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You’re Welcome.

Avant ce week end d’élection, il y avait un rendez-vous à ne pas manquer à Chauny. En effet ce vendredi 21 Mars et ce samedi 22 Mars, 10 groupes de Rock faisaient leur show au Forum lors du Rock’N Festival troisième du nom, avec 2 têtes d’affiche de renom ! Imaginez voir Popa Chubby et The Animals dans l’Aisne, cela n’arrive pas tous les jours. Pourtant Jean-Michel Fondement et son équipe ont réussis ce pari et contrairement à l’an passé, la fête du Rock aura lieu sur 2 jours et toutes les formations joueront sur la même scène.

It’s Friday ! 



En ce vendredi 5 groupes nous sont donc proposés. Avec Ted Horowitz, plus connu sous le nom de Popa Chubby pour le final tout s’annonce bon. Le public est déjà au rendez-vous et il semble d’ailleurs qu’il y ait déjà plus de monde que l’an passé à la même heure. 

Go !
The Lanskies ouvre donc le bal avec une musique teintée 80. Leur musique est un croisement entre les modernes Franz Ferdinand et The Cure, grâce à un coté Pop British très actuel et une voix façon Robert Smith. C’est franchement sympa et le public très ouvert musicalement (j’y reviendrai plus tard) se fait tout de même prier par le chanteur pour s’approcher un peu de la scène. Ce groupe qui a participé aux Transmusicales de Rennes en 2010 et aux Vielles Charrues en 2008 passe donc nous faire un petit coucou en terre Picarde. La performance est bonne mais on sent que la formation est encore un peu timide. Ils seront Au Divan du Monde ce mardi, gage de qualité me semble-t-il. 

 

 
The Lanskies



Let’s Rock !
Ensuite c’est au tour de The Aim de monter sur scène. Groupe Franco-Belge misant sur la spiritualité de ses textes, The Aim nous propose un Rock plutôt Post Grunge, que j’ai trouvé assez proche parfois de Pearl Jam. Dans le chant j’ai beaucoup pensé aussi àRay Wilson (Genesis / Stilskin). Le public présent a une fois encore apprécié le show. 
Baudewyns possède un bon feeling avec ce dernier. Il nous parle beaucoup ici dans ses textes de végétarisme ou bien encore du Tibet. Voilà des paroles biens inspirées loin de celles que l’on entendra demain chez The Plasticines. Leur dernier album est paru ce mois de janvier The Aim – Live in France sous le label belge Moonzoo Music, distribué par Universal Belgium. 

 

 
I Aim



Overdrive !
C’est avec curiosité que je vais regarder Rufus Bellefleur. Avec un nom pareil et une telle décoration sur la scène on est en droit de se poser des questions. Avant de m’attarder sur les présentations, je ne vous cacherais pas que j’ai été très surpris par ce groupe. Du talent, de l’originalité et un potentiel énorme voilà comment résumer en quelques motsRufus Bellefleur originaire de Toulouse. 
Rufus Bellefleur est assez difficile à classer. Mélange savoureux de Hip Hop, de Country et de Metal je ne peux que penser à une sorte d’idée que Mike Patton aurait pu avoir sans oser la mettre au monde. De même niveau ambiance Folk/Country et zarbi j’ai aussi pensé aux Russes de Mechanical Poet. Mais Rufus est autant à écouter qu’à regarder car sur scène c’est un véritable spectacle. Tout le monde tient un rôle bien défini. Le batteur est un fou très plaisant à voir. Les choristes agréables à regarder pour une autre raison, font le spectacle, avec gants de boxe et autres ombrelles chinoises. Le concept et la musique plaisent aux gens présents. Certes le public du Rock’N Festival est amateur de Rock, mais celui de Rufus Bellefleur possède une particularité qui apparaît difficile d’accès ; C’est donc avec surprise que les jeunes et moins jeunes présents ont plébiscité le groupe. Le résultat est net et sans bavure, un carton niveau vente de cd post concert. Ce n’est que mérité. Je ne sais pas si les membres de Rufus Bellefleur connaissent Pin Up Went Down, Carnival in Coal ou bien encore 6:33 & Arno Strobl, mais je ne peux que conseiller aux Toulousains de faire une tournée ensemble !
Voilà un groupe qui prouve que l’ouverture musicale aux Français est encore possible, il suffit juste de lui faire écouter autre chose. Je doute qu’en voyant la pochette ou qu’en leur parlant de la musique de Rufus l’auditeur lambda se penche sur la-dite musique. Tout est encore possible mes amis. Il n’y a pas que Maître Gims ou Tal dans l’univers musical français qu’on se le dise ! Encore plus fort nos lascars vont jouer à Angoulême le lendemain… respect. Un nouvel album est à venir et, si tout va bien sera chroniqué dans nos pages prochainement, suivi d’une interview.

 
Rufus Bellefleur



Action !
Birth of Joy prend la suite. C’est un Power Trio originaire de Hollande qui envoie un Hard Rock gras, dans la mouvance d’un Audrey Horne et d’un MC5 bodybuildé. 
Kevin Stunnenberg (chant / guitare), Bob Hogenelst (batterie) et Gertjan Gutman(clavier / orgue) se disent influencés par MC5 (ça s’entend) ainsi que par The Doors etPink Floyd
Musicalement cet aspect seventies associé à la puissance donne un résultat détonnant. La batterie est surpuissante. Bob Hogenelst en fout partout et prend même le dessus sur les autres instruments. Le mix laisse à désirer ici car le son (de la batterie) est vraiment écrasant, alors que jusqu’à présent celui-ci avait été impeccable. 
L’autre petit souci est la linéarité des compositions. Le style l’exige quelque peu certes, mais sur album ça passe plutôt bien surtout lorsque l’on aime le genre. Ici au contraire, ça saoule assez rapidement et on a vraiment le sentiment d’entendre toujours la même chose. 
Enfin lorsque la rythmique s’emballe le style Rock’N’Roll laisse place à un Metal hallucinogène et Psychédélique. Le public tout de même venu voir un bluesman adhère finalement bien à ce qui est joué devant lui. 

 

 
Birth of Joy



Comme un nounours !
Voilà qu’arrive Popa Chubby, carrément très impressionnant de par sa taille et de par son attitude assez froide et très concentrée. Le guitariste va assurer 2 heures de show. 2 heures qui sont passées à une vitesse ultrasonique. Ce guitariste Blues plus connu dans notre pays que dans le sien vient donc nous faire coucou, à nous Picards pour un concert mémorable. Il est parfois difficile d’apprécier la musique d’un guitariste, souvent élitiste et peu compréhensible pour un novice. Pourtant le son et le style de Popa Chubby fait que l’auditeur lambda prend immédiatement son pied. 
Ce soir, pour le début de sa tournée internationale (la classe) le New Yorkais va rendre hommage à Jimi Hendrix, forcement ainsi qu’à (et je pense surtout à ce titre) Leonard Cohen avec le splendide «Hallelujah», sans oublier B.B. King. La carrière solo de l’homme est aussi au rendez-vous. Au fil du show, l’homme va se débrider quelque peu. Le lien avec le public est fort et cela s’en ressent. L’Américain aime la musique, il l’a répété plusieurs fois et nous l’a bien fait comprendre, mais s’il l’aime fort, c’est surtout le partage avec le public présent qu’il apprécie le plus. Il semble très émotif. Il finira le show avec de beaux sourires. 
Outre Popa Chubby, il ne faut pas oublier son batteur, excellent en tous points et très technique, ainsi que son bassiste, très bon lui aussi.
Sa vieille guitare dans les mains le Bluesman va faire vibrer la musique avec une certaine maestria. J’avoue après avoir vu Steve Vai il y a quelques années, je pense que Popa Chubby est un des rares hommes à utiliser aussi bien cet instrument. Savoir la faire parler et lui faire distiller des sentiments peu savent le faire, il en fait parti. 
Il est désormais temps de se dire au revoir. Un bon et long rappel (avec 2 titres) font monter au firmament plusieurs fans dans le public. Du grand art. 

 

 

Popa Chubby



It’s not Over
Cette première soirée pour le Rock’N Festival est donc une pure réussite. Son béton, horaires respectés à la lettre et pleins de groupes talentueux. Ce petit festival à tout pour plaire et souhaitons lui longue vie…


 

  

 

Round 2 ! C’est Samedi !
Cette seconde soirée sera et se doit d’être mémorable car la tête d’affiche, est ni plus ni moins que The Animals (And Friends), vous savez les compositeurs interprètes de«House of the Rising Sun» le tube repris par notre Johnny et intitulé «Les Portes du Pénitencier». Ils ont d’autres cordes à leur arc et nous y reviendrons plus tard car ce ne sont pas les seuls à jouer ce soir à Chauny.Let’s Rock… And Strike Again !
C’est I Me Mine (qui est le nom d’une chanson des Beatles) qui a l’honneur d’ouvrir les hostilités. Très 60‘s/70‘s dans le style le trio Bordelais a cependant rajouté beaucoup de peps à leur musique. Sans toutefois avoir la volonté de sonner très moderne I Me Minepropose une musique énergique, avec une basse punchy ainsi que quelques sonorités électro. Il est assez difficile de classer le groupe dans une certaine catégorie. C’est certes Pop, mais il y un certain esprit défouloir sur certaines compositions. «My Precious»rappelle certains titres de Soul Asylum, alors que «Life is Very Strange» sort du lot en nous proposant ce que les Beatles auraient pu composer aujourd’hui s’ils avaient eu 25 piges. Intéressant, même si je n’ai pas trop accroché.

 I Me Mine

Heat the Buns !
Place ensuite à un duo féminin. The Buns qui vient tout juste d’apprendre sa sélection pour le Printemps de Bourges va nous prouver qu’a deux on peut faire aussi de la bonne musique. Une guitare, une batterie et puis ça sera tout pour faire chauffer le public en attendant The Animals and Friends déplacé en milieu de soirée. Avec un look très 50‘s les filles vont nous proposer
un Rock Neo-rétro fort sympathique. On est dans l’esprit Rock à la Chuck Berry ouElvis, mais aussi The Baseballs pour ceux qui se rappellent de ce groupe allemand. Niveau texte c’est plutôt pas mal, avec un esprit léger. «Fait moi mal Johnny» par exemple parle de ‘sexe’ et d’une femme qui en demande beaucoup (trop) à un certain Johnny. Tantôt en Anglais, tantôt en Français les The Buns assurent et font le show. Elles sont très efficaces même à deux, comme on peut l’entendre sur «One More Shoot» qui parle de boissons alcoolisées. C’est très épuré mais finalement ça passe plutôt pas mal. Un EP est disponible et sera bientôt chroniqué dans nos pages.

 

 The Buns

Fun, Fun and Fun !
The Animals and Friends ne sont pas comme l’on pourrait le penser un tribute band à la formation de John Steel et Mickey Gallagher toujours présents sur scène. Il s’agit du vrai groupe tout simplement accompagné par deux petits jeunes John Williamson etPete Barton.
La bonne humeur est de rigueur ce soir. Les papi du Rock, qui fêtent leur 50 années de carrières sont ce soir à Chauny pour nous jouer leur plus grands morceaux. Les fans de la première génération élevés à la sauce Rolling Stones sont présents, tout comme la suivante élevé quant à elle par les multiples reprises de l’incontournable «House of the Rising Sun» dont il faudra attendre la toute fin de leur show pour en apprécier les notes. Sauf que The Animals n’ont pas que ce titre là en réserve. N’oublions pas «Don’t let me be Misunderstood» qui va faire bouger la salle. Le public est d’ailleurs chaud ! Encore plus lorsque John Steel vient annoncer que le groupe va reprendre le titre de John Lee Hocker «Boom Boom». La communication avec le public est impeccable et le public le rend bien au groupe. Dommage que The Animals ait joué aussi tôt dans la soirée, car je pense qu’en clôture de Fest ça aurait bien plus cartonné, d’autant qu’après le concert des Britanniques pas mal de monde va partir.

 

 

 The Animals

 

They Are EnfantS TerribleS
Il y a malheureusement moins de monde pour assister au show de We Are Enfant Terrible et cela est bien dommage, car ces jeunes vont sortir le grand jeu lors de leur prestation. J’avoue qu’avec un nom pareil je m’attendais à un truc Rock pas très emballant et qui allait proposer une musique assez psychédélique rébarbative. Tout faux !We Are Enfant Terrible est en fait un trio fou fou jouant une musique Electronique et Rock au sonorité 8 bits, un peu à la manière d’un Atari Teenage Riot, d’un Sidilarsenou soyons fou d’un Justice ou d’un Air.
Il y a entre We Are Enfant Terrible et Rufus Bellefleur que l’on a vu hier un dénominateur commun, l’ambiance. Ces deux groupes ont malgré un coté réellement décalé par rapport aux autres groupes su faire sautiller le public et surtout le rendre curieux et chaleureux.
Le batteur est un fou furieux qui saute de son siège, le guitariste et bidouilleur de son, un étrange et calme personnage, enfin, la chanteuse mystérieuse attire inexorablement l’attention. Le public adhère donc à cette musique étrange et cruellement dansante. Le Forum en deviendrai presque une discothèque. Ce n’est pas ma came mais j’ai bien aimé, ça a la pêche et c’est complètement barré. We Are Enfant Terrible est donc Hors Sujet, mais c’est tellement frais que ça fait du bien.
A noter que la musique de We Are Enfant Terrible est bien plus percutante et punchy en live que sur disque.

 

 

 We Are Enfant Terrible

Les Nanas prennent le pouvoir.
C’est donc à The Plasticines de prendre le pouvoir sur la scène du Forum. Autant vous le dire de suite je savais à quoi m’attendre et je n’ai pas été déçu à ce niveau là. Après le passage de We Are Enfant Terrible, une horde de jeune est arrivée dans la salle pour assister au concert des Rockeuses. Voilà de quoi ne pas me rassurer du tout en ce qui concerne la véritable identité musicale de ces 5 filles.
Tout c’est confirmé lorsque j’ai entendu les paroles des chansons. En effet si vous aimiez dans votre jeunesse les textes ultra cérébraux de Lorie et bien n’hésitez pas à jeter une oreille sur The Plasticines, vous ne serez pas dépaysé. C’est mielleux à souhait et c’est totalement crée pour les jeunes en mal de sentiments. Une sorte de Girls Band en version Rock ? Le One Direction Français ? Carrément. Dommage, car musicalement, même si c’est assez limité mélodiquement parlant (tout se ressemble ou presque) ça reste intéressant. Le Rock est ma foi plutôt respecté, même si nous sommes à mille lieu d’unCrucufied Barbara. On nage en plein cliché, mais je dois reconnaître que les filles ne s’en tirent pas trop mal surtout Anaïs Vandevyvere la batteuse du groupe qui envoie du lourd derrière les fûts. C’est aussi la seule à sourire constamment. Pour le reste, vocalement il n’y a pas de quoi s’extasier ; Katty Besnard n’est pas exceptionnelle. Et coté technique la guitariste ne nous balancent rien de vraiment excitant.
The Plasticines a semble-t-il tout le talent qu’il faut pour devenir le Kyo au féminin, ce qui n’est déjà pas si mal.
Mais ma foi, si les filles arrivent à faire de son auditoire de futurs vrais Rockeurs/Rockeuses je ne suis pas contre. A noter qu’un EP vient juste de sortir, composé de 5 reprises où l’on retrouve « Blue Jeans » de Lana Del Rey, « Sexy Boy » DeAir, « Murder on the Dancefloor » de Sophie Ellis-Bextor, « C’est la Ouate » de Caroline Loeb et « Wake me up Before You Go » de Wham!. Cet EP sert d’amuse-gueule à un album à paraître prochainement et s’intitulera Back to the Start.

 

 

 The Plasticines

Final Round.
Après un bon vendredi, nous avons eu le droit à un samedi tout aussi excellent. Une nouvelle fois la qualité des groupes a été remarquable (en vérité moins pour le dernier), tout comme l’organisation et tout ce qui va avec. Petit point noir cependant pour le son horriblement puissant et insupportable durant la seconde partie de The Plasticines. Je me demande comment on fait les gens pour supporter ça sans bouchons.

The Wheel of Fate is Turning !
Rendez-vous l’an prochain, encore sur 2 jours j’espère avec autant de bons groupes et une organisation aussi bonne. D’ailleurs je remercie toute l’orga du Rock’N Festival, principalement Jean Michel ainsi que Yves et toutes les équipes.
J’espère sincèrement que ce week end à Chauny devienne un moment musical incontournable, tout en restant à taille humaine.
Je rajouterai juste une petite remarque concernant le public, et cela lui est d’ailleurs aussi adressé, venez au concert avec des bouchons pour protéger vos oreilles, cela ne coûte rien et cela protège votre ouïe. Vous voulez vraiment ne plus entendre cette belle musique qu’est le Rock ? Alors faîtes attention et protégez-vous, j’en ai marre de voir des parents avec leurs enfants sans protections auditives ! C’est pourtant si simple…




 

 




Ne pas avoir la grosse pêche et faire l’effort d’aller voir malgré tout des gars motivés qui viennent jusqu’aux portes du château avec leurs cithares et leurs grelots faire les troubadours de la musique extrême, en dépit des heures de route, en dépit de l’adversité, juste parce que la musique est le moteur, l’engrenage principal de cette machine de guerre,voici ce que l’on peut appeler en exagérant quelque peu, bien évidemment, de l’abnégation…
Mais quelque part, il serait si hypocrite de dire à tout le monde de se bouger de le cul et de ne pas bouger son propre derrière,car si tel était le cas, sans doute que ce n’est pas dans la musique qu’il faudrait évoluer, mais peut être dans le « mandat électif », sait-on jamais….

En tous les cas, c’est avec une grosse flemmingite aïgue aux symptômes plus que prononcés que malgré tout j’ai pris la limousine millésime 1995 pour pénétrer dans la ville du chaos, Bordeaux la sauvageonne, Bordeaux la rebelle, Bordeaux by night.
Oui, les p’tits gars du grand Sud-Ouest ont décidé de venir en masse pour nous offrir leur thrash et leur death, pour montrer que dans le Pays Basque, Tarbes,Bayonne…Il y a un vivier permanent de groupes excellents, fournisseurs d’albums et de démos cultes.

L’affiche était attrayante avec un CAN OF WORMS que je n’avais pas vu depuis environ un an d’ailleurs, puis SMASHED aussi les Cannibal Fetus français, et encore DEADLY WHISPERS qui allait devenir la découverte de la soirée. Je ne parlerai pas de INEPTUS groupe de deathcore, attendu que je n’ai pas écouté en fait…Oui, on ne peut pas être au four et au moulin comme dirait Jean…
A ce moment précis , sur la route, me disant que je n’allais pas être en retard, le concert devant débuter à 21H00, j’avais de la marge, la démo de SILVER MACHINE dans le poste, me rappelant le dernier concert aux Runes, avec HEBOIDOPHRENIE, je roulais vent du cul dans la plaine jusqu’à la « ville ».
Une seule chose en tête c’était « putain, faut que je trouve de la place, à cette heure-ci ça devrait être facile sur les quais »….Et donc après avoir tourné dans toutes les rues autour des Runes, les perpendiculaires, les parallèles, les sens interdits (enfin dans l’autre sens, sinon cela n’aurait aucun sens), une tentative de stationnement dans la place d’un suppositoire à camion, mais ratée parce qu’il y avait du monde derrière moi, que le stress est monté puissance mille, de l’essence gaspillée, un égarement dans des ruelles qui m’étaient encore inconnues jusque là à éteindre le poste parce qu’à ce moment là écouter du metal était la dernière chose que j’avais envie de de faire (de la concentration putain de bordel, de la concentration!!!)… Je me suis dit que j’allais faire mon prince de bel air et payer le parking en sous-sol.

Me voilà donc parti au parking des Salinières pour ceux qui connaissent, faut arriver à choper l’accès déjà, ce qui n’est pas une mince affaire. Enfin une fois à l’intérieur, on se dit tranquille on va pouvoir se caler et aller voir le concert. Mais non, si tu tournes au premier palier, t’es coincé comme un boulet, parce qu’après t’es en sens interdit s’il n’y a pas de place, celui qui a une morale et un sens du respect des lois (Montesquieu vous en parlera dans « L’esprit des lois »), ben il fait son boulet….Comme moi, il ressort avec son ticket, refait le tour, tente de retrouver l’entrée du parking sans se taper de sens interdits (et là on se rappellera du sketche de Raymond Devos sur les sens interdits)…Enfin après avoir perdu au moins cinq à dix minutes de plus, me voilà de nouveau dans le sous-sol de la peur, ce coup-ci je plonge dans les profondeurs pour être sûr de trouver une place…
Chose faite. Je marche vite, en me disant « putain c’est glauque ici »….A ce moment là, je ne sais pas trop où est la porte pour monter, je vois une issue de secours, j’ai l’air con, des gens arrivent, je fais style de chercher quelque chose, et hop, je regarde quelle porte ils empruntent qui n’était pas du tout dans la direction où j’allais, et je les suis (haha trop malin, un guedin de la nuit, mais avec des charentaises)…..

Ouf, la sortie à pied n’est qu’à 100 mètres des Runes, mais ce n’est qu’une fois à 20 mètres du sacro-saint lieu que je m’aperçois que j’ai oublié un truc dans la voiture…..alors me voilà de nouveau à faire demi-tour marchant vite, grognant, grommelant comme un psycho, et me traitant de vieux boulet….Bref….demi-tour fait truc récupéré après l’avoir cherché cinq minutes car tombé entre les deux sièges, trop facile sinon, ascenseur, marche, le bonnet car un peu froid à la tête…Et voilà il est largement 21H00 passé, j’ai raté le début du concert….

Mais pas du tout hahaha !!! Les traditions étant ce qu’elles sont jamais ô grand jamais un concert aux Runes (mais ça arrive aussi ailleurs n’allons pas non plus croire…) n’a commencé à l’heure….
Alors le temps de dire bonjour aux membres de CAN OF WORMS, avec un Manu qui a les cheveux de plus en plus longs (vaut mieux pas choper des poux là c’est clair), un Steven détendu du gland, un pote à lui fan de SILENT OPERA avec des lunettes mais on en reparlera après, détail qui a son importance (un golgoth celui-là d’ailleurs aussi), les petits nounours de SMASHED, le chanteur psychopathe de DEADLY WHISPERS, l’équipe des Runes, Magouille (toujours dans les bons concerts) et Matt, Guilhem de STRYNNOSANGUINIS, Sylv de HEBOIDOMENTED et les autres parce qu’à ce moment là, il n’y avait pas encore beaucoup de monde…..

On se fait la bise, on s’enlace, on rit, on plaisante, on fait les timides (ça me rappelle les paroles de Ziggy de Céline « on a rit on a pleuré…..Ziggyyyyyyyyy »….bref), que ça en deviendrait presque une cour de collège avec des ados pré-pubères, où l’effervescence de boutons n’est que la matérialisation la plus flagrante de l’atmosphère bon enfant qui pouvait régner et où « cul-bite couille » deviendraient les conjonctions de coordination les plus usitées, tout ceci de manière conjoncturelle bien sûr….Même à un moment donné, puisque les gars d’OVERCHAGER fidèles au poste ( et le groupe au complet s’il vous plait) étaient là, Fabien dit bonjour en me disant « gamin » ce qui a choqué Manu de CAN OF WORMS, qui n’avait pas eu droit à sa bise en l’occurrence….
Ce n’est qu’avec un bon retard d’une heure finalement que le concert a commencé avec SMASHED

Dans l’absolu cela aura permis à certains d’arriver à la fin puisque ce soir là, il faut savoir que Gasmak Terrör fêtait ses dix ans à l’Athénée Libertaire, avec Acid Bonanga, Youth Avoiders,Strong as ten….une affiche à moitié punk crossover et que EROS occupait la salle de l’Estran à St Médard en Jalles avec Atom, Put the gum down…..Il paraît qu’il faut diviser pour mieux régner mais là même si les styles étaient différents, certainement que ceux qui n’étaient pas aux Runes ont fait des choix et sont de toutes façons arrivés en fin de soirée….


SMASHED

 




La dernière fois que j’ai vu SMASHED en concert c’était au Blackroom , concert organisé par l’asso The Insane Legions, avec DEMENTED et WITHDRAWN où OFFENDING avait annulé. Le son n’avait pas été tip-top, ayant du mal à découvrir les subtilités du death metal technique, brutal et oldschoolement américain des Tarbais. 
Mais là, le travail de Tom (OVERCHARGER) et de Jésus (pas celui de l’église), qui allaient conjuguer leur talent, qui allaient bosser de concert (jeu de mots), ne pouvait qu’avoir le résultat qui en a découlé. Un son vraiment exceptionnel où malgré la petite taille des Runes, on a pu en prendre plein les esgourdes avec puissance mais aussi profiter des détails de la technique des guitaristes, du bassiste bien sûr et du batteur qui n’en est pas moins méritant et efficace.
Le son était tout simplement parfait.

On sentait déjà que les groupes étaient venus avec leur fan club, et que la cohésion entre eux,( qui fait plaisir à voir parce que l’essence même de la musique dans le metal extrême elle est là, ambiance festive, déchargement d’énergie et amitié) est un des révélateurs principaux de leur état d’esprit.


SMASHED a commencé à envoyer sa sauce death metal brutal et technique, et les esprits se sont réchauffés rapidement. Même si le début de soirée ne laissait pas présager une grande affluence, les Runes se sont remplies malgré tout avec entrain et la fin de soirée a ramené encore un peu plus de monde. Bien sûr tout est relatif, nous ne sommes pas au Stade de France…
C’est un Seb plein de joie , grimaçant de bonheur pendant les passages les plus violents (c’est à dire presque tout le temps) auquel nous avons eu droit, pendant que ses compères Mat à la guitare et Momo à la basse, faisaient une démonstration pour tous les techniciens qui étaient présents devant eux. Les morceaux se sont enchainés rapidement, avec un Julien en forme dégueulant son chant comme un étudiant dégueule son happy hour, avec la très brutal death thrash « Cumming from beyond » aux riffs en hommage à SLAYER, ou encore la non moins célèbre maintenant « Anal Blast ». SMASHED a conquis ceux qui ne croyaient pas encore à l’efficacité de ce groupe. Le fan club s’est lâché, ça a pogoté sec devant la scène, avec un Manu (CAN OF WORMS) qui s’est même fait porter en slammant comme un guedin à en toucher les lampes au plafond.
Oui SMASHED mérite amplement de jouer sur une scène plus conséquente aujourd’hui parce que leur death metal très américain dans sa substance, conserve un groove et une chaleur et une texture très présente sur la plupart des morceaux qui ont été joués et qui sont issus de leur première démo « Spontaneous Decomposition ». On a pu profiter aussi de nouveaux morceaux, l’ambiance était brûlante, Alain tapait comme une pieuvre, sans doute à en avoir presque la gerbe, mais le set était parfait. SMASHED a juste démontré avec humilité qu’il a un feeling death metal old school à toutes épreuves et qu’avoir un groupe français qui s’approche d’un Cannibal Corpse ou d’un Dying Fetus, on les compte sur les doigts d’une main d’un mec qui l’a passé dans un hachoir électrique…
C’est en ayant fait monter la température au niveau de celle du tropique que SMASHED a laissé le public, épuisé, rincé mais comblé.

SETLIST : Zombies Ripper/Sheitan/Spontaneous Decomposition/Anal Blast/HellZeimer/Hate/ Stalker/Cumming From Beyond/The Day The Dead Walk (SFU Cover) 

 




A ce moment là, il fallait bien une petite pause pour reprendre ses esprits à l’extérieur afin que CNA OF WORMS se prépare. Le temps de discuter avec les gars d’OVERCHARGER sur la musique des autres groupes de Southern metal , ainsi que sur la photo de la mousse de canard au Sauternes de chez Monique Ranou, il était temps pour les thrasheurs bayonnais de commencer leur set. Loïc (HEBOIDOPHRENIE/BEMSKIANT/THE INSANE LEGIONS/STAR WARS…) est passé dire bonjour regarder un peu comment ça se passait pour partir puis revenir en fin de soirée…


CAN OF WORMS

 



Vus qu’une seule fois en concert, et aux Runes de surcroît, ce groupe possède une forte identité et un talent indéniable. C’est avec « World collapse » leur premier album de thrash/death lui aussi old school signé plus tard chez Great Dane Records , que j’ai fait la connaissance de mecs, vraiment cool, qui aiment ce qu’il font. Alors que nous l’attendions tous impatiemment leur fameux clip de zombie pour le titre « Running Dead » est maintenant en ligne sur le gros tube indispensable à tous.Après presque un an passé, nous voici de retour à la case départ, aux Runes, sauf que normalement les bayonnais devraient être en phase de composition du nouvel album, que Steven a sorti son album avec SILENT OPERA et que je connais mieux les morceaux du groupe depuis le temps !!




Oui CAN OF WORMS s’est préparé pour partir à l’assaut de la montagne bordelaise, parce que les mecs ont la foi, les mecs ont la rage et l’envie, l’envie d’avoir envie (tiens ça me rappelle un titre de Jean-Philippe ça…).
Partant sur des chapeaux de roue, CAN OF WORMS a refait monter directement la température qui avait juste pris le temps de tiédir en raison du temps d’installation. Après un petit échauffement de jeune pucelle effarouchée (mais dévergondée), le titre « Running Dead » a brillé dans la nuit girondine, pendant ce temps et je crois que c’est bien à ce moment-là, dans un pit de furieux, car oui on peut faire des moshpits dans les Runes, c’est chaud, mais c’est faisable, eh bien le Mr Golgoth les a faites tomber et comme un golem destructeur, il s’est mis à les chercher au sol poussant le premier hobbit qui osait s’approcher sans y avoir pris garde, hypnotisé par les riffs diaboliques de CAN OF WORMS.
C’est dans un trip infernal que les titres « Cataclysmic Impact » et « Nuclear Holocaust » se sont déroulés et ont enflammé les Runes, Manu a lâché sa place pour aller faire un tour du fond de la salle , jusque dans l’entrée avec sa guitare, bougeant comme un vieux mosher des bois, du grand CAN OF WORMS, c’était jubilatoire…
C’est à ce moment précis qu’on se rend compte que CAN OF WORMS a lui aussi les moyens de partir faire des scènes plus importantes, plus conséquentes, car l’écriture est là, le style est là et la présence scénique est indéniablement là. Au-delà de leur passion, les CAN OF WORMS ont de l’or dans les mains,et ce concert l’a encore prouvé une fois de plus. Les grands amateurs de thrash traditionnel se font de plus en plus rares en France, et si les PERVERSIFIER ont leur horde, les CAN OF WORMS ont la leur. C’est dans une arène brûlante que les mecs ont fini leur set relativement court malgré tout.

SETLIST : Thrash or die(échaufffement)/Running dead/Cataclismic impact/Mechanical god of war/Nuclear holocaust/The crusher 

 



D’ailleurs on se demande si tout n’avait pas été calculé d’avance car finalement CAN OF WORMS aurait mérité de faire la tête d’affiche, mais l’ordre des choses a été chamboulé peut-être pour des raisons d’affluence…Mais stratégiquement c’était bien joué….
Entre temps j’aperçois Nes la dentellière qui revenait du concert de l’Athénée Libertaire, Xavier de THE GREAT OLD ONES qui avait l’oeil brillant, Wookie a du repartir vers d’autres contrées, mais on le reverra plus tard dans la soirée car il est venu prendre sa claque sur DEADLY WHISPERS.

Forcément nouvelles têtes arrivées, on discute, ça papote torchons, chiffons, carpètes, bien sûr, je prends cafés sur cafés, seul breuvage autorisé par mon « moi raisonnable », tout le monde a pris sa petite claque sur la fesse, à gauche par SMASHED et à droite par CAN OF WORMS. Donc ça paraissait assez dur de faire mieux pour le reste de la soirée, parce qu’il ne reste que le sphincter et si t’as pas 100 000 euros….il paraît….mais même….. 
Jeff Grimal de THE GREAT OLD ONES est également arrivé entre temps lui aussi. Abyss (HEBOIDOPHRENIE) ayant ramené sa vieille carcasse faisandée soit vers la fin de DEADLY WHISPERS soit ,juste après, je ne sais plus le café détruisant le peu de neurones….


DEADLY WHISPERS

 



Découverte de la soirée pour moi donc puisque j’avais juste écouté sur facebook et que c’était plutôt sympa, m’étant même fendu d’un billet de dix euros au cours de cette soirée pour prendre leur premier album « Merchant of war ».
Le début du set a fait beaucoup peur, parce que le groupe a tardé à commencer, on a senti la l’angoisse monter entre les testicules de Carretas leur chanteur déjanté qui gardait le sourire (déjà remarqué sur les prestations des deux groupes précédents à danser comme un possédé avec sa main en l’air à la Cyco Miko), parce que l’heure avançait, il commençait à se faire tard et les gens restaient dehors. Alors le temps de dire que le chanteur d’Obituary c’était de la merde (eh là heureusement que c’était de l’humour parce que les violences urbaines sur Bordeaux, ça peut aller très très vite hahah), le temps de….prendre le temps en fait, et de se dire que DEADLY WHISPERS va jouer devant personne, ben le set a commencé.
Il est possible que « L’heure des damnés » ait fait entrer le monde à l’intérieur, il est possible que « Blütgrafin » ait immédiatement poussé le public dans l’antre de DEADLY WHISPERS et que celui-ci soit tombé dans le piège , dans le guet-apens musical.
En effet, ce troisième groupe était le plus fou, le plus intense et le plus anarchiquement punk de l’affiche. Si le chant de Carretas divise, car atypique, l’esprit musical de DEADLY WHISPERS fédère.
Dans un trip crossover, thrash old school, punk avec même quelques passages presque grind, les mecs ont balancé environ une heure de musique extrême où la quasi-totalité des morceaux de leur album a été joué. Grosse claque en live, parce que Carretas est un véritable show man, avec un charisme impressionnant qui amène le public obligatoirement où il veut qu’il aille.
L’homme arrive à chanter (oui gueuler quoi) en slammant, en se faisant porter par la foule, il nous a fait une démonstration, une véritable démonstration de ce que doit être aussi un concert, à savoir un défouloir.
Tout le monde était conquis, même la reprise de SEPULTURA « Troops of doom » est passée comme une lettre à la poste, et tellement pris dans les tourments de leur thrash je n’ai même pas fait attention à « Shovel Headed Kill machine ». Mais ceci démontre que DEADLY WHISPERS aime le thrash et le fait vivre.

En fait juste avant que DEADLY WHISPERS ne commence, rien ne pouvait laisser présager la grosse baffe live que le groupe allait provoquer. La salle s’est remplie, tout le monde voulait assister au show et ce jusqu’à la fin. C’est en conquérant imposant que DEADLY WHISPERS a gagné des fans ce soir, et c’est assez mérité.
Et rien que pour voir comment le groupe démonte les cervicales sur scène, il faut faire le déplacement….

SETLIST : L’heure des damnés/Blütgrafin/Blackmass/Absolution/Merchant of war/Sociality/Troops of doom/Renouveau bestial/Diabolic infection/Deadly whispers/Death the brutal way/Akke the priest are…/Infecté malgré lui/Origine satanique/Shovel Headed Kill Machine





La fin de la soirée s’est déroulée dans la discutaille avec un peu tous les groupes, un peu tous les spectateurs, sans vraiment faire attention à INEPTUS car le deathcore n’est pas vraiment dans mon style musical , trop peur aussi de prendre un coup de pied dans la tronche en étant devant, sans doute….

En tous les cas, voici trois groupes dont deux vraiment underground qui méritent que l’on pose une oreille attentive sur eux parce que le thrash et le death old school sont totalement et véritablement bien représentés avec eux, et du fait que le déplacement des mecs se soit fait pour un concert gratuit, ça prouve juste que l’esprit metal est encore ancré dans l’âme de certains, ça réchauffe le cœur.
Si vous avez raté ça, c’est vraiment dommage….Le prochain coup,soyez-là….


 

En ce vendredi 04/04/2014, un concert s’est joué au Black Block à Avignon.Je me suis donc décidée à aller me promener aux alentours et quelle ne fut pas ma surprise en constatant qu’en face du Black Block bar concert se trouvaient le local des Témoins de Jehovah. Après moultes hésitations, mon dévolu s’est jeté sur le concert comme programme de la soirée. Il faut dire que la présence de charmants motards et de la musique tout simplement a su peser dans la balance !

Pas de temps à perdre, je me dirige vers le bar, me vide un Orangina (et l’on ne m’a pas regardé bizarrement pour cela) et place au concert.

C’est Break The Silence qui ouvre les hostilités avec un rock metal influencé par Foo Fighters, Linkin Park, Arctic Monkeys, Rise Against, Good Charlotte… (on va pas tous mettre non plus) pour un petit set de 4/5 morceaux.
Une dominante rock avec du chant clair et l’ensemble des titres exécutés le fut avec de l’envie et correctement même si le style n’est pas mon style de prédilection.

Rozz enchaîne ensuite avec un heavy metal des familles. Pour sûr que ce groupe a du en influencer pas mal d’autres. Ils arrivent à nous ramener quelques 20/30 années en arrière.
Rozz a su conquérir l’audience motarde et même la petite chienne qui était parmi le public 🙂

Ensuite Metral prend le relais de Rozz et là le but était de ne pas laisser retomber l’énergie balancée par leurs prédécesseurs. Et ce fut mission accomplie face à un public réceptif qui n’a pas hésité a reprendre en chœur (si c’était le cas lol) leurs morceaux. Moi même j’ai chanté « Nightmare » avec le chanteur à plusieurs reprise.
Leur heavy met(r)al a conquis une bonne partie de l’audience. Les influences que l’on peux relever sont ADX, Satan Jokers ou encore Trust.

Pour finir en tête d’affiche Crowling :
Balançant un set varié ou se mélangent thrash/death/heavy, le gaillards ont su faire grand honneur en tuant tout éventuel ennui par la richesse de leurs compositions. Ils ont su rassembler leur cause parmi tout le public dans la mesure où il y en avait pour tous les goûts même au sein d’un seul morceau entraînant même quelques motards dans une gigue sans fin ! Des riffs accrocheurs, des rythmiques poussant au headbang et le chant de Sly qui collait bien au tout.
Un très bon set au nombre de 9 morceaux qui a su conclure cette bonne petite soirée sympathique sur une excellente note !

Inoubliable concert, merci à tous les groupes et merci à mon collègue et ami Hugh Grunt pour son aide ! On à bien rigolé.

 


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Un week end décidément très riche en concert, avec cette fois ni plus ni moins que les cultes No Return à la Brasserie distillerie du Mont-Blanc, à La Motte-Servolex en Rhone-Alpes, et avec en guise de première partie les savoyards d’ Age Of Surgery.

On ne présente plus le groupe No Return qui a déjà su se forger plus qu’un nom dans la scène métal depuis plusieurs décades. Parlons donc d’abord de la première partie : Age Of Surgery.
Formés en 2011, le combo propose une base death metal avec des éléments aussi black metal renforcé par un clavier.
Les savoyards enchaînent donc leur titre face à une soixantaine de personnes et les morceaux se veulent variés, riches en ambiances diverses, oscillant entre passages bruts et d’autres un peu plus posés et mid tempo.
Une bonne entrée en matière donc pour cette soirée qui sent bon la bière artisanale fabriquée d’ailleurs par ce bar.




Le temps d’une petite pause et No Return prend les planches et prend pouvoir sur le public qui semblait fatigué des excès de la veille.
Ceci dit, les parisiens ont distribué du dynamisme, de la pêche par le biais d’un set puissamment rageur avec un thrash/death survitaminé qu’ils se plaisent à balancer droit dans la face.
Un set excellemment ficelé avec une bonne cohésion avec le public. Le groupe à repris ses titres cultes, tabassant avec hargne les stoïcs.
Ça arrache, ça balance et ça déchire, on s’en prend plein la tronche dans un esprit de franche camaraderie, agréable set par conséquent.




Une bien bonne soirée proposée par les deux groupes avec Age Of Surgery qui a su faire honneur ainsi que les fameux No Return qui ont su amener le public sur un point de non retour !

C’est pour moi toujours un plaisir de voir et revoir No Return et de découvrir Age of Surgery. Une nouvelle fois, merci à Hugh Grunt pour son aide. 



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Il n’était absolument pas prévu que j’aille à la Convention Prog-Résiste à Soignies ! Mais au vu de l’affiche, je n’ai pas … résisté ! 

Lazuli qui passe à 40mn de chez moi alors que ça fait maintenant 3 ans que je les suis via facebook et que je n’ai jamais pu les voir parce que toujours trop loin ou concours de circonstances …
Alors là, c’est hors de question de les rater …

Je ne dirais pas que je n’ai pas apprécié les autres concerts, mais j’ai choisi d’axer mon report sur Lazuli uniquement, parce que c’est eux que je suis venue voir !

Et voilà le moment tant attendu, une accro parmi tant d’autres, qui arborent fièrement le T-shirt de Lazuli. Nous sommes agglutinés aux portes de la salle, attendant fiévreusement qu’elles s’ouvrent, avec en fond sonore le dernier titre de Lazuli – « Deraille » – qui est en train de terminer les balances ! 
On est déjà presque dans l’ambiance et la pression monte !

Les portes s’ouvrent, enfin, et il est hors de question que je sois en loin de la scène ; la salle se présente sous forme d’amphi, avec des sièges façon gradins !
Moi, qui n’aime que les concerts debout afin de bien ressentir la musique au maximum, de me laisser imprégner totalement par les vibrations des instruments et de la voix, pour le coup si je suis assise, ça va me gâcher le plaisir !
Donc, je me faufile au premier rang, histoire de ne rien rater, même si je ne peux pas faire autrement que d’être … assise … mais au moins face à la scène.



Enfin, les voilà et d’entrée de jeu c’est un partage !
Au premier regard échangé avec eux, au premier contact, ces musiciens, ces gens sont simples, chaleureux ! On les sent heureux et fiers d’être là, avec nous, avec leur public et de nous offrir ce qu’ils ont de meilleur !
Et c’est-ce qu’ils vont faire : nous offrir le meilleur d’eux-mêmes, s’offrir à nous, dans un partage et un grand moment de simplicité et de convivialité.

« Déraille » : un des titres de leur dernier album ouvrira un concert hors norme et je peux vous assurer que rien n’a déraillé … Ils ont enchaîné les titres, avec passion, professionnalisme, humour et une immense générosité.

La set-list a marié nouvel album bien sur et titres plus anciens mais je pense que siLazuli nous avait joué l’ensemble de leur œuvre, personne n’aurait rien trouvé à redire !

Ces 5 là sont soudés, complices, indissociables !

Pour les habitués à les voir c’est certainement une redite, mais pour moi qui les voyait pour la première fois c’était une évidence et c’est fabuleux de sentir cette alchimie entre eux, pas 5 membres d’un groupe mais une seule et même personne sur scène !

Les moments intimes de cette complicité ont été nombreux d’ailleurs, entre les regards, sourires et gestes échangés, difficiles à capter avec un petit appareil photo mais à jamais gravé dans ma mémoire.

Malheureusement, les bonnes choses ont toujours une fin, mais Lazulia su la terminer en beauté et une fois de plus en générosité avec ce final au Marimba, dont j’ai tant entendu parler via facebook, ici filmé par Jean-Michel Thomas qui m’a très gentiment autorisée à partager sa vidéo :




Merci d’avoir partagé ces instants magiques avec nous.
Merci de faire vivre au travers de votre musique, cette belle langue française qui est la notre et de la faire apprécier hors de nos frontières.
C’est toujours à regret que l’on quitte des gens tels que vous…





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Interview donnée à l’issue du concert

A l’issue du concert, une interview était organisée par la convention.
Le groupe s’y est prêté avec chaleur et bonne humeur.



Pourquoi aussi longtemps entre le précédent album et ce dernier « Tant que l’herbe est grasse » ?
Dominique répond que ce sont eux qui produisent, c’est en quelque sorte de l’artisanat et donc ils doivent tout gérer, ce qui est forcément plus long entre deux albums.


Comment s’est déroulée l’arrivée des « deux petits derniers » ?
Dominique souligne que les divergences de l’ancienne formation les ont amenés à prendre des chemins différents, que le changement était devenu nécessaire afin de pouvoir poursuivre sans se mentir.
Vince et Romain connaissaient et avaient déjà enregistré avec LAZULI, c’est donc tout naturellement qu’ils ont rejoint le groupe.
Dominique confie que si Romain et Vince avaient refusé de les rejoindre, çà aurait probablement été la fin de LAZULI, car çà ne pouvaient être qu’eux et personne d’autre !


Les anciens titres sonnent différemment en concert que sur les album. Comment l’expliquez-vous ?
Dominique évoque le fait que, lorsque Romain et Vince ont rejoint LAZULI, ils leur ont laissé carte blanche pour s’approprier les titres, d’où forcément une sonorité quelque peu différente puisqu’ils y ont apporté leur ressentis.


Comment LAZULI perçoit aujourd’hui ses anciens albums ?
Dominique avoue ne pas revenir en arrière et ne pas réécouter les albums, il dit qu’ils ne leur appartiennent plus, mais qu’ils sont propriété du public, qu’ils sont, quant à eux, en adéquation avec le dernier album sorti.
Claude quant à lui, a l’impression, quand il réécoute les anciens albums, d’entendre quelqu’un d’autre et se dit parfois « tiens, là çà aurait pu être différent ».


Qu’est-ce qui a amené LAZULI à faire du prog ?
Dominique nous confiera que LAZULI n’a pas décidé de faire du prog, mais simplement leur musique, ce qui leur vient avec leurs passions, leur vécu, du plus profond d’eux …
La famille prog les a accueillis, adoptés et ils en sont fiers, même si, comme il le souligne, parfois ils débordent un peu du cadre « prog ».
La filiation avec ANGE est souvent abordée et un des organisateurs n’a pas résisté à poser la question, Dominique avoue que, bizarrement ils n’ont pas écouté ANGE et que donc ils ne peuvent pas avoir d’influences.
Par contre, ils ont sublimement repris un titre de ANGE « Captain cœur de miel » pour le concert des 60 ans de Christian Descamps qui les y avait invités à faire la première partie.


Pourquoi « Cassiopée » et « Captain cœur de miel » qui transcendent la salle, ne faisaient pas partie de la set-list ?
Dominique répond que c’est difficile de ne choisir qu’une quinzaine de titres pour un concert, qu’ils doivent faire des choix, des sélections, maintenant que les albums deviennent plus nombreux. 




La Léode de Claude – explications sur cet instrument mystérieux

Claude a été rejoint par un luthier (voir la photo sur la page facebook Prog-résiste)
Après son accident qui l’a privé de son bras gauche, Claude a imaginé cet instrument aussi « bizarre » que magique. « Tellement technique que la vélocité est impossible » nous confie-t-il.
Il avoue « qu’il savait en jouer bien avant de l’avoir tellement il l’a pensé et imaginé » et qu’il a eu la chance de trouver les bonnes personnes pour l’aider à réaliser cet instrument.
Dominique reprendra le micro un instant pour rendre hommage à son frère en insistant sur le fait, que quand lui touche cet instrument, le son qui en ressort est atroce et que Claude est en fait une sorte de magicien, qu’il fait corps avec son instrument et que lui seul peut en faire sortir ces sons.