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Archives quotidiennes : 18 juillet 2014

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  • Groupe : Karma to Burn
  • Album : Arch Stanton
  • Sortie : Août 2014
  • Label : Deepdive Records / FABA Records
  • Style : Stoner / Desert Rock / Groove Metal
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

Karma to Burn, lorsque l’on prononce ce nom autour de moi, mes oreilles s’émoustillent et mon regard scintille. Karma to Burn c’est un joyaux dans l’univers musical Metal, un OVNI aussi car souvent incompris et malheureusement délaissé par beaucoup.
Ce nouvel album ne changera pas la donne et continuera de laisser briller dans sa lointaine galaxie la musique du groupe.

Arch Stanton (souvenez-vous de la fameuse tombe dans le final issue du film de Sergio Leone Le Bon, La Brute, Le Truand) est toujours rempli de compositions instrumentales et ces dernières sont toujours affublées de numéros dont on ne sait plus trop où ils mènent ni même leur signification exacte. Mais cela fait parti du mystère Karma to Burn alors on s’en contentera.

A la première écoute de Arch Stanton, j’avoue, je me suis ennuyé. J’ai eu l’impression que Karma to Burn était en mode déroulage et que l’inspiration du combo n’était plus là. Les titres m’ont semblé linéaires et j’ai même eu le sentiment d’écouter en boucle la même composition. Un comble lorsque l’on connait la discographie de la formation. J’ai aussi eu un doute sur la production, que j’avais trouvé molle et pas fraîche du tout.
Mais avec la deuxième écoute tout s’est éclaircie. J’ai eu tout faux, car Arch Stanton dégage une puissance impressionnante, à tout point de vue. Coté son tout d’abord, Karma to Burn n’a jamais me semble-t-il délivré un disque aussi bien produit. La basse vous rentre dans le crâne comme jamais et ce coté hypnotique qu’elle a toujours eu devient plus profond encore. On en redemande à chaque interruption, comme un mec à qui il faut sa dose de Crac. Peu de groupe on vraiment ce potentiel et titre après titre on se dit que Karma to Burn est vraiment un groupe à part.
Après un «Fifty Seven» qu’aurait pu interpréter un Motorhead et un «Fifty Three» graisseux à souhait, Karma to Burn change son fusil d’épaule pour nous mettre en pleine poire un Southern Rock capable de réveiller d’entre les morts Dimebag Darell. Un groove imposant ressort de cette composition. La guitare pourtant massive, voir pachidermique porte à elle seule ce coté groove et démoniaque de ce titre, tout juste épaulé par la section rythmique. L’un des meilleur titre jamais écrit par le groupe selon moi.
En plein milieu de cette série de numéro commençant par Fifty, voilà que débarque un mystérieux «Twenty Three». Il faut remonter à l’album Wild Wonderful Purgatory pour retrouver ce numéro manquant. «Twenty Three» est plus aérien, plus spacial, plus Stoner, voir Desert Rock. 

Enfin, c’est Ennio Moricone qui nous accueille sur «Fifty Nine» pour un morceau Metal Groovy à la sauce Western Sphagetti de haute volé.

Sur 37 minutes, Karma to Burn nous fait voyager dans son univers toujours aussi zarbi et groove, où il fait très chaud. On en ressort avec une soif démesurée, une soif de Jacks bien entendu, mais aussi une soif de fraîcheur rassasiante. Clostrophobe attention cette galette n’est pas faites pour toi, Karma to Burn a en effet ce petit secret pour rendre sa musique étroite et moite.
Arch Stanton après délibération est donc l’un des meilleur album de Karma to Burn. A vous procurer d’urgence, si vous aimez ça, bien entendu.


Tracklist:
01. Fifty Seven
02. Fifty Six
03. Fifty Three
04. Fifty Four
05. Fifty Five
06. Twenty Three
07. Fifty Eight
08. Fifty Nine

 

Durant ce mois de juillet se déroulait en Languedoc Roussillon « Montblanc » les 4 et 5 juillet, soit durant deux jours .

Ça c’est passé sur un terrain privé qui a servit de camping , ou tous les festivaliers ont pu poser leur tente 🙂 .

Je n’ai pas pu y assister que le 5 juillet étant indisponible la veille. Je découvre le chemin avec une amie…  pour arriver jusqu’au terrain nous suivons des panneaux avec des masques de viking comme marquage, ce qui était bien sympathique. Nous découvrons plusieurs emplacements celui du parking, celui des tentes et celui du fest avec  un  Bar  « Au sirop de menthe »,  et oui…,  le Snack « Les pâtes un délice  » , les Wc sèche écolos, le stand médiéval et  les Merchandisings des groupes, la scène , la sono , et les tables pour se poser tranquillement. Autant vous le dire de suite, il y avait de quoi faire !

Une fois la tente posée , et le matelas gonflé grâce à un gentil metalleux qui nous a prêté son gonfleur (nous ne sommes que de pauvres femmes sans défense), nous sommes allées du côté des concerts et du cotés des rafraîchissements car la chaleur était au rendez vous  !!!! Les bénévoles venaient vers nous pour nous rappeler qui fallait se désaltérer a cause de la chaleur ce qui était vraiment sympa de leur part et très préventif !!!

L’accueil fourni par Caroline Ebèle Prian et Ze Zman a vraiment été super, sans oublier les bénévoles très chaleureux qui ont fait un travail d’enfer durant le fest .

Ce qui était sympa aussi c’était les personne qui attendaient les concerts et avec qui on pouvait délirer. Des enfants étaient présent aussi entraînés par leur parents (faut bien les éduquer musicalement).

L’anecdote de ce fest c’est les toilette sec qui étaient à mourir de rire, et où on pouvait discuter avec son voisin durant la commission (petite ou grande)

A 17h les concerts ont commencé.

Le premier groupe à passer sur scène n’est autre que Lessen, groupe de post-harcorized. Les 5 membres du groupe, bien que dans leur élément, n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. J’ai trouvé qu’il manquait un poil d’énergie, une petite flamme qui fait que tu as envie de bouger, de danser. Pourtant leur zik décape bien et je ne parle pas du charisme et de la prestance de la batteuse et du chanteur. Un petit manque de maturité peut-être car il s’agit d’un groupe jeune (créé en 2012), qui ne souhaite que en découdre, et c’est en live qu’il est le plus dur de faire ses preuves. Un groupe à suivre histoire de voir l’évolution dans quelque temps.
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Lessen

 

Idensity, groupe de Death Métal fondé en 2008 et aux sonorités prog n’est plus à présenter, du moins pour les lecteurs de Magic Fire Music. C’est mon coup de cœur de ce fest. Mayline, la violoniste est un ange sur scène. Les sonorités qu’elle propose avec son instrument accompagnent superbement le reste du groupe. La musique qu’ils proposent est belle et puissante. Le public a été conquis, j’ai été conquise, vous serez vous aussi conquis si vous avez la chance de les voir en live, car c’est juste un groupe énorme qui mérite d’être connu et reconnu.
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Idensity

 

Au tour de Havenless de monter sur scène pour un show qui décoiffe et qui réveillerait un mort, bien que, au niveau du chant, ça peut parfois manquer de speed. Un tout jeune groupe aussi, qui a besoin de se faire entendre, et dont on ressent parfaitement les inspirations. Je ne citerais que Opeth, Enslaved, Porcupine tree ou encore King Diamond.
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Havenless 

 

When Reasons Collapse est mon second coup de cœur de la soirée. Ce groupe de Metalcore/Deathcore/Death melo à été fondée en 2008, et sont aujourd’hui  5 membres , Cristina , Thierry , Julien , Michaël et Guillaume. C’est le 4ème groupe qui passe ce soir, sous une chaleur battante avec un show qui te remue les neurones, il y a du brutal, du show, les festivaliers bougeaient et faisaient du pogo, dansaient… Cristina sous son regard angélique te sort un son diabolique, mais énormissime. La prestation du groupe c’est vraiment du lourd.
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When Reasons Collapse

 

Breed Machine est un groupe fondée en 2002, qui  a réussi à affirmer son son particulier et son style : un métal puissant avec écrasement des rythmes groovy et rage voix dans une atmosphère oppressante. Les 4 membres Mike, Ja, Kriss, Deub vous réveillent grave dès qu’ils commencent a jouer. Voix , musique… Ça décape le cerveau et on sent là aussi une montée d’adrénaline en écoutant ce groupe. Tout le public était en train de danser, de chanter. Un show extra à voir !!
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Breed Machine

 

Conjonctive n’est autre que le 6ème groupe à passer sur scène ce soir. Sonia, Randy, Raph, Yannick, Clyves, et Manu sont des personnages que je connais bien. Je les aient déjà vus sur Avignon en avril de cette année, et c’est un réel un plaisir de les revoir. On dira que c’est un 3ème coup de cœur et même un gros car ils ont un jeu de scène énorme, une prestance  juste parfaite. Sonia et Randy sont tellement en fusion quand ils chantent, les musiciens sont a fond et leurs chansons et leur musique déboîte et ont bien fait bouger tout le monde. Sonia avec sa voix si douce en dehors de la scène te sort une voix diabolique tout comme Cristina que nous avons entendu juste avant. C’est vraiment un groupe que j’apprécie et qui est à revoir absolument .
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Conjonctive 
 

Ad Patres est un groupe fondée en décembre 2008.  Les 5 membres (Axel, Canard, Olivier, Arnaud et Alsvid)  te décape les oreilles et te font sauter les bouchons dès le début du show.  C’est un groupe jeune mais dynamique et la voix du chanteur Axel sort d’outre tombe et est juste énorme. Tous le monde à pogotté et dansé et c’était vraiment sympa.

Par contre suite à un souci technique je n’ai pas pu prendre de photos de ce groupe.
La foule était déchaînée, on serait cru à un mini Helfest et pendant l’entracte on a eu droit a des combats Médiéval  :         
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7 groupes, du son, de la voix, de la montée d’adrénaline, du pogo, de l’éclate… Chaque groupe avait sa personnalité, chacun avait son style bien à lui.  C’était énorme et pour mon premier Garrigue Fest, j’ai trouvé ça d’enfer, c’était le pied à l’état pur .
Il faut continuer les concerts pour le bonheur de nos oreilles ! Ici on a eu droit a des Pogos; une danse de Metalleux  (la foule saute de façon désordonnée et en se bousculant). Là vaut mieux s’écarter…
A 1h tapante, voir un peu dépassé, les concerts s’achèvent, après 8h de son explosif pour nos oreilles.
C’était l’heure de faire un dodo bien mérité pour les  gens présents et épuisés. Certain sont restés pour chanter, papoter, boire une bonne bière, et certain s’amusaient à jouer les zombies sur les chemins… inoubliable .
Je tenais à remercier, Caroline, Ze zman, Pins , le personnel au bar et au snack, les Bénévoles, les groupes et sans oublier France Metal et Khermit, Alternative Mag et Sly  qui ma permis de shooter les groupes pendant les interviews .
Le Guarrigue Fest, un fest, une Famille .

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  • Groupe : Vintersorg
  • Album : Naturbål
  • Sortie : Juin 2014
  • Label : Napalm Records
  • Style : Metal Extrême et Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 


 

Les fans de Death et de Metal Progressif attendent toujours avec une certain insistance la sortie d’un nouvel album de Vintersorg. Et à juste titre d’ailleurs car ils sont rarement déçus.
Si lors de ses dernières livraisons Vintersorg avait adouci le tempo en le rendant plus technique et plus Mélodique, avec Naturbal le Norvégien fait machine arrière en renforçant le coté brutal de sa musique, mais aussi en lui conférant plus de symphonisme que jamais.
Volte face ? Oui certainement, mais pas de quoi hurler au scandale, car Vintersorg sait très bien travailler son sujet.

Dès « Ur Aska Och Sot » Vintersorg sort le grand jeu. C’est brutal comme par le passé et le chant scandinave rassure quant à la volonté de Andreas Hedlund  de montrer qu’il en a encore dans le cigare. Le chant clair est toujours de la partie et il est appuyé par un chant féminin discret, mais du plus bel effet signé Helena Sofia Lidman. On s’étonnera de ce coté orchestral pas forcement souvent présent au sein de ce projet, contrairement à d’autres activités du mastermind. A contrario c’est le coté Pagan qui est aux abonnés absents, tout comme le déluge de technicité auquel on avait eu le droit il y a encore peu de temps.
Parmi les projets de Andreas Hedlund Vintersorg a toujours été celui qui regroupait un peu tout. Et ce nouvel album en est la preuve.
Les orchestrations sont de la fête. Je m’imagine bien un album uniquement orchestral de la part de Andreas Hedlund, étant donné les qualités de compositeur du monsieur, je pense que ça pourrait bien le faire ! Qu’en pensez-vous ?
Sur « Rymdens Brinnande öar » Vintersorg tente le diable en mariant passage Death, avec le chant qui va avec, et refrain Pop avec chant féminin de Frida Eurenius. Je trouve ce trio de voix est très efficace. Musicalement ce titre est aussi l’un des plus techniques, avec pas mal de break. On retrouve aussi le coté folk avec une discrète flûte.
Un peu plus loin, Vintersorg trompe son auditoire avec « Urdarmåne », qui pour mieux nous piéger débute par une petite mélodie avec des instruments à corde, puis bascule vers un déluge presque Black Symphonique. A ce titre, on en viendrait à croire que le groupe Norvégien lorgne de plus en plus vers un style d’abord initié chez Borknagard. Coup de chapeau aussi pour le passage instrumental au alentour des 5.35 que l’on croirait tout droit tiré d’un univers proche de Castlevania (un jeu vidéo Ndlr).

Naturbål est un très bon album de plus dans la longue discographie de Andreas Hedlund . Il ne s’est jamais pris les pieds dans le tapis en mélangeant ses projets et si Vintersorg est le plus connu de tous, s’est parce que le Norvégien y prend soin comme à la prunelle de ses yeux. C’est aussi parce que c’est sans aucun doute le plus accessible de tous. Avec Naturbål malheureusement, le public lambda sera sans doute réfractaire à tous ces chants gutturaux.
Selon moi, cela reste un prise de risque qui vaut le coup.


 

Tracklist:
01. Ur Aska Och Sot
02. Överallt Och Ingenstans
03. En Blixt Från Klar Himmel
04. Lågornas Rov
05. Rymdens Brinnande öar
06. Natten Visste Vad Skymningen Såg
07. Elddraken
08. Urdarmåne
09. Själ I Flamma