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  • Groupe : Icecocoon
  • Album : Deepest Crystal Black
  • Sortie : 2013
  • Label : Autoproduction / Owenian Records
  • Style : Metal Sombre
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 

 


 

IceCocoon n’est pas une formation comme les autres, puisque c’est l’oeuvre d’une seule personne. A écouter comme ça, c’est vrai qu’il faut le savoir car le travail de Owen Gillett  est absolument impeccable. On s’imagine assez mal le travail que l’Australien à du abattre pour réaliser cette album. Musicalement l’album est d’ailleurs plutôt hétérogène et on se félicite que notre homme ne se soit pas enfermer dans un style redondant donnant un album linéaire. Non, ce premier jet est tout sauf chiant. Surfant sur pas mal de style l’album est même assez difficile à définir. Tantôt lourd, à la sauce Karma to Burn, tantôt aérien façon Devin Townsend, ou bien encore torturé comme le pourrait être un disque de King’s X, Icecocoon se dévoile doucement, écoute après écoute. Et même une quinzaine d’écoutes plus tard on fini encore par découvrir ici et là des subtilités jusqu’alors cachées.

Si j’ai parlé un peu plus haut de ce cher Devin Townsend ce n’est pas pour rien, car si vous avez apprécier les compositions les plus ‘sobres’ du Canadien, en provenance de Ocean Machine par exemple ou bien encore de Terria, je pense que cet album de Icecocoon devrait vous ravir, d’autant que Deepest Crystal Black n’est pas sans rappeler quelque peu le créateur de Ziltoid. On peu d’ailleurs y faire allusion sur par mal de compos, et notamment « Fire to Ice » . Une composition, lente à la tonalité Stoner, voir Grunge savant mariage de groove à la Karma to Burn et de plomb à la Alice in Chains. Utiliser le terme de musique Progressive serait osé, mais pourtant Icecocoon use des certains moments clés du genre. Et à n’en pas douter notre compositeur/multi-instrumentiste/producteur/chanteur a écouté les maîtres du genre Progressif des années 70‘s/80‘s tout en y incluant cette énergie propre au Metal d’aujourd’hui. Preuve en est « It’s All On The Line ». Un titre frais, énergique et teinté de Pop.

Totalement décalé des premiers morceaux « The End of August » se veut hypnotique. Pour faire simple et là je parle sous la présence d’un fan de Devin Townsend (c’est à dire moi-même), cette composition aurait pu se retrouver sur Ghost l’un des 4 projets du Canadien. Attention, il n’y a ici aucun volonté de Owen à vouloir pomper Devin, c’est juste que l’impact émotionnel et musicale rappelle juste l’album Ghost.

Après un « At a CLearning » instrumental et très typé Post-Rock, c’est un tellurique et pachidermique « Death of A Star » qui nous tombe au coin de l’oreille. Vous avez dit Stoner ? Effectivement. C’est rond, gras, ça flirte presque avec le Doom ! Je vous avez dit que l’album était hétérogène ! Ce titre est un hommage à Peter Steel de Type o Negative. Le final avec la partie vocale en sus est un pur délice auditif. On en redemande. On notera au passage (au cas où on ne s’en était pas aperçu avant) la guitare jouée très très bas, limite sonnant comme une basse, à la King’s X pour ne citer que ce groupe. Choix assez rare, mais au combien efficace, surtout avec cette rythmique très lente.

Icecocoon avec son premier album réussi là où beaucoup se son casser la gueule, à savoir mélanger un groove vraiment frais à une guitare plombée. La ressemblance avec toutefois Devin Townsend ou King’s X se veut je pense involontaire, comme on peut le lire dans l’interview de …….. Si vous souhaitez voyager un petit peu vers l’Australie le temps d’un bon album, je vous conseille vivement cette rondelle.

Vivement la suite.


Tracklist:
01. And Were Now?
02.Wreckage
03. Fire To Ice
04. It’s All On The Line
05. The End Of August
06. At A Cleaning
07. Death Of A Star
08. One Year Later
09. About Loving Someone