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Archives mensuelles : juillet 2014

Prévu à 20H00, Chicago débute son concert dans le timing  pour plus de 2 heures de pur plaisir. Le show sera à la hauteur de la salle comble qui  terminera debout pour les derniers morceaux. A travers un savoureux mix des tubes allant de 1967 au futur album annoncé pour début juillet, le groupe délivre ses mélodies légendaires avec des leads vocales prenantes qui s’alternent au gré des morceaux. A 9 musiciens dont 3 du groupe original (Walter Parazaider saxo, flute traversière ; Lee Loughnane trompette, vocal  ; Robert Lamm claviers, guitare, vocal), la signature Chicago ressort fortement. Avec un registre orienté pourtant pop rock, voire jazz rock, on comprend pourquoi, avec le trio des cuivres (trompette, saxo, trombone), les  morceaux souvent à 3 voies, les percussions (batterie + percu) et le jeu de scène,  Chicago se soit produit en live avec Earth Wind and Fire!

 

 

Sixième édition des Métallurgicales à Denain sous un soleil qui cogne bien fort. Par rapport aux éditions précédentes, le dimensionnement du festival a été un peu revu à la baisse: une seule scène, un stand merch placé dans le fond du complexe sportif… mais beaucoup de bénévoles sont là pour aider / renseigner. L’affiche de cette édition était très (trop ?) variée puisqu’elle proposait des groupes allant du thrash old-school au glam rock et a rassemblé au final un petit millier de festivaliers.

T.A.N.K (Think of A New Kind)

Déjà connu des Métallurgicales (leur présence au Warm’Up de l’édition précédente), leur mélange de death mélodique / thrash ouvre avec fureur le festival. En terrain conquis via la présence de nombreux fans, le groupe déroule superbement son set: les compos sont percutantes, le son est bon et l’énergie qu’ils mettent enflamme le public avec une succession de mosh-pits, circle pits et un joli wall of death. Galvanisés par le public, le groupe et Raf (chanteur) en particulier communique énormément avec le public et les 9 titres joués passent super rapidement. On notera une ré-interprétation très réussi de Walk dePantera.

TANK-2

 
Set-list
  • The Raven’s Cry
  • Inhaled
  • T.A.N.K. 09
  • Beautiful Agony
  • Through the Disgrace
  • Walk (Cover de Pantera)
  • Cryptic Words
  • Disturbia
  • Brother in Arms

 

Supuration

Groupe local de cette édition, les valenciennois proposent un death / thrash très technique et complexe. A l’occasion des Métallurgicales, le groupe a rejoué l’intégralité de leur album The Cube sorti il y a plus de 20 ans et qui avait marqué son époque en intégrant des ambiances style cold wave avec une alternance degrowls et de chants clairs plaintifs ainsi qu’un concept sophistiqué qui fut développé sur 3 albums (The Cube, Incubation, CU3E) et deux décennies . Leur performance plutôt sobre (en comparaison de T.A.N.K) est néanmoins très réussie et l’ambiance particulière de leur musique est particulièrement bien restituée sur scène: les frères Loez sont très concentrés sur l’interprétation des morceaux et seul le bassiste fait le show avec un headbanding quasi permanent. Au final, une prestation sous forme de flash-back particulièrement bienvenue car elle illustre à quel point The Cube était moderne et avant-gardiste.


Supuration-3
Set-list
  • The Old Mirror
  • Incubation
  • Prelude
  • The Elevation
  • Soul’s Speculum
  • 138.JP.08
  • The Cube
  • Through the Transparent Partitions
  • Spherical Inner-Sides
  • The Accomplishment
  • 4TX.31B
  • The Dim Light
 
 
 

BlackRain

Changement radical de registre avec le Glam Rock de BlackRain. Je comprends la volonté d’éclectisme de la programmation mais j’ai l’impression d’un trop grand écart avec le reste de l’affiche. Ce sentiment est partagé et manifesté (malheureusement) de manière un peu trop bruyante par certains festivaliers. J’écoute les premiers morceaux très directs et accessibles mais je n’arrive pas à accrocher. Du coup, je sors prendre un peu d’air et de fraicheur.

 
Set-list
BlackRain-4

  • Death by Stereo
  • Dancing on Fire
  • Bad Love Is Good
  • Young Blood
  • Get A Gun
  • Dead Boy
  • Innocent Rosie
  • Blast me Up
  • Overloaded
  • Rock your city
  • Wild Wild Wild
  • Burn ‘N’ Die

 

 
 
 
 
 

Crucified Barbara

Le complexe est bien rempli pour l’arrivée des quatre suédoises et leur hard-rock accessible mais super efficace et énergique. Les barbaras ne ménagent pas leurs efforts et les morceaux extraits des trois premiers albums prennent une autre dimension en live. Le set contient également deux titres du prochain album In The Red dont le clip To Kill A Man est sur youtube. Ça bouge énormément dans la fosse et l’intro acoustique et calme de My Heart is Black est bienvenue pour temporiser le show. Au final malgré la structure redondante des morceaux, l’énergie des musiciennes et l’ambiance dans le complexe font passer ce set très rapidement.

 
Set-list
CrucifiedBarbara-7

  • The Crucifier
  • Play Me Hard
  • Shut Your Mouth
  • Sex Action
  • To Kill A Man
  • Everything We Need
  • Losing the Game
  • Sell My Kids For Rock n’ Roll
  • In Distortion We Trust
  • My Heart Is Black
  • Rock Me Like the Devil
  • Into the Fire
 
 
 

The Haunted

Découverte de The Haunted ce soir pour moi que je ne connaissais pas. Fondé par des membres d’At the Gates, ce groupe semble avoir une histoire un peu compliquée (instabilité de line-up) et 2014 semble être l’année du retour avec quelques concerts et la sortie d’un nouvel album Exit Wounds. Le groupe développe un death métal furieux qui est l’ouverture idéal pour la tête d’afficheDestruction. Ça tabasse méchamment et les musiciens délivrent une prestation super énergique, mention spéciale au chanteur et frontman qui passera la majorité du set à growl en équilibre sur les caisses de matériel juste devant les crash-barriers et qui ponctuera chaque interlude de commentaires avec le public. Public, qui s’enflamme sur la totalité des morceaux puisés dans la discographie du groupe… avec en guise de break, un morceau style grind qui bourrine sauvagement pendant une minute. Prestation vraiment bonne et une superbe découverte !

 
Set-list
TheHaunted-8

  • Dark Intentions
  • Bury Your Dead
  • 99
  • Silencer
  • Eye of the Storm
  • Trespass
  • All Against All
  • My Enemy
  • In Vein
  • Hollow Ground
  • Infiltrator
  • D.O.A.
  • No Compromise
  • Bullet Hole
  • The Flood
  • The Medication
  • The Guilt Trip
  • Undead
  • Hate Song

Destruction

Départ un peu tardif à cause des balances et d’un souci d’éclairage pour la tête d’affiche. Une fois sur place, le trio fidèle à sa réputation et à son nom va tout ravager pendant plus d’une heure (dont les yeux avec ces put**** d’éclairages stroboscopiques) . Le set puise dans une grande partie de la discographie du groupe avec les classiques du groupe ainsi qu’un titre du dernier album Spiritual Genocide. Le groupe assure sur scène et interagit énormément avec le public: 3 micros permettent au bassiste/chanteur d’utiliser l’intégralité de la scène et le public peut même choisir un des morceaux joués (un titre du premier album). Cette grosse baffe de thrash old-school conclut superbement cette sixième édition des Métallurgicales.

 
Set-list
Destruction-10

  • Thrash Till Death
  • Spiritual Genocide
  • Nailed to the Cross
  • Mad Butcher
  • Armageddonizer
  • Eternal Ban
  • Life Without Sense
  • Release from Agony
  • Carnivore
  • Total Desaster
  • Bestial Invasion
  • Curse the Gods
  • The Butcher Strikes Back

 

 

Merci à Roger Wessier, Base Prod et à tout le staff des Métallurgicales pour l’événement ! A l’an prochain !

nightmare

  • Groupe : Nightmare
  • Album : The Aftermath
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : AFM
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 

 


 

Après la grosse claque qu’était The Burden Of God  et qui a propulsé Nightmare à Dubai ou sur le 7000 Tones of Metal on attendait avec une énorme envie Le successeur. Lors de la sortie de The Burden Of God  la presse internationale avait reconnu le talent des Français. J’ai moi-même craqué, devenant adorateur de cette formation à laquelle je ne connaissais presque rien. Il faut dire que c’est album majestueux, sans défaut particulier, taillé pour cartonner et voué à rester dans les annales.
Difficile de faire mieux, très difficile si ce n’est en évitant de faire une copie carbone du dit album. Mais est-il plus suicidaire de vouloir faire un The Burden Of God  2 ou bien de changer radicalement en sortant une feuille toute blanche?

Est bien Nightmare semble avoir trouvé la réponse avec The Aftermath. Les Français ont choisis la feuille blanche. Ils semblent avoir tout effacé et avoir eu envie de proposer quelque chose de nouveau. Bien leur en a pris de jouer les Kamikazes, car The Aftermath est un bon disque. Plus rentre dedans et percutant que son prédécesseur, le Nightmare 2014 risque de laisser quelques personnes sur le carreaux.
Il faut dire qu’avec «Bringer of A No Man’s Land» en guise d’entrée il y a de quoi être surpris, voir le sur le cul. ça bastonne grave avec un riff plombé. Ce qui est certain, c’est que Nightmare n’a rien perdu de sa superbe. La classe internationale. On a franchement du mal à croire que ce groupe soit Made in France. C’est Arnaud Montebourg qui devrait se targuer et se vanter d’une si belle production bien de chez nous. Mais sait-il seulement ce qu’est que le Heavy Metal ? Cela est bien évidemment sujet à débat, qui n’a pas sa place ici, mais il était bon de signaler que le Heavy Metal Français a grâce à cette formation gagné en prestige.

«Forbidden Tribe» est moins bourrin, il n’empêche que Nightmare tape fort.
Vous aimez le riff ? Et bien Nightmare vous le sert sur un plateau en or massif. «Necromancer» est un char d’assaut lancé à toute vitesse. C’est un peu comme l’équipe de la Manchaft contre la sélection Brésilienne lors de cette demie-finale de la coupe du monde 2014, inarrêtable ! «I Am Immortal» est un hit ! En live, je peux vous garantir que si ce titre est interprété il va cartonner ! Juste après avoir prit cette grosse claque, Nightmare va jouer dans la court des Thrasheurs de Exodus et réussi avec brio à placer en orbite «Digital DNA». On ne pouvait s’attendre à ça. Le professionnalisme de ce groupe est assez incroyable car en durcissant à ce point le ton il y a toujours possibilité de se louper en sombrant dans la surenchère ou dans le pompage intégrale de formations maîtresses du genre. Et pourtant les Français évitent les pièges. «Ghost in the Mirror» en est un bon exemple, grâce à refrain très léger, des orchestrations infimes, mais audibles et un solo de feu.

On se dit toujours que pour une formation française il n’y aucun moyen de sortir du pays, de se faire une place à l’internationale. Et pourtant certaines y sont parvenues, Gojira, Spheric Universe Experience, aujourd’hui Nightmare et demain sans doute Evenline font partis du fleuron Français. Il aura fallu au groupe de Jo Amore de nombreuses années avant d’y arriver, mais c’est chose faite et quand on prend dans la face «Mission for God» on se dit que pour Nightmare cela n’est pas près de s’arrêter.

Vive la France. Vive le Heavy Metal Français, Vive Nightmare.


Tracklist:
1. The Aftermath (Intro)
2. Bringers of a No Man’s Land
3. Forbidden Tribe
4. Necromancer 
5. Invoking Demons 
6. I Am Immortal 
7. Digital DNA  
8. Ghost in the Mirror 
9. The Bridge Is Burning 
10. Mission for God 
11. Alone in the Distance

 

brainstorm-firesoul

  • Groupe : Brainstorm
  • Album : Firesoul
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : AFM
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

 

 


 

Ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu de nouvelles de Brainstorm. Et bien voici justement l’arrivée d’un nouvel album. Firesoul est le nouveau bébé des Teutons et je peux vous dire que les gars ont décidé de redonner du sang neuf à leur musique en proposant un Heavy Metal bien plus travaillé que par le passé.

Je ne m’attarderai pas dans ma chronique sur la prestation vocale de Andy B. Franck toujours aussi incroyable (un jour il faudra penser à le faire chanter au sein de Crimson Glory !!) mais plus sur les compositions en elles-mêmes, car je trouve que Brainstorm a su retrouver la verve d’il y a quelques années… principalement de Unholy pour ne citer que cet album.

Firesoul ouvre avec un «Erased By the Dark» tout simplement monumental. Les orchestrations sont de sorties et je dois dire que ça claque plutôt bien. La production est puissante, comme toujours avec Brainstorm et cela donne énormément d’ampleur aux riffs pachidermiques signés….
Après un tel titre on pense être malmené comme ça durant les 47 minutes.
Brainstorm va pourtant prendre des routes sinueuses, comme par exemple ce gros come-back avec «Firesoul» digne d’un Unholy justement  ou d’un album récent de Primal Fear… car oui c’est aujourd’hui en 2014 que je commence à m’apercevoir que le Metal Allemand tourne sérieusement en rond… Idem pour «Entering Solitude» moins speedé mais bien Teuton quand même.

Heureusement Andy et sa fine équipe savent encore nous sortir de leur chapeau de putain de gros hits originaux comme le tellurique « Descendants of the Fire». Brainstorm envoie du lourd, du très lourd. On tient là un hit Heavy comme on n’en avait pas entendu depuis longtemps. Bon ok, les mecs ont beaucoup écouté les dernières productions estampillées Judas Priest, n’empêche que ça marche !
On pourra rester un peu plus dubitatif sur une composition telle que «Feed Me Lies», avec un refrain original et surtout ces accords de pianos sorties de nul part qui pourtant font mouche. On regrettera par ailleurs la non redite des orchestrations du premier morceau sur le reste de l’album (hormis les deux dernières compos) car cela sonnait réellement bien et il y avait réellement de l’idée fraîche.

Firesoul se termine sur deux morceaux plutôt bien foutus, «The Chosen» et «…And I Wonder». On y retrouve les orchestrations, une rythmique moins Speed, une certaine recherche dans les mélodies vocales avec un Andy B. Franck nous prouvant au passage qu’il sait aussi varier les plaisirs. Du tout bon et de l’intéressant.

Firesoul est un disque qui ne déplaira pas aux fans, c’est certain. Quant aux autres, les petites touches de nouveautés pourront rendre enfin Brainstorm intéressant, face à d’autres formations qui s’endorment sur leurs lauriers.


 

Tracklist:
01. Erased By The Dark
02. Firesoul
03. Descendants Of The Fire
04. Entering Solitude
05. Recall The Real…
06. Shadowseeker
07. Feed Me Lies
08. What Grows Inside
09. The Chosen
10. … And I Wonder

sleeping at last

  • Groupe : Sleeping At Last
  • Album : Yearbook
  • Sortie : 2011
  • Label : Autoproduction
  • Style : Rock Minimaliste
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 

 


 

Alors que tout le monde nous parle des tubes de l’été et des ‘hits’ que nos oreilles vont devoir se taper durant les beaux, j’ai décidé de vous parler de Sleeping At Last, une formation dont je vous ai déjà causé il y a quelques années. Ce groupe résolument Rock mérite pourtant que l’on s’y attarde, car ce qu’il est tout simplement merveilleux. Très friands de partager leur musique, c’est assez régulièrement que l’on peut trouver via le site officiel et ITunes un ou deux singles fraichement enregistrés.
Récemment Sleeping At Last a sorti un  coffret (Atlas : Year One) composé de plusieurs Mini LP remplis de merveilleux morceaux. 6 disques pour être précis qui représente le travail de toute une année (30 morceaux). Tous les ans Sleeping Atlas rééditera l’aventure avec un Atlas : Year Two… etc… Le prix de ce luxueux coffret était assez élevé a sa sortie (99£) il est désormais à 50$ mais sa beauté et son contenu valent réellement le coup (petit papa noel…)

Ce n’est pourtant pas de cette sortie dont je vais vous parler dès à présent. Le focus sera plutôt sur l’album précédent Yearbook et ses 36 titres ! Le concept de cet album est assez simple, 3 titres par mois, disponible en EP (12 EP donc) ou dans son intégralité via un coffret de 3 disques ou de 3 vinyls (très beau d’ailleurs). Mais depuis quelques jours Sleeping At Last a mis à disposition gratuitement Yearbook dans son intégralité. Et donc, je peux fièrement vous dire que oui, je possède Yearbook . Les 36 titres de ce disque digital ne sont pourtant pas issus d’un téléchargement au rabais, puisque les 12 très belles pochettes nous sont fournis en HD. De très belles aquarelles signées Geoff Benzing (www.benzingart.com) évoquant les mois qui passent et qui collent admirablement bien avec l’univers musical crée par Ryan O’Neil, chanteur, compositeur et multi-instrumentiste de Sleeping At Last.

Jeff Buckley ça vous pas parle ? Vous aimez, alors n’hésitez pas une seconde pour vous procurer un disque de Sleeping At Last, car Bryan est ni plus ni moins que la réincarnation de Jeff. Musicalement on retrouve une Pop ou plutôt du Folk, épuré a son maximum. Sleeping At Last propose en effet une musique minimaliste où tout repose sur la mélodie tout au plus d’un ou de deux instruments et de la voix de Ryan O’Neil.
Ce Yearbook n’est pourtant pas dépourvu d’invités que ce soit vocaux ou musicaux. Tantôt une voix féminine vient renforcer la douceur d’un titre «Next to Me», tantôt ce sont trois violons qui nous accompagnent discrètement et qui viennent nous tenir la main et nous protéger lors d’un «Watermark» troublent. Au détour d’un morceau on peut retrouver juste un piano pour nous réchauffer de cette neige qui tombe sur nous («Snow») ou bien encore du Ukulélés sur le joyeux («January White» qui renvoie d’ailleurs aux meilleurs compositions de Michael Bublé). Parfois c’est un banjo qui débarque, aussi surprenant que discret sur «Dear True Love» ou bien la harpe sur «Hourglass», une composition magique et d’un émotionnel rarissime… digne uniquement d’un Jeff Buckley. Gracieux et envoûtant ce titre fait dresser les poils et nous n’avons qu’un seul regret… lorsqu’il s’arête. Heureusement «Wilderness» teinté de Pop joyeuse nous redonne le sourire. Composition plus travaillée, avec plus d’arrangements, Sleeping At Last nous propose là un titre sonnant comme du Coldplay.

Ce Yearbook débute par le mois d’Octobre puis s’écoule lentement au fil des mois pour finir au mois de Septembre. Tantôt chaud («Page 28»), tantôt glacial («Goes On and On»), l’univers musical dépouillé ou avec beaucoup d’arrangements reste pourtant identique. Sleeping At Last a su forger ici une identité qui se veut unique mais et c’est peut-être le seul souci concernant Yearbook, l’âme de Jeff Buckley plane un peu partout.

N’empêche que ces 36 compositions sont à écouter encore et encore. Yearbook est un joyaux brillant de mille feu.


 

Tracklist:
CD1:
01 – Homesick
02 – Next to Me
03 – Watermark
04 – Bright & Early
05 – Emphasis
06 – 101010
07 – Accidental Light
08 – From the Ground Up
09 – Snow
10 – January White
11 – The Ash Is In Our Gardens
12 – Wires
CD2:
01 – Dear True Love
02 – Land or Sea
03 – Learning Curve
04 – Pacific
05 – Outlines
06 – Birthright
07 – Tethered
08 – Intermission
09 – In the Meantime
10 – Pacific Blues
11 – Segue
12 – Silhouettes
CD3:
01 – Atlantic,
02 – The Sea of Atlas
03 – Hourglass
04 – Wilderness
05 – Hit or Miss
06 – Aperture
07 – Page 28
08 – No Argument
09 – Households
10 – Noble Aim
11 – Goes On and On
12 – Resolve.

 

 

 

Magic Fire Music: Hi Owen, how are you?

Owen: Hey Cedric, yeah I’m great. There’s a lot going on in my world as usual but that’s all good.

Magic Fire Music: Can you introduce Icecocoon, it’s your band and you you are alone isn’t it?

Owen: Yeah I am effectively a solo artist but get great musicians to play with me. I write all the music, alone in my own world so to speak. When I started out, I was playing all the parts myself but nowadays, although I complete demos with all the parts in, I pass them on to great musicians (usually friends) to play on the final recordings.
For example on Deepest Crystal Black, I had very basic drum parts programmed and some straight-forward bass parts recorded on the demos. When I gave the demos to the drummer and bass player, there was a lot of room to move in bringing the album to life. They wrote their own parts based on the demo but played their own way, adding a more human feel to the music.

 Magic Fire Music: What the signification of Icecocoon?

Owen: The name is a basically a metaphor for individuality. When I started icecocoon, in my late teenage years, I reached the point where I just stopped trying to fit in with various peer groups. I felt like I was the only one who felt the way I did. I was also isolated in the literal sense that I lived out of town on a 20 acre property with my parents. This was in 1999, before social media, effectively before the internet. I just reclined further into my own head and my own thoughts. I already knew that being a musician was what I wanted to do. Although I had been writing music for years, I turned a corner and began to write the best music I possibly could, by myself making it exactly what I wanted it to be. Although it was somewhat self indulgent, the first music I wrote for icecocoon was very honest and ambitious. Being a typical teenager and thinking too much, I felt like the world was totally messed up and people were all stupid and the world was against me etc. I called the project icecocoon as it represented being in my own safe world as an individual, untouchable by others external forces.

Magic Fire Music: Why are you alone?

Owen: I originally wanted to be in a democratic, 4 musicians style band where everyone contributed and there was all the great band camaraderie etc. After all my friendships had drifted apart or ended and I didn’t know anyone who was serious about music (as I explained, I was isolated from the rest of the world where I lived too) I just began to create alone. Now it is just the way I work, I have a pretty intense internal creative process. I conceptualise the albums from start to finish and am the arbiter of what is and isn’t good enough. I completed a Diploma in audio engineering and worked in a recording studio for about 6 years to give me the skills to record and mix my own music to a professional standard. I also have ended up handling basically all the pieces of the puzzle that a record label would including the album artwork, marketing, liaising with the media etc and not to mention funding the whole project. (The down side of being the boss is wearing all the cost!)

Magic Fire Music: Please tell us about the developing process of Deepest Crystal Black.

Owen: It was the product of a transitional time in my life. Chronologically, DCB is actually the 4th icecocoon album, but the first to be actually recorded properly and released.
It was a transitional time for me. Relationships were ending and new ones beginning.
The album just wrote itself as the soundtrack to my life at the time. As clichéd as it sounds, it was cathartic to just write and without the filtering, editing and knit-picking that would usually go on. I just allowed the music to flow out and let it be whatever it was. That resulted in it being slightly more straight-forward than usual and also in there being some unusual arrangements. Different songs were written at different points of the journey so there is a spectrum of emotions. I think anyone who has experienced those kind of times knows how it is a rollercoaster of feeling up, down, optimistic, sad, hopeful, strong, weak etc whilst going through the process of finding personal equilibrium again.

The albums’ production was done in an “old school” way if you like. I rehearsed the parts heavily for about 3 months with a drummer (Tom Kilsby) and Bass player (Matthew R. Davis) and then went into the studio, pulled great sounds and then recorded the bulk of the album as live as possible with hardly any editing, overdubbing etc.
The vocals and mix were done in the following weeks but the rest was recorded all in about 1 week.
I produced the album, engineered and mixed it and this is exactly how I think it should sound.
Quality music played by quality musicians, without studio trickery, recorded well, mixed to be huge and fat, mastered to be as dynamic and huge as possible. I am super proud of it.

Magic Fire Music: What is the Deepest Crystal Black about? Tell us about your ideas in writing the lyrics.

Owen: The Lyrics on this album are so literal, straight forward and honest. This is their weakness but also their strength. They are all a poignant snapshot of my life at the time they were written. If I’d kept a diary, this is exactly what would have been written in it.
You will notice that not all of the lyrics rhyme or even fit together well all the time.
As with the music, I allowed it to be a pure stream without being afraid of whether it’s clever enough or “correct” enough or whatever.
I think those lyrics will be a one-off as far as icecocoon goes. Other material in the future will be much less raw and directly personal.

Magic Fire Music: Your influences are Devin Townsend, Katatonia… It is these bands that have inspired you to play music?

Owen: Initially, in my early teenage years, Metallica were my biggest inspiration and influence. I think you can still hear that. Devin Townsend is hugely inspirational to me. I have been listening to him since the late 90’s. He is just so driven, diverse and pure as an artist. They are all things that I strive to be. Katatonia, although I have been listening to them since the late 90’s too, have just been a cool band to listen to more than an influence. Paradise Lost have been a bigger influence than Katatonia. Type O Negative too in the earlier days.
I think once you get to a certain level of establishing your artistic identity, all the music you hear is less about influence and more about inspiration. Everything you hear has the potential to subconsciously crop up as an influence though.

Magic Fire Music: Is King’s X inspired you? On some tracks (the first 2 or 3) the guitar riff and bass remind me this band.

Owen: You know what? Have heard about King’s X plenty of times but I have never actually heard their music. So any comparison must be a coincidence!

Magic Fire Music: Your music is very emotive, dark, personal… Are you also like that in life?

Owen: I don’t think so. It’s a funny paradox. Being serious about something and intense but not losing the will or ability to laugh (even at one’s own expense). Most of the time I’m a positive, driven person. I think like anyone, there are times when we think deeply about things and other times when you need a sense of humour. During the writing of DCB I wasn’t in the best place but I think I also just naturally write deep and dramatic/emotive, sometimes dark music. The music I am writing now is still emotive and a bit dark but in a different way. Not in a directly personal way. It is just 100% natural though. Writing to BE dark or TRYING to write to be emotive or whatever is silly. It will just ultimately come off as insincere or just not believable.

Magic Fire Music: We are far from Australia, for many French, your country remains only AC / DC or Airbourne… Vanishing Point too. To compensate for our lack of culture, can you describe the Prog scene and Power in Australia and its place in the Australian metal scene?

Owen: I’m not sure that there is a Prog’ scene per se. There are loads of bands all sort of achieving at different levels. Certainly where I come from in Adelaide which has about 1 million people, there is not what I would call a progressive music scene. In my opinion it takes musicians to be serious about what they do to the point where they are forging a career for there to be a scene. Having said that, I’m not completely sure what is going on with the other capital cities but there have been some cool bands to come out of Australia. “Progressive” is a popular throw-around term at the moment. By its true meaning, there shouldn’t be a “progressive sound”.
There are quite a few bands who label them self as prog-something here though and it seems to be a visible niche component of the overall heavy music collective in Australia.
Some bands I would recommend you check out from Australia would include, Contrive, Ne Obliviscaris, Mournful Congregation, Sydonia among others.

Magic Fire Music: Are you already working on the next album?

Owen: Here’s the thing, I’m actually writing what is the 5th icecocoon album right now but the next album to come out will be chronologically album number 3.
The drums, bass, synth and guitars are already recorded for that album.
It just needs vocals, some lead guitar and then the rest of the technical stuff, mixing, mastering, artwork etc. I plan for that album to be out some time in 2015.

Magic Fire Music: You are alone. For concerts, it has to be complicated? Who is with you?

Owen: We have in fact, just started rehearsing to play live and apart from Matthew Davis who played bass on the album, it is an all new line-up:

Owen Gillett – Guitar, vocals
Matthew Davis – Bass, vocals
D. Larry Ash – Guitar
Darren Mclennan – Guitar
Brody Green – Drums

They are all very good musicians so the process of them learning the material has been pretty easy. I can tell you so far it is really sounding huge and I just cannot wait to get on stage! So the rest of 2014 will be dedicated to playing this album live and promoting the band in general.

Magic Fire Music: Do you like Movies? What are your favorite movies?

Owen: I am so not the usual metal head when it comes to movies. I am more of a nerd. I don’t like horror and violent movies. I like Sci Fi. Starwars would have to be one of my all time favourites. Also I really liked the new Dr Who series’. I like Monty Python and comedies like Anchorman and Idiocracy. I like movies with a happy ending these days 🙂

Magic Fire Music: What would you do for a living if you weren’t musicians?

Owen: Well to start with, I don’t make a full time living from being a musician… YET! (I certainly will in the future) I still work at a day job part time at the moment. If I wasn’t building a music career though, I would probably be a producer/engineer.

Magic Fire Music: What do you usually do on Sundays?

Owen: I try to reserve Sundays to spend some time with my girlfriend. When building a music career, it is so all-encompassing time-wise that you can lose perspective, trying to squeeze every second of time out of the day to get where you want to go. So we usually spend some time together doing any number of things. Today I have been doing some music industry research, marketing research, writing emails, finishing this interview and later I will be packaging up CD’s purchased from the icecocoon web store.

Magic Fire Music: Do you have something to say? About something you like or hate?

Owen: Follow your dreams. Work hard and make it happen!

Magic Fire Music: Thanks a lot for your time – any last words to the readers of Magic Fire Music ?

Owen: Thank you so much for the support over your side of the world. icecocoon will build and eventually we will come over and play in France so when we do we expect to see you all there ok? Seriously though, I really appreciate people like Magic Fire Music taking the time to expose great music to a wider audience. Check out the new icecocoon album Deepest Crystal Black at www.icecocoon.com.au where you can download the whole album for free simply by joining the mailing list.
Cheers and catch you all again in the future I hope!

 

  • Groupe : Icecocoon
  • Album : Deepest Crystal Black
  • Sortie : 2013
  • Label : Autoproduction / Owenian Records
  • Style : Metal Sombre
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

 


 

IceCocoon n’est pas une formation comme les autres, puisque c’est l’oeuvre d’une seule personne. A écouter comme ça, c’est vrai qu’il faut le savoir car le travail de Owen Gillett  est absolument impeccable. On s’imagine assez mal le travail que l’Australien à du abattre pour réaliser cette album. Musicalement l’album est d’ailleurs plutôt hétérogène et on se félicite que notre homme ne se soit pas enfermer dans un style redondant donnant un album linéaire. Non, ce premier jet est tout sauf chiant. Surfant sur pas mal de style l’album est même assez difficile à définir. Tantôt lourd, à la sauce Karma to Burn, tantôt aérien façon Devin Townsend, ou bien encore torturé comme le pourrait être un disque de King’s X, Icecocoon se dévoile doucement, écoute après écoute. Et même une quinzaine d’écoutes plus tard on fini encore par découvrir ici et là des subtilités jusqu’alors cachées.

Si j’ai parlé un peu plus haut de ce cher Devin Townsend ce n’est pas pour rien, car si vous avez apprécier les compositions les plus ‘sobres’ du Canadien, en provenance de Ocean Machine par exemple ou bien encore de Terria, je pense que cet album de Icecocoon devrait vous ravir, d’autant que Deepest Crystal Black n’est pas sans rappeler quelque peu le créateur de Ziltoid. On peu d’ailleurs y faire allusion sur par mal de compos, et notamment « Fire to Ice » . Une composition, lente à la tonalité Stoner, voir Grunge savant mariage de groove à la Karma to Burn et de plomb à la Alice in Chains. Utiliser le terme de musique Progressive serait osé, mais pourtant Icecocoon use des certains moments clés du genre. Et à n’en pas douter notre compositeur/multi-instrumentiste/producteur/chanteur a écouté les maîtres du genre Progressif des années 70‘s/80‘s tout en y incluant cette énergie propre au Metal d’aujourd’hui. Preuve en est « It’s All On The Line ». Un titre frais, énergique et teinté de Pop.

Totalement décalé des premiers morceaux « The End of August » se veut hypnotique. Pour faire simple et là je parle sous la présence d’un fan de Devin Townsend (c’est à dire moi-même), cette composition aurait pu se retrouver sur Ghost l’un des 4 projets du Canadien. Attention, il n’y a ici aucun volonté de Owen à vouloir pomper Devin, c’est juste que l’impact émotionnel et musicale rappelle juste l’album Ghost.

Après un « At a CLearning » instrumental et très typé Post-Rock, c’est un tellurique et pachidermique « Death of A Star » qui nous tombe au coin de l’oreille. Vous avez dit Stoner ? Effectivement. C’est rond, gras, ça flirte presque avec le Doom ! Je vous avez dit que l’album était hétérogène ! Ce titre est un hommage à Peter Steel de Type o Negative. Le final avec la partie vocale en sus est un pur délice auditif. On en redemande. On notera au passage (au cas où on ne s’en était pas aperçu avant) la guitare jouée très très bas, limite sonnant comme une basse, à la King’s X pour ne citer que ce groupe. Choix assez rare, mais au combien efficace, surtout avec cette rythmique très lente.

Icecocoon avec son premier album réussi là où beaucoup se son casser la gueule, à savoir mélanger un groove vraiment frais à une guitare plombée. La ressemblance avec toutefois Devin Townsend ou King’s X se veut je pense involontaire, comme on peut le lire dans l’interview de …….. Si vous souhaitez voyager un petit peu vers l’Australie le temps d’un bon album, je vous conseille vivement cette rondelle.

Vivement la suite.


Tracklist:
01. And Were Now?
02.Wreckage
03. Fire To Ice
04. It’s All On The Line
05. The End Of August
06. At A Cleaning
07. Death Of A Star
08. One Year Later
09. About Loving Someone

 

 

  • Groupe : Caroline Rose
  • Album : Grungesque [EP]
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Autoproduction
  • Style : Power Pop
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Est-il encore besoin de vous présenter Caroline Rose ? Même si vous n’avez pas suivi la saison 2 de The Voice, vous avez surement entendu parler de cette artiste, qui a participé, aux côtés de Louis Delort (autre ressortissant de cette même émission de télé-réalité et finaliste de la saison 1), à la comédie musicale « 1789, Les Amants de la Bastille ».
Non, son nom ne vous parle toujours pas ? Pourtant, elle a officié dans le monde du metal…

Rétrospective :
Caroline est née en Allemagne. Elle a grandit avec des groupes Hole, L7, les Riot Grrrls mais aussi Michael Jackson (non pas avec eux physiquement mais dans les oreilles). Sa mère lui donne très tôt le goût de la musique et dès l’âge de 13 ans, la demoiselle s’illustre dans des groupes de grunge ou de death metal.
A 15 ans, elle arrive en France. Son groupe de brutal death Psychobolia sort un album. Par la suite, elle choisira de partir sur un projet solo et continuera de se distinguer dans divers domaines : Rôle dans « La mécanique des anges » en 2009, sélection dans divers concours : Printemps de Bourges, Paris Jeunes Talents (pour ne citer qu’eux)…
En 2011 elle nous propose son premier EP More Immortal, chroniqué dans nos pages.
Puis le tourbillon continu : Une petite tournée aux USA, sélection dans The Voice dont elle sera éliminée dès le premier prime par Joséphina (tiens on en entend plus parler de celle là !). Et enfin, elle a tenté sa chance pour l’Eurovision 2014, non pas en France (nous aurions eu des chances de ne pas finir dernier et ridicules), mais en Allemagne avec un titre issu de son premier EP, « Amber Sky ».
Elle nous reviens aujourd’hui, forte de ces expériences avec un nouvel EP, Grungesquequ’elle a elle même produit suite à la création de sa structure de production.

Autant vous le dire de suite, cet EP n’a rien à voir avec son prédécesseur ! Autant More Immortal pouvait être pop rock, avec des ambiances parfois feutrées et douces (« Amber Sky »), autant ce Grungesque est carrément plus rentre dedans. « Fake » est un super titre qui bouge bien, et sur lequel on se plait à chantonner : « Today is a new day ! Now I see right through you… ». Certes, je n’ai pas la voix de la demoiselle et le rendu n’est pas le même. Faut dire qu’elle sait manier son organe. En même temps elle a fait du death !! « The Skin and the Bones » est tout aussi intéressant. J’adore le refrain, très chantant « All the skin and the bones will rot and you’ll need something else to feel proud ! ». Caroline a vraiment une voix très spéciale. Certains n’apprécient pas, et c’est compréhensible. Mais il faut avouer qu’elle a du talent. Les titres de ce Grungesqueproposent plus de place pour les claviers. Niveau guitare on est servis. Tout comme la voix, c’est une des bases de ces 3 morceaux. « Wake Up, wach auf, réveille toi », est tout en couleur et sans faire une grosse prestation vocale, Caroline en impose.

Une artiste à découvrir. Je la préfère dans un registre plus feutré, mais ce n’est qu’affaire de goût. Il me tarde d’entendre le futur album à venir. Je suis sûre qu’il réserve pleins de surprises.


Tracklist:
01. Fake
02. The Skin and the Bones
03. Wake Up, wach auf, réveille toi

  • Groupe : Eyes of Verona
  • Album : Ex Voto
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Dooweet
  • Style : Rock Alternatif
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

Bon pour que vous soyez au courant et que vous sachiez au moins qui sont les protagonistes de l’histoire Eyes Of Verona, on retrouve au chant, la pétillante Sophie, aux guitares, Mat et Sam, à la basse Nico et Sof à la batterie. Bon maintenant que vous connaissez les personnages de l’histoire, on va pouvoir commencer :

Il était une fois dans la Haute-Savoie, 5 jeunes gens décidés à monter un groupe de rock alternatif, mélangeant un peu de tout et un peu de rien histoire de se forger une identité propre et un son bien sympa.
Le quintet proposa 1 EP en 2012 du nom de Chapter 1 : The Fight qui fut pas trop mal accueillit, et nous propose aujourd’hui Ex-Voto après année de travail intensif et acharné. Un premier album traitant d’histoires réelles et fictives et parlant de religions (« Chapter 2 : Trust », « Chapter 3 : Glory », « Ex-Voto »), de peurs, de personnes extras… le tout bien documenté. Vous l’aurez surement compris, l’album est une suite de l’EP. Le chapitre 2 avec des titres énergiques et le chapitre 3 qui se voit être plus progressif, calme et … doux.
Le groupe aime à proposer des titres variés afin de capter l’attention de l’auditoire de bout en bout. La pari est réussit et dès les premières notes de « Chapter 2 : Trust » on se retrouve dans le monde très divers des Eyes Of Verona, et on découvre la voix de Sophiequi a sa touche propre.

On aime : les passages électro sur « Renovatio » ou « Annie ». Le groupe réussit bien à mélanger divers styles et à capter notre attention
On aime : les textes et ambiances travaillées. Des recherches ont été menées et rien n’a été écrit à l’arrache. C’est agréable et plaisant de voir que les groupes se documentent (saviez-vous qu’il y a 86400 secondes dans une journée ?)
On aime : la voix de Sophie, les variations proposées, sa capacité d’adaptation
On aime : l’énergie des compos et du groupe
On aime : le titre d’intro, « Chapter 1 : The Fight », le titre outro « Ex-Voto » et ses chœurs, « My Odyssey », cette sublime ballade acoustique qui propose un moment de calme et de quiétude, « The End Of Babel » avec son refrain qui reste bien en tête et qui doit déchirer en live, « 86400 » et son côté un peu plus pop rock…

Eyes Of Verona propose ici un très bon premier album. Un groupe à découvrir et à suivre de près, car, pour sûr, ils peuvent faire un carton !


 

Tracklist:
01. Chapter 2 : Trust
02. Restless Nights
03. Our Little Friend
04. Renovatio
05. Annie
06. Chapter 3: Glory
07. Free the Swan
08. My Odyssey
09. The End of Babel
10. Hare and Hounds
11. 86400
12. Ex-Voto 

  • Groupe : Dismal
  • Album : Giostra di Vapore
  • Sortie : Décembre 2013
  • Label : Dreamcell 11 Entertainment / Aural Music
  • Style : Gothic Symphonique / Classique
  • Site Web : www
  • Note : 19/20

 


 

Tous les goûts sont dans la nature !
Une tuerie. Cet album est une tuerie…
Je découvre Dismal avec ce Giostra Di Vapore et je ne m’en remet pas. C’est tellement beau, majestueux… Une œuvre d’art.

Certes, il faut aimer la musique classique, les ambiances sombres et mélancoliques… Une œuvre d’art, mais surtout une œuvre qui mérite de nombreuses écoutes attentives pour en saisir tout le sens et apprécier la multitude des sons qui s’y trouvent. Les ambiances sont merveilleuses, atmosphériques et orchestrales. La base musicale est faite sur des instruments ‘classiques’, et offrent une ambiance aérienne à l’ensemble. Parfois il arrive que l’on se perde. Est-ce un opéra lyrique, une pièce de théâtre… ? 
Si l’on sent que des bases très ‘Renaissance Italienne’ et ‘baroques’ sont là, on peut s’enthousiasmer face à la modernité des sons que l’on écoute, qui parfois peuvent même sembler futuristes. 

Et le chant… Rossana Landi, qui est à l’origine une chanteuse de jazz, s’intègre parfaitement au paysage. Sa voix, couplée à certains passages atmosphériques donne des airs de musique du monde vraiment agréables. 

C’est beau, grandiose, monumental. Dismal arrive à nous égarer, à nous étonner. Au chant en italien, se mêle un peu de chant en français.

Ce n’est pas descriptible. Ce Giostra Di Vapore est un album qui s’écoute, c’est un album à vivre et à apprécier à sa juste valeur. J’aurais beau faire des enchaînements de mots et de phrases, cela ne sera rien face à ce que vous pourrez ressentir à l’écoute de ce disque. A chaque fois, je suis transcendée, émerveillée devant la beauté de cette pièce musicale. Les mots ne sont pas assez forts pour en faire une description qui paraîtra quelconque devant la puissance musicale.


Tracklist:

 
01. The Four Vibration
02.  Giostra Di Vapore
03.  Il Ballo degli Obesi
04.  Microcosm & Macrocosm
05.  Eden
06.  Virmana
07.  Melisse (Part II)
08.  One Step in the Dark