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  • Groupe : Pretty Maids
  • Album : Louder than Ever
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Frontiers Records
  • Style : Heavy Rock / Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


 

J’aime bien ce que fait Pretty Maids et j’avais bien aimé Pandamonium, leur album datant de 2011, tout comme Motherland paru en 2013. Ce Louder than Ever n’est pas vraiment un nouvel album puisqu’il ne contient que 4 nouvelles compositions. Le reste n’est que réenregistrement de titres provenant de l’époque 90-2006. Produit par les mains de fée de Jacob Hansen, ces morceaux revisités prennent une ampleur à laquelle on ne s’attendait pas. Je pense notamment à « Virtual Brutality » qui perdant tout ces effets électro foireux (pourtant moderne à l’époque) devient une véritable bombe Metal. L’arrivé du claviériste Morten Sandager n’y est pas pour rien croyez moi. 

Quid des nouvelles compositions ? Est-ce vraiment plus Lourd que Jamais ?

Et bien Pretty Maids prouve que son line-up actuel est le meilleur qu’il n’est jamais eu. Cela annonce clairement du très très lourd pour la suite. « Deranged » et « Nuclear Boomerang » sont deux excellente compositions. Très Heavy et possédant de superbes refrains ces deux titres sont d’évidence taillés pour le live.  « Nuclear Boomerang » n’a d’ailleurs pas été choisi comme single par simple hasard. Je pense même que cette composition est l’une des meilleures jamais écrite par le groupe Danois. On retrouve un Ronnie bluffant. Prenez le micro et chantez à sa place, ce titre possède un effet immédiat quant à son efficacité. « My Soul To Take » est plus FM, calibré radio genre Bon Jovi excité comme une puce.  Enfin, « A Heart Without A Home » se veut être la ballade de fin d’album. Pas franchement essentiel ce titre apporte néanmoins un peu de fraîcheur à ce disque.

Qu’en est-il maintenant des réenregistrements ?

Que ce soit clair, les Danois accompagnés de Jacob Hansen ont fait fort. Était-il nécessaire de faire revivre toutes ces compositions ? Ce n’est pas certain, mais la plupart sont issus d’albums n’ayant pas bien fonctionné commercialement parlant (Planet Panic entre autre). Logique donc de leur redonner un coup de jeune, accompagné qui plus est d’un véritable claviériste. Les titres choisis sont du fait des titres Heavy comme « Playing God », « Virtual Brutality », « Psycho Time Bomb Planet Earth » ou « Snakes In Eden ». « Psycho Time Bomb Planet Earth » par exemple retrouve ici une seconde jeunesse qui lui était clairement nécessaire, tant niveau de la production que de certains passages qui ont pris un coup de vieux. La ballade « With These Eyes » gagne elle en énergie. Pas simple de retravailler un beau morceau comme celui-ci. Les Danois s’en tirent pourtant bien. « Snakes In Eden » reste fidèle à lui-même les guitares plus incisives en sus. Quant à « Wake Up To The Real World » il aurait été peut-être plus judicieux de mettre un autre titre issu de l’album du même nom, car celui-ci n’étant pas du tout le meilleur de la rondelle. 

Pas grand chose donc à reprocher à ce Louder Than Ever, si ce n’est l’absence de deux albums Sin Decade (1992) et de Spooked (1997) qui tout autant que les autres auraient mérité d’avoir une petite place. Peut-on voir ce disque comme un simple best-of ? Best-of certainement, simple surement pas car les réenregistrements et surtout les nouveaux morceaux valent bel et bien le détour. Fans de Pretty Maids, il va falloir passer à la caisse !


 

Tracklist:
01. Deranged
02. Playing God
03. Psycho Time Bomb Planet Earth
04. My Soul To Take
05. He Who Never Lived
06. Virtual Brutality
07. Tortured Spirit
08. With These Eyes
09. Nuclear Boomerang
10. Snakes In Eden
11. Wake Up To The Real World
12. A Heart Without A Home

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  • Groupe : Rufus Bellefleur
  • Album : Temples, Idols and Broken Bones
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Ghetto Gator
  • Style : Rock / Score Music / Rap / World Music / Boogie Rock / Country / Folk
  • Site Web : www
  • Note : 16/20

 


 

En cette soirée de Festival à Chauny je prends ma claque visuelle et musicale. Cette claque s’appelle The Plasticine Rufus Bellefleur. C’était assez incroyable et étrange pour être décrit, disons qu’il faut le voir pour comprendre ce qu’est réellement ce groupe originaire de Toulouse. Lors de cette soirée, je me suis procuré le premier album, très bon au passage et qui m’a permis de visualiser un peu mieux ce qu’était cette étrange formation. Pour avoir le nouvel album -dont Julien Cassarino n’a pas arrêté de faire la promo lors de la soirée- il faudra attendre, il n’est pas encore disponible. Shit ! Un peu de patience que diable. Alors en attendant, ma mémoire essaie comme elle le peut de se remémorer le concert. Un concert incomplet où il manquait pas mal de chose selon Julien (mais nous y verront plus clair dans une future interview).

Le facteur m’apporte enfin le disque envoyé par le label. Grand sourire. Plaisir d’offrir, joie de recevoir, et ce midi, c’est moi qui reçoit ! L’objet est beau. La finition est soignée et le livret se veut être une carte au trésor sur une île à la forme de crocodile. Original.
On enfourne la rondelle dans le lecteur…. et le voyage en compagnie de Rufus Bellefleur débute.

Je ne vous cacherais pas ma déception quant à une chose ; L’impact du concert par rapport à ce que j’ai pu ressentir sur le cd. Il est clair et net que Rufus Bellefleur est avant tout une formation née pour le faire le show, sur scène et malheureusement pas dans le salon. C’est dommage car la production n’est pas à la ramasse, elle est même très bonne, et les compositions le sont aussi, mais il manque la petite étincelle, le petit truc en plus pour en prendre plein la poire casque sur les oreilles. Il semble plus difficile de rentrer dans le sujet avec le cd qu’en face à face avec le groupe. En clair le style unique et l’énergie communicative du show n’a pas su -à mon avis- se retrouver sur galette plastique.
Mais bon, faisons abstraction de tout ça et place à la musique.

Après une petite intro nous amenant à destination dans une ambiance tropicale , voilà que l’on prend le train immédiatement pour arriver dans une ambiance plus asiatique. Il semble que l’on va voyager ! Let’s go !
Alors ce qui étonne avec Rufus Bellefleur c’est la quasi absence de guitare, remplacée ici par le Bonjo entre autre. La section rythmique est quant à elle mis en avant. Pour avoir vu Laurent Bechad sur scène derrière ses fûts, je peux vous dire que ce mec est un fou et cela s’entend plutôt bien ici.
Titre après titre le combo toulousains nous envois dans des univers musicaux très variés. C’est la force de ce disque, c’est incontestable. Il faut être très ouvert musicalement pour apprécier toute la valeur de la chose. C’est plus qu’un simple mariage entre Mr Bungle, RHCP, Massive Attack, Enigma et Bjork. Rufus Bellefleur a su se créer un style qui lui est propre. Inclassable, sans doute. World Music sûrement. C’est même d’ailleurs la quintessence de ce qu’est la World Music, puisque ici il y a tout.
Quand tu entends de l’harmonica sur un titre («Never Ask the Twins») façon musique ancestrale du Tennessee accompagné du banjo le tout breaké par un riff zarbi et chant hurlé tu te demandes de suite où tu viens de tomber. A défaut d’être le tour du monde en 80 jours, Rufus Bellefleur nous joue le Tour de la musique en 45 minutes.

On le découvre au fil des titres qui passent, Temples, Idols and Broken Bones nous compte les aventures d’un chercheur de trésors façon Indian Jones. Comme au chercheur Américain, il arrive pleins de choses à Rufus Bellefleur et ce sont ces mésaventures qui nous sont contés ici. Jusqu’au dernier titre qui nous amène en Inde dans une ambiance peu rassurante et où l’on n’apprend pas vraiment si le héros a mis fin à sa longue quête en trouvant ce qu’il cherchait.

Si j’ai des difficultés à rentrer dans l’univers de Rufus Bellefleur c’est sans doute parce que je n’arrive pas à me dessiner l’histoire dans la tête. J’ai beau écouter encore et encore ces très bons morceaux, je ne ne parviens pas à me créer une image nette de l’aventure du héros. J’ai beau chercher, ça reste brouillon. Peut-être est-ce mon anglais trop mauvais pour comprendre les paroles qui bloque, car il est vrai que je me base plus sur les mélodies vocales et la musique que sur les textes. C’est j’en suis certains un gros problème pour bien tout assimiler. C’est d’ailleurs aussi la force du groupe lors des concerts, car la musique prend vie. Heureusement Rufus Bellefleur a pensé à faire des clips pour mettre sur la voie.
Il est d’ailleurs très difficile de faire une description écrite ou vocale de leur musique. Le mieux reste d’écouter.

Vocalement Julien est très bon. Il ratisse large et l’apport de chant rappé (Youssef Dassouli), de choeurs (Bérangère Sentex, Caroline Petriz) -qui sont en fait bien plus que ça- ou de chant hargneux apportent énormément.

Temples, Idols and Broken Bones est malgré tout un bon disque. Je pense qu’il vaut mieux commencer par écouter le disque et aller les voir en concert ensuite histoire de donner vie à ce que l’on à imaginer les yeux fermés dans le salon. Je rassure tout le monde, j’ai pris énormément de plaisir à écouter cet album, mais je reste sur mon ressenti de départ, Rufus Bellefleur est une formation faite pour faire le show en live.
Qu’il doit être bon d’écouter l’intégralité de Temples, Idols and Broken Bones en concert entouré d’une foule en délire. ‘soupir’


Tracklist:
01. Intro
02. Mysterious Ways
03. Little China
04. Rocky Rocket
05. The Operator
06. Never Ask the Twins
07. Party of the Dead
08. Let the Monster Out
09. Raiders of the Lost Groove
10. Zombie Geisha
11. Love Me Like You Hate Me
12. Paralize City
13. Who Got It

 

 

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  • Groupe : Edguy
  • Album : Space Police – Defenders of the Crown
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Nuclear Blast
  • Style : Metal / Heavy Rock
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


 

Il était temps que l’on en parle dans nos pages de ce nouvel album de Tobias Sammet… de Edguy pardon.
Cette formation a depuis longtemps toujours été une sorte de troublions du Metal avec des pochettes étranges, totalement décalées mais aussi avec des textes sans queues ni têtes («Lavotory Love Machine» «Life and Times of a Bonustrack» et «Save Us Now» etc…sans oublier «La Marche des Gendarmes»). Space Police ne dérogera donc pas à cette politique de l’humour et du second degré.

Il aura été long à mettre au monde ce petit dernier car le père Toby était semble-t-il plus occupé avec son Rock Opera Avantasia qu’avec son propre groupe. N’empêche que pas d’album de Edguy durant 3 ans ça fait long et que moi-même je commençais fortement à douter de voir les Allemands donner une suite à Age of the Joker.

Space Police est donc enfin entre mes mains et dans mes oreilles, youpi la vie peut enfin reprendre.
Et donc il vaut quoi ? Et bien l’attente n’aura pas était veine car yes, il envoie du lourd !
«Sabre & Torch» qui ouvre les hostilités est un pur hit. D’entré de jeu Edguy sort l’artillerie lourde avec un morceau dantesque et clairement sans faute. D’une j’adore l’intro avec ses guitares digitales (je vous invite à aller écouter la B.O. du jeu Thunderforce V pour retrouver ce même son) et de deux la voix de Tobias stratosphérique et envoûtante. Les poils des bras et du dos se dressent… très bon signe ! Peu de compositions peuvent se permettre de m’avoir fait ce genre d’effet. Dommage que le solo signé Jens soit si court !
Ce qui est assez surprenant c’est finalement la facilité avec laquelle Tobias Sammet et son équipe arrivent à s’éloigner du son et du style Avantasia. Il n’est en effet pas toujours évident de mettre totalement de coté quelque chose que l’on a travaillé durant voilà maintenant 4 ou 5 ans. «Space Police» résume en quelque sorte assez bien ce que je viens de dire ; Le titre est totalement décalé, issu d’une autre planète avec Toby au top de sa performance.

Nous sommes bien évidemment ici très éloigné de ce que le groupe a pu nous sortir au tout début de sa carrière, même si le Edguy d’hier ne reste jamais bien loin. Notamment sur «Defenders of the Crown» Edguy aurait pu nous proposer un Metal au combien clichesque à la vue du titre, avec un truc hyper Speed et un refrain grotesque. Mais non, les Allemands nous invitent à un Metal moderne, varié où seul le refrain m’a fait penser à Grave Digger avec ses chœurs puissants. Comme quoi, on peut toujours évoluer positivement sans pour autant y perdre son âme ou bien ses fans.
Space Police est bien entendu rempli de beaux titres et tous sont différents les uns des autres. Aucun ne se ressemble et la force de cet album est de proposer quelque chose de vraiment éclectique et de résolument ouvert. Tout le monde a du plus ou moins participé aux compositions et il en ressort pourtant une homogénéité incroyable et improbable.
Impossible de rester de marbre à la beauté d’un «Do Me Like a Caveman», de son refrain et de ses notes subtiles de piano ou bien d’un de bouger de la tête sur le Speed «The Realms of Baba Yaga». On chantera et on se prendra pour Tobias sur «Love Tyger» sur ce titre très Hard FM, avec son shampoing dans la main (ou tout autres objets longs et durs).
Et puis… et puis … il y a «Rock Me Amadeus» ! Bon, perso, je pensais que ça allait être une sorte sorte d’hommage musical à Mozart… Mais Edguy est ce qu’il est et donc, cette composition -reprise de l’oublié Falco- n’est autre qu’un bon moyen de chanter une nouvelle fois. Voilà une compo excellente pour vos soirées Karaoké.
«The Eternal Wayfarer» vient avec ses 8 minutes 30 conclure magnifiquement un disque qui l’est tout autant. Voix canons, orgues, refrain qui prend aux tripes, Edguy nous claque ici un petit bijou forgé dans le Metal le plus classieux. Du très grand art.

Je ne vais pas tourner autour du pot, Space Police est un grand disque. Edguy aura mit du temps pour nous le présenter (3 ans c’est long lorsque l’on est accro), mais finalement ce temps d’attente -vraiment interminable- valait vraiment le coup. Dommage que nous n’ayons pu trouver le temps de poser des questions à Tobias, Tobias ou Jens, parce que pour une fois j’avais beaucoup de questions à leur poser.
Merci les gars, rendez-vous maintenant au mois d’octobre pour assister à votre tournée Française, avec de bons titres bien entendu et surtout avec le sourire, comme d’habitude.


 

Tracklist:
01. Sabre & Torch
02. Space Police
03. Defenders of the Crown
04. Love Tyger
05. The Realms of Baba Yaga
06. Rock Me Amadeus (Falco cover)
07. Do Me like a Caveman
08. Shadow Eaters
09. Alone in Myself
10. The Eternal Wayfarer

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  • Groupe : Opera Magna
  • Album : Del Amor Y Otros Demonios – Acto I
  • Sortie : Mars 2014
  • Label : Rock-cd Records
  • Style : Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

En attendant un éventuel album, Opera Magna nous propose un petit EP composé de 5 titres pour un total de 23 minutes environ.
Je dois dire que j’attendais une suite à POE depuis un bon petit moment. Aujourd’hui en 2014 c’est toujours un plaisir d’écouter le précédent LP qui n’a pas pris une ride et qui fait toujours jeu égal avec les meilleurs albums de Rhapsody of Fire. Bon, depuis le temps les challengers ont changé et certains d’entre-eux sont pret à prendre la place du King.
Les Espagnols de Opera Magna sont sur cette liste et cet EP les rapprochent grandement du trône, d’autant que le King lui même est sur la phase descendante. Alors qui pour prendre la succession ?

Le match est lancé puisque Dragonland a annoncé il y a peu l’arrivée prochaine d’un album, Lucas Turilli’s Rhapsody se perfectionne doucement et les français de Coexistance mixent actuellement leur deuxième LP. Du coté Espagnol en attendant la sortie éventuel d’un Stravaganza, ou Dark Moor qui a frappé très fort avec ses derniers disques, il y a grand choix. Alors quelle place reste-t-il pour Opera Magna qui propose son petit EP Del Amor y Otros Demonios Act I ?

Après une longue intro très orchestrale, les Espagnols envoient leur premier missile «Por un Corazon de Piedra». Un joyaux de Speed Metal Symphonique ! Rien de négatif ici n’est à dire. Forcement les réfractaires au chant ibérique y trouveront à redire, mais justement … ne trouviez vous pas les quelques morceaux de Rhapsody en Italien agréables et diaboliquement beaux ? C’est le cas ici. Le chant ibérique et ou transalpin sont muis calliente et ça claque sévère avec tous les arrangements symphoniques ici présent.
Techniquement Opera Magna est à tomber. Les solistes Javier Nula (guitare) et Ruben Casas (clavier) n’ont rien à envier à leurs comparses Italiens ou Finlandais

«La Herida» avec ses chœurs puissants et la présence d’une voix féminine font dresser les poils. Ce groupe est hyper talentueux. Ils sont encore jeunes, mais ont déjà un professionnalisme à en rendre jaloux plus d’un ! Tout est placé au millimètre, calibré pile poil pour nous faire rêver. Le chant de Jose Broseta est lui aussi impeccable, à tous les niveaux. Il sait être doux, agressif ou aller chercher les hauteurs uniques de Fabio Lione. Il est même nettement supérieur que son comparse Italien.
Del Amor y Otros Demonios possède une longue pièce près de 7 minutes. L’intro n’est pas sans me rappeler celle de Stargate SG-1, mais le rapprochement avec la série s’arrête là. Le thème central d’un point de vue mélodique est plus proche de celui de la fête foraine représenter par quelques ambiances disséminées ici et là. Une fois encore vocalement Jose Broseta fait un travail bluffant. Je suis sur que le groupe aurait pu développer plus longuement sans pour autant perdre en intensité ou en consistance. «Oscuro Amanecer» débute à fond les ballons (faudra m’expliquer d’où ça provient) et fait penser à une sorte d’hommage à la Grande Musique comme le fait fréquemment Dark Moor. Le titre est d’une pureté rarement égalée. C’est très puissant et mélodique à la fois. Le coté symphonique est une nouvelle fois mis très en avant. On appréciera aussi le petit clin d’oeil à Dark Vador sur le premier solo. Sur les chœurs et les orchestrations on sent bien que le groupe hispanique a mis les moyens. C’est fabuleux ! Pour ceux qui espèrent un jour pouvoir écouter un Rhapsody in Black, je pense qu’il faudra plus compter sur Opera Magna que sur Rhapsody of Fire.

Bon assez parlé ! Opera Magna vient juste de sortir là une véritable bombe ! Une petite, puisque c’est un EP, mais explosif comme une gigantesque arme nucléaire. Les Italiens ont trouvés leur maître et il loge en Espagne. Vivement l’Act II !


 Tracklist:
01. Del Amor y Otros Demonios
02. Por un Corazón de Piedra
03. La Herida
04. Después de Ti
05. Oscuro Amanecer

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  • Groupe : Evenline
  • Album : Dear Morpheus
  • Sortie : Juillet 2014
  • Label : Doweet Records
  • Style : Metal US oui, mais certifié Français !
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

Pour débuter cette chronique, je tiens à remercier en retour le groupe Evenline, car c’est une formation Française qui n’oublie pas ceux qui l’ont soutenu depuis le début. Ça fait du bien de savoir qu’on pense aussi à nous, petit webzine amateur (et qui souhaite le rester Ndlr).

Bien, passons à l’album qui nous intéresse, celui de Evenline, intitulé Dear Morpheus. Il y a de cela quelques temps Evenline m’avait botté les fesses avec son premier méfait et j’avais misé gros sur ce combo Français dont l’inspiration première était (et est toujours) Alter Bridge. Depuis ma mise est devenue encore plus importante car les Français ont bossé dur pour pouvoir nous faire un album de ouf. Mais aussi (et c’est là que cela devient tout simplement énorme -même eux n’en reviennent toujours pas) ils sont épaulés et même étaient mixés par Tom Baker (Alter Bridge, Helmet, Sevendust, NIN). Imaginez un peu la classe, l’album d’une formation Française masterisé par Tom Baker ! Et puis ce n’est pas tout, Evenline après moults aventures a fini par pouvoir jouer en première partie du groupe qui lui est le plus cher, Alter Bridge (je préviens, ce nom va revenir souvent dans la chronique) en 2010 à La Maroquinerie. Ce ne sera que justice vu les qualités de ce groupe.

Que de misère pour en arriver là, mais le combat vaut largement le temps et la sueur écoulées car Dear Morpheus et tout simplement monstrueux. Bassiste et batteur remplacés par respectivement Thomas Jaegle  et Olivier Stefanelli, un label dur à trouver… Tout cela a renforcé la volonté des Français à frapper un grand coup.
J’avoue -et vous l’avez sans doute lu dans ma chronique- Fortress d’Alter Bridge m’a quelque peu laissé sur ma fin, malgré toutes ses qualités; Et bien sachez le Dear Morpheus n’est ni plus ni moins que supérieur à Fortress. Alors dire une telle chose en début de chronique c’est un peu comme scier la branche sur laquelle je suis assis, ma chro est foutue, elle n’a plus d’intérêt…
Détrompez vous, j’ai pleins de choses à dire et que du positif bien évidemment.

En insérant Dear Morpheus dans ma platine, je savais à l’avance que j’allais écouter et entendre un ersatz de Alter Bridge et Creed sauce française. Mais jamais je n’aurais cru un disque qui égale l’original. Evenline a su ajouter et retirer quelques petites choses ici et là pour finalement s’approprier un son, le son original et donc en faire le sien. Coup de force impressionnant surtout pour une formation aussi jeune. Ok les musiciens ont déjà de la bouteille, mais il en fallait du culot pour aller battre Alter Bridge sur son propre terrain. J’ai dit battre ? Je venais de dire égaler il y a de cela quelques lignes…. attention, je ne dois m’emporter et rester neutre !!!

ça débute de façon admirable avec «Misunderstood». Premier titre, première claque. On y est les mecs, félicitations, les petits passages en voix caverneuse (de Fabrice sans doute) sont idéalement trouvés. C’est le petit truc, la petite touche personnelle qui fait que vous êtes Evenline et pas Alter Bridge et ça c’est fort. Vocalement justement, Arnaud est remarquable. Impossible (pour moi du moins) d’imaginer que l’on ait à faire à une voix française. L’homme est à l’aise partout, sur chacune des compositions, rentre-dedans ou posée sa voix fait des miracles.
«Without You» est un ‘spear’ efficace. A quand Evenline pour remplacer Alter Bridge à RAW pour la WWE ? Je signe de suite ! Des claques, des bourres-pif, des sauts de la troisième corde, je ne vais pas vous le cacher, ce disque en est rempli. De toute façon, il n’y a rien à jeter ici, pas de table, pas de chaise de commentateur… Coucou à Philippe Chereau au passage. Et il y a aussi des câlins, des câlins rugueux devrais-je dire car «A Letter to A Grave» est une belle ballade, mais c’est une ballade qui a aussi de gros muscles. Plutôt que de penser à Alter Bridge pour cette ballade, c’est  Staind et Creed qui sont venus à mon esprit. D’avoir donné de l’intensité à ce titre plutôt doux est encore une fois une excellente idée. Sur le très bon «Insomnia» j’ai pensé au Nickelback de The Long Road . La voix d’Arnaud y étant sans doute pour quelque chose, car très proche de celle de Chad.
Jusqu’à présent je vous ai parlé de claques, de gros morceaux, mais pas encore de hit. Car selon moi, le hit, le single en puissance de Dear Morpheus c’est «Over and Over». Le refrain est clair, concis, simple, mais d’une efficacité réelle. Le riff est lourd, mais pas trop et finalement après une vingtaine d’écoutes, je trouve même un coté très Pop à ce titre qui pourrait aisément passer sur les radios nationales Rock.
Au départ je ne devais pas vous faire un track by track, mais chemin faisant (pan pan) je me prend au jeu. Il faut dire aussi qu’il y a beaucoup à dire sur chacun des morceaux qui compose ce Dear Morpheus. J’essaie de me contenir, tout en était précis et clair sur ce que je ressent et entend. Et surtout j’essaie d’être le plus neutre possible. Lorsque l’on aime vraiment, ce n’est pas comme lorsque l’on est fan. Je fais en sorte d’être juste, promis. Pour l’anecdote, dans ma chronique de l’EP The Coming Life, j’avais espéré un album de 11 morceaux (en reprochant à ce dit EP qu’il ne contenait pas assez de titres) et part je ne sais quelle miracle Arnaud et Fabrice m’ont écouté. Que grâce leur soit rendue !
«Already Gone» est un mid-tempo. Une fois encore Evenline rend ce titre assez dur avec des riffs puissants. La mélodie est pourtant belle et bien là, surtout après l’intro musclé. L’intensité monte crescendo et retombe pour nous laisser dans la mélancolie. Et si Fabrice et Arnaud étaient en fait des fans de The Calling ? A vous de juger en écoutant ce titre, une fois de plus calibré pour les radios… mais US cette fois-ci. Evenline s’attaque ensuite à une longue pièce de 7 minutes. Le titre souffle le doux et puissant ! Alors on peut se dire qu’Arnaud à un panel vocal assez large car capable d’égaler tous les chanteurs des groupes nommés dans cette chronique ou bien tous possèdent la même voix que Arnaud. A vous de me dire.
Après ces deux compositions un peu plus calmes (certains sans doute diront mollassonnes), Evenline repart à fond la caisse avec «Hard To Breath». La rythmique est soutenue. Là, pas d’influence, Evenline joue son propre jeu. Le chant saturé apporte beaucoup de pêche. On appréciera aussi le solo présent ici. Il nous fait remarquer par ailleurs la discrétion des autres solos… tellement discrets qu’on doute constamment s’il y en a ou pas. C’est le seul petit hic de l’album. Mais cela ne reste que personnel, plus de solos aurait été bien sympa (message subliminal). Après un «Judgment Day» plutôt passe partout (le seul titre qui ne m’ai pas vraiment touché) arrive «You Should Have Left Me». Ici, Evenline fait une power ballade très réussie. Inspirée par Staind et Alter Bridge, il se dégage de ce morceau une certaine sérénité. Le groupe possède une aisance assez troublante pour composer ce genre de titre. Ce n’est jamais facile de balancer un mid-tempo ou une power ballade sur un album qui se veut puissant, mais 3 c’est carrément suicidaire et pourtant les Français s’en tirent brillamment. «You Should Have Left Me» est l’autre Hit de Dear Morpheus.
Enfin, pour terminer en beauté, Evenline interprète une petite et douce ballade (une vraie cette fois) avec guitare acoustique et cordes. C’est très réussi, une fois de plus.

Pour conclure rapidement, si vous adorez tout le lot de grandes formations de Hard et Metal US jetez vous immédiatement sur Dear Morpheus, c’est très bon, très bien foutu et puis c’est Français !

PS: Pour terminer cette chronique, je tiens à remercier en retour le groupe Evenline, car c’est une formation Française qui envoie du lourd et du gras depuis le début. Cette chronique est pour vous et tous ces mots d’amour aussi, car ça fait du bien de savoir qu’on pense aussi à vous, petit groupe amateur (et qui ne souhaite pas le rester).


Tracklist:
01. Misunderstood
02. Without you
03. Letter to a Grave
04. Insomnia
05. Over & Over
06. Already Gone
07. Dear Morpheus
08. Hard to Breathe
09. Judgement Day
10. You Should Have Left Me
11. Eternal Regrets

 

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  • Groupe : Primal Fear
  • Album : Delivering the Black
  • Sortie : Janvier 2014
  • Label : Frontiers Records
  • Style : Heavy Metal
  • Site Web : www
  • Note : 14/20

 


 

Ho Yeah, du bon gros Heavy Metal teuton ! Un bon gros Primal Fear pour nous réchauffer durant ce mois de Juillet Janvier de la bombe, la voix de Ralf Scheepers me manquait ! C’est vrai en plus ! Vous savez tous que j’adore ce chanteur, tout autant que j’apprécie les performances de Magnus Karlsson.

Pas besoin de vous refaire l’histoire du groupe, ou de vous donner ses influences, alors passons de suite à la chronique de ce Delivering the Black.
Contrairement à la pochette et à l’intitulé de l’album, Delivering the Black ne sonne pas de façon évidente très sombre, mais on sent bien que les propos sont plutôt de natures graves. Le Primal Fear de 2014 est désormais dans ses textes très éloignés de celui de 1998. Matt Sinner a donc envie que l’on prenne sa formation pour une formation adulte dont le thème n’est plus la Formule 1 (joke).
Sur Delivering the Black, le combo Allemand nous propose deux longues pistes dont l’une flirte avec les 10 minutes (9.30 pour être précis). La première, «When Death Comes Knocking» est une chanson au rythme lent et lourd. Je n’ai pas du tout accroché et cela confirme tout ce dont je pense concernant ce groupe quant à ses performances sur les titres lents. Pour faire court, c’est mauvais. Peu de groupes de Heavy savent composer de bons titres en Mid-Tempo, Helloween et Edguy en sont deux, Primal Fear n’en fait malheureusement pas parti. Pour la seconde longue pièce («One Night in December»), les Allemands ont optimisé leur façon de composer en ajoutant à leur musique des orchestres, histoire d’enrichir la chose. C’est efficace, sans pour autant donner envie de monter au rideau. Le rythme est un poil plus énergique que sur «When Death Comes Knocking» et cela passe tout naturellement mieux. Les orchestrations y étant sans doute aussi pour quelque chose. Le refrain est beau, le titre est très travaillé et détonne totalement avec le reste de l’album.

Mais là où Primal Fear excelle c’est tout naturellement sur les titres les plus Speed. Il y a tout d’abord «Rebel Faction» à la batterie carrée de chez carrée (Randy Black est l’un des meilleurs pour ça), le titre éponyme «Delivering the Black» puis «Road to Asylum» avec son refrain de feu, «Never Pray For Justice» aux consonances très Helloween et enfin «Inseminoid» l’ultra Speed. Ce sont les pépites du disque. Hormis le fait que l’on soit dans un classicisme total de la part des Allemands on peut dire que l’album est bon. Je les félicite aussi pour «Born With a Broken Heart» une belle ballade dont Sinner et Scheepers ont le secret à moins que cela ne soit Karlsson !

Delivering the Black est comme dit dans le paragraphe supérieur un bon album, mais je pense que Primal Fear peut mieux faire. J’ai l’impression que la formation commence à dérouler tranquillement son savoir faire sans trop se poser de question. En même temps, tant qu’il y a des fans pour les suivre….pourquoi se prendre la tête ?!


Tracklist:
01. « King for a Day »
02. « Rebel Faction »
03. « When Death Comes Knocking »
04. « Alive & on Fire »
05. « Delivering the Black »
06. « Road to Asylum »
07. « One Night in December »
08. « Never Pray for Justice »
09. « Born with a Broken Heart »
10. « Inseminoid »
European bonus tracks
11. « Innocent Man »
12. « Man Without Shadow »
13. « When Death Comes Knocking » (Single Edit)
Japanese bonus track
No. Title Length
14. « Born with a Broken Heart » (Edit Version)

 

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  • Groupe : Mastodon
  • Album : Once More ‘Round the Sun
  • Sortie : Juin 2014
  • Label : Roadrunner / WEA
  • Style : Groove Metal / Progressif
  • Site Web : www
  • Note : 18/20

 


 

Lorsque l’on insert un album de Mastodon dans un lecteur cd, l’adrénaline monte immédiatement. Que nous a donc préparé le combo US cette fois-ci ? Un disque à l’ambiance pachydermique et martial ? Psychédélisme unilatéral et sans concession ? Nihilisme musical et déstructuration mélodique ? En effet c’est tout ça Mastodon, une formation qui n’a pas peur de lorgner de tous les cotés quitte à faire un peu peur aux amateurs de Metal, sans pour autant ne jamais décevoir ses fans. En effet, ces derniers ont tout pigé du comportement étrange et non linéaire du pachyderme.

Sous cette pochette hypnotique et complètement psychédélique Mastodon donne en quelque sorte le ton. L’album va en effet assez loin dans l’esprit distordu du groupe. On est effet en présence d’une rondelle assez éclectique. Ce n’est pas forcement étonnant puisque l’on écoute un disque de Mastodon, mais je veux dire par là que les Américains ont semble-t-il élargit leur centre d’activité. Je ne me souviens pas si précédemment j’avais parlé de Karma to Burn, mais il est évident qu’ici l’esprit de ce groupe plane fortement, le chant en sus. Je pense notamment aux titres «High Road», ou bien encore à «Halloween» en fin d’album.
La basse tenue par Troy Sanders appuyée par une production sur-vitaminée vibre de partout. Elle est bodybuildé de façon outrageuse et donne un groove incroyable à l’ensemble de Once More Round the Sun.

Plus inattendues et qui  apportent ce coté éclectique dont j’ai parlé un peu plus haut se sont les compositions à l’esprit plus épurées (mais pas moins simple), avec des refrains presque Pop («The Motherload») ou bien une structure technique et très Prog façon Dredg ou Rishloo («Aunt Lisa»). Sur cette composition Mastodon dévoile même une nouvelle facette de sa musique. J’adhère complètement. C’est bien psyché, plus technique qu’il n’y parait et les mélodies sont vraiment hypnotiques. «Aunt Lisa» est l’un des meilleur titre de l’album.

Sans atteindre la perfection de l’album précédent The Hunter, ce Once More Round the Sun reste un disque de grande qualité. Je n’y retrouve pas vraiment de défaut notable si ce n’est que j’ai un peu plus de difficulté à rentrer dans l’univers du groupe.
Décidément Mastodon semble pour le moment ne pas connaître l’échec, serait-ce le signe des Grands ?


Tracklist:
01. Tread Lightly
02. The Motherload
03. High Road
04. Once More ‘Round The Sun
05. Chimes At Midnight
06. Asleep In The Deep
07. Feast Your Eyes
08. Aunt Lisa
09. Ember City
10. Halloween
11. Diamond In The Witch House

 

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  • Groupe : Holy Moses
  • Album : Redefined Mayhem
  • Sortie : Avril 2014
  • Label : Steamhammer / SPV
  • Style : Thrash Metal / Death Metal
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

 


 

Qui dit nouvel album de Holy Moses dit grosse pression sur nos parties génitales à nous les hommes, car nul doute que Sabina Classen aime ça ! Elle doit aimer nous entendre crier comme une petite pucelle alors qu’elle hurle comme un ours en rûte. Hahaha…

Trêves de plaisanteries, ce Redefined Mayhem est un véritable déluge de rage et de haine. Je pense que c’est le disque le plus extrême qu’ai réalisé la formation Allemande depuis sa création. Sur 46 minutes Holy Moses arrache tout sur sa route. Résolument Thrash (comment pouvait-il en être autrement) cette cuvée 2014 va plus loin que son prédécesseur en matière de hargne et de punch. «Triggered» est un véritable Panzer lâché à toute vitesse et qui va s’écraser contre notre face, alors que l’on n’a rien demandé.
Sabina prend de l’âge mais son timbre vocal se fait de plus en plus ténébreux. Elle n’est plus très loin de rejoindre sa copine Angela Gossow (ex Arch Enemy) pour le trophée de celle qui chante comme un mec ! Sur «Undead Dogs» Holy Moses n’est d’ailleurs pas loin musicalement du groupe des frangins Amott. Quand je vous dis que ça sonne extrême, il faut me croire. J’ai adoré «Into the Dark» et cela grâce à plusieurs points. Tout d’abord sa petite intro mélodique et longue rappelant l’heure de gloire du Thrash US à la Anthrax. Ensuite toute la partie vocale, pesante et oppressante. Enfin, toute la partie musicale qui confère à cette composition une ambiance noir rappelant le Thrash de Annihilator à ses touts débuts.

Holy Moses durant sa carrière a surtout fait parlé de lui de par la présence de sa chanteuse plus que par la qualité de ses albums. C’est bien dommage, car beaucoup sont très bons et quelques uns égalent amplement la comparaison avec des mastodons du genre tels que Annihilator que j’ai déjà nommé ou bien Exodus comme le prouve le brutal «Redemption of the Shattered» ou bien encore le très Death «Liars».

Redefined Mayen est l’une très bonne surprise de cette année. Holy Moses confirme donc son statut de grande formation de Thrash. Ne reste malheureusement qu’elle est encore trop sous-estimée.


Tracklist:
01. Hellhound
02. Triggered
03. Undead Dogs
04. Into the Dark
05. Sacred Sorrows
06. Process of Projection
07. Fading Realities
08. Liars
09. Redemption of the Shattered
10. Whet the Knife
11. Delusion
12. One Step Ahead of Death
13. This Dirt

 

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  • Groupe : Black Stone Cherry
  • Album : Magic Montain
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : Roadrunner
  • Style : Hard Rock / Hard US
  • Site Web : www
  • Note : 15/20

 

 


 

Sous cette chaleur suffocante, rien de tel qu’un petit Black Stone Cherry, histoire de respirer à plein poumon la fraîcheur de leur menu Heavy Rock.
D’album en album Black Stone Cherry a su proposer sur son menu des mets de plus en plus variés. La sauce est de plus en plus légère et certains y verront une volonté de copier le leader du marcher, Nickelback. La cause est juste car Nickelback a su après le mise sur le marché de leur succès incontesté et incontestable «How You Remind Me» surfer sur le haut du secteur avec des produits de haute qualité ! N’en déplaise à Black Stone Cherry il y a du retard à rattraper. Et le dernier né appelé Magic Mountain a de quoi faire revenir l’ado parti voir s’il n’y avait pas meilleur en face. D’autant que Nickelback se fait étonnamment discret pour le moment.

Examinons en détail ce que contient Magic Mountain et voyons pourquoi l’amateur de ce genre de produit va se jeter dessus comme un corbeaux affamé sur un cornet de frites de chez Mac Do.

Magic Mountain possède une base bien Hard US et ça c’est incroyable mais le jeune adore ça. Dès la première bouchée («Holding On… to Lefting Go»), énormément de saveurs se dégagent. C’est puissant, mais malheureusement graisseux (même si le gras c’est la vie). On a une pensé pour le concurrent car il se distille une odeur que l’on a déjà ressenti chez Nickelback. Bof, après tout, c’est efficace et c’est bien là l’essentiel. La tranche de guitare sur le dessus possède un goût résolument vintage, presque comme dans le Desert des années 70. Quid des autres bouchées ?
La suite n’est pas moins dégueulasse. Des arômes plus légers se retrouvent en bouche, mais il y en a beaucoup («Peace Pipe»), on peut dire que Black Stone Cherry a trouvé ici un goût vraiment sympa, même si encore une fois il en ressort une sensation de déjà vu chez Kyuss, Alterbridge ou Queen of the Stone Age, les boutiques de la rue voisine. Les papilles frétillent lorsque l’on atteint ce qu’ils appellent le «Me and Mary Jane», une de leur toute nouvelle sauce. Une fois le produit ouvert on s’aperçoit avec joie, qu’il n’y a pas de cornichons dedans, ouf, l’honneur est sauf. Après les papilles se sont les oreilles qui explosent grâce à l’excellent ingrédient qu’est «Magic Montain». Une vraie réussite ce petit truc. Ca fait tortiller du cul ! Pas qu’on soit mal assis, loin de là, mais le produit est frais et a de toute évidence été traité avec amour par les cuisiniers. Du grand art.
Bon, il est temps de boire un petit coup, car dans le menu il y a aussi la boisson et les légumes. Coté boisson, on n’a pas eu trop le choix. Ils nous servent un «Fiesta Del Fuego» sans doute en l’honneur de la Fuego de Renault… nan je déconne. Comme son nom l’indique, c’est assez épicé et ça nous fait lever de notre assise. ça pétille, c’est fun, groove et très dansant. Vers la fin du verre ça explose carrément en bouche. Accompagnant tout ça Black Stone Cherry nous offre donc les légumes. C’est une sorte de ballade salade Texan ou plutôt Country devrais-je dire nommée «Hollywood in Kentucky» sans doute appelée ainsi en hommage au resto KFC qui se situe de l’autre coté de la ville. C’est assez sympa je dois l’avouer.

Avant de partir, le staff du resto se lève et nous chante une étonnante et vibrante chanson d’adieu, «Remerber Me», comme si c’était la dernière fois qu’on allait venir chez eux. N’importe quoi. C’était bon, alors je reviendrai ! D’autant que leur petite chansonnette de fin frappe en plein cœur.

Le Black Stone Cherry est un petit coin sympa où il y fait bon manger de petits plats faits maison et avec sérieux. La qualité du travail est respectable et se veut gardienne d’un genre fondé il y a bien longtemps qui plaît toujours autant aujourd’hui.
Pas certain que j’y retourne de suite surtout qu’un pote m’a parlé d’un autre endroit, appelé Evenline, un truc typiquement français et qui tient la route parait-il.


Tracklist:
1. Holding On…To Letting Go
2. Peace Pipe
3. Bad Luck & Hard Love
4. Me and Mary Jane
5. Runaway
6. Magic Mountain
7. Never Surrender
8. Blow My Mind
9. Sometimes
10. Fiesta Del Fuego
11. Dance Girl
12. Hollywood in Kentucky
13. Remember Me

 

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  • Groupe : Alestorm
  • Album : Sunset on the Golden Age
  • Sortie : Aout 2014
  • Label : Napalm Records
  • Style : Pirate Metal
  • Site Web : www
  • Note : 13/20

 


 

Vous le savez, ou peut-être pas (et là je vous demande d’aller jeter un oeil dans nos archives) je n’aime pas Alestorm. Et non, la voix de Christopher Bowes me pousse à me mettre à genoux devant la cuvette de mes toilettes et à prier que cela s’arrête dès que possible. Manque de chance c’est moi qui me colle une fois encore à la chronique de leur nouvel album Sunset of the Golden Age.

Que dire réellement de concret concernant ce disque si ce n’est que Christopher Bowes chante toujours comme un pied et que son timbre vocal vient vraiment foutre en l’air un Metal pourtant carré et bien foutu. Alestorm a pourtant tout pour cartonner, surtout à l’écoute de tubes tels que «Drink» ou «Mead from Hell» avec leurs refrains fédérateurs. Sur «Drink» je promets quelques bonnes parties de beuveries et sur «Mead from Hell» quelques danses dantesques. Mais et mille fois mais, Christopher Bowes vient tout gâcher avec ses ‘R’ roulés risibles ou gerbants (raillez la mention inutile). Certains aiment, d’autres non, moi j’ai choisi mon camp, mais il est évident qu’il faut se faire à ce chant si particulier, qui je pense n’apporte strictement rien au coté festif de la musique de Alestorm. Car oui c’est festif ! Comment ne pas remuer sur «Surf Squid Warfare» ou bien sur le Thrashy «Wooden Leg» avec son refrain à la SOAD rappelant «I’m Want Some Milk». Autre petit… que dis-je gros hit «Hangover» avec son esprit Happy Metal communicatif très dansant. Attention, ce tube va faire un carton en concert. Etonnament la voix de Christopher Bowes colle bien mieux sur ce genre de composition. Pas besoin de vous dire que les binious et autres cornemuses sont de la partie !

Alestorm s’aventure aussi dans des océans plus dangereux avec deux compos dépassant les 7 minutes, dont une («Sunset on the Golden Age») dépassant largement les 11 minutes. Pas vraiment d’erreurs de pilotage sur des morceaux qui auraient put être casse gueule. Ce dernier morceau Alestorm n’atteignant pas la qualité d’un Lost Horizon (avec son album A Flames to the Ground Beneath) mais il y a tout de même de quoi rameuter les foules.

Alestorm m’a presque convaincu !! Par la barbe du capitaine Haddock me voilà prêt à donner une bonne note à ce groupe ! Nan, je n’ai pas assez bu de whisky pour craquer ! Et puis à chaque fois que j’entends Christopher Bowes  mon mal de mer revient. C’est certain avec un autre chanteur Alestorm arriverait presque à égaler Freedom Call, mais là non, décidément non. C’est non, c’est ferme et c’est définitif, je rentre au port, seul avec Grave Digger dans le casque !


 

Tracklist:
01. Walk the Plank
02. Drink
03. Magnetic North
04. 1741 (The Battle of Cartagena)
05. Mead from Hell
06. Surf Squid Warfare
07. Quest for Ships
08. Wooden Leg!
09. Hangover
10. Sunset on the Golden Age