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Archives quotidiennes : 23 juin 2014

Cela faisait bien longtemps que la Gironde n’avait pas subie de telles inondations, on parle de 1981 il me semble, rien de certain. Mais c’est vrai que la Garonne en a eu marre de dormir ces derniers temps et elle est sortie de son lit si douillet.
S’imposant naturellement comme s’il devait reprendre ses biens, le fleuve s’invite sur tous les bords, s’incruste chez les habitants les plus proches, la pluie diluvienne incessante aura raison de cet humain qui n’a de cesse que de détruire son propre environnement comme si le plus important était de satisfaire le court terme sans se soucier du reste….
Bref, il pleut, il mouille c’est la fête à la grenouille parait-il.
Arriver jusqu’à Bordeaux semble être le parcours du combattant subaquatique, il faut passer par ici, il faut repasser par là, il court il court le furet…Pourtant finalement en partant le plus tard possible, la circulation est redevenue fluide et l’eau semble avoir un tout petit peu repris sa raison et laisse percevoir une volonté de reprendre sa place….C’est tant mieux, car finalement on réussira à se garer proche des Runes sans encombre.

Le 31 janvier 2014 devait donc être une date maudite pour les groupes qui devaient jouer ce soir. En effet de manière totalement fortuite, ce soir il y avait trois concerts organisés sur Bordeaux, BUKOWSKI et EROS devaient mettre le feu au Bootleg, THOUSAND RAVENS, HELL IN TOWN et leurs copains défonçaient l’Heretic, tandis queBREAKDUST, les toulousains d’EVILNESS et ALTERED SHADE s’étaient préparés à mettre à sac, le bar de Nounours. Ajoutons à cela les conditions météorologiques désastreuses, il fallait vraiment ne pas avoir le cul bordé de nouilles pour décider de cette date.
Mais bravant tous les obstacles, contre vents et marées, on s’est bien marré.
Les Runes étaient le choix indubitable pour tout vieux routard, pour tout amateur de thrash, avec l’attitude rock’n’roll, demandeur de poils et houblon.
Une soirée dans le bar metal et mythique de Bordeaux, sur les quais, comme si l’on avait envie de faire un bras d’honneur à la Garonne, lui disant « tiens tu peux nous mettre sous l’eau, c’est pas grave on a du pastis et des glaçons » .
Bon dans l’absolu le froid la pluie, les inondations auront eu malgré tout raison de pas mal de bordelais, mais avec une affluence plutôt sympa au final attendu que c’est un bar, c’est devant un public de potes et de thrasheurs que les trois groupes ont joué, dans une ambiance familiale et conviviale.

Evidemment le déluge étant responsable de tous les maux actuels des girondins, c’est à 22h10 que la musique a vraiment commencé, tout le monde était en retard, mais ça devient un petit peu la tradition quelque part….

ALTERED SHADE

Jeune groupe bordelais qui doit encore faire ses premières armes, ALTERED SHADEavait donc l’honneur d’ouvrir le bal.
Avec un style annoncé comme du thrash death, il est vrai que les mecs ont un feeling old school sur certaines guitares,mais c’est épisodique. Un style qui rappelle la rugosité de certaines ambiances des années 80’s où les mélodies étaient déchirées par une violence sans concession. C’est un peu ce que semble vouloir offrir ALTERED SHADE. A cela s’ajoute tout de même cette touche moderne très froide que peuvent avoir les groupes actuels, les jeunes groupes actuels. Cette impression d’ère glaciaire due au chant du vocaliste puissant et massivement monocorde. Ce qui donne à l’ensemble une homogénéité très oppressante pour qui découvre le groupe et en live de surcroît.
ALTERED SHADE a placé ses titres de manière honorable, divertissant les amateurs de brutalité, car il ressort de leur style une brutalité rythmique presque deathcore, les morceaux donnant la sensation d’avoir été écrits avec des breaks violents.
Cependant des passages comme celui du titre « Revenge of venus » si je ne m’abuse et ne m’avance pas trop auraient le mérite d’être plus nombreux dans l’écriture de ALTERED SHADE, parce que le feeling presque heavy sur une ambiance apocalyptique leur sied mieux que l’intensité opaque de certains de leurs titres…

Mais en guise d’apéritif tardif et chauffeurs de salle de cette soirée intimiste , les jeunes bordelais ont fait leur boulot, c’est tout ce qu’on voulait.

ALTERED SHADE

EVILNESS

Après une installation rapide, ce sont les toulousains qui ont pris le relais, un trio efficace, carré avec un son limpide.
Mais quelle ne fut notre surprise de voir que EVILNESS n’avait pas de chanteur, et proposait un set sans chant !!
Quid ? Comodo ? Mais pourquoi est-il aussi sans chaaaaant ?
Fiers d’un Ep ou Demo !!!! hein ! « Unreachable clarity » la bien nommée, EVILNESS est là pour défendre un peu cette production. Une production de sept titres, qui a de la gueule, avec un artwork aussi qui a de la gueule. Et c’est encore dans un esprit thrash que la soirée continue parce que EVILNESS c’est un mélange de thrash, de mélodies heavy et beaucoup de mélancolie.
Ce qui est intéressant même en l’absence de chant (mais en même temps on pourrait dire ça aussi à Joe Satriani ou Liquid Tension Experiment), EVILNESS arrive à retranscrire parfaitement avec une dextérité déconcertante les moments les plus intenses qui se développent sur le cd. Seb grimace de plaisir devant un auditoire ravi de découvrir le style du groupe.
« Despise Decline » sonne comme un hymne incontournable, tandis que les autres titres du groupe s’enfilent comme une boule de gaïsha, vous savez où…
Ici encore c’est la chaleur d’une proximité conviviale qui fait de ce petite concert sans prétention sa saveur si singulière et son atmosphère touchante et rock’n’roll.
Après le set il était obligatoire de demander : pourquoi ? Et Seb nous a donné cette réponse où leur chanteur , celui qui a enregistré les morceaux, n’ayant plus de temps, est en cours de remplacement. Et le temps que le nouveau puisse se placer convenablement,EVILNESS joue tout de même son show. Ceci donnant une particularité au groupe en attendant qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Mais dans l’absolu ils nous avaient déjà initiés au plaisir des mélodies seules puisque sur le cd lui-même trois titres étaient repris en instrumentaux en guise de bonus.

EVILNESS

BREAKDUST

Dernier groupe et non pas des moindres puisque les BREAKDUST faisaient office de tête d’affiche dans leur fief où ils ont déjà tellement usés les semelles. Comme à la maison les tueurs de BREAKDUST étaient à l’aise, manquait plus que les charentaises et le décor était parfait.
Le groupe de thrash girondin qui nous a pondu il y a quelque mois un chef-d’oeuvre du nom de « Baleful world » sorti chez Finisterian Dead End, second album du groupe mais classé rapidement comme grosse tuerie , continue de faire sa promotion, tranquillement . Après quelques bonnes dates dont l’une sur les terres du label lui-même, en attendant la prochaine à Bergerac et encore Rennes, c’est aux Runes que les mecs avaient envie d’en découdre.
On les a senti parfaitement bien dans leurs chaussures, avec une assurance maîtrisée, un son puissant ainsi qu’une gentillesse et une générosité légendaire. Mettant bien évidemment les titres de « Baleful world » à l’honneur avec « Come to challenge them », la malsaine « Sad Evolution », l’arrogante « Fuck you, shut up, listen or go », BREAKDUST n’avait pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour conquérir l’esprit combatif des militants Breakdustois venus faire ripaille.
Toujours avec un feeling si heavy/thrash dans les guitares, BREAKDUST a livré un set parfait, en plaçant un peu de l’album précédent où l’ombre de SEPULTURA vient toujours planer. Et malgré l’heure avancée, le départ de quelques uns qui devaient prendre le tram sous-marin pour éviter de se taper un dos crawlé en rentrant chez eux, pendant ce temps-là, pendant ce temps-là oui, BREAKDUST se fait désirer avec un petit rappel….
Un rappel tellement fun où l’amorce d’un « Ace of spades » de MOTORHEAD, le début d’un Guns’n’roses ont fini d’haranguer la foule. Il manquait à l’appel la divine « Make me a living man », mais à la place BREAKDUST nous a offert une reprise de METALLICA, un« Seek and destroy » d’anthologie, mettant tout son amour pour la musique thrash/heavy au service de ceux qui sont aptes à le recevoir.La fin du set était magistrale…

BREAKDUST

Voilà, malgré la pluie, l’heure avancée, malgré le déluge presque les pieds dans l’eau, l’affiche des Runes avait la classe. Les trois groupes ont vidé leurs tripes devant un public de connaisseurs de copains, c’était chaleureux et familial. Point besoin de cuillère en argent ou d’orfèvrerie pour passer une bonne soirée. Ambiance tamisée, chaleur montante, du thrash, du houblon et voilà un décor parfait pour déguster de la musique sans modération…BREAKDUST rules.


 

 

 

Nous sommes Dimanche 2 Février. Quelques peu fatigués par les rudes soirées de la veille, je me dirige vers ce vieux rafiot rouge pour assister à ce qui va me coucher heureux !

INFECTIOUS HATE
Arrivé au Batofar et constatant le peu de monde dans la salle, je me positionne devant pour apprécier le concert. Le set commence assez brutalement et ne fait pas dans la finesse. Comme je l’ai souvent lu et entendu, on pourrait croire à un remixe de Slipknotavec un Corey Tailor poussant dans le guttural.
Leur nouveau morceau « God Among Us » montre à quel point chaque membre a travailler et perfectionner sa technique , et plus particulièrement leur batteur qui atteint un niveau impressionnant derrière ses fûts.
Les musiciens timides et attentif à leur manche à cause d’une lumière capricieuse et épileptique ne bougeront donc pas beaucoup mais leur chanteur affublé d’un masque digne de mr Boogie ( ndrl : L’étrange Noel de Mr Jack ) saura faire bouger la foule arrivant au compte gouttes.

DEFEAT THE EARTH
Le temps d’une cigarette et c’est parti pour l’un des groupes les plus violents que j’ai pu entendre sur la scène parisienne Deathcore. Après une intro mélangeant cris d’horreur, bruit rose et vague de basse fréquences, le quatuor commence un set emplis de breakdowns et de blast rapides. Suites à un problèmes de micros, nous avons droits à une démonstrations de puissance de la part du batteur, relativement impressionnante, malgré le kick « trop » présent.
Je me demande encore une fois si les ingénieurs du Batofar ont encore des oreilles assez performantes pour se permettre de mixer en live.
Un nouveau micro de brancher et c’est reparti pour deux autres morceaux. Surement une impression de ma part, mais leur premier morceau composer était plus « musicaux ». A vouloir faire trop brutal, on arrive au seuil du bruit.

DECADES OF DESPAIR
C’est au tour de Decades Of Despair. Première fois que je voit en live ce groupe, pensant a un tribute band de Children Of Bodom, je suis vite épater par la maîtrise technique et mélodique de ce groupe. Les morceaux s’enchaînent sans une fausse notes, le sourire accrochés aux lèvres des membres. Cela fait toujours plaisir de voir un groupe prendre son pied sur scène et non pas faire la gueule comme à un enterrement.
Au fur et à mesure de l’avancée du set, une ambiance malsaine s’installent prenant Benny Tordjmann le vocaliste de folie furieuse, à en croire ses mouvements incontrôlé digne d’une personne sous exorcisme !

IN ARKADIA
Ma première impression en voyant les membres du groupe à été qu’il s’agissait de petits jeunes ayant monter un groupe de Deathcore pour faire comme leur idole. Encore une fois, je me trompait. Alix le chanteur empruntant un style vocal proche d’As They Burnvient remuer les esprits des personnes situez au premier rang.
Un petit « 69 RPZ » en clin d’œil à leur région d’origine, et le combo envoie du nain sur l’espace. La foule bouge, mosh, remue leur crâne et casquette au rythme effrénés d’un Deathcore maîtriser.
Venue la fin du set, le groupe nous sert alors une reprise d’Hatebreed « I Will Be Heard »avec en guest le chanteur d’It Cames From Beneath et le batteur de Benighted.
Le mosh est alors de rigueur sur cette hymne de la scène Hardcore.

ATLANTIS CHRONICLES
Leur tournée au Japon avec Beyond Creation et Vomitory fini quelques semaines auparavant, Atlantis Chronicles reviennent sur le devant de la scène Française, pour le plus grand plaisir de leur fan.
Leur album concept, baser sur la descente dans les abysses de William Beebe, colle parfaitement bien avec l’ambiance du batofar. Un set quasi exclusivement composés de morceaux de leur dernier album, exécuter avec brio et sans fausse notes, nous laissant profiter d’un concert tout ce qu’il y as de plus professionnel.
Pour la première fois que je les aurais vu en concert, c’est une chose que je ne regrette absolument pas.

Pour résumer cette soirée, une bonne ambiance omniprésente, des groupes souriants et vivants pour leur musique, une organisation en béton et un moral d’acier malgré les différents problèmes techniques survenues durant le concert (ndrl : Notamment bravo au chanteur de Defeat The Earth qui a su garder son calme malgré un micro capricieux )

 

Soirée très attendue en ce qui me concerne puisque c’est MA première fois avec le groupe et ce sera une véritable tempête dans tous les sens du terme.
Sous la pluie diluvienne lilloise pour commencer et ensuite noyée par le professionnalisme de ce groupe qui m’a laissée scotchée pendant les 3h du show qu’ils nous ont offert !





Pas de première partie pour cette soirée en tête à tête avec LE groupe mythique qu’estDream Theater et quelle soirée !!!

Début du show 20h pétante et pas en retard d’un poil !

Une intro en fond d’écran reprenant les pochettes animées des albums et une première partie qui débute avec principalement leur dernier album éponyme durant 90mn ! Un vrai régal !


C’est, propre, carré, sans bavure, aucune, un professionnalisme déroutant mais le regret que j’ai pu partager c’est du fait un manque de chaleur et de partage avec le public.

James Labrie est… qu’en dire, sinon qu’il est vocalement parfait, mais qu’il manque de peps, de communication avec son public, un peu dommage … 

Quand aux duos Petrucci-Myung, moi qui suis si loin de savoir commenter la technique musicale (mais je les apprécie), et je ne m’y aventurerais pas non plus, je suis restée bouche bée !
A croire qu’ils font çà tous les matins au pti-dej entre deux tartines : ça parait tellement simple quand je les regarde ….
Un vrai bonheur !!!

Une petite pause de 15mn pour ressourcer tout le monde, décompte enclenché !





Retour de Dream et James Labrie nous annonce que pour fêter les 20 ans de « Awake »et les 15 ans de « Scenes from a Memory », la seconde partie de soirée leur sera donc consacrée : bonheur complet !

*Une énorme pensée pour quelqu’un pour qui « Awake » est l’album préféré …*

C’est tour à tour puissant, mélodique, envoûtant, l’impression que le temps s’est arrêté ! C’est tout simplement magique.

Un instant d’éternité avec « Space-Dye Vest » …
Et franchement, c’est tellement bon, que j’ai oublié que James Labrie n’est pas descendu dans le public (lol).

Je savais ce que je venais chercher en venant voir Dream Theater et la prestation est à la hauteur, et a largement dépassé mes attentes. 

Fin du second acte !! Je n’ai pas vu le temps s’écouler …

Rappel ? Bien évidemment !!!

Un final de feu … un « The Dance of Eternity » a faire damner tous les saints et là je comprends pourquoi un tel groupe a forcément si peu de contacts physiques avec son public … La technique déployée dans ce style ne souffre pas d’interruption.
« Finally Free » pour clôturer cette soirée avec un groupe mythique et fabuleux en tous points.

Je terminerais en revenant sur le bémol du « manque de chaleur » que j’ai pu avancer. 

Certes, aucun des membres de Dream Theater ne partage ces instants de proximité avec leur public, en serrant une main tendue, ou en descendant dans le public à l’instar d’autres groupes mais ils se distinguent par cette différence (et finalement je ne sais pas si ça en a choqué plus que ça d’ailleurs, peut être au prime abord, mais à bien y réfléchir peut être pas si longtemps que ça en fait) et ils apportent cette part de magie et de charisme en nous scotchant par ce professionnalisme et ce respect de nous donner un show à la dimension de leur renommée …

Alors merci Messieurs pour ce Dream !!!!!





Set List : Source
http://www.setlist.fm/setlist/dream-theater/2014/aeronef-lille-france-3bc50cd0.html

Première partie

The Enemy Inside
The Shattered Fortress
On the Backs of Angels
The Looking Glass
Trial of Tears
Enigma Machine
Along for the Ride
Breaking All Illusions

Seconde partie

The Mirror
Lie
Lifting Shadows Off a Dream
Scarred
Space-Dye Vest
Illumination Theory

Rappel

Overture 1928
Strange Déjà Vu
The Dance of Eternity
Finally Free