
02. The Oboist and the Sweet Lady
03. The Tricky Fairy
04. Funeral Oraison
05. Dirty Cage
06. The Gaze of the So-Called Righteous Man