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Archives mensuelles : juillet 2014

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  • Groupe : Karma to Burn
  • Album : Arch Stanton
  • Sortie : Août 2014
  • Label : Deepdive Records / FABA Records
  • Style : Stoner / Desert Rock / Groove Metal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

Karma to Burn, lorsque l’on prononce ce nom autour de moi, mes oreilles s’émoustillent et mon regard scintille. Karma to Burn c’est un joyaux dans l’univers musical Metal, un OVNI aussi car souvent incompris et malheureusement délaissé par beaucoup.
Ce nouvel album ne changera pas la donne et continuera de laisser briller dans sa lointaine galaxie la musique du groupe.

Arch Stanton (souvenez-vous de la fameuse tombe dans le final issue du film de Sergio Leone Le Bon, La Brute, Le Truand) est toujours rempli de compositions instrumentales et ces dernières sont toujours affublées de numéros dont on ne sait plus trop où ils mènent ni même leur signification exacte. Mais cela fait parti du mystère Karma to Burn alors on s’en contentera.

A la première écoute de Arch Stanton, j’avoue, je me suis ennuyé. J’ai eu l’impression que Karma to Burn était en mode déroulage et que l’inspiration du combo n’était plus là. Les titres m’ont semblé linéaires et j’ai même eu le sentiment d’écouter en boucle la même composition. Un comble lorsque l’on connait la discographie de la formation. J’ai aussi eu un doute sur la production, que j’avais trouvé molle et pas fraîche du tout.
Mais avec la deuxième écoute tout s’est éclaircie. J’ai eu tout faux, car Arch Stanton dégage une puissance impressionnante, à tout point de vue. Coté son tout d’abord, Karma to Burn n’a jamais me semble-t-il délivré un disque aussi bien produit. La basse vous rentre dans le crâne comme jamais et ce coté hypnotique qu’elle a toujours eu devient plus profond encore. On en redemande à chaque interruption, comme un mec à qui il faut sa dose de Crac. Peu de groupe on vraiment ce potentiel et titre après titre on se dit que Karma to Burn est vraiment un groupe à part.
Après un «Fifty Seven» qu’aurait pu interpréter un Motorhead et un «Fifty Three» graisseux à souhait, Karma to Burn change son fusil d’épaule pour nous mettre en pleine poire un Southern Rock capable de réveiller d’entre les morts Dimebag Darell. Un groove imposant ressort de cette composition. La guitare pourtant massive, voir pachidermique porte à elle seule ce coté groove et démoniaque de ce titre, tout juste épaulé par la section rythmique. L’un des meilleur titre jamais écrit par le groupe selon moi.
En plein milieu de cette série de numéro commençant par Fifty, voilà que débarque un mystérieux «Twenty Three». Il faut remonter à l’album Wild Wonderful Purgatory pour retrouver ce numéro manquant. «Twenty Three» est plus aérien, plus spacial, plus Stoner, voir Desert Rock. 

Enfin, c’est Ennio Moricone qui nous accueille sur «Fifty Nine» pour un morceau Metal Groovy à la sauce Western Sphagetti de haute volé.

Sur 37 minutes, Karma to Burn nous fait voyager dans son univers toujours aussi zarbi et groove, où il fait très chaud. On en ressort avec une soif démesurée, une soif de Jacks bien entendu, mais aussi une soif de fraîcheur rassasiante. Clostrophobe attention cette galette n’est pas faites pour toi, Karma to Burn a en effet ce petit secret pour rendre sa musique étroite et moite.
Arch Stanton après délibération est donc l’un des meilleur album de Karma to Burn. A vous procurer d’urgence, si vous aimez ça, bien entendu.


Tracklist:
01. Fifty Seven
02. Fifty Six
03. Fifty Three
04. Fifty Four
05. Fifty Five
06. Twenty Three
07. Fifty Eight
08. Fifty Nine

 

Durant ce mois de juillet se déroulait en Languedoc Roussillon « Montblanc » les 4 et 5 juillet, soit durant deux jours .

Ça c’est passé sur un terrain privé qui a servit de camping , ou tous les festivaliers ont pu poser leur tente 🙂 .

Je n’ai pas pu y assister que le 5 juillet étant indisponible la veille. Je découvre le chemin avec une amie…  pour arriver jusqu’au terrain nous suivons des panneaux avec des masques de viking comme marquage, ce qui était bien sympathique. Nous découvrons plusieurs emplacements celui du parking, celui des tentes et celui du fest avec  un  Bar  « Au sirop de menthe »,  et oui…,  le Snack « Les pâtes un délice  » , les Wc sèche écolos, le stand médiéval et  les Merchandisings des groupes, la scène , la sono , et les tables pour se poser tranquillement. Autant vous le dire de suite, il y avait de quoi faire !

Une fois la tente posée , et le matelas gonflé grâce à un gentil metalleux qui nous a prêté son gonfleur (nous ne sommes que de pauvres femmes sans défense), nous sommes allées du côté des concerts et du cotés des rafraîchissements car la chaleur était au rendez vous  !!!! Les bénévoles venaient vers nous pour nous rappeler qui fallait se désaltérer a cause de la chaleur ce qui était vraiment sympa de leur part et très préventif !!!

L’accueil fourni par Caroline Ebèle Prian et Ze Zman a vraiment été super, sans oublier les bénévoles très chaleureux qui ont fait un travail d’enfer durant le fest .

Ce qui était sympa aussi c’était les personne qui attendaient les concerts et avec qui on pouvait délirer. Des enfants étaient présent aussi entraînés par leur parents (faut bien les éduquer musicalement).

L’anecdote de ce fest c’est les toilette sec qui étaient à mourir de rire, et où on pouvait discuter avec son voisin durant la commission (petite ou grande)

A 17h les concerts ont commencé.

Le premier groupe à passer sur scène n’est autre que Lessen, groupe de post-harcorized. Les 5 membres du groupe, bien que dans leur élément, n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. J’ai trouvé qu’il manquait un poil d’énergie, une petite flamme qui fait que tu as envie de bouger, de danser. Pourtant leur zik décape bien et je ne parle pas du charisme et de la prestance de la batteuse et du chanteur. Un petit manque de maturité peut-être car il s’agit d’un groupe jeune (créé en 2012), qui ne souhaite que en découdre, et c’est en live qu’il est le plus dur de faire ses preuves. Un groupe à suivre histoire de voir l’évolution dans quelque temps.
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Lessen

 

Idensity, groupe de Death Métal fondé en 2008 et aux sonorités prog n’est plus à présenter, du moins pour les lecteurs de Magic Fire Music. C’est mon coup de cœur de ce fest. Mayline, la violoniste est un ange sur scène. Les sonorités qu’elle propose avec son instrument accompagnent superbement le reste du groupe. La musique qu’ils proposent est belle et puissante. Le public a été conquis, j’ai été conquise, vous serez vous aussi conquis si vous avez la chance de les voir en live, car c’est juste un groupe énorme qui mérite d’être connu et reconnu.
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Idensity

 

Au tour de Havenless de monter sur scène pour un show qui décoiffe et qui réveillerait un mort, bien que, au niveau du chant, ça peut parfois manquer de speed. Un tout jeune groupe aussi, qui a besoin de se faire entendre, et dont on ressent parfaitement les inspirations. Je ne citerais que Opeth, Enslaved, Porcupine tree ou encore King Diamond.
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Havenless 

 

When Reasons Collapse est mon second coup de cœur de la soirée. Ce groupe de Metalcore/Deathcore/Death melo à été fondée en 2008, et sont aujourd’hui  5 membres , Cristina , Thierry , Julien , Michaël et Guillaume. C’est le 4ème groupe qui passe ce soir, sous une chaleur battante avec un show qui te remue les neurones, il y a du brutal, du show, les festivaliers bougeaient et faisaient du pogo, dansaient… Cristina sous son regard angélique te sort un son diabolique, mais énormissime. La prestation du groupe c’est vraiment du lourd.
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When Reasons Collapse

 

Breed Machine est un groupe fondée en 2002, qui  a réussi à affirmer son son particulier et son style : un métal puissant avec écrasement des rythmes groovy et rage voix dans une atmosphère oppressante. Les 4 membres Mike, Ja, Kriss, Deub vous réveillent grave dès qu’ils commencent a jouer. Voix , musique… Ça décape le cerveau et on sent là aussi une montée d’adrénaline en écoutant ce groupe. Tout le public était en train de danser, de chanter. Un show extra à voir !!
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Breed Machine

 

Conjonctive n’est autre que le 6ème groupe à passer sur scène ce soir. Sonia, Randy, Raph, Yannick, Clyves, et Manu sont des personnages que je connais bien. Je les aient déjà vus sur Avignon en avril de cette année, et c’est un réel un plaisir de les revoir. On dira que c’est un 3ème coup de cœur et même un gros car ils ont un jeu de scène énorme, une prestance  juste parfaite. Sonia et Randy sont tellement en fusion quand ils chantent, les musiciens sont a fond et leurs chansons et leur musique déboîte et ont bien fait bouger tout le monde. Sonia avec sa voix si douce en dehors de la scène te sort une voix diabolique tout comme Cristina que nous avons entendu juste avant. C’est vraiment un groupe que j’apprécie et qui est à revoir absolument .
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Conjonctive 
 

Ad Patres est un groupe fondée en décembre 2008.  Les 5 membres (Axel, Canard, Olivier, Arnaud et Alsvid)  te décape les oreilles et te font sauter les bouchons dès le début du show.  C’est un groupe jeune mais dynamique et la voix du chanteur Axel sort d’outre tombe et est juste énorme. Tous le monde à pogotté et dansé et c’était vraiment sympa.

Par contre suite à un souci technique je n’ai pas pu prendre de photos de ce groupe.
La foule était déchaînée, on serait cru à un mini Helfest et pendant l’entracte on a eu droit a des combats Médiéval  :         
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7 groupes, du son, de la voix, de la montée d’adrénaline, du pogo, de l’éclate… Chaque groupe avait sa personnalité, chacun avait son style bien à lui.  C’était énorme et pour mon premier Garrigue Fest, j’ai trouvé ça d’enfer, c’était le pied à l’état pur .
Il faut continuer les concerts pour le bonheur de nos oreilles ! Ici on a eu droit a des Pogos; une danse de Metalleux  (la foule saute de façon désordonnée et en se bousculant). Là vaut mieux s’écarter…
A 1h tapante, voir un peu dépassé, les concerts s’achèvent, après 8h de son explosif pour nos oreilles.
C’était l’heure de faire un dodo bien mérité pour les  gens présents et épuisés. Certain sont restés pour chanter, papoter, boire une bonne bière, et certain s’amusaient à jouer les zombies sur les chemins… inoubliable .
Je tenais à remercier, Caroline, Ze zman, Pins , le personnel au bar et au snack, les Bénévoles, les groupes et sans oublier France Metal et Khermit, Alternative Mag et Sly  qui ma permis de shooter les groupes pendant les interviews .
Le Guarrigue Fest, un fest, une Famille .

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  • Groupe : Vintersorg
  • Album : Naturbål
  • Sortie : Juin 2014
  • Label : Napalm Records
  • Style : Metal Extrême et Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Les fans de Death et de Metal Progressif attendent toujours avec une certain insistance la sortie d’un nouvel album de Vintersorg. Et à juste titre d’ailleurs car ils sont rarement déçus.
Si lors de ses dernières livraisons Vintersorg avait adouci le tempo en le rendant plus technique et plus Mélodique, avec Naturbal le Norvégien fait machine arrière en renforçant le coté brutal de sa musique, mais aussi en lui conférant plus de symphonisme que jamais.
Volte face ? Oui certainement, mais pas de quoi hurler au scandale, car Vintersorg sait très bien travailler son sujet.

Dès « Ur Aska Och Sot » Vintersorg sort le grand jeu. C’est brutal comme par le passé et le chant scandinave rassure quant à la volonté de Andreas Hedlund  de montrer qu’il en a encore dans le cigare. Le chant clair est toujours de la partie et il est appuyé par un chant féminin discret, mais du plus bel effet signé Helena Sofia Lidman. On s’étonnera de ce coté orchestral pas forcement souvent présent au sein de ce projet, contrairement à d’autres activités du mastermind. A contrario c’est le coté Pagan qui est aux abonnés absents, tout comme le déluge de technicité auquel on avait eu le droit il y a encore peu de temps.
Parmi les projets de Andreas Hedlund Vintersorg a toujours été celui qui regroupait un peu tout. Et ce nouvel album en est la preuve.
Les orchestrations sont de la fête. Je m’imagine bien un album uniquement orchestral de la part de Andreas Hedlund, étant donné les qualités de compositeur du monsieur, je pense que ça pourrait bien le faire ! Qu’en pensez-vous ?
Sur « Rymdens Brinnande öar » Vintersorg tente le diable en mariant passage Death, avec le chant qui va avec, et refrain Pop avec chant féminin de Frida Eurenius. Je trouve ce trio de voix est très efficace. Musicalement ce titre est aussi l’un des plus techniques, avec pas mal de break. On retrouve aussi le coté folk avec une discrète flûte.
Un peu plus loin, Vintersorg trompe son auditoire avec « Urdarmåne », qui pour mieux nous piéger débute par une petite mélodie avec des instruments à corde, puis bascule vers un déluge presque Black Symphonique. A ce titre, on en viendrait à croire que le groupe Norvégien lorgne de plus en plus vers un style d’abord initié chez Borknagard. Coup de chapeau aussi pour le passage instrumental au alentour des 5.35 que l’on croirait tout droit tiré d’un univers proche de Castlevania (un jeu vidéo Ndlr).

Naturbål est un très bon album de plus dans la longue discographie de Andreas Hedlund . Il ne s’est jamais pris les pieds dans le tapis en mélangeant ses projets et si Vintersorg est le plus connu de tous, s’est parce que le Norvégien y prend soin comme à la prunelle de ses yeux. C’est aussi parce que c’est sans aucun doute le plus accessible de tous. Avec Naturbål malheureusement, le public lambda sera sans doute réfractaire à tous ces chants gutturaux.
Selon moi, cela reste un prise de risque qui vaut le coup.


 

Tracklist:
01. Ur Aska Och Sot
02. Överallt Och Ingenstans
03. En Blixt Från Klar Himmel
04. Lågornas Rov
05. Rymdens Brinnande öar
06. Natten Visste Vad Skymningen Såg
07. Elddraken
08. Urdarmåne
09. Själ I Flamma

 

A groupe exceptionnel, lieu mythique ! Dream Theater est ce soir à l’Olympia comme Led Zeppelin quarante-cinq ans plus tôt. C’est donc la consécration pour les cinq de New-York qui repassent par la capitale parisienne pour la deuxième fois cette années pour ce Along for the Ride Tour, c e dernier coïncidant avec les quinze ans de Scenes From A Memory  et les vingt ans de Awake .

La set-list de ce soir fait donc honneur à ces deux monuments de la discographie du Théâtre du Rêve, le groupe n’hésitant pas à ne jouer aucun titre de Images and Words. Nous pouvons donc nous réjouir de cette liste de titres hors « tubes ». L’Olympia est plein ce soir et la chaleur, au premier degré du terme, du lieu n’est que le reflet du set incandescent qu’offre le groupe à l’assistance chauffée à blanc. Dès l’entame, à la suite de la vidéo égrainant toutes les pochettes du groupe, le heavy et dynamique « The Enemy Inside » met tout le monde d’accord, de par son riff et son refrain évidents et efficace. Le groupe affiche une forme olympique même si sur ce titre James LaBrie semble un peu à la peine. Un peu de thé au miel et James retrouve sa voix qui fait partie intégrante du style D.T.

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Le son est énorme et les images qui défilent sur l’écran rendent ce set poignant. Le Majesty Cab servant de fil conducteur à l’ensemble de la set-list. Première surprise : le groupe se lance dans un titre fleuve : « The Shattered Fortress », titre qui raconte les déboires de Portnoy avec l’alcool sur fond de noirceur et de profondeur musicales. Le groupe brille lors de ce titre à tiroirs où les ambiances se succèdent. Superbe ! James LaBrie y est incroyable, s’appropriant les parties vocales des nombreux artistes qui à l’origine intervenaient sur ce titre. Mike Mangini, derrière son kit impressionnant, rajoute tout un tas de nuances, absentes du titre originel. Il fera de même tout au long du set. Un régal pour les oreilles et les yeux ! « On the Backs of Angels » devient un classique, tandis que « The Looking Glass » semble se dessiner comme tel. C’est d’ailleurs l’occasion d’entendre dans le mixe, le flegmatique John Myung, qui n’est pas là pour rigoler derrière sa basse à je ne sais combien de cordes ! C’est lui qui booste l’excellent « Trial of Tears » ; titre épique et riche en bouleversements.

Depuis le début de la soirée, une nouvelle fois celui qui impressionne, est John Pettrucci avec ses interventions au millimètre. Quel poignet magique ! Son jeu est toujours aussi incisif et précis. D’ailleurs, il n’hésite pas à renvoyer les balles que lui envoie le Magic Wizzard, Jordan Rudess, qui lui aussi est totalement déchaîné, même si son clavier portable finira par le lâcher. En 2013 Dream Theater, avec son album éponyme, renoue avec l’instrumental. « Enigma Machine » remplit parfaitement son rôle, laissant à chacun le loisir de démontrer tout son talent. Mike Mangini en profite pour balancer un solo court et amusant sur fond de vidéo façon dessin animé, où tout en combattant un dragon, les cinq tombent sur un cadavre. Les mauvaises langues disent qu’il s’agit d’une personne très importante dans l’histoire du combo et ça c’est pas bien ! Les quatre instrumentistes sont ovationnés et enchaînent sur cette belle ballade qu’est « Along for the Ride », où James rayonne. Le groupe tape ce soir dans l’épique et pas dans ses tubes. « Breaking all Illusion » donne le frisson tant ce titre résume à lui seul l’art Dream Theater, notamment cette fameuse envolée portée par un Petrucci qui tutoie les anges. Premier frisson et ce n’est pas le dernier. C’est ainsi que se termine l’acte 1, avant l’entracte d’un quart d’heure qui retrace l’univers Dream de façon loufoque à l’aide d’images tirées de « Youtube ».

Après l’interlude, le public devient dingue au son de « Puppies on Acid » qui annonce les vingt ans de Awake. Cette intro toujours aussi roborative, tenue par le maestro des touches sert de pont au diptyque ultra rasoir qu’est l’enchaînement « The Mirror/ Lies ». John Myung est à l‘honneur grâce au magnifique « Lifting Shadow off a Dream », titre à la fois technique et atmosphérique. James LaBrie atteint alors des sommets de justesse. La soirée est sous le signe des titres fleuves notamment avec cette perle qu’est « Scarred ». Deuxième frisson. Frisson 3 : Jordan Rudess introduit le magnifique et inédit en concert « Space-dye Vest », magnifique composition de Kevin Moore qui a auguré ensuite la carrière solo du claviériste. Titre que Portnoy n’a jamais voulu jouer en live. Que le contentieux doit être lourd ! En tout cas, le groupe s’approprie à merveille ce titre notamment en intervenant de façon crescendo, John Petrucci se permettant même d’y coller un solo. Grand moment ! Je crois que les die-hard fans sont à terre. Moi, j’ai la langue qui traîne par terre ! Le groupe m’achève et l’assistance aussi avec le colossal « Illumination Theory », qui bénéficie d’un interlude classique qui pourrait être joué par un orchestre classique comme à Boston, je crois. C’est à ce moment là la fête à la luciole ! Le titre repart de plus belle, avec un James LaBrie explosif et un Petrucci incisif. C’est sans doute lui qui impressionne le plus, tandis que Mangini demeure impérial sourire rivé aux lèvres. C’est ainsi que l’acte 2 prend fin ! Au bout de deux heures et demies, c’est déjà le temps des rappels et c’est « Metropolis part II » qui est à l’honneur avec comme point d’orgue, le tourbillon « Dance of Eternity ». Mike y donne le tournis. Les quatre s’amusent comme des fous. « Finaly Free » clôt les débats : apothéose explosive !

Quelle soirée les amis ! J’ai même glissé à ma Marinette qu’il s’agissait sans doute, d’un des trois meilleurs concerts de Dream auxquels il m’a été donné d’assister. Mon premier : restant évidemment spécial et c’était sur le « Awake tour ». Dream Theater a ce soir rendu un bel hommage à cette salle mythique qu’est l’Olympia. Revenez vite et dans cette salle s’il vous plait !


 

Setlist:
Act 1Photo2550
False Awakening Suite The Enemy Inside
The Shattered Fortress
On the Backs of Angels
The Looking Glass
Trial of Tears Play Video (played with extended intro and guitar solo)
Enigma Machine (with drum solo in the middle)
Along for the Ride
Breaking All Illusions
 
 
 
 
 
 
Act 2
The MirrorPhoto2591
Lie
Lifting Shadows Off a Dream
Scarred
Space-Dye Vest
-Illumination Theory Encore:
Overture 1928 Strange Déjà Vu
The Dance of Eternity 
Finally Free
Illumination Theory piano outro
 
@Photos de Marinette

 

  • Groupe : Voice Of Ruin
  • Album : Morning Wood
  • Sortie : 2014
  • Label : Tenacity Music
  • Style : Deathcore Mélodique
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 

 


En 2011 je posais des mots sur mon écoute de Voice Of Ruin, album éponyme d’un groupe qui était sorti chez Heimathome Records. Et d’entrée j’évoquais la pêche de ce groupe . Mince, je comptais justement placer ce mot là dans le début de ma chronique de cette suite, Morning Wood qui lui sort chez Tenacity Music. Boaf’, pas grave, après tout il y a tout de même énormément de changement à annoncer.

Et oui, à mon sens c’est plutôt flagrant, le son de Voice Of Ruin a gagné en clarté. Du côté du mixage et des textures, c’est sur la batterie que le changement paraît le plus flagrant. Loin de la caisse claire fracassante et de la brutalité bestiale d’influences très core-éennes des textures d’antan, c’est une énorme phase death qui enveloppe cet album, et une batterie bien plus en retrait mais pour autant plus audible. Avec une nouvelle place de choix pour des guitares qui dès l’introduction nous cueillent avec des jolies harmonies.

D’ailleurs, le premier titre envoie presque sur une fausse piste, je m’attendais à tout sauf une vraie brutalité pendant les premières secondes, mais plus à une nouvelle passion pour le shred et tout ce qui sonorise un épisode des Power Rangers. Mais non m’sieurs dames, rien n’a changé en ce qui concerne la pêche évoquée plus haut. Le chant continue de s’érailler, sur de longs plans hyper nerveux. Blast, cri, growl, cri. Ah tiens, re-phase death mélodique.

Les guitares sont toujours aussi techniques, entraînantes et énergiques. Ca découpe. Finalement c’est vraiment la batterie et sa nouvelle texture qui change le plus la donne à mes oreilles. Et tiens, enregistré au Boss Hog Studio. Encore un nom qui revient souvent dans mes chroniques.

Du chant clair vient diversifier les intentions, des ambiances se posent tour à tour et jamais ça ne manque d’énergie, le véritable point fort de ce groupe selon moi. Ces changements seront-ils bien accueillis par les amateurs de sonorités plus proches du premier ? Oui, j’en suis convaincu. Le côté Power Rangers que j’évoque plus haut en déconnant, il n’existe pas sur cet album. Ils créent l’exploit d’en coller partout, de faire du mélodique très speed à deux guitares qui flirtent sans jamais tomber dans le riff facile, ce n’est pas une cuite au Dragonforce, tout est mesuré. La patate qu’ils ont et la façon dont le tout s’enchaîne aide aussi à donner cette crédibilité en béton à leur identité sonore.

En bref, un très bon death mélodique très speed et énergique venant de Suisse, et oui ; pays qui a vu naître nombre de groupes vers lesquels tourner ses esgourdes. Une évolution impressionnante avec d’énormes changements pour plus de propreté, moins de phases délirantes et plus de dextérité, même si à en croire les titres, les lyrics sont peut-être parfois gratinées. Non vraiment, gros kick dans la face qui va finir de placer ce groupe de Horny Farmer Metal parmi les plus immanquables du paysage sonore.

Petite mention pour la Big Dick bien hardcore, c’est vrai qu’elle est massive.

 


 

Tracklist:
01. Welcome To The Stud Farm
02. Party Hard
03. Through The Eyes Of Machete
04. Day Of Rage
05. The Rise Of Nothing
06. Morning Wood
07. Viols Désinvoltes
08. Cock’n’Bulls
09. Today Will End
10. Sex For Free
11. Big Dick
12. Dirty

 

  • Groupe : Noein
  • Album : Infection – Erasure – Replacement
  • Sortie : 2013
  • Label : Klonosphère
  • Style : Deathmetal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 

 


Lorsque je chroniquais leur EP The Initial Tale  sorti en 2009, l’introduction me poussait à divaguer et à raconter l’ambiance, une usine crade qui fabrique de l’apocalypse, dans laquelle on prend son poste pour entendre chanter les machines, les robots, nouveaux maîtres d’un monde déshumanisé…brrrr.

Et bien une nouvelle fois, l’introduction met dans le bain. On se croirait dans un film. D’abord le vent qui souffle, plaine désertique, ou vieux New-York en miettes. On s’attend à voir débarquer des morts-vivants. Et *bam* petite guitare au loin, bien perchée, delay et côté épique. Un héros sort de l’usine, au ralenti, c’est un peu l’instant John Woo.

Non franchement ça fout dedans. On retrouve bien le côté concept aux origines de Noein. Et quand les guitares prennent toute leur place, c’est nerveux. Gros son à tous les étages, et rythmiques monstrueuses. On remarque tout de suite le travail opéré par le studio, Deviant Lab. C’est massif.

Le morceau Born To Resist propose quant à lui un feat vraiment sympa avec KK, hurleur de Trepalium. Puis, Infection. Cet album s’intitule Infection-Erasure-Replacement. Ces trois étapes sont trois interludes sur l’album. Comme les étapes qui marquent l’histoire d’un robot humanoïde, ou de l’humanité toute entière. Il est infecté, supprimé, remplacé. Le tout avec des sons très musicaux mais qui dépeignent encore une fois une ambiance quasi cinématographique. La grosse tarte à mosh pit qui clôture l’album s’intitule d’ailleurs The End.

Tout au long de mon écoute, des grosses phases. Sur le son des guitares et le travail de Deviant Lab impressionnant, sur les cris de Jenni, infatigable. Et bien entendu sur la batterie qui réserve de jolis moments de dextérité, à ce titre, et même si le premier opus tartinait déjà grave, on sent un percussionniste qui se décomplexe de plus en plus, et visiblement ne sent plus ses jambes, déshumanisées elles aussi.

En bref, tout se tient mieux que jamais pour Noein. Cet album prend sa place en pleine filiation du premier en propulsant le concept encore plus loin puisqu’il ne s’agit plus d’un EP. Avec la présence de ces interludes immersifs, de cette introduction et du morceau de fin, on entre et on sort d’un nouvel épisode. Plus long, et même plus sombre que le premier.

Acolyte

« C’est un univers qui colle avec la musique qu’on joue, et on a voulu assez vite écrire dessus pour faire un tout cohérent, pas seulement des chansons l’une à la suite de l’autre. On essaie de se forger une identité quoi ! » (Interview MFM 2010)


Tracklist:
01. I-E-R
02 Liars’ Dream
03. Born To Resist
04. Infection
05. The Hand
06. Human Update
07. Erasure
08. D-Mox
09. Destroyed By Fear
10. Will Live
11. Replacement
12. Nick Of Time
13. The End

Le festival rock fut bien entendu l’occasion de voir plus d’un artiste et de goûter aux spécialités les plus variées du rock actuel. En faire un report intégral était une idée, mais la pluie en a décidé autrement, et nos vêtements trempés aussi. Du coup, Massive Attack : loupé. Superdiscount 3 de Etienne de Crecy : loupé… Bon ok, c’est pas très rock tout ça, mais ça balance autant. Vus par contre, The Dillinger Escape Plan. Pour le coup si j’ai fini trempé c’est de ma faute uniquement. Et si je n’ai plus de lunettes et que je plisse les yeux en écrivant, là c’est de la leur. Mais merde, j’en avais rêvé moi de m’allonger dans l’herbe à côté des potes en écoutant Massive, les yeux dans les nuages… Mais non. Restons sobres, soyons straight, soyons…enfin soyez.

Primal Age RDTSE2014

Je me penche sur Primal Age. Pourquoi ? Parce que ce sont sûrement eux qui survivent le mieux à la lente dissolution de la scène hardcore ébroïcienne-normande, tout comme au poids des années. Il m’aura suffit d’en discuter avec l’un des As We Bleed (qui ont splité il y a quelques mois après quinze années de moulinage) pour prendre la température et entendre dire que Evreux se transforme en cimetière culturel. Et malgré les quelques locomotives qui traînent à droite à gauche, la relève peine à se faire entendre en Haute-Normandie. Once d’espoir quand même, Rouen se bouge paraît-il, les bars rouvrent petit à petit et les groupes se multiplient. Mais Evreux de mon cœur, tu deviens méprisable, toi et tes projets de KFC, tes rideaux invariablement baissés.

Alors forcément, pour le public du coin, c’était un peu l’événement. Dix ans que les gros (oui, ça se discute) de Primal Age espéraient gravir la scène du RDTSE. Ils en auront mangé de la scène avant de pouvoir faire la plus belle de leur propre localité. Et de la scène de choix ! Super Bowl Of Hardcore, Hellfest, Bloodaxe de Tokyo… Un peu partout dans le monde, les sniffeurs de carottes rapées (private joke) entendent parler de cette référence normande. Car effectivement, en plus de transporter avec eux quelques uns des riffs les plus ravageurs du genre, ils amènent également un propos très sérieux dans leurs bagages : protection animale et besoin impératif de changer notre alimentation pour plus de nature et moins d’industrie.

Néanmoins, leurs intimes convictions prennent moins le pas sur la musique qu’auparavant. Et à mes yeux, c’est agréable. Désormais le frontman Didier multiplie les messages qui soulignent l’importance des sourires, de la bonne humeur et du partage. Il parle bien de ses causes, mais effectivement, coup d’oeil à gauche, coup d’oeil à droite ; tout le monde s’éclate, tout le monde apprécie. La violence de leur musique se voit parfaitement contrastée par leur attitude positive, et les voilà qui contribuent à promouvoir la paix, à souligner le bon côté des choses. Je pense très personnellement que notre époque les remerciera. La folie humaine que soulignaient les groupes underground des 90’s, elle s’affiche désormais sur tous les écrans mainstream. Il ne reste plus grand monde dans la musique dite violente pour rappeler qu’on peut aussi apprécier autrui, se rendre compte qu’il n’est pas une télévision et qu’il a peut-être un peu de matière grise, en gros, pour prendre le contre-pied de temps profondément troubles qui disent littéralement : qu’est-ce qu’on est merdique quand on est un humain.

Alors les voir sauter partout et donner tout de leur personne, cela résonne comme un message d’espoir scénique. Façon « ne vous inquiétez pas, il existe d’autres choses à souligner que les mauvaises ». En tous cas je l’ai pris comme ça. On pouvait aussi déceler cette émotion qui les a traversés, du fait de cette scène, pas objectivement mythique mais importante à leurs yeux. Voilà que leur « hometown » leur rend hommage, en leur servant un public échaudé quelques instants plus tôt par la prestation épileptique de la légende Dillinger. Et en leur offrant, soulignons-le, deux passages au Rock. L’un le vendredi, l’autre le samedi, double-péné sur la Gonzo. La pluie ? Osef, elle n’a éloigné personne. Certains mêmes prenaient leur pied à se jeter dans la boue.

Du côté de la setlist, du solide. Blinded By Cruelty, Innocence (ze tube à écouter), A Fire Consumes My Heart… Ils ont donné les titres les plus emblématiques de leur réussite, et le public a répondu présent. Guitare à la main et pied sur le retour, Misty « la pute » a pu s’en donner à cœur joie avec ses riffs tranchants (un jour on utilisera d’autres adjectifs, promis) et son poing levé. Au premier jour, le frappeur fut pour sa part remplacé par un ami d’une autre formation reconnue dont je n’ai pu saisir le nom (?). Très efficace, il a amené quelques variations sans doute involontaires mais intéressantes, sans jamais dénaturer l’esprit Primal Age. Au lendemain, Mehdi retrouvait sa paire (de baguettes) et nous pouvions reconnaître son sens pointu du roulement furtif, du blast intransigeant. Dimitri, toujours impérial avec sa basse, et Didier, frontman rebondissant sur qui semblent glisser les années. Le collectif a trouvé son anti-âge naturel : la passion de la musique, et comme ils l’ont souligné, de la scène, de l’échange avec un public positif, souriant.

Je me souviens avec émotion de ma première rencontre avec certains de ces gars. En ce temps-là, ils officiaient dans un side project, Absone, qui fut ma première baffe hardcore-metal. Nerveusement j’avais ri face à leur pile de flyers pour la cause animale. Dimitri qui ne s’en souvient sans doute pas, m’avait alors fusillé du regard, assis sur sa chaise et bras croisés « Moi je trouve pas ça drôle. »

Je me disais, du haut de mes 14-15 piges « Ah bah p*tain, ils font pas semblant d’être bourrins ». Je n’avais rien pigé à la culture StraightEdge, j’en ignorais même l’existence. Dans ma tête, on n’associait pas spectacle musical et revendications affichées, pas à ce point du moins. Des années plus tard me voici au Rock, et j’apprécie personnellement que la cause puisse passer par une attitude positive et l’envie d’inspirer les gens, plutôt que par l’affichage d’images à vomir. C’est une marotte personnelle, difficile de comprendre comment on bonifiera l’humain à coups d’images choc et de traînées de sang. Pour moi, on va lentement habituer les gens à la barbarie, qui dès lors n’en auront plus rien à secouer ou se sentiront assaillis par une communauté d’esprit à laquelle ils n’appartiennent pas. Néanmoins, je respecte et même j’admire ceux qui par le biais de leurs tribunes rappellent que les animaux ne méritent pas ce qu’on leur fait subir au nom de la recherche cosmétique, pharmaceutique, ou bien encore par simple plaisir sadique.

Je ne pouvais pas faire l’impasse sur leurs convictions tant elles sont aux fondements de leur motivation. Chacun interprète et accueille comme il le veut ces messages, et chacun fait ce qu’il peut pour contribuer à l’amélioration des choses. Au passage, partager des vidéos de chatons aplatis sur facebook ne vaut pas un don à l’ALF ou Peta. Délestez-vous de quelques euros, ne vous surchargez pas d’images proprement malsaines, ou bien faites passer le message en informant vos proches, vos amis. Et toujours avec le sourire, l’espoir de faire changer les choses ; ce que m’a donné ce groupe l’espace de deux shows excellentissimes.

Alors voilà. En guise de live report c’est un hommage personnel, une vibration intérieure que je voulais coucher sur l’écran. A plusieurs niveaux, Primal Age est un symbole. Ils prouvent que l’indépendance paye en émotions ceux qui vivent d’une passion et non d’un business. D’une certaine façon, ils sont riches. Que la culture au service d’améliorations, c’est une idée qui a déjà fait son chemin, et qu’il serait bon de reprendre, toutes proportions gardées, sans ostracisme politique. Ils prouvent aussi que la musique n’a pas de frontières, en préparant après le Japon une tournée en Amérique du Sud, sans doute avec leurs amis de Mostomalta avec qui ils ont sorti un split à recommander. Ils y défendront un nouvel EP en préparation, et donc non, à ceux qui se posaient discrètement la question depuis des mois : Primal Age est toujours là et n’envisage pas encore de finir à l’hospice. Ils n’ont pas fini de rebondir, et pour Evreux, pour le hardcore metal français et tous ceux qui partagent les convictions de ces mecs, c’est important de le souligner, de le saluer, de l’encourager.

Au passage, un gros boujou à ces artistes qui ont tenu à rendre hommage aux intermittents. Le spectacle est une famille, et sans les intermittents, pas de concert, pas de culture.

Primal Age ont carrément interrompu leur premier set durant quelques secondes pour accueillir sur scène certains d’entre eux. En ligne, des croix de gaffer dans le dos, ils ont simplement montré qu’ils étaient là, comme des cibles, sans jamais pénaliser le public, sans jamais gâcher la fête. Plaisir de s’avancer vers le premier rang et d’applaudir bruyamment cette autre démarche d’importance. Croyez-moi, ils ont besoin d’être soutenus par d’autres que les artistes aussi. Par tous ceux qui en France à l’heure actuelle se rendent compte dans quel coulis de chiasse on enrobe le « droit du travail », tous secteurs confondus.

Au milieu de cette jolie fête qu’est le Rock, Primal Age a tiré son épingle et prouvé sa valeur une fois de plus. Ils repartent sur les routes pour représenter la Normandie, provoquer des sourires et de joyeux circle-pits. Avec vingt piges dans le buffet, et toujours autant de motivation, si ce n’est plus grâce à cette date qui leur a percuté le palpitant, ils continuent de faire bouger les têtes tout en les remplissant intelligemment.

EXTRAIT DU LIVE EN VIDEO

Chapeau et merci.

 

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  • Groupe : Sinbreed
  • Album : Shadows
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : AFM
  • Style : Speed Power Metal 
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Sinbreed est de retour ! Et ce nouvel album on m’en a dit du bien.
Alors à savoir si les conseils des autres sont bons c’est à vous de juger car, sur Facebook, nous avons les mêmes amis du moins il me semble.

Et donc, moi, j’en pense quoi de ce nouveau disque ?
Bon, franchement, je ne suis pas grand amateur du groupe, même si pourtant, ce Heavy Metal Speedé est un courant que j’affectionne grandement. Je préfère nettement Grave Digger à Sinbreed et accessoirement Sinbreed à Running Wild si vous voyez ce que je veux dire.

Pour ceux qui connaissent bien la formation, pas de changement notable. ça file droit, c’est carré de chez carré, les refrains sont disons le… plutôt bons (on a franchement mieux chez Iron Savior) et l’univers décrit ici est cliché à souhait.
Pour ceux qui ne connaissent pas ou qui aimeraient en découvrir plus sur Shadows, lisez la suite.

J’ai étonnamment toujours eu un souci avec le chant de Herbie Langhans alors que celui de Chris Boltendahl de Grave Digger passe bien, bizarre mais c’est comme ça. Et là je dois avouer que la prestation de Herbie Langhans m’a cette fois convaincu. Bon, pas sur tout les titres, j’admets que j’ai mes préférences et que son timbre si particulier colle bien sur les titres les plus puissants. D’ailleurs j’aime aussi lorsqu’il s’énerve un peu, comme sur « Call to Arms » où là j’ai pu prendre une bonne claque. Sur Shadows, pas vraiment de temps mort. Mais il faut bien avouer que lorsque l’on achète un Sinbreed on ne recherche pas vraiment de moment mou du slip. Autre composition très réussie et toujours bien rentre-dedans, «Reborn» avec un refrain bien tourné et assez fédérateur.
Justement j’ai mentionné Grave Digger et Iron Savior précédemment, c’était avant de vous parler de «Leaving the Road», composition qui justement fait un énorme clin d’oeil à ces deux groupes. Clonage quand tu nous tiens ! Sinon, en passant, j’ai un peu de mal avec la production, que je trouve très claire et réellement casse-oreilles. Elle manque de profondeur à défaut d’être percutante.
Sur «Black Death» le tempo a su ralentir un peu (un peu, vraiment). Le Heavy de Sinbreed n’en est que plus Heavy et lorgne cette fois vers un Metal plus conventionnel. Brainstorm n’a plus qu’à bien se tenir et on se dit que ce style convient finalement bien au groupe de Herbie et de Flo Laurin
Malgré un titre laissant figurer un moment de douceur «London Moon» se veut être un pur single en puissance. Sans doute l’un des meilleurs titres de Shadows. Rien de bien original ici me direz vous, mais pour une fois le solo est inspiré et la mélodie fait mouche.
non pour avoir un peu de calme il faudra attendre les premières notes de «Broken Wings», le dernier titre de l’album. Moment reposant, mais diablement court. Le titre le plus long de la rondelle renoue avec un Heavy Metal moins Speed et prouve une seconde fois que Sinbreed peut être très bon en se l’a jouant moins rapide. Il y a du talent finalement ici.

Sans surprendre, Sinbreed arrive tout de même à convaincre. Les fans apprécieront, les newbees pourront s’y essayer sans crainte.


 

Tracklist:
1. Bleed
2. Shadows
3. Call to Arms
4. Reborn
5. Leaving the Road
6. Far too long
7. Black Death
8. Standing Tall
9. London Moon
10. Broken Wings

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  • Groupe : 4th Dimenson
  • Album : Dispelling The Veil of Illusion
  • Sortie : Mars2014
  • Label : Power Prog Records
  • Style : Speed / Heavy / Power Metal Melodique
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Beaucoup d’entre-vous on du oublier ce groupe Italien, qui a pourtant publier en 2011 un album de bonne facture intitulé The White Path Of Rebirth Depuis la sortie de cet album beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et de nombreuses formations transalpines ont disparues aussi vite qu’elles étaient apparues étouffées par les mastodontes que sont Rhapsody of Fire, DGM, Labyrinth ou bien encore Dragonland. 4th Dimension est donc de celles qui ont survécu. Mais a qu’elle prix ?

Dispelling The Veil of Illusion marque donc le retour sur le devant de la scène des Italiens avec à son bord Andrea Bicego,Talete Fusaro, Massimiliano Forte, Michele Segafredo, Stefano Pinaroli.
Quid de la musique ? Et bien je dirai que 4th Dimension est resté bloqué en 2011 car leur nouvelle galette sans être mauvaise, loin de là, semble un peu dépassé.

Pourquoi ? Principalement à cause de la production, qui manque de profondeur et de punch, notamment sur les guitares. Et puis aussi à cause du premier titre («A Circle in the Ice») qui sonne carrément vieux, sortie d’une autre époque, une époque où le Metal Italien se cherchait un leader en allant pomper sans vergogne sur ce qui se faisait en Suède. Aujourd’hui ce n’est plus le cas et la suite de Dispelling The Veil of Illusion le prouve, l’Italie sait aller de l’avant sans se soucier des autres.

Car il n’y a pas que du mauvais sur ce disque loin de là. Si sur le premier morceau j’avais eu pas mal de difficulté avec le chant Andrea Bicego, la suite se déroule mieux. «Kingdom Of Thyne Illusions» est une bonne surprise, surtout après la déception de «A Circle in the Ice». Coup de coeur sur le clavier de Talete Fusaro qui possède un son rétro et Dancefloor à la façon d’un Pier Gonela sur Odyssea. C’est dynamique, Speed comme il faut, avec un riff léger, nous ne sommes pas en terrain Allemand si vous voyez ce que je veux dire. «Quantum Leap» et «ExtraWorld» surfent eux aussi sur cet effet technoïde que l’on pouvait entendre sur le seul album de Odyssea. Associé a ce petit truc bien joyeux les Italiens envoient du refrain dynamique et des soli bien conçus. On s’étonne d’ailleurs que «A Circle in the Ice» puisse provenir du même groupe tant la différence entre cette composition et les autres est impressionnante.

Sur ce genre d’album appréhende toujours la ballade, surtout lorsque le chanteur se retrouve assez souvent limite. Pour le coup Andrea Bicego s’en tire pas trop mal et le titre «Memoirs of the Abyss» évite tout cliché du genre. Idem pour le succulent «Away» tout en douceur.
«The Watchtower» dévoile une véritable envie pour le groupe de créer de belles mélodies. Le claviériste s’arrache en proposant un défilé de note joué de manière ultra rapide à la manière d’un Johansson inspiré. Idem pour Michele Segafredo avec sa guitare sur un duel de solo bien travaillé. Nul doute, c’est le plus beau titre de Dispelling The Veil of Illusion.

4th Dimension marque là un retour dès plus intéressant. Je ne sais pas si cet album peut les replacer ou plutôt les placer parmi l’élite mais je suis certain qu’il fera parler. Ne reste plus qu’à attendre la confirmation. 


 

Tracklist:
01. Veil 3102
02. A Circle in the Ice
03. Kingdom of Thyne Illusions
04. Quantum Leap
05. ExtraWorld
06. White Logic
07. Memoirs of the Abyss
08. The Watchtower (A Dream of Chivalry…)
09. Dissonant Hearts
10. Away

En tournée permanente en Europe et aux States depuis plusieurs années, Ana Popovic s’est arrêtée à Paris le 8 juillet au New Morning.

Elle est l’une des rares femmes guitariste de blues à s’être fait un nom dans un milieu essentiellement masculin…A dire vrai,  je connais peu d’autres filles qui gratouillent la guitare avec autant de virtuosité !

Et puis, quelle fille ! Avec une plastique du même niveau que son jeu, j’attendais ce concert avec  grande impatience !

 

Le New Morning, est une salle très « blues », à l’image des clubs que l’on peut trouver dans d’autres capitales européennes. Mais qui aurait besoin de quelques travaux tout de même par rapport à ses consœurs les plus prestigieuses! Sièges de bar déchirés et environnement plus que vieillot ne valorisent pas vraiment les artistes …

Même si la salle est située à  Paris, dans un quartier on ne peut plus populaire, à deux pas de la rue du Faubourg Saint-Denis, et qu’elle accueille essentiellement des artistes de blues, ce n’est pas une raison pour ne pas soigner les Clients !

 

Mais venons-en à l’essentiel : après 45 mn d’attente sous la pluie, les lourdes portes blindées du New Morning s’ouvrent enfin.

Le public est composé essentiellement de quadragénaires et plus… Le blues aurait-il du mal à attirer un public plus jeune ? Il faut sans attendre promouvoir la relève, et arrêter de faire sans cesse référence à des artistes d’un autre âge! Jimi Hendrix et B.B. King, c’est définitivement derrière nous !

NON, Anna Popovic n’est pas la nouvelle Jimi féminine. Elle a développé son propre style et une technique bien à elle.

Le concert démarre avec  pas mal de retard, après que le public ait commencé à  manifester son impatience.

Vêtu d’une magnifique robe rouge qui lui colle à la perfection, la dame apparait avec sa Strat qui ne la quittera pas du concert, malgré la présence de quelques autres guitares sur la scène.

Guitare d’époque valant plusieurs dizaines de milliers d’euros ou objet on ne peut plus moderne sortie des ateliers du Custom Shop Fender, point de réponse. Mais la guitare présente de nombreuses traces d’usure !

Accompagné d’un set de cinq musiciens tous excellents (batterie, basse, clavier, trompette et saxo), la belle assure un très beau spectacle pendant 1h30, alternant des morceaux de son dernier album et des morceaux plus anciens. Dont une version de « Every Kind Of People » plutôt réussie mais osée, à la sauce Blues !

Avec une voix de blues woman légèrement éraillée mais sans plus (ce n’est pas non plus Rod Stewart ou Joe Cocker !), elle assure le show.

 

Et puis, il y a naturellement…son jeu de guitare ! Et c’est là qu’Ana Popovic fait sans ambiguïté la différence.

Son jeu ne ressemble à aucun autre : fluide et clair (oui, le son n’est pas transformé par 200 pédales), avec une main droite qui se déplace d’une manière très particulière et qui lui est propre, elle recherche d’abord à faire passer de l’émotion plutôt qu’à démontrer une virtuosité et une vitesse de jeu.

 

Au final, un grand concert par une grande dame du blues et d’excellents musiciens.

 

Il faut se précipiter sur son dernier album  Can You Stand The Heat , avant de courir la voir partout où elle se produit !


 

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