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  • Groupe : Rufus Bellefleur
  • Album : Temples, Idols and Broken Bones
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Ghetto Gator
  • Style : Rock / Score Music / Rap / World Music / Boogie Rock / Country / Folk
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

En cette soirée de Festival à Chauny je prends ma claque visuelle et musicale. Cette claque s’appelle The Plasticine Rufus Bellefleur. C’était assez incroyable et étrange pour être décrit, disons qu’il faut le voir pour comprendre ce qu’est réellement ce groupe originaire de Toulouse. Lors de cette soirée, je me suis procuré le premier album, très bon au passage et qui m’a permis de visualiser un peu mieux ce qu’était cette étrange formation. Pour avoir le nouvel album -dont Julien Cassarino n’a pas arrêté de faire la promo lors de la soirée- il faudra attendre, il n’est pas encore disponible. Shit ! Un peu de patience que diable. Alors en attendant, ma mémoire essaie comme elle le peut de se remémorer le concert. Un concert incomplet où il manquait pas mal de chose selon Julien (mais nous y verront plus clair dans une future interview).

Le facteur m’apporte enfin le disque envoyé par le label. Grand sourire. Plaisir d’offrir, joie de recevoir, et ce midi, c’est moi qui reçoit ! L’objet est beau. La finition est soignée et le livret se veut être une carte au trésor sur une île à la forme de crocodile. Original.
On enfourne la rondelle dans le lecteur…. et le voyage en compagnie de Rufus Bellefleur débute.

Je ne vous cacherais pas ma déception quant à une chose ; L’impact du concert par rapport à ce que j’ai pu ressentir sur le cd. Il est clair et net que Rufus Bellefleur est avant tout une formation née pour le faire le show, sur scène et malheureusement pas dans le salon. C’est dommage car la production n’est pas à la ramasse, elle est même très bonne, et les compositions le sont aussi, mais il manque la petite étincelle, le petit truc en plus pour en prendre plein la poire casque sur les oreilles. Il semble plus difficile de rentrer dans le sujet avec le cd qu’en face à face avec le groupe. En clair le style unique et l’énergie communicative du show n’a pas su -à mon avis- se retrouver sur galette plastique.
Mais bon, faisons abstraction de tout ça et place à la musique.

Après une petite intro nous amenant à destination dans une ambiance tropicale , voilà que l’on prend le train immédiatement pour arriver dans une ambiance plus asiatique. Il semble que l’on va voyager ! Let’s go !
Alors ce qui étonne avec Rufus Bellefleur c’est la quasi absence de guitare, remplacée ici par le Bonjo entre autre. La section rythmique est quant à elle mis en avant. Pour avoir vu Laurent Bechad sur scène derrière ses fûts, je peux vous dire que ce mec est un fou et cela s’entend plutôt bien ici.
Titre après titre le combo toulousains nous envois dans des univers musicaux très variés. C’est la force de ce disque, c’est incontestable. Il faut être très ouvert musicalement pour apprécier toute la valeur de la chose. C’est plus qu’un simple mariage entre Mr Bungle, RHCP, Massive Attack, Enigma et Bjork. Rufus Bellefleur a su se créer un style qui lui est propre. Inclassable, sans doute. World Music sûrement. C’est même d’ailleurs la quintessence de ce qu’est la World Music, puisque ici il y a tout.
Quand tu entends de l’harmonica sur un titre («Never Ask the Twins») façon musique ancestrale du Tennessee accompagné du banjo le tout breaké par un riff zarbi et chant hurlé tu te demandes de suite où tu viens de tomber. A défaut d’être le tour du monde en 80 jours, Rufus Bellefleur nous joue le Tour de la musique en 45 minutes.

On le découvre au fil des titres qui passent, Temples, Idols and Broken Bones nous compte les aventures d’un chercheur de trésors façon Indian Jones. Comme au chercheur Américain, il arrive pleins de choses à Rufus Bellefleur et ce sont ces mésaventures qui nous sont contés ici. Jusqu’au dernier titre qui nous amène en Inde dans une ambiance peu rassurante et où l’on n’apprend pas vraiment si le héros a mis fin à sa longue quête en trouvant ce qu’il cherchait.

Si j’ai des difficultés à rentrer dans l’univers de Rufus Bellefleur c’est sans doute parce que je n’arrive pas à me dessiner l’histoire dans la tête. J’ai beau écouter encore et encore ces très bons morceaux, je ne ne parviens pas à me créer une image nette de l’aventure du héros. J’ai beau chercher, ça reste brouillon. Peut-être est-ce mon anglais trop mauvais pour comprendre les paroles qui bloque, car il est vrai que je me base plus sur les mélodies vocales et la musique que sur les textes. C’est j’en suis certains un gros problème pour bien tout assimiler. C’est d’ailleurs aussi la force du groupe lors des concerts, car la musique prend vie. Heureusement Rufus Bellefleur a pensé à faire des clips pour mettre sur la voie.
Il est d’ailleurs très difficile de faire une description écrite ou vocale de leur musique. Le mieux reste d’écouter.

Vocalement Julien est très bon. Il ratisse large et l’apport de chant rappé (Youssef Dassouli), de choeurs (Bérangère Sentex, Caroline Petriz) -qui sont en fait bien plus que ça- ou de chant hargneux apportent énormément.

Temples, Idols and Broken Bones est malgré tout un bon disque. Je pense qu’il vaut mieux commencer par écouter le disque et aller les voir en concert ensuite histoire de donner vie à ce que l’on à imaginer les yeux fermés dans le salon. Je rassure tout le monde, j’ai pris énormément de plaisir à écouter cet album, mais je reste sur mon ressenti de départ, Rufus Bellefleur est une formation faite pour faire le show en live.
Qu’il doit être bon d’écouter l’intégralité de Temples, Idols and Broken Bones en concert entouré d’une foule en délire. ‘soupir’


Tracklist:
01. Intro
02. Mysterious Ways
03. Little China
04. Rocky Rocket
05. The Operator
06. Never Ask the Twins
07. Party of the Dead
08. Let the Monster Out
09. Raiders of the Lost Groove
10. Zombie Geisha
11. Love Me Like You Hate Me
12. Paralize City
13. Who Got It