Quoi de neuf ?
Archives
Calendrier
juin 2014
L M M J V S D
« Mai   Juil »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

Archives quotidiennes : 26 juin 2014

 

epica

  • Groupe : Epica
  • Album : The Quantum Enigma
  • Sortie : Mai 2014
  • Label : Nuclear Blast
  • Style : Metal Symphonique
  • Site Web : www
  • Note : 17/20

 


 

Comment commencer une chronique quand on a un album aussi prestigieux entre les mains. Epica est inutile à présenter avec 6 albums dans la discographie (tous chroniqués chez Magic Fire Music)

Epica et sa chanteuse charismatique Simone Simons et sa voix magique, une couleur rousse qu’on aime ou qu’on aime pas !!!
J’étais hésitante à écouter l’album The Quantum Enigma, ce 6ème opus studio du groupe (et je ne compte pas The Score – An Epic Journey qui lui serait plutôt considéré comme une compil) qui est apparu chez Nuclear Blast le 2 mai 2014. J’émet quelques réserves toutefois car je le trouve proche de Requiem For The Indifferent.

Avant de commencer l’écoute, je me suis mise à observer le cd et son ensemble, on découvre un beau packaging et la liste des chansons, ce qui permet de se faire un idée du contenu de l’album ; Je découvre donc les 13 titres, l’ensemble et sobre avec un côté bouddhiste pour la cover de l’album… 
Musicalement, on retrouve le style d’Epica , avec un côté explosif sur certains des morceaux. Le début me transporte dans un autre univers calme et lyrique. On trouve aussi un côté death qui est juste énorme.
Cet opus est complètement différent des autres albums comme The Phantom Agony, Design Your Universe, on aurait cru avoir un retour aux sources, ben non on nous a donné une continuité de Design Your Universe comme Simone nous l’avait promis .

Mes petites oreilles ont été en éveil et contentes de retrouver dès la fin de chaque intro des sons bien propre à Epica, comme sur « The Second Stone » par exemple, les intros se placent direct, et c’est un vrai plaisir à réécouter à nouveau (j’ai tendance à faire ça j’avoue), et Simone se dévoile sur ce morceau sur un ton de voix plus grave ce qui ma bien surprise, avec une voix pop/rock, sous une couleur homogène à sa voix lyrique habituelle, très belle surprise.

Et si nous parlions de Simone Simons qui après la naissance de son 1er enfant, a su reprendre la route très facilement, je pense avec beaucoup de travail derrière toutefois. Au Sonisphère dernier on se souvient qu’elle chantait sur scène avec les enceintes collées aux oreilles. Beaucoup d’efforts demandés pour assumer un show extra. 
A ce jour elle souhaite se diriger vers un côté pop/rock, on sent bien que la belle rousse délaisse son côté lyrique voir l’abandonne sur une grande partie de l’album « Requiem For The Indifferent » et sur « Sense Without Sanity », « Chemical Insomnia », elle nous offre une montée de voix lyrique sur des notes hautes, une prestation vraiment magique et correcte libre à vous d’aimer ou pas.

On pourra constater qu’il y a moins de fausses notes que sur le précédant album« Natural Corruption » et beaucoup plus de pêche que jamais.

Je conseille aux fans et autres c’est de l’écouter en étant neutre et sans penser aux autres albums ; Vous pourrez alors observer deux parties différentes, je pense dû à un mauvais choix de l’ordre des titres. On peut prendre une bouffée d’oxygène avec « Sense Without Sanity », « Natural Corruption, un peu de calme avec « Canvas of Life », « The Fifth Guardian et un côté japonais que je trouve magnifique à écouter.

Ce dernier album montre un changement de style musical pour Epica avec plus de convictions et avec des influences Death/Rock/Pop toujours aussi présente, mais qui laissent respirer le côté symphonique qu’ils revendiquent depuis le début on retrouve toujours des nuances de l’album The Phantom Agony de 2003 ou Design Your Universe de 2009. C’est plus travaillé, et on pourrait même chanter nos propres paroles si on ne les connaissaient pas déjà.

Par contre dans certains titres on ressent un petit manque de passion, ce que je trouve dommage, mais le bon point de cet album est que le groupe se démarque des autres par leurs styles et leurs de nombreux titres différents. Les fans seront ravis du résultat et ravis d’entendre notre Simone et sa voix lyrique qui nous enchante en l’écoutant, un vrai plaisir… 

J’ai trouvé ce The Quantum Enigma surprenant, magique, explosif, malgré quelques manques de motivation sur certains titres. 

A découvrir, pour ma part à réécouter à nouveau, et j’ai hâte de découvrir Epica en live lors sa tournée en Novembre 2014 sur Marseille au Moulin. Ce sera une première pour moi.


 

Tracklist:
01. Originem
02. The Second Stone
03. The Essence of Silence
04. Victims of Contingency
05. Sense Without Sanity (The Impervious Code)
06. Unchain Utopia
07. The Fifth Guardian (Interlude)
08. Chemical Insomnia
09. Reverence (Living in the Heart)
10. Omen (The Ghoulish Malady)
11. Canvas of Life
12. Natural Corruption
13. The Quantum Enigma (Kingdom of Heaven Part II)

Hydra-Within-Temptation

  • Groupe: Within Temptation
  • Album: Hydra
  • Sortie: Janvier 2014
  • Label: Sony / BMG
  • Style: Metal Symphonique
  • Site Web: www
  • Note: 15/20

 


 

 

A l’écoute de l’album, j’ai été quelque peu décontenancée.

J’avais ma place pour le concert à Lille le 28 avril et je me suis dis que je me ferais une idée de cet album en live…

Décontenancée, probablement parce que cet opus est tellement varié au niveau des styles, loin d’être linéaire, qu’il est difficile de le cerner.

Hydra ? Le titre de l’album serait-il volontaire ?

L’hydre : la créature mythologique possédant plusieurs têtes, dont une immortelle, et qui se régénèrent doublement lorsqu’elles sont tranchées…
Ici, peut être, les différentes facettes de la musique de ce groupe qui perdure au travers des critiques parfois acérées …

Donc, il est vrai que j’ai eu du mal à adhérer à l’album, j’ai du l’écouter plusieurs fois avant de l’appréhender et de l’apprivoiser.

Certains titre comme “Let us burn”, “Dangerous”, “And we run” ou encore “Paradise (what about us ?)” ont été ceux qui m’ont le plus accroché de suite.
Soit les quatre premiers titres de l’album… Ensuite, j’ai décroché…
J’en étais restée là, rien de bien transcendant, un peu déçue de la prestation que je trouvais un peu molle et un peu trop pop à mon goût, pas assez incisive, pas assez métal.

“Let us burn” en intro est énergique, éloquent, accrocheur, mélodique, c’est un bon morceau made in Within Temptation.

Avec Howard Jones, ex-chanteur de Killswitch Engage en invité sur “Dangerous”, Within Temptation nous offre un titre bien punchy avec un petit refrain entêtant, bien qu’il ne soit pas le morceau le plus prégnant de l’album.

Viens ensuite “And we run” avec en guest Xzibit, star du rap ? Çà peut faire peur, non ?
Participation surprenante, certes !
Mais finalement, le mix des deux styles est assez réussi sans verser dans le rap grossier ; l’équilibre est maintenu !
Mélodique, catchy, çà bouge ! Fallait oser !
On aime ou pas !

Et voici le duo attendu : la comparaison entre les deux chanteuses date d‘un certain temps : “Paradise (what about us ?)” avec la fabuleuse Tarja Turunen, est déjà donc, plus une évidence.
Une petite explosion à la Nightwish ! La mélodie et le refrain s’insinue dans votre esprit et il y reste … La parfaite fusion ! 

Avec “Edge Of The World”, Sharon nous emmène dans un univers vocal plus doux, avec un joli final portant la marque du groupe.
Marque également portée par “Sylver moonlight” mais qui lui est plus pêchu, débridé avec un final qui s’écoule en douceur…

S‘il fallait un bon titre de scène après une ballade, “Covered By Roses” serait un de ceux-là. Il possède cette excellente rythmique pour faire bouger le public.

Que dire de “Dog Days” ? Pas punchy, pas ballade, pas assez mélodique, pas sympho … impossible de savoir dans quel registre le ranger … A part un bon solo, un peu court, vers 3:11, le titre reste assez banal …

Rythmé, mélodique, plus métal … “Tell Me Why”, du Within Temptation qui prouvera aux plus réticents que le groupe fait encore partie de la famille métal …

Peut être le titre le plus surprenant de l’album, ce dernier duo qui le clos, “Whole World Is Watching”, ici avec Dave Pirner de Soul Asylum, deux voix qui se complètent parfaitement.
Pas une ballade, d’ailleurs il n’y en a pas sur cet opus, mais un titre plus cool qui le finalise sur une touche qui laisse une ouverture vers d’autres horizons… 

Ces guests sont une volonté du groupe de se diversifier, certes, mais le groupe et notamment Sharon n’a nul besoin d’un appui vocal supplémentaire ; sa voix se suffit à elle-même.

J’ai, malgré certains titres très accrocheurs et la prestation parfaite de Sharon, eu beaucoup de mal à retrouver la magie et le frisson de certains titres des albums précédents comme les “Angels” ou “Our Solemn Hour” ou autre “Frozen” et “Stay my ground” s’il fallait en citer…

Il n’en reste pas moins que c‘est un très bon album, même s’il reste déroutant. Il marque simplement un tournant dans la carrière de Within Temptation, tournant que le groupe a été désireux de prendre.

Après une immersion dans cet album, me voilà, billet en main, devant les grilles de l’Aéronef de Lille le 28 avril où les fans se sont donnés rendez-vous.
Rendez-vous très attendu car la date, initialement était prévue fin janvier. La plateforme qui mène la salle est blindée de monde.

J’ai laissé traîner une oreille (je sais c’est pas joli-joli, mais c’était pour la bonne cause), pendant que nous attendions l’ouverture des grilles.

J’ai entendu pas mal de scepticisme sur l’album, les fans attendaient de voir ce que çà donnerait en live, même si malgré tout, ils étaient venus avec l’espoir que leur groupe ne les décevrait pas !
Et ils ont eu raison !

Ça en jette à tous points de vue : son, lumières, interaction groupe-public…
Le groupe est très présent sur scène et l’occupe totalement.
Quant au public, il a répondu présent !
Présent par le nombre : la salle est comble, aussi bien en bas qu’au balcon !
Et présent également en soutien au groupe : anciens comme nouveaux titres font l’unanimité !
Le public reprend en chœur chacun des titres et c’est l’ovation à chaque premières notes jouées !

Je ne referais pas le report du concert, il a déjà été fait, mais juste un aparté sur les 6 titres de ce 6ème opus qui ont été joués ce soir là, puisque depuis, quelques vidéos ont été mises en ligne par quelques fans : 

“Let us burn” en ouverture va chauffer la salle juste après un tomber de rideau spectaculaire !
http://youtu.be/U8r5dkhoczg

“Paradise (what about us ?)” avec le clip diffusé en arrière scène ; Sharon en avant scène explose littéralement !
Ce titre est une bombe et le public est en transe, en adéquation totale !
Imaginez un vrai duo avec Tarja en live …
http://youtu.be/kMwtX1e8nZE

“Covered by roses”, “Dangerous” et “And we run” ont emporté le public.
http://youtu.be/_IKXNQFHoZE

“Edge of the world” ramènera les fans puristes à ce qu’ils connaissent du groupe et permettra de faire une petite pause dans ce show débridé et endiablé qu’ils nous offrent !
http://youtu.be/MDSrp3DlMSM

Je mettrais toutefois un bémol quant aux clips en arrière-scène que je trouve toujours plus ou moins frustrants alors qu’un featuring en chair et en os reste quand même beaucoup plus excitant !

Au final, l’album qui au départ, m’avait laissé un goût un peu fade a été relevé par un live bien pimenté !!
Ceux qui auront eu le plaisir d’assister à l’un des shows de l’Hydra Tour ne verront sans doute plus l’album de la même façon, s’ils en avait la même vision que la mienne.
Si tel était votre cas, j’espère que les quelques petites vidéos agrémentant cette chronique, vous feront voir cet album d’une façon différente : çà en vaut la peine.

 


 

Tracklist:
01. Let Us Burn
02. Dangerous feat – Howard Jones
03. And We Run feat – Xzibit
04. Paradise (What About Us?) feat – Tarja
05. Edge Of The World
06. Silver Moonlight
07. Covered By Roses
08. Dog Days
09. Tell Me Why
10. Whole World Is Watching feat – Dave Pirner

dte

  •  Groupe: Defeat The Earth
  • Album:  Beyond Creation
  • Sortie: 2014
  • Label : Aucun / Autoproduction
  • Style: Brutal Death Core
  • Site Web : www (facebook)
  • Note: 17/20 

 

 

 


 

Amis de la brutalité impitoyable, prosternez vous car voici venir les esprits dérangés de Defeat The Earth. Second effort avec une bonne production ultra massive et caterpillaresque.

Que ceux qui aiment se prendre des mandales de béton armé s ‘approchent car ils seront servis avec cette galette qui va en trouer plus d un.

Ca arrache, c ‘est dynamique à souhait.

On apprécie tout d’abord le côté bien mélodique qui risquera de rassembler tous les amateurs d’ All Shall Perish et consorts. L’ensemble est aussi lourd qu’une tonne de béton dans une semelle.

Des Mosh parts de furieux comme sur « Day To Day » où mélodies suivent parfaitement et furieusement cette double qui n’est décidément pas humaine. Un droïde, une vraie furie, ce batteur vous collera tous au carreau.

Les amateurs de combos tels que Gojira pourront se retrouver également dans les breaks aussi saccadés que groovy inclus dans les titres.

On prend un réél plaisir à se faire tabasser par les rythmiques délurées où le blast vous troue le cerveau (prenez « Utopist » comme exemple). Véritable mitraillette décapante, l’effet ultra carré des mélodies et rythmiques vous collera une baffe puissante.

La brutalité est de mise, certes et le groupe en joue beaucoup mais nous ne saurions renier cet aspect groovy. Les mélodies qui pourront sembler complexes mais qui néanmoins ont le respect d’attirer notre accroche du début à la fin.

Le genre de tarte qui te semble lourde au ventre mais qui cependant te rafraîchit le cerveau par le biais ici de mélodies épiques.

Ici on casse de la brique, que dis je on explose même les enclumes avec une énergie maléfique. Véritables spartiates, ils n’ont pas de pitié pour les 300.

Mangez vous une biffle sur « Sexual Headcase », appréciez et on n’en parle plus !

Mélodies, breaks qui donnent envie de tout exploser à coups de poings, blasts extraterrestres, instrumentation lourde, on se prend une véritable poignée de hargne.

De bien bonnes claques sur des titres tels que l’éponyme «  Defeat The Earth » où claques et lowkicks s’enchaînent jusqu’au K.O. de l’auditeur mais également sur « Brutal has just begun » où la folie engendre l’hystérie. Hargne vocale excellemment maîtrisée, groove ultra patate, l’arrachage de crâne se fait en deux temps trois mouvements.

C’est un réel plaisir de goûter à la puissance de  Defeat The Earth qui nous font l’honneur de cette première production déjà ultra prometteuse. A noter que le groupe a su se renforcer une réputation ne faisant pas défaut suite à une expérience scénique confirmée. Alors tous les amateurs du lourd mélodique brutal et catchy as fuck se pointent ici, la claque est là ! Et Nevers Say die !

 


Tracklist: