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Archives mensuelles : juillet 2014

  • Groupe : The Shooks
  • Album : Come On Come Out [EP]
  • Sortie : Novembre 2013
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Et voici que je prend enfin le temps d’écrire quelques mots sur l’EP de The Shooks sorti fin 2013. Pourquoi ne l’ai je pas fait plus tôt ? Trop de travail et donc manque de temps ! Je m’en excuse auprès du groupe.
Je me rattrape donc aujourd’hui. Pour tout vous dire ce Come On Come Out a tourné un paquet de fois dans la voiture. Faut dire que ces 4 titres sont tellement rafraichissants. Le quatuor (à l’époque car maintenant c’est un quintet) propose un rock bien sympa avec au chant, une jolie blonde… Oui messieurs, je peux vous le certifier, sa voix est aussi belle que sa frimousse. 
C’est bien beau tout ça, mais vous n’en savez pas plus sur le groupe ! A la base, c’estDrew et Marlou. Un petite greffe et Jérôme arrive et il greffe sur la greffe Yannis. Dernier arrivé David, en février 2014.


C’est jeune, printanier, ça fait bouger ! 4 titres qui donnent envie d’en savoir… d’en entendre plus.
« You Will Never Know » est puissant et énergique. Les bases sont posées. Marlène et sa voix originale et sensuelle détonne. C’est clair, précis, rock… maîtrisé. « Die There », le premier morceau composé par Marlène et Drew est un peu plus métal dans l’âme et donc plus lourd au niveau guitares. La petite voix assure grave et une fusion opère avec les instruments. « Is that camera on ? » est plus rock’n roll. Le groupe arrive à surprendre et varier les morceaux tout comme le chant. Les variations dans les intonations sont très larges. Enfin, « Can We Make It » va terminer cette courte écoute.
Le seul point que j’ai encore besoin d’éclaircir est sur la durée de l’écoute. J’ai peur de me lasser du chant. Je ne sais pas pourquoi, même si Marlène à une belle voix qu’elle maîtrise bien, il y a un encore un petit truc qui me dérange. Peut-être est ce le côté trop criard… C’est une piste à explorer si un album voit le jour prochainement. 

Je pense que le groupe doit détonner sur scène. La musique est entraînante et très sympa. Une bonne découverte et un groupe à suivre.


 

Tracklist:
01. You Will Never Know
02. Die There
03. Is that camera on ?
04. Can We Make It

  • Groupe : Nephren-Ka
  • Album : The Fall of Omnius
  • Sortie : Septembre 2013
  • Label : Kaotoxin Records
  • Style : Death Metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


Alors que la planète black metal française est en train de se forger aujourd’hui une espèce de nouveau plateau homogène culturellement parlant, on peut affirmer sans risque de se tromper que celle du death metal n’est pas en reste non plus. Des groupes tels que Brutal Rebirth, Smashed, Gut-Rot, Psychobolia… et ici NEPHREN-KA (et la liste n’est pas exhaustive) représentent indubitablement, non pas avec un certain éclectisme, le large panel du death metal traditionnel en parallèle avec les groupes plus anciens et cultes comme peuvent l’être les Mercyless and cie….

Le death metal artisanal : un savoir-faire ;

Celui que l’on écrivait à l’ancienne avec les mains calleuses, qu’il soit brutal, technique, intense ou autre, en tous les cas le death metal première version tous types confondus. Et c’est de cette guilde aux allures de compagnons du devoir du metal extrême que NEPHREN-KA est membre.

La particularité de ce groupe c’est que les auvergnats ont préféré inclure mais surtout conserver une grande intensité dans leur death metal. Une intensité apportée par une violence constante, souvent complexe mais toujours technique. Et c’est aussi un des points forts qui font de NEPHREN-KA un groupe français incontournable aujourd’hui en matière de death metal  grâce à cette brutalité confondue en intensité compressée qui donne à son death metal une maturité exceptionnelle après seulement un premier minicd et cet album.

En effet, forts d’une première démo autoproduite puis devenue minicd sorti chez Great Dane Records, « Revenge and supremacy » montrait déjà que les gars savaient vers quoi leur death metal allait s’orienter.
Ils ont annoncé des références telles qu’Angelcorpse, Hate Eternal ou encore Nile, et c’est vrai qu’au niveau de la brutalité on peut retrouver cette particularité du death brutal américain et en ce sens là, cela peut être un faire valoir référentiel.
Mais NEPHREN-KA ne se voulait déjà pas un simple clone de ces aînés et avec ce premier album, ils ont réussi à véritablement se détacher de toute appartenance plagiaire pour construire un death personnel. Il ne faut donc pas confondre références d’écoute et inspiration personnelle. NEPHREN-KA se situe simplement dans le death brutal à l’américaine.

C’est un véritable déversement de riffs ultras rapides et techniques, mais pas que.
C’est une déferlante de blasts défilants stratégiquement montrant que trois ans après leur première démo, (puisque cet album est sorti fin 2013), NEPHREN-KA maîtrise nettement plus sa manière d’aborder la brutalité.

« Revenge and supremacy » était un premier pied posé sur l’étrier et bien qu’il ait été apprécié , il n’avait pas le contrôle et la sagesse que l’on semble trouver sur ce « The Fall of Omnius ».
Il aura fallu d’ailleurs un certain délai pour vraiment écouter cet album, y revenir, le laisser se faire et finalement aujourd’hui l’apprécier totalement à sa juste valeur pour en parler plus facilement.

Déjà en matière de production NEPHREN-KA, a pris en profondeur et en relief. Ce qu’avait réalisé le groupe avec « Jo » sur leur première production était propre (et je défendrais toujours légitiment mon avis par le fait que je ne suis qu’un écouteur de musique et non pas un professionnel mathématicien), car les instruments pouvaient avoir cet aspect vraiment limpide, basse/batterie compris. Mais à y revenir dessus, maintenant que la comparaison est possible, NEPHREN-KA a augmenté sa puissance de feu sur la production (ce qui n’est pas le cas de tout le monde, ne fait pas un « St Anger » qui veut) et Geoffroy « Jo » Dury qui a aussi enregistré la batterie ce coup-ci, a encore mis en avant cette limpidité.
Mais on a la sensation qu’il s’est mieux approprié l’univers de NEPHREN-KA pour mieux retranscrire les émotions extrêmes que le groupe propose, pour rendre une véritable dimension aux ambiances autant sur les passages plus lourds que sur les segments vraiment brutaux. Cela s’en ressent énormément dans la couleur de l’album. Alors bien évidemment que cette performance et également appuyée par le fait que l’album ait été enregistré et masterisé aux Hertz Studios permettant ainsi de donner à « The Fall of Omnius » une certaine « noblesse » de son qu’il manque aujourd’hui à « Revenge and supremacy » en le réécoutant. Mais cela fait partie aussi de l’évolution de n’importe quel groupe….

En attendant voici donc un album d’une durée d’environ quarante trois minutes, sur dix titres à en croire la back cover, (mais en fait neuf puisque sur le cd « Feydakins Storm » et « Corrin’s Moons (interlude) » ne font qu’un), qu’il vous faudra apprivoiser avec un certain recul. C’est un peu ce qu’il m’était arrivé avec l’avant dernier album de Loudblast. Du temps d’appréciation… car on n’écoute pas un album pendant trois jours pour le laisser tomber et ne jamais y revenir….laissons cela aux gens superficiels….

Et donc si « Butlerian Jihad » est peut-être à l’origine du manque d’engouement que l’on peut avoir au départ sur cet album (parce que la violence de NEPHREN-KA saute aux yeux et son gros son aussi, mais qu’il est construit peut-être d’une manière trop proche du cd précédent, et ce même si l’anecdotique passage de basse seule est bandant et que le solo à 2’50 sent le bon vieux fromage étiqueté thrash et death qui a vieilli en cave) c’est surtout sur « Mastering the voice » que le groupe prend son envol.

C’est dans les titres comme celui-ci qui durent avoisinent six minutes que NEPHREN-KA domine comme un tyran despotique sur nos oreilles d’esclaves enchaînés. On prend un effet de souffle sur les changements de rythmes, les petits passages de caisse claire singulièrement anodins mais décelables, des atmosphères parfois hyper morbides comme on l’entend sur le début du morceau…
NEPHREN-KA arrive à envoyer une sauce épicée savoureuse en réunissant grâce à cette longueur de titres, plusieurs facettes tantôt violentes tantôt plus posées, et c’est par ici que leur death metal est plus mature et maîtrisé. Il a su emprunter une voie personnelle mais ça ne lui empêche pas d’être rapide, technique et hypnotique comme on l’entend à partir de 3’00.

Tout au long de l’album cette sensation de longueur et d’homogénéité qui cachait la qualité de celui-ci sur les premières écoutes est finalement balayée aujourd’hui.
Si les titres les moins longs comme « Legend of Selim… » part 1 et 2 privilégient la démonstration technique et rapide (notamment la part 2 qui vous perdra indubitablement), il n’en demeure pas moins que des chansons un poil plus longues, comme « The rise of Omnius », prennent déjà plus d’ampleur car NEPHREN-KA se laisse emporter par plus de tradition, délaissant la technique pour plus d’efficacité dans les atmosphères et quelques changements de rythmes toujours intenses mais plus « basiques ». Cela n’empêche en rien les solos intéressants et plus mélodiques qui sont écrits sur cet album, il n’y a juste qu’à écouter à 3’55 mn du morceau et en faire ses propres conclusions.

Cet album c’est tout cela en même temps. Entre un « Feydakins Storm…. » déjà plus orienté sur certains segments vers des couleurs parfois proches de Dying Fetus,( conservant malgré tout l’esprit du death lourd) et un « To the golden path » avec des choses tellement plus posées à la Morbid Angel/Immolation (à l’atmosphère malsaine) en début de morceau, pour évoluer ensuite vers une espèce de black metal Dark Funeralien ; NEPHREN-KA écrase l’auditeur sous trois quarts d’heure d’un death metal de haute voltige, mais il faut un temps d’adaptation, on l’aura compris.

Ajoutons à cela un visuel une fois encore, signé magistralement par Stan W Decker qui offre avec talent la possibilité à NEPHREN-KA de bien mettre en avant son monde de science-fiction inspiré par Franck Herbert et l’histoire de « Dune » ; comme un Bolt Thrower français NEPHREN-KA semble façonner un univers bien à lui sur ses guerres intergalactiques, se construisant pas à pas une identité en fer forgé.

Si les premières écoutes n’avaient pas donné le résultat d’appréciation que l’on peut avoir aujourd’hui,et que d’une manière particulière on pouvait subjectivement ne pas trouver ça concluant, c’est parce que l’album de NEPHREN-KA n’est pas à écouter à la va-vite. Il faut savoir digérer un album brutal et technique, les notes ne servent à rien car on aurait pu mettre quelque chose de plus bas en se basant sur les premières appréciations….Il faut prendre son temps, NEPHREN-KA le prend dans ses compositions, et le résultat est là. Voici un excellent album de death metal, plus fluide que son prédécesseur et qui se bonifie avec le temps, mis en avant par une très bonne production et un artwork des plus prestigieux…


 

Tracklist:
1.Butlerian Djihad
2.Mastering the Voice
3.Legend of Selim (pt.1:the Seeds of Discord)
4.The Rise of Omnius
5.Feydakins Storm
6.The Cymek Revolution
7.Legend of Selim (pt.2:the Return of the Worm-Rider)
8.Praise Shaï-Hulud
9.To the Golden Path

  • Groupe : White Crocodile
  • Album : Je T’aime L’Amour [EP]
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : Auto Production
  • Style : Folk Rock Cabaret
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

Un démarrage d’été plein de fraîcheur avec White Crocodile. En même temps vu les divers horizons des membres il ne pouvait en être autrement. Julie Biereye (chanteuse, accordéoniste) nous vient d’Angleterre, Jeff Hallam (bassiste) d’Amérique, Eric Maunoury(batteur, percussionniste) et Julien Omé (guitariste) are made in France !
Je T’Aime L’Amour est un petit 5 titres qui va nous permettre de découvrir un univers coloré, et qui bien entendu, annonce l’arrivée prochaine d’un album, en novembre parait-il.

Les 5 titres sont vraiment très intéressants. « Je T’Aime L’Amour » mélange anglais et français sur des airs de cabaret. Pour la petite histoire, ce titre a été composé par un poète, Michael Greenway rencontré au cours d’une tournée en Angleterre. De cette rencontre découlera un titre détonnant. Mais il n’est pas le seul à avoir participé à l’aventure : Alex Frida en sera le réalisateur et mixeur, Julien Trimoreau l’ingénieur du son. Et c’est pas fini, le peintre/plasticien Troy Henriksen a réalisé le visuel avec pour base une photo de Pete Smith, un photographe anglais qui a suivi les plus grands rockers des années 70. Troy a savamment découpé, collé des textes et des couleurs pour un résultat très bon. Quand on a l’objet entre les mains, on a de suite envie de savoir ce qu’il se cache derrière tant de gaieté. Et il se cachent de petits trésors composés par la belle Julie avec l’aide de son mentor David Johnson, qui nous font voyager dans les Cornouailles avec « Restless », qui nous font traverser les déserts de l’Arizona avec« Differents Roads », pour terminer dans un cabaret Berlinois avec « Je T’Aime L’Amour ».

C’est bien beau tout ça, et à l’oreille ça l’est encore plus. Le cabaret titre « Je T’Aime L’Amour » nous met direct dans l’ambiance. Ici rien de conventionnel. On entre dans un autre monde, on voyage… Julie a vraiment un très beau timbre de voix qui colle parfaitement au style, elle nous emmène et nous fait tourbillonner avant de nous montrer qu’elle peut être moins douce et sensuelle sur « Big City ». Ce titre est plus brut, plus énergique, plus rentre dedans. « Differents Roads » reviendra sur des accords plus rock. La partie jouée à l’accordéon apporte vraiment quelque chose en plus. C’est beau ! On terminera l’écoute sur « Restless » et « The Walker ». Ce dernier propose un très beau refrain émotionnel.

En bref, vivement novembre. Je suis certaine que l’album cache d’autres morceaux très sympathiques. White Crocodile n’a pas encore tout dévoilé.



Vous pouvez aussi vous rendre sur Ulule pour aider le groupe. Comment ? C’est très simple, vous pouvez précommander l’album ! Je vous fais un petit copier/coller histoire que vous compreniez parfaitement : 

Cette collecte Ulule servira à :
Amortir un peu la somme colossale dépensée pour racheter les droits
Finir l’enregistrement des nouveaux morceaux.
Finaliser l’impression de la pochette.
Presser les disques.
Les commercialiser


 

Tracklist:
01. Je T’Aime L’Amour
02. Big City
03. Different Roads
04. Restless
05. The Walker