Quoi de neuf ?
Archives
Calendrier
juillet 2014
L M M J V S D
« Juin   Août »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Archives quotidiennes : 30 juillet 2014

51bvTvEB-zL._SX300_

  • Groupe : Rufus Bellefleur
  • Album : Temples, Idols and Broken Bones
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Ghetto Gator
  • Style : Rock / Score Music / Rap / World Music / Boogie Rock / Country / Folk
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

En cette soirée de Festival à Chauny je prends ma claque visuelle et musicale. Cette claque s’appelle The Plasticine Rufus Bellefleur. C’était assez incroyable et étrange pour être décrit, disons qu’il faut le voir pour comprendre ce qu’est réellement ce groupe originaire de Toulouse. Lors de cette soirée, je me suis procuré le premier album, très bon au passage et qui m’a permis de visualiser un peu mieux ce qu’était cette étrange formation. Pour avoir le nouvel album -dont Julien Cassarino n’a pas arrêté de faire la promo lors de la soirée- il faudra attendre, il n’est pas encore disponible. Shit ! Un peu de patience que diable. Alors en attendant, ma mémoire essaie comme elle le peut de se remémorer le concert. Un concert incomplet où il manquait pas mal de chose selon Julien (mais nous y verront plus clair dans une future interview).

Le facteur m’apporte enfin le disque envoyé par le label. Grand sourire. Plaisir d’offrir, joie de recevoir, et ce midi, c’est moi qui reçoit ! L’objet est beau. La finition est soignée et le livret se veut être une carte au trésor sur une île à la forme de crocodile. Original.
On enfourne la rondelle dans le lecteur…. et le voyage en compagnie de Rufus Bellefleur débute.

Je ne vous cacherais pas ma déception quant à une chose ; L’impact du concert par rapport à ce que j’ai pu ressentir sur le cd. Il est clair et net que Rufus Bellefleur est avant tout une formation née pour le faire le show, sur scène et malheureusement pas dans le salon. C’est dommage car la production n’est pas à la ramasse, elle est même très bonne, et les compositions le sont aussi, mais il manque la petite étincelle, le petit truc en plus pour en prendre plein la poire casque sur les oreilles. Il semble plus difficile de rentrer dans le sujet avec le cd qu’en face à face avec le groupe. En clair le style unique et l’énergie communicative du show n’a pas su -à mon avis- se retrouver sur galette plastique.
Mais bon, faisons abstraction de tout ça et place à la musique.

Après une petite intro nous amenant à destination dans une ambiance tropicale , voilà que l’on prend le train immédiatement pour arriver dans une ambiance plus asiatique. Il semble que l’on va voyager ! Let’s go !
Alors ce qui étonne avec Rufus Bellefleur c’est la quasi absence de guitare, remplacée ici par le Bonjo entre autre. La section rythmique est quant à elle mis en avant. Pour avoir vu Laurent Bechad sur scène derrière ses fûts, je peux vous dire que ce mec est un fou et cela s’entend plutôt bien ici.
Titre après titre le combo toulousains nous envois dans des univers musicaux très variés. C’est la force de ce disque, c’est incontestable. Il faut être très ouvert musicalement pour apprécier toute la valeur de la chose. C’est plus qu’un simple mariage entre Mr Bungle, RHCP, Massive Attack, Enigma et Bjork. Rufus Bellefleur a su se créer un style qui lui est propre. Inclassable, sans doute. World Music sûrement. C’est même d’ailleurs la quintessence de ce qu’est la World Music, puisque ici il y a tout.
Quand tu entends de l’harmonica sur un titre («Never Ask the Twins») façon musique ancestrale du Tennessee accompagné du banjo le tout breaké par un riff zarbi et chant hurlé tu te demandes de suite où tu viens de tomber. A défaut d’être le tour du monde en 80 jours, Rufus Bellefleur nous joue le Tour de la musique en 45 minutes.

On le découvre au fil des titres qui passent, Temples, Idols and Broken Bones nous compte les aventures d’un chercheur de trésors façon Indian Jones. Comme au chercheur Américain, il arrive pleins de choses à Rufus Bellefleur et ce sont ces mésaventures qui nous sont contés ici. Jusqu’au dernier titre qui nous amène en Inde dans une ambiance peu rassurante et où l’on n’apprend pas vraiment si le héros a mis fin à sa longue quête en trouvant ce qu’il cherchait.

Si j’ai des difficultés à rentrer dans l’univers de Rufus Bellefleur c’est sans doute parce que je n’arrive pas à me dessiner l’histoire dans la tête. J’ai beau écouter encore et encore ces très bons morceaux, je ne ne parviens pas à me créer une image nette de l’aventure du héros. J’ai beau chercher, ça reste brouillon. Peut-être est-ce mon anglais trop mauvais pour comprendre les paroles qui bloque, car il est vrai que je me base plus sur les mélodies vocales et la musique que sur les textes. C’est j’en suis certains un gros problème pour bien tout assimiler. C’est d’ailleurs aussi la force du groupe lors des concerts, car la musique prend vie. Heureusement Rufus Bellefleur a pensé à faire des clips pour mettre sur la voie.
Il est d’ailleurs très difficile de faire une description écrite ou vocale de leur musique. Le mieux reste d’écouter.

Vocalement Julien est très bon. Il ratisse large et l’apport de chant rappé (Youssef Dassouli), de choeurs (Bérangère Sentex, Caroline Petriz) -qui sont en fait bien plus que ça- ou de chant hargneux apportent énormément.

Temples, Idols and Broken Bones est malgré tout un bon disque. Je pense qu’il vaut mieux commencer par écouter le disque et aller les voir en concert ensuite histoire de donner vie à ce que l’on à imaginer les yeux fermés dans le salon. Je rassure tout le monde, j’ai pris énormément de plaisir à écouter cet album, mais je reste sur mon ressenti de départ, Rufus Bellefleur est une formation faite pour faire le show en live.
Qu’il doit être bon d’écouter l’intégralité de Temples, Idols and Broken Bones en concert entouré d’une foule en délire. ‘soupir’


Tracklist:
01. Intro
02. Mysterious Ways
03. Little China
04. Rocky Rocket
05. The Operator
06. Never Ask the Twins
07. Party of the Dead
08. Let the Monster Out
09. Raiders of the Lost Groove
10. Zombie Geisha
11. Love Me Like You Hate Me
12. Paralize City
13. Who Got It

 

 

432911402602

  • Groupe : Edguy
  • Album : Space Police – Defenders of the Crown
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Nuclear Blast
  • Style : Metal / Heavy Rock
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


 

Il était temps que l’on en parle dans nos pages de ce nouvel album de Tobias Sammet… de Edguy pardon.
Cette formation a depuis longtemps toujours été une sorte de troublions du Metal avec des pochettes étranges, totalement décalées mais aussi avec des textes sans queues ni têtes («Lavotory Love Machine» «Life and Times of a Bonustrack» et «Save Us Now» etc…sans oublier «La Marche des Gendarmes»). Space Police ne dérogera donc pas à cette politique de l’humour et du second degré.

Il aura été long à mettre au monde ce petit dernier car le père Toby était semble-t-il plus occupé avec son Rock Opera Avantasia qu’avec son propre groupe. N’empêche que pas d’album de Edguy durant 3 ans ça fait long et que moi-même je commençais fortement à douter de voir les Allemands donner une suite à Age of the Joker.

Space Police est donc enfin entre mes mains et dans mes oreilles, youpi la vie peut enfin reprendre.
Et donc il vaut quoi ? Et bien l’attente n’aura pas était veine car yes, il envoie du lourd !
«Sabre & Torch» qui ouvre les hostilités est un pur hit. D’entré de jeu Edguy sort l’artillerie lourde avec un morceau dantesque et clairement sans faute. D’une j’adore l’intro avec ses guitares digitales (je vous invite à aller écouter la B.O. du jeu Thunderforce V pour retrouver ce même son) et de deux la voix de Tobias stratosphérique et envoûtante. Les poils des bras et du dos se dressent… très bon signe ! Peu de compositions peuvent se permettre de m’avoir fait ce genre d’effet. Dommage que le solo signé Jens soit si court !
Ce qui est assez surprenant c’est finalement la facilité avec laquelle Tobias Sammet et son équipe arrivent à s’éloigner du son et du style Avantasia. Il n’est en effet pas toujours évident de mettre totalement de coté quelque chose que l’on a travaillé durant voilà maintenant 4 ou 5 ans. «Space Police» résume en quelque sorte assez bien ce que je viens de dire ; Le titre est totalement décalé, issu d’une autre planète avec Toby au top de sa performance.

Nous sommes bien évidemment ici très éloigné de ce que le groupe a pu nous sortir au tout début de sa carrière, même si le Edguy d’hier ne reste jamais bien loin. Notamment sur «Defenders of the Crown» Edguy aurait pu nous proposer un Metal au combien clichesque à la vue du titre, avec un truc hyper Speed et un refrain grotesque. Mais non, les Allemands nous invitent à un Metal moderne, varié où seul le refrain m’a fait penser à Grave Digger avec ses chœurs puissants. Comme quoi, on peut toujours évoluer positivement sans pour autant y perdre son âme ou bien ses fans.
Space Police est bien entendu rempli de beaux titres et tous sont différents les uns des autres. Aucun ne se ressemble et la force de cet album est de proposer quelque chose de vraiment éclectique et de résolument ouvert. Tout le monde a du plus ou moins participé aux compositions et il en ressort pourtant une homogénéité incroyable et improbable.
Impossible de rester de marbre à la beauté d’un «Do Me Like a Caveman», de son refrain et de ses notes subtiles de piano ou bien d’un de bouger de la tête sur le Speed «The Realms of Baba Yaga». On chantera et on se prendra pour Tobias sur «Love Tyger» sur ce titre très Hard FM, avec son shampoing dans la main (ou tout autres objets longs et durs).
Et puis… et puis … il y a «Rock Me Amadeus» ! Bon, perso, je pensais que ça allait être une sorte sorte d’hommage musical à Mozart… Mais Edguy est ce qu’il est et donc, cette composition -reprise de l’oublié Falco- n’est autre qu’un bon moyen de chanter une nouvelle fois. Voilà une compo excellente pour vos soirées Karaoké.
«The Eternal Wayfarer» vient avec ses 8 minutes 30 conclure magnifiquement un disque qui l’est tout autant. Voix canons, orgues, refrain qui prend aux tripes, Edguy nous claque ici un petit bijou forgé dans le Metal le plus classieux. Du très grand art.

Je ne vais pas tourner autour du pot, Space Police est un grand disque. Edguy aura mit du temps pour nous le présenter (3 ans c’est long lorsque l’on est accro), mais finalement ce temps d’attente -vraiment interminable- valait vraiment le coup. Dommage que nous n’ayons pu trouver le temps de poser des questions à Tobias, Tobias ou Jens, parce que pour une fois j’avais beaucoup de questions à leur poser.
Merci les gars, rendez-vous maintenant au mois d’octobre pour assister à votre tournée Française, avec de bons titres bien entendu et surtout avec le sourire, comme d’habitude.


 

Tracklist:
01. Sabre & Torch
02. Space Police
03. Defenders of the Crown
04. Love Tyger
05. The Realms of Baba Yaga
06. Rock Me Amadeus (Falco cover)
07. Do Me like a Caveman
08. Shadow Eaters
09. Alone in Myself
10. The Eternal Wayfarer

403531

  • Groupe : Opera Magna
  • Album : Del Amor Y Otros Demonios – Acto I
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Rock-cd Records
  • Style : Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

En attendant un éventuel album, Opera Magna nous propose un petit EP composé de 5 titres pour un total de 23 minutes environ.
Je dois dire que j’attendais une suite à POE depuis un bon petit moment. Aujourd’hui en 2014 c’est toujours un plaisir d’écouter le précédent LP qui n’a pas pris une ride et qui fait toujours jeu égal avec les meilleurs albums de Rhapsody of Fire. Bon, depuis le temps les challengers ont changé et certains d’entre-eux sont pret à prendre la place du King.
Les Espagnols de Opera Magna sont sur cette liste et cet EP les rapprochent grandement du trône, d’autant que le King lui même est sur la phase descendante. Alors qui pour prendre la succession ?

Le match est lancé puisque Dragonland a annoncé il y a peu l’arrivée prochaine d’un album, Lucas Turilli’s Rhapsody se perfectionne doucement et les français de Coexistance mixent actuellement leur deuxième LP. Du coté Espagnol en attendant la sortie éventuel d’un Stravaganza, ou Dark Moor qui a frappé très fort avec ses derniers disques, il y a grand choix. Alors quelle place reste-t-il pour Opera Magna qui propose son petit EP Del Amor y Otros Demonios Act I ?

Après une longue intro très orchestrale, les Espagnols envoient leur premier missile «Por un Corazon de Piedra». Un joyaux de Speed Metal Symphonique ! Rien de négatif ici n’est à dire. Forcement les réfractaires au chant ibérique y trouveront à redire, mais justement … ne trouviez vous pas les quelques morceaux de Rhapsody en Italien agréables et diaboliquement beaux ? C’est le cas ici. Le chant ibérique et ou transalpin sont muis calliente et ça claque sévère avec tous les arrangements symphoniques ici présent.
Techniquement Opera Magna est à tomber. Les solistes Javier Nula (guitare) et Ruben Casas (clavier) n’ont rien à envier à leurs comparses Italiens ou Finlandais

«La Herida» avec ses chœurs puissants et la présence d’une voix féminine font dresser les poils. Ce groupe est hyper talentueux. Ils sont encore jeunes, mais ont déjà un professionnalisme à en rendre jaloux plus d’un ! Tout est placé au millimètre, calibré pile poil pour nous faire rêver. Le chant de Jose Broseta est lui aussi impeccable, à tous les niveaux. Il sait être doux, agressif ou aller chercher les hauteurs uniques de Fabio Lione. Il est même nettement supérieur que son comparse Italien.
Del Amor y Otros Demonios possède une longue pièce près de 7 minutes. L’intro n’est pas sans me rappeler celle de Stargate SG-1, mais le rapprochement avec la série s’arrête là. Le thème central d’un point de vue mélodique est plus proche de celui de la fête foraine représenter par quelques ambiances disséminées ici et là. Une fois encore vocalement Jose Broseta fait un travail bluffant. Je suis sur que le groupe aurait pu développer plus longuement sans pour autant perdre en intensité ou en consistance. «Oscuro Amanecer» débute à fond les ballons (faudra m’expliquer d’où ça provient) et fait penser à une sorte d’hommage à la Grande Musique comme le fait fréquemment Dark Moor. Le titre est d’une pureté rarement égalée. C’est très puissant et mélodique à la fois. Le coté symphonique est une nouvelle fois mis très en avant. On appréciera aussi le petit clin d’oeil à Dark Vador sur le premier solo. Sur les chœurs et les orchestrations on sent bien que le groupe hispanique a mis les moyens. C’est fabuleux ! Pour ceux qui espèrent un jour pouvoir écouter un Rhapsody in Black, je pense qu’il faudra plus compter sur Opera Magna que sur Rhapsody of Fire.

Bon assez parlé ! Opera Magna vient juste de sortir là une véritable bombe ! Une petite, puisque c’est un EP, mais explosif comme une gigantesque arme nucléaire. Les Italiens ont trouvés leur maître et il loge en Espagne. Vivement l’Act II !


 Tracklist:
01. Del Amor y Otros Demonios
02. Por un Corazón de Piedra
03. La Herida
04. Después de Ti
05. Oscuro Amanecer